Bonne nouvelle, encore une ruse de l'usurpateur démasquée...
Rappel
Par rapport au post précédent il faut savoir que la racine PhS (FS) en kabyle possède différents sens, notamment les verbes homonymes phsi.
1. PhS: phsi = fondre.
exemples y phsi y idTij (la neige fond), phsakh = s'évanouir, perdre connaissance (certains disent mlleli qui en fait signifie blêmir, de la couleur mella/blanche de la personne qui blêmit d'abord avant de s'évanouir). le verbe fshel (crevé) serait une déformation arabe de notre phesel. On parle de l'état liquide de la matière, voir le post la lampe merveilleuse à ce sujet. PhSi au sens de "fondre" est facilement compréhensible avec a-sephsi/a-sevsi (joint) donc qui "se consomme, qui fond" tout comme dans le mot a-saphu (tison, flambeau parfois).
2. PhS: phsi = déficeler, défaire un noeud, une braguette,-pour les garçons!-, etc...
C'est justement cette notion qui se rapproche de l'égyptien Ptah, emprunté par les arabes ftah (ouvrir), Meftah (clé). Pour nous il s'agit non pas d'ouvrir mais de défaire, déficeler, déboucler; probablement notre tha-saruts, thissura (clé, clés) serait avec un "ph" qui a chuté avec le temps, soit thphsaruts, thiphsura. Donc la racine PhS se retrouve dans clé voir même serrure aussi.
PhS c'est déboutoner (son pontalon par exemple: phsi aserwal), ouvrir une braguette, une fermeture éclair (en forme de chaîne, à plusieurs maillons).
En plus, il y aussi phesas/fesas = légér; phthutes/ftutes = effrité, réduits en miettes ou petites pièces, pulvérisé.
Voir aussi le sens de phser = étaler (le contraire de lephsa, els/elphs = vêtir, habiller, couvrir), que l'on retrouve chez les camarades sémites-arabes (tafsir)
Le PhS attesterait sans doute le sens de "détail", "pièce". Cette racine est à la base du mot "lumière" en kabyle (tha-phath, tha-phasth?) comme en grec d'ailleurs (phos, photos).
P retrouvé
Il faut faire un petit rappel et voir qui c'est Poseidon
Nous savons que le P a cédé des positions en langue kabyle sans doute sous l'influence de l'arabe qui n'a ni de P ni de V. On retrouve de nos jours le P en kabyle mais il est souvent muté en B, ou bien en Ph (F) toujours pour les mêmes causes et surtout il a complètement disparû dans certains mots au moins dans les affixes, je suis formel au moins pour ce que j'ai pu identifier:
P a chuté dans les affixes de mots commençant par les voyelles du centre S-Z et T-D.
Autre ruse des camarades orientaux pour cannibaliser notre lexique: après avoir fait chuté le P du début du mot commençant par pS (il devient S) ce S esseulé devient chuintant Sh.
Donc tout notre lexique qui commence par SH et S doit être revu d'urgence. Les autres Z, T-D ainsi que leurs différentes altérations un peu plus tard.
shikh en kabyle = maître, gourou, enseignant
En arabe cheïkh signifie autre chose "vieux, vieillard, chef, boss" (oustadh = enseignant, maître)
Shikh: en fait le "sh" a altéré un "S", et le P a disparu devant ce S.
shikh = psykh ou psych
Un gourou est avant tout un fin psychologue. Voilà que nous avons compris d'oû vient le vrai sens de psychée, d'oû psychologie par exemple. Les camarades sémites-arabes n'ont fait que massacrer notre lexique en l'aliénant sur des mots proches du leur mots ayant tout un autre sens, quel massacre!
On peut continuer pour les autres mots. Par exemple shRav (boisson) serait pserav, le verbe shud (lier) serait psud le contraire de phsi (délier), d'oû la conclusion sur l'origine de ce mot que l'on retrouve aussi chez les camarades sémites-arabes. Ce P qui a chuté devant le S est très visible en latin/romanes dans sardine sans doute une déformation de la racine du mot grec du grec psari (poisson).
Par exemple selon cette même logique de déformation par le sémite-arabe leur shaytan serait saytan, et avec un p, pesaytan c'est à dire Poseidon ou plutôt l'analogue des anciens égyptiens Seth (celui qui a tué Oziris). Leur shaytan, idem à Satan des chrétiens les deux issus de Seth des anciens égyptiens, serait issu de la même racine que seyed (seigneur) qui n'est, mes amis, que le verbe posseder sans le P amputé par les camarades. Le verbe avoir avec un S existe chez nous mais chez eux: saa, seygh = avoir, j'ai. Ces verbes avec le P rétabli seraient psaa, pseygh. idem pour sidhi = Psidhi (poseidon?). Mieux encore Sadats en kabyle a une signification mythique et religieuse "protecteurs, gardiens, patrons", ce mot serait Psadats tout près de Poseidon.
Tout comme asardhun (mulet, "cheval" dans certaines régions) serait psardhun; Saa (heure) serait psaa; Sordi (argent) serait Psordi, etc...Le mot tha-ssa (le foie) serait tha-psa, ou tha-psah?, ce qui le rapproche de Ptah à l'origine du mot Egypte au sens de "foie" (racine GPT empruntée notamment par l'arabe KBD de kebda = foie).
Pour finir je propose une chanson kabyle d'un auteur-patriote kabyle (le nom m'a échappé!), ici la chanson est reprise par H.Amrouche. Le refrain Lah-Lah en kabyle c'est comme "yé, yé" en anglais, donc pas de confusion svp. Lah lah i dhephlawen, pSalah y Gawawen, pSadats y phehriyen. On en appelle à tous les gardiens, à tous les saints-patrons, à tous les protecteurs divins de la Kabylie, aux maîtres (poseidon) des mers de venir en aide à la Patrie, à la Kabylie prise d'assaut par les forces du mal absolu, à la Kabylie et à ses enfants chéris séparés d'elle, à tous ses enfants qui l'aiment, à ses enfants au bercail, à ses enfants condamnés à l'exil, orphelins de leur patrie rangés par le chagrin de voir leur mère-patrie mise à feu et à sang par les autres. A toutes les âmes patriotiques kabyles.
Affichage des articles dont le libellé est ph. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ph. Afficher tous les articles
samedi 15 août 2009
jeudi 6 août 2009
Mille blanc
Ce post est consacré à Aleph-Alfa. Première approche.
Milev
Il faut lire au préalable ce qu'est alphabet phénicien et la lettre alfa ou aleph phénicien .
Nous allons voir certaines particularités des terminaisons en F et plus généralement en F/P/B/V, ceci va nous aider peut-être à mieux comprendre les mécanismes de passage d'une langue à une autre et particulièrement le phénicien conventionnel, l'hébreu et l'arabe modernes.
J'avais parlé de l'exemple olea-olive pour la terminaison latine/romane-française pour indiquer cette terminaison en A qui serait aussi en F ou V. Comme nous avons à décrypter Aleph ou Alef nous allons voir un exemple des sémitiques, plus précisement le mot "halib" en arabe qui signifie "lait".
hlb, halib = lait. En arabe le "b" remplace souvent le P ou V inexistants chez eux ou bien le F. Donc ça serait peut-être halif, haliv, halip. Le "h" arabe est soit aspiré soit c'est une gamma "gh"ou xi grec (khi). Ce mot serait peut-être khalif/khaliv ou plus probablement ghalif, ghaliv. La terminaison en ib-eb/if-ef/iv-ev est caratéristique aux sémitiques vraisemblablement, ça donnerait un "A" pour avoir la forme grecque ou latine. Donc ghaliv/ghalif serait ghala...qui en grec signifie "lait". Intéressant non?
Cette spécifité se voit-elle en kabyle (mazigh en général)? Oui, prenons un toponymes de chez nous, celui de la ville numide Milev devenue Mila, ville natale de Saint-Optat, ville aujourd'hui complètement arabisée.
Continuons l'exemple du "lait", ghala en grec et halib en arabe. En kabyle c'est a-yefk, yefki (lait) et yghy (petit lait) et tout est lié à la gamma "gh" comme on l'a vu il y a longtemps, lire ce post voie lactée . Le Yi/Yé serait au moins avec une gamma soit ghi/ghé mais jee suppose que ça pourrait être aussi ghyi ou ghli qui se prononce yi. D'ailleurs on a l'exemple de l'italien "gli" prononcé "i" et qui signifie le pluriel comme "les" en français; en kabyle Y ou I est utilisé aussi pour le pluriel masculin et on devra revoir sa transcription! Bref, yefki pourrait être ghlefki ou avec "a" au lieu de "ef" simplement ghalaki qui lui aussi interfèrerait avec le grec ghala.
if, yf = sein, mamelon (relation avec lait)
yf, yif = meilleur, être meilleur, mieux
ighil, yghil = avant-bras (bras), coudée kabyle (du coude au poing fermé), étalon de mesures (kthill) des longueurs.
Si par exemple nous pouvons transcrire "Y" en "ghli" on aura yghil = ghlighil...qui rappelle un peu le mot calcul (que ça concorde!) qui lui est issu du latin calculus (caillou). Les latins utilisaient les caillous pour le calcul, nos ancêtres utilisaient très certainement "yghes, yghesan": les os (anatomie), les osselets, ossicules et noyaux (de fruits). Et le mot calculer se dit hsev car il est arabisé (hseb, hisab), en réalité notre variante serait ghsa ou ghsé. Et il faut se dire que les calculs de base, la coudée c'est pour les longueurs, ce sont les doigts et la main qui sont utilisés pour apprendre le calcul élémentaire.
Chez nous a-DHadh (a-DHath?) = doigt et y DHudhan = les doigts. Sans parler de Didon vous reconnaitrez la variante grecque qui a donné en français dactylo, dattes, etc...En arabe doigt se dit usbu3e, seba3e. Donc le verbe hseb concorde avec sebâe (doigt). En kabyle on utilise sebaa pour désigner "montrer le doigt d'honneur" le majeur en l'occurence, le doigt du milieu: seba-seva-sefa idem à tsnasfa (milieu). Par ailleurs en arabe seb (injurier) équivaut à notre sebel sauf qu'en kabyle il y a continuité sebel (injurier), sebaa (doigt d'honneur), sef/susef (cracher). Le plus important est que nous avons le chiffre 7 en commun sva en kabyle, seb3a en arabe et sept en français (romanes); idem pour sevth en kabyle et sebt en arabe (shabbat en hébreu) pour samedi ou saturday en anglais. La particularité est qu'en kabyle (mazigh en général) les chiffres sont utilisés pour les toponymes, chose inexistante chez les sémites ou ailleurs. Si dans le mot sevt ou sebt (7, samedi) on fait remplacer le p/v/f du milieu par l'alpha (A) on aura sat qui concorde au samedi anglais saturday "jour de Saturne". Simple hasard? Non! En tout cas je l'ai déjà dit: en ADN la toponymie est liée à l'astronomie. On verra ça plus tard.
1000
Les anglais disent thousand, les latins (français) disent Mille et les sémites (arabes) disent alef pour le chiffre 1000. En kabyle nous disons ayef, aleph pour "mille", donc c'est la variante sémitique à première vue. On pourrait adopter au vu de l'exemple de Milev-Mila une variante combinée entre mille et alef, soit milev-milef! Sauf qu'il faudra éviter la confusion avec miya (100) proche de l'arabe mi1a.
Le plus drôle dans tout ça est que le mot latin mille serait issu selon Corssen du sanscrit mil (réunir, rassembler) qui ressemble étrangement au kabyle/au shawi (mazigh en général) mlil, s'mlil = renconter, rassembler et surtout à mellal = blanc, tha-mellalt = oeuf.
Il y a une étrange interférence entre la notion de Mille-Aleph et les notions de blanc, uni (comme le spectre?) et meilleur. Je ne peux pas l'expliquer c'est juste un constat. Tout comme pour cette couleur blanche (ou claire) ML (melal) qui se retrouve dans "le lait" dans les langues européennes du nord Milk (anglais), Milch (allemand), Moloko (russe); Pire encore MLK est aussi la racine de l'ange (d'office blanc!) qu'on appelle malaykath en kabyle sans doute le même que muluk en arabe, cette racine MLK a un autre sens en sémitiques: monarque/possédant/roi (malik). C'est peut-être juste une coincidence.
Droit
Pour finir voici une petite remarque. Quand on regarde la forme de l'Aleph-Alfa de l'arabe moderne on voit un trait, une ligne droite verticale, surtout droite, directe toute différente des lettres arabes cursives. Prenons le mot droite. Comme vous le comprenez droite-droit-direct c'est la même racine.
En kabyle on dit a-zelmaDH (gauche, gaucher) et à l'opposé a-yephus (droit), yamin en arabe. Pour la gauche le préfixe zel se retrouve dans zeleg, zleg (déformé, adroit, courbé). Le préfixe ayeph de droite (ayephus) s'entrevoit dans yph, yiph (meilleur, être meilleur, mieux); Et franchement cette racine droite ayeph aurait certainement un rapport à Aleph, Alfa ou Alif car ils se ressemblent par la forme et par leur phonétique. Notre droite a-yephus serait peut-être alephus, voir même aghlephus (khalefus?). La trace de l'Aleph devrait se retrouver en toponymie kabyle et mazigh d'ADN. Si je prends thalla (source, fontaine) et que je change la terminaison (comme Milev-Mila) j'aurai Thallev-Thallef qui rappelle thallafsa (ou lafaa = hydre des sources). Ce mot thalla-thalev/thalef est aussi un toponyme kabyle (mazigh), on verra toute sa signification lorsqu'on aura plus d'élements mais déjà vous pouvez devinez les anthroponymes issus de ce toponyme.
Il y a un autre indice. En kabyle NLF "nulfu, snulfu = nouveau, inventer, créer, réapparaître" peut être que ça un rapport avec l'Alfa - Aleph n'a pas encore délivré tous ses secrets. Une autre fois donc.
mardi 23 juin 2009
Livre
Ce post fait suite au billet précédent consacré aux lettres R et GH en kabyle.
Rappel
Je rappelle que dans le post précédent nous avons introduit une formule de change (ou de correspondance) pour le R roulé, le R[ʁ] grasséyé et la gamma GH = CR-KR-GR (et l'inverse RC-RK-RG) , qui expliquerait l'origine de certains mots comme elle expliquerait comment s'est produite l'altération d'une lettre par une autre ou par un digramme.
Je rappelle aussi que sur ce blog nous avons il y a longtemps introduit une autre formule de change très importante, appellée "formule 4x4", avec notamment la gamma GH kabyle = Sph, SF.
Par ailleurs nous connaissons la règle d'or en kabyle qui veut que le L et le R (roulé ou ordinaire) ne se suivent jamais ou presque, il est bon de la retenir.
Ennoncé
Nous avons donc une formule de change qui nous permet de déchiffrer le R roulé, le R[ʁ] grasseyé et la gamma GH. Aujourd'hui nous devons résoudre les cas oû le R et GH se suivent, par exemple a-ghRum (pain), oû une autre formule de change doit intervenir car on ne peut logiquement pas appliquer la formule de remplacement par RC-RK-RG (ou l'inverse) pour les deux (GH, R) à la fois. Il faut signaler que déjà la formule «4x4» nous donne des solutions pour les mots contenant GH+R oû la gamma peut devenir simplement un «SH» ou son altération en «zh (J)», donc les variantes sont multiples et il faut y aller petit à petit.
Occident
Il faut donc prendre le lexique correspondant avec des mots contenant GH et R pour entrevoir la formule de change en comparant ces mots au latin, au grec, au punique surtout pour les toponymes nord-africains. A la lumière de ces comparaisons on peut déduire une formule de change, qui d’ailleurs n’est pas loin de la 4x4 (gh=sph), pour le lexique kabyle, shawi (mazigh en général) avec des mots contenant GH et R, la formule la voici :
GH ~ V, ph (F), (voir P et B), U-W-O latins
Donc la gamma devient dans ces cas précis un V hard ou un F soft, voir même aW dans la variante latine (exemple Auto du grec Avto) ou un O latin. Pour mémoriser du kabyle au français: ighes = Os. Pour saisir la nuance de ce passage de GH à F opposons des verbes kabyles proches pheZ (mâcher) et gheZ (croquer, grignoter). Cette formule déja attestée grâce à «la formule 4x4» (gh=sf) se vérifie aisément, il n’y a qu’à prendre notre lexique:
- agheRdha = rat, souris
aveRdha, afeRdha : ici on retrouve faR (rat) du sémitique-arabe.
- LmaghRev, maghRev (crépuscule, coucher de soleil) par extension l’occident/l’ouest comme en sémitique-arabe al-ghaRb (ouest/ocident)
mavRev, mafrev, mawrev/maurev : on voit bien la relation entre maure (mavro en grec) de Mauritanie et sa variante plus tardive Maghrib en sémitique-arabe après l’invasion de l’ADN par les arabes-musulmans à partir du 7ième siècle.
- gheR, leqRaya = lire, lecture, étudier, s’instruire (en sémitique-arabe iqra, qira’ea = lire, lecture)
gheR= veR, pheR, wR ; leqRaya = levRaya, lephRaya, lewRaya.
Ici d’abord nous avons le sens de livre, ensuite la notion de alpha, ensuite le radical phR/vR pour instruit, De là on pourrait comprendre le sens opposé du non-instruit ou le barbare vaRvaRos en grec, tout comme le sens de la racine africaine phR. Je rappelle qu’en sémitique-arabe cette racine qR (notre ghR) indique strictement «lire, lecture» mais pas étudier ou s’instruire comme en kabyle/mazigh, ils utilisent diRassa/madrassa (étudier, école) pour l'arabe et aussi le verbe commun au kabyle/mazigh lemedh et aux sémitiques tilmidh (élève) en arabe et talmud en hébreu. Notons que le mot Torah (instruction) des hébreux-juifs se déchiffrerait en kabyle/mazigh assez simplement tghRa = livre/lire/étudier/s'instruire (instruction donc). Le passage de ghR à vR est tangible en kabyle avec gheR (lire, s'instruire) 'arw (écrire) et tha-vRats (lettre, message, missive): d'ailleurs la variante des arabes musulmans sURat -sourate n'est pas loin phonétiquement de torah et la compraison UR (oR) - ghR -vR est là: sourate = verset. Le dénouement de cette énigme de l'origine de cette racine ghR-oR-vR se fera peut-être par les "10 commandements", la variante de ce mot en sémitiques (hébreu, arabe) et à l'opposé en langues punique et mazigh (kabyle, shawi, etc...).
Rappel
Je rappelle que dans le post précédent nous avons introduit une formule de change (ou de correspondance) pour le R roulé, le R[ʁ] grasséyé et la gamma GH = CR-KR-GR (et l'inverse RC-RK-RG) , qui expliquerait l'origine de certains mots comme elle expliquerait comment s'est produite l'altération d'une lettre par une autre ou par un digramme.
Je rappelle aussi que sur ce blog nous avons il y a longtemps introduit une autre formule de change très importante, appellée "formule 4x4", avec notamment la gamma GH kabyle = Sph, SF.
Par ailleurs nous connaissons la règle d'or en kabyle qui veut que le L et le R (roulé ou ordinaire) ne se suivent jamais ou presque, il est bon de la retenir.
Ennoncé
Nous avons donc une formule de change qui nous permet de déchiffrer le R roulé, le R[ʁ] grasseyé et la gamma GH. Aujourd'hui nous devons résoudre les cas oû le R et GH se suivent, par exemple a-ghRum (pain), oû une autre formule de change doit intervenir car on ne peut logiquement pas appliquer la formule de remplacement par RC-RK-RG (ou l'inverse) pour les deux (GH, R) à la fois. Il faut signaler que déjà la formule «4x4» nous donne des solutions pour les mots contenant GH+R oû la gamma peut devenir simplement un «SH» ou son altération en «zh (J)», donc les variantes sont multiples et il faut y aller petit à petit.
Occident
Il faut donc prendre le lexique correspondant avec des mots contenant GH et R pour entrevoir la formule de change en comparant ces mots au latin, au grec, au punique surtout pour les toponymes nord-africains. A la lumière de ces comparaisons on peut déduire une formule de change, qui d’ailleurs n’est pas loin de la 4x4 (gh=sph), pour le lexique kabyle, shawi (mazigh en général) avec des mots contenant GH et R, la formule la voici :
GH ~ V, ph (F), (voir P et B), U-W-O latins
Donc la gamma devient dans ces cas précis un V hard ou un F soft, voir même aW dans la variante latine (exemple Auto du grec Avto) ou un O latin. Pour mémoriser du kabyle au français: ighes = Os. Pour saisir la nuance de ce passage de GH à F opposons des verbes kabyles proches pheZ (mâcher) et gheZ (croquer, grignoter). Cette formule déja attestée grâce à «la formule 4x4» (gh=sf) se vérifie aisément, il n’y a qu’à prendre notre lexique:
- agheRdha = rat, souris
aveRdha, afeRdha : ici on retrouve faR (rat) du sémitique-arabe.
- LmaghRev, maghRev (crépuscule, coucher de soleil) par extension l’occident/l’ouest comme en sémitique-arabe al-ghaRb (ouest/ocident)
mavRev, mafrev, mawrev/maurev : on voit bien la relation entre maure (mavro en grec) de Mauritanie et sa variante plus tardive Maghrib en sémitique-arabe après l’invasion de l’ADN par les arabes-musulmans à partir du 7ième siècle.
- gheR, leqRaya = lire, lecture, étudier, s’instruire (en sémitique-arabe iqra, qira’ea = lire, lecture)
gheR= veR, pheR, wR ; leqRaya = levRaya, lephRaya, lewRaya.
Ici d’abord nous avons le sens de livre, ensuite la notion de alpha, ensuite le radical phR/vR pour instruit, De là on pourrait comprendre le sens opposé du non-instruit ou le barbare vaRvaRos en grec, tout comme le sens de la racine africaine phR. Je rappelle qu’en sémitique-arabe cette racine qR (notre ghR) indique strictement «lire, lecture» mais pas étudier ou s’instruire comme en kabyle/mazigh, ils utilisent diRassa/madrassa (étudier, école) pour l'arabe et aussi le verbe commun au kabyle/mazigh lemedh et aux sémitiques tilmidh (élève) en arabe et talmud en hébreu. Notons que le mot Torah (instruction) des hébreux-juifs se déchiffrerait en kabyle/mazigh assez simplement tghRa = livre/lire/étudier/s'instruire (instruction donc). Le passage de ghR à vR est tangible en kabyle avec gheR (lire, s'instruire) 'arw (écrire) et tha-vRats (lettre, message, missive): d'ailleurs la variante des arabes musulmans sURat -sourate n'est pas loin phonétiquement de torah et la compraison UR (oR) - ghR -vR est là: sourate = verset. Le dénouement de cette énigme de l'origine de cette racine ghR-oR-vR se fera peut-être par les "10 commandements", la variante de ce mot en sémitiques (hébreu, arabe) et à l'opposé en langues punique et mazigh (kabyle, shawi, etc...).
Cette formule de passage de gamma aux voyelles ou semi-voyelles W si elle est élargie confirmera la mutation de G occulsif en W/O dont on a déjà parlé sur ce blog. Nous allons prendre un mot kabyle assez intéressant pour ces deux significations: tha-mGardT = 1.cou (sens propre), 2.victime d'un homicide/ de guerre (sens figuré)3. le sang écoulé; ce mot devient tha-mWrdT ou tha-mOrdt ou la mort simplement. Mais en kabyle 'ephk tha-mGardT (donner son cou) c'est "se sacrifier", avoir un mort sur la conscience aussi utilise le terme tha-mGardT (le cou) mais l'étymologie la plus probable serait tham-GRdt ou dhem-GRdT oû avec G en W/O on aura dhem-WRdt, soit dhem/idhamen = sang et WRdT = aorte ici WR ou GR indique "une artère, une conduite" (GRdT ou vrd de avridh = rue/chemin donc artère), voir les verbes "porter, tirer, transporter selon le cycle" (Ger, ker).
On peut procéder au changement inverse en prenant notre lexique ou celui des latins et des grecs contenant un F/V/U-W et le changer par une gamma (GH ou G) comme auto (avto en grec), hébreu (étranger) qui devient «aghRiv» (exilé/émigré/étranger) en fait, euréka (evrika en grec), etc...
Mais l’essentiel est que là nous tenons la preuve formelle que cette voyelle en grec ou en latin (U, O) était à l’origine une semi-voyelle ou une consonne dans notre langue maternelle très ancienne. Ce qui explique pourquoi les grecs ont ajouté des voyelles à un alphabet consonnatique «phénicien» (punique ou mazigh dirons nous) qu’ils ont emprunté (mythe de Cadmos), cet alphabet est appellé conventionnellement «phénicien donc sémitique», aujourd’hui nous avons encore une autre preuve que cette thèse sur l'origine sémitique de l'alphabet grec est fausse et l’alphabet consonnatique dit «phénicien» était d’abord de ce côté occidental de la méditerranée et ses origines ne sont pas sémitiques comme le montrent les exemples concrets (preuves accablantes) n’en déplaise aux usurpateurs et à ceux qui jurent par le mal.
Mais l’essentiel est que là nous tenons la preuve formelle que cette voyelle en grec ou en latin (U, O) était à l’origine une semi-voyelle ou une consonne dans notre langue maternelle très ancienne. Ce qui explique pourquoi les grecs ont ajouté des voyelles à un alphabet consonnatique «phénicien» (punique ou mazigh dirons nous) qu’ils ont emprunté (mythe de Cadmos), cet alphabet est appellé conventionnellement «phénicien donc sémitique», aujourd’hui nous avons encore une autre preuve que cette thèse sur l'origine sémitique de l'alphabet grec est fausse et l’alphabet consonnatique dit «phénicien» était d’abord de ce côté occidental de la méditerranée et ses origines ne sont pas sémitiques comme le montrent les exemples concrets (preuves accablantes) n’en déplaise aux usurpateurs et à ceux qui jurent par le mal.
samedi 30 mai 2009
Invisible
Ce post express est juste pour annnoncer une nouvelle étape dans les "recherches"
Avant-propos
Jusque-là on a décortiqué les sons, les lettres kabyles et mazigh une par une, on a vu leurs possibles altérations, les formules de change, etc...Donc on a essayé de comprendre notre lexique à partir des lettres qui composent tel ou tel mot.
A partir d'aujourd'hui on va essayer de déchiffrer les mots par syllabe dans un seul but: déterrer les sons aspirés qui se cachent entre les syllabes d'un mot.
Exemple: le mot en français poésie contient 3 syllabes [po-é-sie].
Les sons aspirés entre les syllabes comme vous le devinez ce sont:
h mineur, comme h de hemel (aimer) en kabyle ou help en anglais
H majeur, comme H de Hraw (large) en kabyle ou Here en anglais
En réalité les sons aspirés sont plus nombreux avec les variantes altérés de h et H:
h: ph, th
H: gh, q
C'est surtout le phi (F) qui comme un "h" se cacherait très souvent entre les syllabes, aujourd'hui on ne le prononce pas, il est aspiré. C'est le mystère du Phi invisible en langue kabyle et mazigh. Il nous reste à déterminer dans quels cas cette hypothèse est justifiée.
Amphi
Si vous avez suivi ce blog vous devriez avoir retenu la formule d'Amon concernant le rapport entre MN et V/Ph, nous avons aussi rappellé que les grecs utilisent le digramme "mP" pour le son "b" ("b" de bon) car comme en kabyle les grecs utilisent surtout le V (équivalent au B latin). Un exemple pour refraichir la mémoire:
melal, melay = blanc
mpelal, mpelay = belal, belay = racine [BL] de blanc = bely (blanc) en russe
Par ailleurs nous avons évoqué la possibilité suivante: le z serait parfois fs ou phs.
Bref, une première approche montre que notre h ou plutôt Phi (F) invisible se cacherait très souventaprès une géométrique (M, N, L, R), exemple am'rar (corde), an'di (piéger), r'nu 'ajouter), agel'zim (pioche). Don on va procéder à l'analyse de premiers exemples pour essayer de dégager une certaine logique, les règles auquelles obéissent les mots en langue kabyle, shawie et mazigh en général.
- agel'zim = pioche ( ' = h, ph ou th aspiré )
agelphsim: dans gelphsim on voit d'oû vient faês ou fas (pioche) en sémitique arabe.
- anzaren : nez (les nez ou plutôt les narines)
Voir aussi tha-nzarth = la narine, niph = pif du nez (au sens figuré niph = orgueil, tête haute), nephes =aspirer, respirer, nephs = haleine.
A première vue notre anzaren contient la même racine NS comme en indoeuropéen de nez, en anglais nose ou en russe nos. Mais déchiffrons plutôt notre mot avec le Phi (ou th, h) invisible qui est aspiré à la prononciation.
an'zar : anphsar
On voit bien le radical commun neph, nephs. Par ailleurs il faut noter que n'ser = 1. se moucheter, 2. laisser échapper, s'échapper en glissant ou en rampant. Voir aussi sereh = lâcher, relâcher, permettre, libérer. Ceci veut dire que [sr] ou [phser] de ser ou zer [pheser) indique le sens de glisser, ramper (sans frottement en qlq sorte) que l'on comprend bien via le lexique des reptiles azrem (serpent), ou bien jeRmeDh (lombric). Probablement [phs] indique l'absence d'os ou vertèbres.
Bref, pour le mot "anzar, anzaren = anephesar, au pluriel anephsaren" on comprend bien qui est le sens de ce mot et la cohésion du lexique relatif au "nez", pour info en sémitique-arab nif = nez (en kabyle niph = pif du nez) les camarades peuvent crier sur tous les toits que nif est un mot vernaculaire oriental sémité-arabe plus personne ne croira à leurs foutaises.
Penons maintenant un toponyme pour mieux illustrer ce phénomène.
Amizour en Kabylie, près de Bougie (Vgayeth).
am'zuR = amphsuR = amphi-swR
Ici notre M mitoyen est une syllabe mi, my qui est avec le son aspiré invisible (h, ph, th) serait en réalité mhi, mthi ou mphi, simplement ça serait en grec amphi (tous les 2, des deux côtés, autour) de amphibie par exemple. Le mot SwR (muraille, mur extérieur de protection autour de la demeure) est un toponyme en lui même, comme dans SwR l'ghozlan; ce toponyme est présent chez nous en ADN et anciennement en Phénicie orientale au levant (Liban actuel) mais jamais chez les autres sémites y compris les arabes.
Autre exemple assez instructif:
amqeRquR = crapaud, grenouille
am'qeR-quR = amphqeR-quR ou bien amphker-quR oû l'on voit phker de yphker (tortue). Qu'y a t-il de commun entre une grenouille et une tortue?: vivent dans 2 milieux "eau et terre", des amphibiens.
Si on prend l'exemple de amrar (corde) on aura am'rar = amhrar, amthrar, amphrar. Probablement c'est la variante methrar qui nous intéresse car elle nous rapproche du grec metron = mesure, ce mot a donné "mètre".
Pour finir un autre exemple de l'autre catégorie du H invisible (H, gh, q) dans les mots kabyles, shawis et mazigh en général.
aphermash = édenté
apher'mash
pher'mash = pherHmash, pherghmash, pherqmash
Ici on voit bien que le mot est composé apher + ghmash oû ghmash serait ghmes (dent), don apher serait un adjectif sans soute proche de spheR (vide, sans, zéro) qui se répète dans apheR-DHas (chauve).
Prenons un exemple assez instructif. Le mot amRaveDH (kabyle maraboutique), ici le problème est de comprende si c'est un h ou un H, ou plutôt si c'est un Phi (F) ou une gamma (GH) qui est aspiré après le M.
m'RaveDH
1. mephRaveDH, methRaveDH
2.meghRaveDH
Je vous laisse interpréter vous-même ce mot, on y reviendra bien sur amRaveDH et sur shorapha. La version la plus juste est strictement religieuse et elle a un rapport avec la toponymie car les maîtres et les prêtres (les religieux), les scribes et les médecins doivent habiter un lieu bien précis sur le cadran toponymique calqué sur le cadran solaire probablement. La religion des autres et ses serviteurs n'ont fait qu'usurper nos traditions millénaires qui n'ont aucun lien avec l'orient ou les sémites-arabes mais dont on ne retrouve la trace en Egypte ancienne et à...Delphes de la Grèce antique.
Voilà pour les tous premiers exemples, ce sujet sera dévellopé prochainement mais d'ores et déjà vous pouvez vous-même essayer de décortiquer notre lexique à la lumière de cette nouvelle trouvaille.
Avant-propos
Jusque-là on a décortiqué les sons, les lettres kabyles et mazigh une par une, on a vu leurs possibles altérations, les formules de change, etc...Donc on a essayé de comprendre notre lexique à partir des lettres qui composent tel ou tel mot.
A partir d'aujourd'hui on va essayer de déchiffrer les mots par syllabe dans un seul but: déterrer les sons aspirés qui se cachent entre les syllabes d'un mot.
Exemple: le mot en français poésie contient 3 syllabes [po-é-sie].
Les sons aspirés entre les syllabes comme vous le devinez ce sont:
h mineur, comme h de hemel (aimer) en kabyle ou help en anglais
H majeur, comme H de Hraw (large) en kabyle ou Here en anglais
En réalité les sons aspirés sont plus nombreux avec les variantes altérés de h et H:
h: ph, th
H: gh, q
C'est surtout le phi (F) qui comme un "h" se cacherait très souvent entre les syllabes, aujourd'hui on ne le prononce pas, il est aspiré. C'est le mystère du Phi invisible en langue kabyle et mazigh. Il nous reste à déterminer dans quels cas cette hypothèse est justifiée.
Amphi
Si vous avez suivi ce blog vous devriez avoir retenu la formule d'Amon concernant le rapport entre MN et V/Ph, nous avons aussi rappellé que les grecs utilisent le digramme "mP" pour le son "b" ("b" de bon) car comme en kabyle les grecs utilisent surtout le V (équivalent au B latin). Un exemple pour refraichir la mémoire:
melal, melay = blanc
mpelal, mpelay = belal, belay = racine [BL] de blanc = bely (blanc) en russe
Par ailleurs nous avons évoqué la possibilité suivante: le z serait parfois fs ou phs.
Bref, une première approche montre que notre h ou plutôt Phi (F) invisible se cacherait très souventaprès une géométrique (M, N, L, R), exemple am'rar (corde), an'di (piéger), r'nu 'ajouter), agel'zim (pioche). Don on va procéder à l'analyse de premiers exemples pour essayer de dégager une certaine logique, les règles auquelles obéissent les mots en langue kabyle, shawie et mazigh en général.
- agel'zim = pioche ( ' = h, ph ou th aspiré )
agelphsim: dans gelphsim on voit d'oû vient faês ou fas (pioche) en sémitique arabe.
- anzaren : nez (les nez ou plutôt les narines)
Voir aussi tha-nzarth = la narine, niph = pif du nez (au sens figuré niph = orgueil, tête haute), nephes =aspirer, respirer, nephs = haleine.
A première vue notre anzaren contient la même racine NS comme en indoeuropéen de nez, en anglais nose ou en russe nos. Mais déchiffrons plutôt notre mot avec le Phi (ou th, h) invisible qui est aspiré à la prononciation.
an'zar : anphsar
On voit bien le radical commun neph, nephs. Par ailleurs il faut noter que n'ser = 1. se moucheter, 2. laisser échapper, s'échapper en glissant ou en rampant. Voir aussi sereh = lâcher, relâcher, permettre, libérer. Ceci veut dire que [sr] ou [phser] de ser ou zer [pheser) indique le sens de glisser, ramper (sans frottement en qlq sorte) que l'on comprend bien via le lexique des reptiles azrem (serpent), ou bien jeRmeDh (lombric). Probablement [phs] indique l'absence d'os ou vertèbres.
Bref, pour le mot "anzar, anzaren = anephesar, au pluriel anephsaren" on comprend bien qui est le sens de ce mot et la cohésion du lexique relatif au "nez", pour info en sémitique-arab nif = nez (en kabyle niph = pif du nez) les camarades peuvent crier sur tous les toits que nif est un mot vernaculaire oriental sémité-arabe plus personne ne croira à leurs foutaises.
Penons maintenant un toponyme pour mieux illustrer ce phénomène.
Amizour en Kabylie, près de Bougie (Vgayeth).
am'zuR = amphsuR = amphi-swR
Ici notre M mitoyen est une syllabe mi, my qui est avec le son aspiré invisible (h, ph, th) serait en réalité mhi, mthi ou mphi, simplement ça serait en grec amphi (tous les 2, des deux côtés, autour) de amphibie par exemple. Le mot SwR (muraille, mur extérieur de protection autour de la demeure) est un toponyme en lui même, comme dans SwR l'ghozlan; ce toponyme est présent chez nous en ADN et anciennement en Phénicie orientale au levant (Liban actuel) mais jamais chez les autres sémites y compris les arabes.
Autre exemple assez instructif:
amqeRquR = crapaud, grenouille
am'qeR-quR = amphqeR-quR ou bien amphker-quR oû l'on voit phker de yphker (tortue). Qu'y a t-il de commun entre une grenouille et une tortue?: vivent dans 2 milieux "eau et terre", des amphibiens.
Si on prend l'exemple de amrar (corde) on aura am'rar = amhrar, amthrar, amphrar. Probablement c'est la variante methrar qui nous intéresse car elle nous rapproche du grec metron = mesure, ce mot a donné "mètre".
Pour finir un autre exemple de l'autre catégorie du H invisible (H, gh, q) dans les mots kabyles, shawis et mazigh en général.
aphermash = édenté
apher'mash
pher'mash = pherHmash, pherghmash, pherqmash
Ici on voit bien que le mot est composé apher + ghmash oû ghmash serait ghmes (dent), don apher serait un adjectif sans soute proche de spheR (vide, sans, zéro) qui se répète dans apheR-DHas (chauve).
Prenons un exemple assez instructif. Le mot amRaveDH (kabyle maraboutique), ici le problème est de comprende si c'est un h ou un H, ou plutôt si c'est un Phi (F) ou une gamma (GH) qui est aspiré après le M.
m'RaveDH
1. mephRaveDH, methRaveDH
2.meghRaveDH
Je vous laisse interpréter vous-même ce mot, on y reviendra bien sur amRaveDH et sur shorapha. La version la plus juste est strictement religieuse et elle a un rapport avec la toponymie car les maîtres et les prêtres (les religieux), les scribes et les médecins doivent habiter un lieu bien précis sur le cadran toponymique calqué sur le cadran solaire probablement. La religion des autres et ses serviteurs n'ont fait qu'usurper nos traditions millénaires qui n'ont aucun lien avec l'orient ou les sémites-arabes mais dont on ne retrouve la trace en Egypte ancienne et à...Delphes de la Grèce antique.
Voilà pour les tous premiers exemples, ce sujet sera dévellopé prochainement mais d'ores et déjà vous pouvez vous-même essayer de décortiquer notre lexique à la lumière de cette nouvelle trouvaille.
mercredi 20 mai 2009
Phœil
Ce post est consacré à un son intrus oriental dans la langue kabyle et mazigh.
L'œil
Il s'agit en fait de l'œil sémitique, du "ayn" sémitique, arabe le plus souvent. Il sera transcrit ici soit comme â, soit par la lettre 3. Le plus souvent ce "ayn" est en kabyle une voyelle longue en qlq sorte, un double aa, aie/ey, etc...
- â, ayn arabe = gh, ou R [ʁ] grasséyé mazigh
- â, ayn arabe = ph, v mazigh
Primo le "ayn" sémitique-arabe a le plus souvent altéré une gamma "gh" en langue kabyle, référrez-vous au post récent Hydre pour la racine "lactée-calcium" [GD]-[GS], racine de "puissance" et de l'Os (ou Reliques au sens spirituel et religieux) devenue [âD] en arabe comme dans 3dhim, âdhim (tout-puissant), âdj, 3adj (ivoire, défenses de l'éléphant).
Secundo ce "ayn" a dans un second temps altéré un son F (ph), ou plus largement F et V. En réalité cette mutation d'effectue via la gamma interposée gh - ph (v) - â surtout pour les suffixes. Pour mieux retenir il faut prendre l'anglais laugh (rire) qui se prononce laf. Ou bien en latin olea-oliva (olifa pour d'autres) qui peut nous servir à déchiffrer nos toponymes mazigh d'ADN le plus souvent arabisés qui ont ce suffixe avec un "ayn", comme Kolea, Bouzaréa(h), Chréa-Shréa qui sont respectivement Kolifa (proche de khalfa, khalfun), Bouzarifa (probablement Bou-sherifa, shorafa) et Shruf-shorafa.
Bref, pour faire plus simple voyons des exemples avec le lexique contaminé par le son intrus "ayn" et procédant au remplacement surtout par le "ph" (F) ou sa version plus hard le V.
Poète vs Soldat
Le plus intéressant est de prendre les mots communs au kabyle, shawi (mazigh en général) et à l'arabe car les camarades revendiquent la priorité sur tout lexique interférent, c'est une bonne façon de nous départager.
aaleq en kabyle = pendre, suspendre, accrocher = 3leq, âaleq en arabe
aalay = haut. En arabe âali, 3ali = haut.
phelay: en kabyle (mazigh) nous avons phella, wphella qui indique "haut, d'en haut", rien de pareil en arabe et en sémitiques sauf le cas isolé de la préposition 3la, âla (sur, on/about en anglais) qui en kabyle est 'af, aph ou phell, fel (ex. azul phell awen).
Nous savons combien notre langue est polluée par les sons intrus notamment le "ayn" (3,â) et le "sh" qui altère un "s" (héritage du phénicien conventionnel). Prenons le mot arabe sha3ir, shâir = poète. Si on remplace le "ayn" par un F(ph) et la chuintate "sh" par un "s" on verra ceci:
sha3ir, shâir (poète): s.ph.r
Est-ce que ce mot vous dit qlq chose? Bien sûr asephru = poème en kabyle! Et vous savez très bien qu'en kabyle cette racine [s.ph.r] , [ph.r] n'est pas isolée donc on comprend bien qui a emprunté à qui.
On peut prendre un autre mot commun, shaar (poil, cil) en kabyle et shaâr, she3r (poil, cheveu) en arabe. Pour le kabyle shaar serait shephar, shefar comme leshfar (les cils) et avec la racine shep de shepuv (cheveux), nous différencions les cheveux et les poils au contraire des camarades.
Idem pour le mot arabe 3Tesh, âaTesh (soif) qui serait faTis très proche du kabyle phadh, fadh (soif)
Bien évidemment il faudra continuer ces comparaisons et essayer d'assinir notre lexique assez souvent touché par les faux-amis et sons intrus comme le "ayn". J'ai pris un exemple qui m'a intrigué:
âasas = 1.sentinelle, gardien, surveillant, 2. ange-gardien, gardien de lieux saints
Si on applique nos formules ce mot est soit ghesas, soit avec â=Ph on aura phesas, vesas voir même phezas ou phesac. Cette racine rappelle vescid de veshkiDH (fusil, mousquet) que l'on a récemment rapproché de l'italien moschetto [mosketo] qui a donné mousquet. Le plus drôle est que probablement la racine est la même pour mouche-moustique (mosquito en anglais) sans doute pour la forme de la pointe ou du pique. Ensuite on prend un mot considéré comme un emprunt à l'arabe âaskar (soldat): si je remplace leur "ayn" par le F (ph) j'aurai feskar, phescar qui n'est pas sans rappeller veshkiDH (le mousquet, fusil). Et cette racine "militaire" fesk, phesc ressemble étrangement à puska, pushka (canon) en tchèque et russe respectivement, ce mot pushka selon le dictionnaire étymologique russe de Fasmer (une référence) serait issu du latin familier buxis. Vous voyez comme ce n'est pas simple! Cette racine "militaire" de canon a donné le patronyme du plus grand poète russe Pushkin ou en français Pouchkine, le plus grand nom de la littérature russe, poète qui a trouvé sa mort lors d'un duel aux pistolets avec le français Dantès. Les poètes peuvent soulever des armées comme ils peuvent être à la merci d'un tireur ou d'un soldat. Hélas!
L'œil
Il s'agit en fait de l'œil sémitique, du "ayn" sémitique, arabe le plus souvent. Il sera transcrit ici soit comme â, soit par la lettre 3. Le plus souvent ce "ayn" est en kabyle une voyelle longue en qlq sorte, un double aa, aie/ey, etc...
- â, ayn arabe = gh, ou R [ʁ] grasséyé mazigh
- â, ayn arabe = ph, v mazigh
Primo le "ayn" sémitique-arabe a le plus souvent altéré une gamma "gh" en langue kabyle, référrez-vous au post récent Hydre pour la racine "lactée-calcium" [GD]-[GS], racine de "puissance" et de l'Os (ou Reliques au sens spirituel et religieux) devenue [âD] en arabe comme dans 3dhim, âdhim (tout-puissant), âdj, 3adj (ivoire, défenses de l'éléphant).
Secundo ce "ayn" a dans un second temps altéré un son F (ph), ou plus largement F et V. En réalité cette mutation d'effectue via la gamma interposée gh - ph (v) - â surtout pour les suffixes. Pour mieux retenir il faut prendre l'anglais laugh (rire) qui se prononce laf. Ou bien en latin olea-oliva (olifa pour d'autres) qui peut nous servir à déchiffrer nos toponymes mazigh d'ADN le plus souvent arabisés qui ont ce suffixe avec un "ayn", comme Kolea, Bouzaréa(h), Chréa-Shréa qui sont respectivement Kolifa (proche de khalfa, khalfun), Bouzarifa (probablement Bou-sherifa, shorafa) et Shruf-shorafa.
Bref, pour faire plus simple voyons des exemples avec le lexique contaminé par le son intrus "ayn" et procédant au remplacement surtout par le "ph" (F) ou sa version plus hard le V.
Poète vs Soldat
Le plus intéressant est de prendre les mots communs au kabyle, shawi (mazigh en général) et à l'arabe car les camarades revendiquent la priorité sur tout lexique interférent, c'est une bonne façon de nous départager.
aaleq en kabyle = pendre, suspendre, accrocher = 3leq, âaleq en arabe
aalay = haut. En arabe âali, 3ali = haut.
phelay: en kabyle (mazigh) nous avons phella, wphella qui indique "haut, d'en haut", rien de pareil en arabe et en sémitiques sauf le cas isolé de la préposition 3la, âla (sur, on/about en anglais) qui en kabyle est 'af, aph ou phell, fel (ex. azul phell awen).
Nous savons combien notre langue est polluée par les sons intrus notamment le "ayn" (3,â) et le "sh" qui altère un "s" (héritage du phénicien conventionnel). Prenons le mot arabe sha3ir, shâir = poète. Si on remplace le "ayn" par un F(ph) et la chuintate "sh" par un "s" on verra ceci:
sha3ir, shâir (poète): s.ph.r
Est-ce que ce mot vous dit qlq chose? Bien sûr asephru = poème en kabyle! Et vous savez très bien qu'en kabyle cette racine [s.ph.r] , [ph.r] n'est pas isolée donc on comprend bien qui a emprunté à qui.
On peut prendre un autre mot commun, shaar (poil, cil) en kabyle et shaâr, she3r (poil, cheveu) en arabe. Pour le kabyle shaar serait shephar, shefar comme leshfar (les cils) et avec la racine shep de shepuv (cheveux), nous différencions les cheveux et les poils au contraire des camarades.
Idem pour le mot arabe 3Tesh, âaTesh (soif) qui serait faTis très proche du kabyle phadh, fadh (soif)
Bien évidemment il faudra continuer ces comparaisons et essayer d'assinir notre lexique assez souvent touché par les faux-amis et sons intrus comme le "ayn". J'ai pris un exemple qui m'a intrigué:
âasas = 1.sentinelle, gardien, surveillant, 2. ange-gardien, gardien de lieux saints
Si on applique nos formules ce mot est soit ghesas, soit avec â=Ph on aura phesas, vesas voir même phezas ou phesac. Cette racine rappelle vescid de veshkiDH (fusil, mousquet) que l'on a récemment rapproché de l'italien moschetto [mosketo] qui a donné mousquet. Le plus drôle est que probablement la racine est la même pour mouche-moustique (mosquito en anglais) sans doute pour la forme de la pointe ou du pique. Ensuite on prend un mot considéré comme un emprunt à l'arabe âaskar (soldat): si je remplace leur "ayn" par le F (ph) j'aurai feskar, phescar qui n'est pas sans rappeller veshkiDH (le mousquet, fusil). Et cette racine "militaire" fesk, phesc ressemble étrangement à puska, pushka (canon) en tchèque et russe respectivement, ce mot pushka selon le dictionnaire étymologique russe de Fasmer (une référence) serait issu du latin familier buxis. Vous voyez comme ce n'est pas simple! Cette racine "militaire" de canon a donné le patronyme du plus grand poète russe Pushkin ou en français Pouchkine, le plus grand nom de la littérature russe, poète qui a trouvé sa mort lors d'un duel aux pistolets avec le français Dantès. Les poètes peuvent soulever des armées comme ils peuvent être à la merci d'un tireur ou d'un soldat. Hélas!
mardi 31 mars 2009
Tin Hinan
Ce post relatif à la dernière formule va nous apporter son lot de révélations
Introduction
Formules:
formule complète: th = t+ph (tf) ou t+p pour les européens
formule courte: th = ph
C'est justement cette foormule courte Th=Ph que l'on va utiliser dans ce billet.
Lire au préalable l'origine de la déesse grecque Athena (Athènes) selon le grec Hérodote: née près du lac Tritonis (terres libyques ou mazigh) et égide d'origine libyque.
La phénicie conventielle est celle reconnue officiellement par les "historiens" c-à-d d'origine orientale du Levant et donc sémitique, sa couleur est violet, pourpre
SVP lire au préalable le post de ce mois à ce sujet "Lunja mon amour".
La vraie phénicie que je défends sur ce blog est une Phénicie de la méditerranée occidentale qui engloberait une partie du sud de l'Europe, l'Afrique du Nord, l'Ibérie (Espagne et Portugal) et les Iles Canaries, cette vraie Phénicie est indéniablement mazigh, sa couleur est bleu violacé, indigo. Cette vraie Phénicie searit bien plus ancienne que la Phénicie conventionnelle qui à mon avis a été fondée par des colons venus de l'occident vers le levant, en celà la mythologie grecque le confirme (voir Mythe grec sur le roi de Tyr ), la toponymie à fortiori car elle est d'essence mazigh avec des explications rationnelles (topographie, astronomie).
Tin Hinan est la mère des touaregs, elle serait à l'origine de ce peuple. En d'autres mots c'est une déesse en qlq sorte. La présumée Tin Hinan dont la tombe a été retrouvée nous renvoie vers le 3ème siècle: La légende de Tin-Hinan. Mais en réalité cette légende de Tin Hinan mère fondatrice serait un mythe beaucoup plus ancien qui nous renvoie au tout du début, à la naissance du peuple mazigh Tamashek (touareg).
La vraie Phénicie
La Phénicie conventionnelle (sémite) n'est que la version tardive de l'histoire, c'est à dire la version grecque de l'histoire. Aucun ouvrage sémitique, ni la Thora hébraïque ni la Bible n'utilisent ce terme "phéniciens" à aucun moment, il est toujours question de Canaan, canaanéens. Pire encore les anciens toponymes de la Phénicie orientale, au Levant, se distinguent très clairement des toponymes orientaux d'origine sémite et là-dessus je reviendrai une autre fois. Tout indique linguistiquement que l'origine est en méditerranée occidentale. Alors comment voulez-vous que je crois à la version officielle "phénicien = sémite du Levant"? Je suppose que les phéniciens tardifs (considérés comme sémites) seraient des descendants de migrants phéniciens originaires de la méditerranée occidentale partis s'installer il y a très longtemps en orient, au Levant. Ils sont retournés vers les terres de leurs aieux des millènaires plus tard. Ce sont des fils prodigues, une légende d'ailleurs reprise par la Bible notamment, de fils prodigues revenus au bercail mais avec d'autres valeurs, cupides sans doute, qui a mené à la rupture entre les "anciens puniques" et les "rappatriés" et à la chute de Carthage.
Bon, maintenant on va passer aux "procédures" avec la formule th = ph (f).
D'abord qlqs exemples pour l'échauffement.
thidhi = sueur
phidhi ou phithy avec la racine PT comme en...russe pot' (sueur)!
thazarth = figues étalés pour secher, figues sèches (suy.: ahvuv/ihvuven, inighman)
phazarth: ça ne vous rappelle rien? Bazar! Le bazar ce sont les étalages d'abord! Mais on nous dit que ce mot est issu du persan sans nous donner le sens. Bon, soit!
thamaghusht, toponyme kabyle (aux Ath Dwala)
phamaghusht, ou sa forme européanisée phamaghushta
phamaghusta ou Famagusta est aussi un toponyme à Chypre (langue grecque)! Drôle de coincidence, intéressant de savoir le sens de ce toponyme grec.
thazmal, Tazmalt
phazmalt ou phasmalt ou sa forme européannisée phasmalta. On voit bien fs+mlt des coordonées topographiques mazigh et surtout aussi le nom/topnyme Malte, autre colonie phénicienne.
Maintenant on passe aux choses plus sérieuses et plus conséquentes:
thawint = fontaine (ne pas confondre avec thalla = source, fontaine), voir aussi leynsar.
Les camarades orientaux nous disent que ce mot est issu de "ayn/aïn" sémitique (oeil, source) qui serait l'équivalent de notre L d'oeil ('allen) et de source (thalla). D'abord une question: mais pourquoi alors c'est notre L qui est présent dans le mot Baal, Oeil de Baal (divinité phénicienne) et non pas le N ou "ayn" sémitique? Ensuite voyons ce mot kabyle thawint à quoi il ressemble.
thawint avec th=ph devient phawint avec la racine Ph.N.T ou FNT...qui rappelle fontaine! Pour info thawint en Kabylie est une fontaine se réserve, secondaire ou de "second choix" sur un autre versant autre que le meilleur celui de la vraie source thalla sur le versant aquifère L (wL de waly-Ouali).
Maintetant on passe aux toponymes mazigh nord-africains.
thwnes pour Tunis, Tunisie.
phwnes avec la racine PhNS ou FNS: la voilà la vraie Phénicie et le Phoenix (Fénix)!
thenes, Tenes à l'ouest d'Alger vers Chlef
phenes, PhNS ou FNS: autre trace de la vraie Phénicie.
Et pour boucler tout, le mythe kabyle de thanina, le phoénix de la renaissance, le symbole de la beauté féminine.
thanina devient phanina FNN avec à la base la même racine de Phénicie et Phoénix.
thanixna (thanikna, thanisna): on a étudié ce phénomène de X ou K/S aspiré et caché derrière un N comme a-senan (épine) asegnan très proche de thi-segnit (aiguille).
thanina serait alors thanixna, voir thanisna/thanikna qui avec th=ph vont être:
phanixna, phanisna, phanika: Phénix, Phénicie, Punique.
Vous avez encore besoin d'explications? Le mythe du Phoénix (femelle) Thanina n'existe pas chez les sémites et même pas chez nos arabophones, il n'est attesté qu'en kabyle et bien évidemment chez les anciens egyptiens comme il a été relaté par les anciens grecs.
Les noms kabyles comme Lunja, et surtout Lwennas, Lwnis (Lounas, Lounis) sont justement de vrais phéniciens avec le Ph en W: L-PhNS.
Clip Thanina « Phénix»
Introduction
Formules:
formule complète: th = t+ph (tf) ou t+p pour les européens
formule courte: th = ph
C'est justement cette foormule courte Th=Ph que l'on va utiliser dans ce billet.
Lire au préalable l'origine de la déesse grecque Athena (Athènes) selon le grec Hérodote: née près du lac Tritonis (terres libyques ou mazigh) et égide d'origine libyque.
La phénicie conventielle est celle reconnue officiellement par les "historiens" c-à-d d'origine orientale du Levant et donc sémitique, sa couleur est violet, pourpre
SVP lire au préalable le post de ce mois à ce sujet "Lunja mon amour".
La vraie phénicie que je défends sur ce blog est une Phénicie de la méditerranée occidentale qui engloberait une partie du sud de l'Europe, l'Afrique du Nord, l'Ibérie (Espagne et Portugal) et les Iles Canaries, cette vraie Phénicie est indéniablement mazigh, sa couleur est bleu violacé, indigo. Cette vraie Phénicie searit bien plus ancienne que la Phénicie conventionnelle qui à mon avis a été fondée par des colons venus de l'occident vers le levant, en celà la mythologie grecque le confirme (voir Mythe grec sur le roi de Tyr ), la toponymie à fortiori car elle est d'essence mazigh avec des explications rationnelles (topographie, astronomie).
Tin Hinan est la mère des touaregs, elle serait à l'origine de ce peuple. En d'autres mots c'est une déesse en qlq sorte. La présumée Tin Hinan dont la tombe a été retrouvée nous renvoie vers le 3ème siècle: La légende de Tin-Hinan. Mais en réalité cette légende de Tin Hinan mère fondatrice serait un mythe beaucoup plus ancien qui nous renvoie au tout du début, à la naissance du peuple mazigh Tamashek (touareg).
La vraie Phénicie
La Phénicie conventionnelle (sémite) n'est que la version tardive de l'histoire, c'est à dire la version grecque de l'histoire. Aucun ouvrage sémitique, ni la Thora hébraïque ni la Bible n'utilisent ce terme "phéniciens" à aucun moment, il est toujours question de Canaan, canaanéens. Pire encore les anciens toponymes de la Phénicie orientale, au Levant, se distinguent très clairement des toponymes orientaux d'origine sémite et là-dessus je reviendrai une autre fois. Tout indique linguistiquement que l'origine est en méditerranée occidentale. Alors comment voulez-vous que je crois à la version officielle "phénicien = sémite du Levant"? Je suppose que les phéniciens tardifs (considérés comme sémites) seraient des descendants de migrants phéniciens originaires de la méditerranée occidentale partis s'installer il y a très longtemps en orient, au Levant. Ils sont retournés vers les terres de leurs aieux des millènaires plus tard. Ce sont des fils prodigues, une légende d'ailleurs reprise par la Bible notamment, de fils prodigues revenus au bercail mais avec d'autres valeurs, cupides sans doute, qui a mené à la rupture entre les "anciens puniques" et les "rappatriés" et à la chute de Carthage.
Bon, maintenant on va passer aux "procédures" avec la formule th = ph (f).
D'abord qlqs exemples pour l'échauffement.
thidhi = sueur
phidhi ou phithy avec la racine PT comme en...russe pot' (sueur)!
thazarth = figues étalés pour secher, figues sèches (suy.: ahvuv/ihvuven, inighman)
phazarth: ça ne vous rappelle rien? Bazar! Le bazar ce sont les étalages d'abord! Mais on nous dit que ce mot est issu du persan sans nous donner le sens. Bon, soit!
thamaghusht, toponyme kabyle (aux Ath Dwala)
phamaghusht, ou sa forme européanisée phamaghushta
phamaghusta ou Famagusta est aussi un toponyme à Chypre (langue grecque)! Drôle de coincidence, intéressant de savoir le sens de ce toponyme grec.
thazmal, Tazmalt
phazmalt ou phasmalt ou sa forme européannisée phasmalta. On voit bien fs+mlt des coordonées topographiques mazigh et surtout aussi le nom/topnyme Malte, autre colonie phénicienne.
Maintenant on passe aux choses plus sérieuses et plus conséquentes:
thawint = fontaine (ne pas confondre avec thalla = source, fontaine), voir aussi leynsar.
Les camarades orientaux nous disent que ce mot est issu de "ayn/aïn" sémitique (oeil, source) qui serait l'équivalent de notre L d'oeil ('allen) et de source (thalla). D'abord une question: mais pourquoi alors c'est notre L qui est présent dans le mot Baal, Oeil de Baal (divinité phénicienne) et non pas le N ou "ayn" sémitique? Ensuite voyons ce mot kabyle thawint à quoi il ressemble.
thawint avec th=ph devient phawint avec la racine Ph.N.T ou FNT...qui rappelle fontaine! Pour info thawint en Kabylie est une fontaine se réserve, secondaire ou de "second choix" sur un autre versant autre que le meilleur celui de la vraie source thalla sur le versant aquifère L (wL de waly-Ouali).
Maintetant on passe aux toponymes mazigh nord-africains.
thwnes pour Tunis, Tunisie.
phwnes avec la racine PhNS ou FNS: la voilà la vraie Phénicie et le Phoenix (Fénix)!
thenes, Tenes à l'ouest d'Alger vers Chlef
phenes, PhNS ou FNS: autre trace de la vraie Phénicie.
Et pour boucler tout, le mythe kabyle de thanina, le phoénix de la renaissance, le symbole de la beauté féminine.
thanina devient phanina FNN avec à la base la même racine de Phénicie et Phoénix.
thanixna (thanikna, thanisna): on a étudié ce phénomène de X ou K/S aspiré et caché derrière un N comme a-senan (épine) asegnan très proche de thi-segnit (aiguille).
thanina serait alors thanixna, voir thanisna/thanikna qui avec th=ph vont être:
phanixna, phanisna, phanika: Phénix, Phénicie, Punique.
Vous avez encore besoin d'explications? Le mythe du Phoénix (femelle) Thanina n'existe pas chez les sémites et même pas chez nos arabophones, il n'est attesté qu'en kabyle et bien évidemment chez les anciens egyptiens comme il a été relaté par les anciens grecs.
Les noms kabyles comme Lunja, et surtout Lwennas, Lwnis (Lounas, Lounis) sont justement de vrais phéniciens avec le Ph en W: L-PhNS.
Clip Thanina « Phénix»
Merci à l’excellent auteur de ce clip sur DailyMo : Nomade-C
NB : cadres du clip issus du film «Machaho» sur la Kabylie rurale du 19 siècle, seuls les vêtements de femmes sont authentiquement kabyles, pour les hommes le varnus (burnous) mis à part la tenue vestimentaire est souvent très «étrangère». Nomade-C : nice job, t’es un chef !
Tin Hinan
La particularité du tourage est qu'ils prononcent H (comme dans His en anglais) pour notre Z (voir X, S): aHul tourage équivaut à aZul du nord kabyle ou shawi. D'autre part le kabyle distingue "th" de "t" et de "ts", au sud le T est généralisé. Bref notre "th" pour le féminin est simplement un "t" au sudnotamment chez les touaregs. Je recapitule: th-t, z-H pour passer du kabyle au touareg.
TinHinan sera prononcé en kabyle comme suit:
thinzinan, thinsinan ou thinxinan. Avec notre formule th=ph
phinzinan, phinsinan, phinxinan. En mazigh "e" et "i" sont confondus.
PhNZ, PhNS, PhNX
On voit bien que la reine Tin Hinan est d'origine punique, vraie phénicienne: mazigh du nord!
Voici donc la plus grande surprise que j'attenadais de nos frères et cousins tamashek (touaregs): ils vont nous permettre de remonter le temps jusqu'à l'antiquité, à l'ancienne Phénicie et à l'ancienne Egypte. Voici un autre exemple avec le H touareg pour notre Z (voir X ou S aussi).
THN de Tehenu: ethnie libyque citée par les anciens égyptiens.
On va remplacer comme avec Tin Hinan le H par Z et T par "th"(et ensuite th=ph)
THN
ThZN
PhZN: Fezan, la région qui porte toujours ce nom en Libye serait le Tehenu des temps anciens.
Avec ce H touareg on va redécouvrir l'ancienne Egypte et mêm notre lexique moderne. Par exemple TiHert (Tiaret) dans l'ouest algérien serait thizert, ensuite phizert: Bizerte à l'est (Tunisie). Cette "formule touarègue" H majeur = Z (S, iX) expliquerait le lexique kabyle comme Heni (être en paix, tranquille) qui serait Zeni (zen!), Seni ou Xeni qui est exactement comme ksen (être tranquille, en paix).
NB : cadres du clip issus du film «Machaho» sur la Kabylie rurale du 19 siècle, seuls les vêtements de femmes sont authentiquement kabyles, pour les hommes le varnus (burnous) mis à part la tenue vestimentaire est souvent très «étrangère». Nomade-C : nice job, t’es un chef !
Tin Hinan
La particularité du tourage est qu'ils prononcent H (comme dans His en anglais) pour notre Z (voir X, S): aHul tourage équivaut à aZul du nord kabyle ou shawi. D'autre part le kabyle distingue "th" de "t" et de "ts", au sud le T est généralisé. Bref notre "th" pour le féminin est simplement un "t" au sudnotamment chez les touaregs. Je recapitule: th-t, z-H pour passer du kabyle au touareg.
TinHinan sera prononcé en kabyle comme suit:
thinzinan, thinsinan ou thinxinan. Avec notre formule th=ph
phinzinan, phinsinan, phinxinan. En mazigh "e" et "i" sont confondus.
PhNZ, PhNS, PhNX
On voit bien que la reine Tin Hinan est d'origine punique, vraie phénicienne: mazigh du nord!
Voici donc la plus grande surprise que j'attenadais de nos frères et cousins tamashek (touaregs): ils vont nous permettre de remonter le temps jusqu'à l'antiquité, à l'ancienne Phénicie et à l'ancienne Egypte. Voici un autre exemple avec le H touareg pour notre Z (voir X ou S aussi).
THN de Tehenu: ethnie libyque citée par les anciens égyptiens.
On va remplacer comme avec Tin Hinan le H par Z et T par "th"(et ensuite th=ph)
THN
ThZN
PhZN: Fezan, la région qui porte toujours ce nom en Libye serait le Tehenu des temps anciens.
Avec ce H touareg on va redécouvrir l'ancienne Egypte et mêm notre lexique moderne. Par exemple TiHert (Tiaret) dans l'ouest algérien serait thizert, ensuite phizert: Bizerte à l'est (Tunisie). Cette "formule touarègue" H majeur = Z (S, iX) expliquerait le lexique kabyle comme Heni (être en paix, tranquille) qui serait Zeni (zen!), Seni ou Xeni qui est exactement comme ksen (être tranquille, en paix).
Par rapport à la mythologie: Horus (divinité), Oeil d'Horus HR serait ZR comme iZRI (vue, Iris de l'oeil?, relatif à l'oeil). Pensez à Anzar. Et surtout à Oziris!
dimanche 29 mars 2009
La paroisse de Tizi
Ce cours post est consacré à une nouvelle formule concernant le "th" kabyle mazigh.
Introduction
Le son "th" existe en kabyle et dans d'autres langues mazigh, il existe aussi en anglais et surtout en grec. Par contre plusieurs langues (français, russe) ne le possèdent pas, d'ailleurs "dh" non plus. Le son qui nous intéresse est "th"; Le russe par exemple a remplacé ce son grec "th" inexistant chez les slaves par un F (ph). C'est justement cette formule qui se confirmerait pour les altérations et mutations en langue kabyle, donc voici la nouvelle formule:
th = ph (f)
Là on ira pas plus loin avec l'élargissement à "pf ", " fth " ou autres sons, on se limite à cette altération. Il est nécessaire de procéder au triage du lexique "th" et vérifier si cette formule avec "ph" (f) se confirme ou/et si elle donne des explications et un sens rationnel. Bien entendu il ne faut pas généraliser mais l'intérêt est que le "th" est l'article féminin en kabyle.
Paroisse
Nous allons prendre qlqs exemples pertinents pour démontrer cette formule. Le meilleur est de prendre des mots n'ayant pas de masculin et commençant par "th" (donc féminin, ou pluriel).
* tharwa = la progéniture, les fils/les filles ou les enfants.
pharwa: ce mot n'est pas sans évoquer la paroisse non pas étymologiquement (car différents) mais par leur sens commun et phonétiqument.
* thamedTuth ou thamedTut = la femme
phamedTut, famedTuth: à la racine le FM féminin.
* tharga = canal (d'irrigation), rigole
pharga: ceci n'est pas sans rappeller la délimitation périphérique (aphrag) sur les bords/frontières.
* thamarth = menton, barbe (chamar = barbe fournie)
phamarth
sphamush de qemush (bouche) avec q=sph. D'ici phem (bouche) en arabe.
on voit bien à la racine "pham" qui pourrait indiquer une forme de la bouche, du menton, tout comme thimy (sourcil) qui serait donc phimy.
* Papyrus
Pour pouvoir lire ce mot on va appliquer d'abord la formule "allemande" (ph = Pf) du post récent et ensuite la formule de ce billet ph=th.
papyrus, racine PPR
PPR
PfR: déjà ici on voit y-pher (feuille) en kabyle. PfR en simple FR en phR:
phR (fer) = th.R ou thira = écriture.
* Tizi
On revient aux exemples simples. Le toponyme thizi (col) transcrit Tizi.
thizi = phizi avec la racine phz-FZ ou phs-FS. Des toponymes pareils en ADN? Fes, Fezzan.
Introduction
Le son "th" existe en kabyle et dans d'autres langues mazigh, il existe aussi en anglais et surtout en grec. Par contre plusieurs langues (français, russe) ne le possèdent pas, d'ailleurs "dh" non plus. Le son qui nous intéresse est "th"; Le russe par exemple a remplacé ce son grec "th" inexistant chez les slaves par un F (ph). C'est justement cette formule qui se confirmerait pour les altérations et mutations en langue kabyle, donc voici la nouvelle formule:
th = ph (f)
Là on ira pas plus loin avec l'élargissement à "pf ", " fth " ou autres sons, on se limite à cette altération. Il est nécessaire de procéder au triage du lexique "th" et vérifier si cette formule avec "ph" (f) se confirme ou/et si elle donne des explications et un sens rationnel. Bien entendu il ne faut pas généraliser mais l'intérêt est que le "th" est l'article féminin en kabyle.
Paroisse
Nous allons prendre qlqs exemples pertinents pour démontrer cette formule. Le meilleur est de prendre des mots n'ayant pas de masculin et commençant par "th" (donc féminin, ou pluriel).
* tharwa = la progéniture, les fils/les filles ou les enfants.
pharwa: ce mot n'est pas sans évoquer la paroisse non pas étymologiquement (car différents) mais par leur sens commun et phonétiqument.
* thamedTuth ou thamedTut = la femme
phamedTut, famedTuth: à la racine le FM féminin.
* tharga = canal (d'irrigation), rigole
pharga: ceci n'est pas sans rappeller la délimitation périphérique (aphrag) sur les bords/frontières.
* thamarth = menton, barbe (chamar = barbe fournie)
phamarth
sphamush de qemush (bouche) avec q=sph. D'ici phem (bouche) en arabe.
on voit bien à la racine "pham" qui pourrait indiquer une forme de la bouche, du menton, tout comme thimy (sourcil) qui serait donc phimy.
* Papyrus
Pour pouvoir lire ce mot on va appliquer d'abord la formule "allemande" (ph = Pf) du post récent et ensuite la formule de ce billet ph=th.
papyrus, racine PPR
PPR
PfR: déjà ici on voit y-pher (feuille) en kabyle. PfR en simple FR en phR:
phR (fer) = th.R ou thira = écriture.
* Tizi
On revient aux exemples simples. Le toponyme thizi (col) transcrit Tizi.
thizi = phizi avec la racine phz-FZ ou phs-FS. Des toponymes pareils en ADN? Fes, Fezzan.
C'est le moment de vous annoncer la formule de change complète du "th":
th = t.ph [t.f]
Cette racine "tph" sera "t.p" pour les langues européenes.
Toponymie de topos (lieu) en grec.
L'appellation moderne en toponymie kabyle mazigh Tizi ou thizi n'est rien d'autre que la forme compacte, moderne de TFS comme dans les antiques Thebes ou Theves (Grèce), Thebes (Egypte ancienne) des lieux hautement significatifs (centres religieux), cette ancienne forme est préservée en ADN, Tebessa (tbs) à l'est de Algérie et voir même Tipasa (tps) à l'ouest d'Alger.
Pour un exemple de contrôle. thily (ombre) = tephily [TFL] qui indique cliarement le sens de "suivre sans cesse, toujours à côté" et indirectement explique le "philo" grec (ami) et colle parfaitement avec l'anglais follow (suivre), tout comme [TFL] sous une forme plus hard, avec un R, [DVR] indiquer suivre dhfeR (suivre, poursuivre) qui explique on ne peut mieux le sens de "métaphore".
Inversement nous pouvons retracer les toponymes de l'antiquité sous leur forme étendue ou "déchiffrée" (avec TF apparent, voir aussi TV, DF-DV) et déduire leur forme "compacte" (avec un TH ou DH) des temps modernes. Exemples Setif à l'est de la Kabylie: setif, sedifis - la racine est [STF] - [SDF] donc [s.tf] = [s.th] ou [s.dh]. En clair Setif/sedifis serait probablement l'équivalent du toponyme moderne Sidhi ou Sithi (un préfixe le plus souvent). Sidhi serait en réalité Sithi, rien d'autre que l'inverse de thisi (thizi, Tizi). Voilà je pense que cette formule "toponymique" finale th = t.ph nous sera d'un grand secours justement pour mieux comprendr les toponymes kabyles, mazigh d'Afrique du Nord.
Pour mieux comprendre cette racine TPh (Tf) - Tp pour la varinate européenne- il faut d'abord signaler qu'elle signifie un attachement (dTef = tenir, retenir), un arrêt, un lien, un repère. Ceci important pour comprendre notre toponymie. Notre verbe dTef est bizzarement proche (avec la formule avérée dT=st, voir post précédents) qu'en anglais step = étape, pas, marche (escalier), qui indiquent un "niveau" ,ou bien la racine anglaise de staple (agrafe) au sens de "parenthèse, arrêt, fixation". Pour faire plus simple il faut retrouver les mots avec la racine TP (au lieu de TPh/Tf) dans les langues europénnes par exemple et les comparer aux notre. Exemple step ou étape avec S+TP, on prend th=tp et on aura sth en toponymie Sithi prononcé faussement Sidhi et arabisé en Sidi. Ce préfixe Sithi-Sidhi signifie tout simplement une "étape", un "arrêt"," station", " stationnement", bref c'est comme une aire de repos surs les autoroutes modernes. Pourquoi de repos? Car c'est sithi-sidhi comme seth-aaphu (se reposer), seth-uphu (être disponible, inactif). Le mot suivant (avec TP) qui vient à l'esprtit est STOP pour "arrêter", qui serait techniquement en kabyle setha mais il est prononcé "s'sha, sha".
Voici un exemple assez étonnant. Nous avons vu que notre thura (maintenant) est lié au grec/latin de "heure". Avec cette nouvelle formule th=tph (tf, tp) notre thura = tphura ou tpura avec la racine TPhR ou TPR qui est la même qu'en russe dans teper' (maintenant)! Idem pour le mot thawla (fièvre, donc température élevée) devient TPhL ou TPL comme en russe teplo (chaleur). On n'en a pas fini avec les surprises, ça c'est certain!
Pour finir je reviens vers sithi (Sidhi) qui serait sans doute sethi ("e" et "i" se confondent en kabyle): il indiquerait une étape, un arrêt du soleil sur sa trajectoire (cycle) d'un jour ou d'une année. Pour le jour l'arrêt serait le zénith donc sethi-sidhi indiquerait soit le sud, soit le stationnement du soleil avant de décliner de son zénith (voir chez les musulmans le rite wuquf arafat ou stationnement au mont Arafat à la veille de l'aid-al-dh'ha ou le sacrifice du mouton; voir rite d'Abraham). Pour l'année seth-sidhi indiquerait soit le solstice d'été ou d'hiver, soit l'équinoxe du printemps ou d'automne, peut-être équinoxe du printemps à cause de l'indice seth en suffixe donné par tha-phsuth (printemps). Désormais on a retrouvé Seth, déjà l'ombre du juste Oziris se profile à l'horizon.
La plèbe
Post consacré à une nouvelle transcription du son "ph" (F) kabyle, mazigh.
Aujourd'hui c'est plus que jamais l'occasion de parler de certains plébéiens kabyles au lendemain de leur allégeance au Cyclope, voir mon post-scriptum à la fin de ce billet.
Mein got!
Pour la transcription du son F nous avons à maintes reprises expliqué sur ce blog que notre son mazigh devrait être translittérer comme le phi grec (transc. latine) donc Ph car ce son lui-même peut se scinder en "p" (f) + "h". D'autre part les sons P-F sont alliés-opposés, dans le kabyle le F a supplanté le P, à cause de l'influence de l'arabe ou peut-être non.
Aujourd'hui nous allons prendre une clé germanique, allemande pour ce son qui alliera les 2 sons: PF ou Pf comme dans Pfening ("centime" du mark allemand), dans les patronymes Pfeiffer comme la très jolie actrice Michelle Pfeiffer, en néerlandais-flamand Pfaff Jean-Marie l'excellent portier de l'exceptionnelle équipe belge des années 80. Ce "Pf" est soit au début soit à la fin du mot, jamais au milieu.
Voyons qlq mots du lexique allemand avec ce "Pf":
Pferd = cheval. A quoi ce mot vous fait penser en langue kabyle?
verd-
verdha = selle de cheval, de mule ou âne
Pferd = cheval. Encore un raccourci simpliste:
serd, pserd? xerd?
serdhun = mule
Bon assez d'humour maintenant on passe aux choses sérieuses.
Pfeffer = poivre.
felfel = poivre, piment. Ce mot se retrouve en arabe felfel.
Le mot allemand pfeffer avec un R est exactement le même que le mot felfel en kabyle avec un L, la morphologie même de pfeffer nous indique ici une méthode très intéresssante que voici:
fel-fel: mot à double syllabe comme aussi barbare, tartare, etc...
fe.fel : ce mot change de morphologie avec la chute de la terminaison L de la première partie (syllabe) et le mot devient fefel. Dans le cas de l'allemand avec Pf au début du mot et un R à la place du L on aura Pfeffer.
Cette méthode permettrait de simplifier beaucoup de mots à double-syllabe, exemple:
jeR-jeR Djurdjura. Ici soit c'est un J qui chute, soit un R. Donc on verra JR-JR simplifié en:
- JRR jeRaR qui est tout à fait conforme car ce mot jeRaR/zeRaR indique une chaîne (de montagnes).
-JJR jejeR...rien d'intéressant sauf si L à la place du R: jejeL ou Jijel!
Idem pour barbare BR-BR ou VR-VR (en grec): on aura VRR ou plutôt VVR avec ici un "Bv" à l'image du "Pf" mais plus dur on aura BvR ou Bavare, Babors, BwR (Bouira): justement les portes d'accès à la Kabylie, ses frontières! C'est sans doute là que passait le vrai limes et les vrais barbares étaient ceux qui habitaient au delà (veRa = dehors) de ces frontières, de la Kabylie. C'est à dire des étrangers à ce territoire, à cette terre (Kabylie). Rien de péjoratif donc. A suivre.
Pouvoir + Plèbe
On va prendre le lexique surtout mazigh avec un "ph" (F) pour le transcrire PF, Pf.
haRa = cour
phaRa de sphara (voir post Zéro et ses suivants: super, nefertiti, etc...)
phaRa de Pharaon
phaRa, faRa sera transcrit PfaRa avec la racine PFR qui indiquerait PVR pouvoir, PWR power (puissance)!
Aujourd'hui c'est plus que jamais l'occasion de parler de certains plébéiens kabyles au lendemain de leur allégeance au Cyclope, voir mon post-scriptum à la fin de ce billet.
Mein got!
Pour la transcription du son F nous avons à maintes reprises expliqué sur ce blog que notre son mazigh devrait être translittérer comme le phi grec (transc. latine) donc Ph car ce son lui-même peut se scinder en "p" (f) + "h". D'autre part les sons P-F sont alliés-opposés, dans le kabyle le F a supplanté le P, à cause de l'influence de l'arabe ou peut-être non.
Aujourd'hui nous allons prendre une clé germanique, allemande pour ce son qui alliera les 2 sons: PF ou Pf comme dans Pfening ("centime" du mark allemand), dans les patronymes Pfeiffer comme la très jolie actrice Michelle Pfeiffer, en néerlandais-flamand Pfaff Jean-Marie l'excellent portier de l'exceptionnelle équipe belge des années 80. Ce "Pf" est soit au début soit à la fin du mot, jamais au milieu.
Voyons qlq mots du lexique allemand avec ce "Pf":
Pferd = cheval. A quoi ce mot vous fait penser en langue kabyle?
verd-
verdha = selle de cheval, de mule ou âne
Pferd = cheval. Encore un raccourci simpliste:
serd, pserd? xerd?
serdhun = mule
Bon assez d'humour maintenant on passe aux choses sérieuses.
Pfeffer = poivre.
felfel = poivre, piment. Ce mot se retrouve en arabe felfel.
Le mot allemand pfeffer avec un R est exactement le même que le mot felfel en kabyle avec un L, la morphologie même de pfeffer nous indique ici une méthode très intéresssante que voici:
fel-fel: mot à double syllabe comme aussi barbare, tartare, etc...
fe.fel : ce mot change de morphologie avec la chute de la terminaison L de la première partie (syllabe) et le mot devient fefel. Dans le cas de l'allemand avec Pf au début du mot et un R à la place du L on aura Pfeffer.
Cette méthode permettrait de simplifier beaucoup de mots à double-syllabe, exemple:
jeR-jeR Djurdjura. Ici soit c'est un J qui chute, soit un R. Donc on verra JR-JR simplifié en:
- JRR jeRaR qui est tout à fait conforme car ce mot jeRaR/zeRaR indique une chaîne (de montagnes).
-JJR jejeR...rien d'intéressant sauf si L à la place du R: jejeL ou Jijel!
Idem pour barbare BR-BR ou VR-VR (en grec): on aura VRR ou plutôt VVR avec ici un "Bv" à l'image du "Pf" mais plus dur on aura BvR ou Bavare, Babors, BwR (Bouira): justement les portes d'accès à la Kabylie, ses frontières! C'est sans doute là que passait le vrai limes et les vrais barbares étaient ceux qui habitaient au delà (veRa = dehors) de ces frontières, de la Kabylie. C'est à dire des étrangers à ce territoire, à cette terre (Kabylie). Rien de péjoratif donc. A suivre.
Pouvoir + Plèbe
On va prendre le lexique surtout mazigh avec un "ph" (F) pour le transcrire PF, Pf.
haRa = cour
phaRa de sphara (voir post Zéro et ses suivants: super, nefertiti, etc...)
phaRa de Pharaon
phaRa, faRa sera transcrit PfaRa avec la racine PFR qui indiquerait PVR pouvoir, PWR power (puissance)!
Le mot issu du latin "force" se retrouve ailleurs (sphar = ghar ou ghal, avec l'affixe inversé s.phr = phr.s ou force). On en parlera une autre fois.
phela = haut, dessus
phela, fella sera transcrit Pfela avec la racine PFL qui indiquerait PPL peuple, tout comme plèbe (peplebe-peuple).
phela = haut, dessus
phela, fella sera transcrit Pfela avec la racine PFL qui indiquerait PPL peuple, tout comme plèbe (peplebe-peuple).
a-sphell = sacrifice. On voit bien que ce mot est proche phonétiquement de phella/ pfela (peuple). Un peuple sacrifié ça existe aussi, chez nous à fortiori. Tout comme le massacre des innocents, comme celui du printemps noir de 2001 en Kabylie.
On peut continuer avec d'autres exemples. Avant de finir ce post je voudrais attirer votre attention sur une autre forme "Pf" de la même catéhorie en qlq sorte, à savoir Pw ou Bw (ici dans le Draft Classement on les a transcrit Wb, Wp).
mpiwel, mbiwel = bouger
M.Pw.L ou M.Bw.L: ça n'est rien d'autre que mobile en français/latin!
Kabylie, printemps 2009: mobilisation de la plèbe et du pouvoir, etc...
Nous on continue notre chemin, celui de la Vérité. A bon entendeur.
On peut continuer avec d'autres exemples. Avant de finir ce post je voudrais attirer votre attention sur une autre forme "Pf" de la même catéhorie en qlq sorte, à savoir Pw ou Bw (ici dans le Draft Classement on les a transcrit Wb, Wp).
mpiwel, mbiwel = bouger
M.Pw.L ou M.Bw.L: ça n'est rien d'autre que mobile en français/latin!
Kabylie, printemps 2009: mobilisation de la plèbe et du pouvoir, etc...
Nous on continue notre chemin, celui de la Vérité. A bon entendeur.
Post-Scriptum:
Désolant comme spectale ce cirque de la plèbe kabyle et des esclaves devant leur maître. Plébéiens élévés au rang de nobles par les forces du Cyclope qui a pour objectif d’abord de massacrer et tuer, et ensuite de déshonorer toute une région, tout un peuple. Détrompez-vous vous n’êtes ni des patriciens ni des patriotes, vous êtes tout ce qui a de plus bas plébéien parmi les plébéiens : des «patrie-cides». Vous jetez le discrédit sur toute une région, tout un peuple. Vous qui marchez sur le ventre et crachez sur la mémoire des innoncents : ne comptez pas sur le pardon du Juge suprême, vous serez servis pour tous vos "services rendus" contre notre peuple, croyez-moi.
Les patriciens sont ceux pour qui la patrie n’est pas à vendre, la mémoire des innocents n’est pas à bafouer.
Courage, nobles citoyens ! La Vérité et le Créateur sont de notre côté. Laissez danser la plèbe et les esclaves, bientôt ils feront partie du passémardi 17 mars 2009
0 Super
Post éclair juste pour donner des éclaircissements sur les formules sh=sf=sc.
Materia
Voici ce qui différencie ces 3 digrammes ou sons composés par deux lettres qui comme on l'a vu seraient souvent équivalents et auraient muté l'un en l'autre avec le temps.
SC (sk): indique le sens de "fusionné" ou "S et C collés" comme dans "sk" de colle/glue.
SH: indique que les deux lettres "s" et "h" sont liés mais sans fusioner, exemple "sh" de shepuv (cheveux).
SF ou sph: indique une liaison fragile qui peut facilement se défaire.
Voilà ce qu'il faut surtout retenir sur ces trois racine par rapport à l'état de la matière, plus précisément à leur classement selon la dureté (ex. dureté des minéraux selon l'échelle de Mohs):
Materia
Voici ce qui différencie ces 3 digrammes ou sons composés par deux lettres qui comme on l'a vu seraient souvent équivalents et auraient muté l'un en l'autre avec le temps.
SC (sk): indique le sens de "fusionné" ou "S et C collés" comme dans "sk" de colle/glue.
SH: indique que les deux lettres "s" et "h" sont liés mais sans fusioner, exemple "sh" de shepuv (cheveux).
SF ou sph: indique une liaison fragile qui peut facilement se défaire.
Voilà ce qu'il faut surtout retenir sur ces trois racine par rapport à l'état de la matière, plus précisément à leur classement selon la dureté (ex. dureté des minéraux selon l'échelle de Mohs):
SC (sk) le plus dur
SH est d'une dureté moyenne
SF (sph) est d'une dureté faible (s'effrite)
Super
La racine SF ou sph indique clairement un sens équivalent aux "super" latin ou au "hyper" grec avec le sens de "supérieur, au-dessus, sur, etc...". Seulement en kabyle moderne on a fella (haut, dessus) à la place de sphella. Cherchez vous-même la relation entre le latin spiritus (esprit) et notre sphella (hélice, spirale), a-sphel (sacrifice), sphileth (prédiction de malheur généralement).
fella, phela = haut, supérieur. Ce mot serait sphella, sfela.
'af, 'aph = sur. Ce mot serait asph, asf.
'if, iph (verbe) = être meilleur que, supérieur à, transcendant. Ce mot serait isph, isf.
sph ou SF en kabyle mazigh indique clairement super, au-dessus, supérieur.
a-sephSaf = peuplier. Ici la racine "sph" indique clairement la très grande hauteur/taille. Les camarades sémites-arabes doivent arrêter de crier sur tous les toits que ce mot est d'origine sémitique-arabe, basta les gars!
Retour sur le Q
Nous avons dit dans le post Sigma que la gutturale sémitique Q aurait vraisemblablement altéré un son kabyle/mazigh SG ou son SK comme le SC latin. Ici nous avons la confirmation que véritablement le Q sémitique aurait cannibalisé un SK mazigh. Et voici la raison de croire ainsi.
Ce post montre que SF indique "super, supérieur" donc "sommet, cime"
sf/sph = sh = sc/sk: toutes ces racines indiquerait donc "super, supérieur, sommet, cime".
Vérifions avec le lexique kabyle moderne oû 3 sont attestent ce sens de "supérieur, sommet, cime"
F, ph de phella (haut) qui serait sphella comme on vien de le voir.
SH de th-shwaw-th (cime, le point le plus haut d'un arbre/mont).
Q de a-qashush (sommet, cime de montagne). Ce Q aurait simplement remplacé le SK ou SC.
Notre supposition se vérifie, pas besoin d'être supeman pour le comprendre. Donc on peut considérer qu la gutturale sémitique serait altéré un son SK ou SC latin et en conséquence les sons équivalents SC= SH = SF des formules promulguées sur ce blog. Il faut vérifier le lexique kabyle avec cette lettre gutturale étrangère Q et l'assainir, par exemple: a-qeRu (tête) pourrait être a-scaRu (le mot kabyle emprunt à l'arabe askar = guerrier ne viendrait-il pas de là? Et les mots sacre, sacrifice du latin?), a-shaRu ou a-sphaRu (ici on comprend aferDhas-aspheR'DHas qui signigile chauve, tête rasée?). On peut continuer avec d'autres exemples avec un Q de "cime, sommet, supérieur, tête" notamment Acropolis ou Carthage Qrt-hdst oû ce QRT se muterait en sphert, scart et le plus intéressant en shart (shard) comme le nom des shardan un des peuples de la mer, comme par hasard commandés par des lebous "libyens" (des mazigh donc) et avec des meshwesh (autres "libyens") qui avaient attaqué l'Egypte ancienne vers -1200 BC et après leur supposé défaite se seraient partiellement installés au Levant. Et comme par hasard c'est à cette même époque (-1300, -1200 à Byblos) qu'est apparûe l'écriture, l'alphabet phénicien consonnatique repris ensuite par le grec. Ceci renforce mon hypothèse d'une Phénicie occidentale "antérieure" à l'origine en Afrique du Nord et en Espagne qui a fondé ensuite une Phénicie orientale au Levant, tout l'inverse de l'histoire officielle qu'on nous impose.
SH est d'une dureté moyenne
SF (sph) est d'une dureté faible (s'effrite)
Super La racine SF ou sph indique clairement un sens équivalent aux "super" latin ou au "hyper" grec avec le sens de "supérieur, au-dessus, sur, etc...". Seulement en kabyle moderne on a fella (haut, dessus) à la place de sphella. Cherchez vous-même la relation entre le latin spiritus (esprit) et notre sphella (hélice, spirale), a-sphel (sacrifice), sphileth (prédiction de malheur généralement).
fella, phela = haut, supérieur. Ce mot serait sphella, sfela.
'af, 'aph = sur. Ce mot serait asph, asf.
'if, iph (verbe) = être meilleur que, supérieur à, transcendant. Ce mot serait isph, isf.
sph ou SF en kabyle mazigh indique clairement super, au-dessus, supérieur.
a-sephSaf = peuplier. Ici la racine "sph" indique clairement la très grande hauteur/taille. Les camarades sémites-arabes doivent arrêter de crier sur tous les toits que ce mot est d'origine sémitique-arabe, basta les gars!
Retour sur le Q
Nous avons dit dans le post Sigma que la gutturale sémitique Q aurait vraisemblablement altéré un son kabyle/mazigh SG ou son SK comme le SC latin. Ici nous avons la confirmation que véritablement le Q sémitique aurait cannibalisé un SK mazigh. Et voici la raison de croire ainsi.
Ce post montre que SF indique "super, supérieur" donc "sommet, cime"
sf/sph = sh = sc/sk: toutes ces racines indiquerait donc "super, supérieur, sommet, cime".
Vérifions avec le lexique kabyle moderne oû 3 sont attestent ce sens de "supérieur, sommet, cime"
F, ph de phella (haut) qui serait sphella comme on vien de le voir.
SH de th-shwaw-th (cime, le point le plus haut d'un arbre/mont).
Q de a-qashush (sommet, cime de montagne). Ce Q aurait simplement remplacé le SK ou SC.
Notre supposition se vérifie, pas besoin d'être supeman pour le comprendre. Donc on peut considérer qu la gutturale sémitique serait altéré un son SK ou SC latin et en conséquence les sons équivalents SC= SH = SF des formules promulguées sur ce blog. Il faut vérifier le lexique kabyle avec cette lettre gutturale étrangère Q et l'assainir, par exemple: a-qeRu (tête) pourrait être a-scaRu (le mot kabyle emprunt à l'arabe askar = guerrier ne viendrait-il pas de là? Et les mots sacre, sacrifice du latin?), a-shaRu ou a-sphaRu (ici on comprend aferDhas-aspheR'DHas qui signigile chauve, tête rasée?). On peut continuer avec d'autres exemples avec un Q de "cime, sommet, supérieur, tête" notamment Acropolis ou Carthage Qrt-hdst oû ce QRT se muterait en sphert, scart et le plus intéressant en shart (shard) comme le nom des shardan un des peuples de la mer, comme par hasard commandés par des lebous "libyens" (des mazigh donc) et avec des meshwesh (autres "libyens") qui avaient attaqué l'Egypte ancienne vers -1200 BC et après leur supposé défaite se seraient partiellement installés au Levant. Et comme par hasard c'est à cette même époque (-1300, -1200 à Byblos) qu'est apparûe l'écriture, l'alphabet phénicien consonnatique repris ensuite par le grec. Ceci renforce mon hypothèse d'une Phénicie occidentale "antérieure" à l'origine en Afrique du Nord et en Espagne qui a fondé ensuite une Phénicie orientale au Levant, tout l'inverse de l'histoire officielle qu'on nous impose.
lundi 16 mars 2009
0 La scala
Ce post fait suite au billet "Zéro" avec de nouvelles informations.

Rappel
J'espère que les fidèles lecteurs de ce blog ont retenu depuis longtemps la différence entre le L et le R kabyles (mazigh) qui ne se suivent jamais dans un mot: le R est la forme -L le fonds, R la roue -L le moteur, etc...
Nous avons vu dans les billets précédents avec détails les formules applicables au lexique kabyle (mazigh) moderne pour remonter jusqu'à la version originnel d'un mot et par la même
occasion les comparer au lexique d'autres langues d'autres peuples. Je rappelle ces formules
h = ph
sh = sph (sf)
Maintenant je vous conseille de jeter un coup d'oeil à un billet de ce blog posté le mois de décembre 08 intitulé Scipion. Dans ce post on a pris la transcription lation-italienne SC pour translittérer le son "sh" (en français "ch") sachant que ce son en italien se prononce soit "sh" (comme dans sheriff) soit "sk" (comme dans sky). Après plusieurs vérifications il 'avère que
cette hypothèse avec les deux sons "sh/sk" du digramme italien SC auraient la signification du son SH ("ch" français). Donc voici cette nouvelle formule:
SC italien (sh, sk) = sh
Maintenant on va additionner cette nouvelle formule à celle d'avant, voir plus haut (sh=s.ph) et l'on aura la double formule suivante:
sc, sk = sh = s.ph (s.f)
La Scala
Le théâtre "La scala" de Milan est sans doute l'un des plus connus. Le mot scala issu du latin a deux sens principaux:
- escalier (escalader)
- échelle (comme un escabeau) et échelle de graduation (ex. échelle de Celcius pour la température)
Ce mot scala avec nos formules deviendrait sphala, shala. On prend ces mêmes mots mais
avec un R à la place du L pour saisir toute la différence: shara, sphara...ces deux mots nous renvoient à la "sphère, globe, boule, bulle, clos, cartouche" qu'on a vu dans les trois billets précédents.
Donc avec le L le mot sphala (scala en latin) devrait indiquer une autre notion qui n'est autre que la spirale! Voici la démo:
helix = contour, spirale (en grec).
phelix grâce à la formule du h=ph
sphelix car il pourrait y avoir une chute du "S" comme on l'a vu ailleurs.
helix=sphelix indique la spirale, ici avec la racine [sph+ L] comparé à la sphère [sph+R].
Ici on tient déjà une autre différence entre le R et le L: le R est une pshère, le L est une spirale.
Le R de sphera indique une échelle fermée (ex. de 0 à 20 comme les notes à l'école).
Le L de sphala indique une échelle ouverte (comme celle de Richter)
Le L de sphala en spirale/hélice indique un escalier-escargot.
On ne va pas s'attarder sur un tas d'exemples, prenons un seul pour montrer comment on passe de scala à sphala, du SC (sk) au SPH (sf):
disque, disc = disph (disf). La forme d'un disque est tout à fait conforme à la difinition de "sph"!
Ici le "sph" de contour, de globe, bulle, sphère est on ne peut plus clair!
Pour vous monter que la sphère est close, fermée (un contour ou circuit fermé) procédons à la mutation de sph en sc (sk):
spher = scer (sker)...comme le verbe sekeR = fermer (mot interférent en arabe) et a-zekrun/sekrun = verrou, voir même jerar (skerar?) = fermeture éclair, sekref/sekruf = noeud rond pour fixer la tresse de cheveux. Cette racine sc (sk) indique aussi "maintenus ensemble", "collé l'un à autre" comme dans a-mesak (épingle) en kabyle comme en arabe, lasuk/lazuq (glue, colle) en kabyle et leska/lesqa (colle) en arabe comme au kabyle.
Toponymie mazigh en ADN
On peut tirer de cette formule des résultats palpables au commun des en étudiant la toponomie nord-africaine en général d'origine mazigh.
Exemple 1
beshaR: Béchar dans l'ouest algérien. Appliquons les formules:
besha = besphar. Et puis quoi si c'est Bosphore?!
beshar = beskar. Là c'est un autre toponyme algérien que l'on voit: Biskra au sud-est!
Exemple 2
maskara: Mascara dans l'ouest algérien. Appliquons les formules (inversement):
maskara = masphara. Ici on détient comme pour Béchar la racine "sphr" très fréquente en toponymie (Ain Sefra), ce n'est pas une couleur (comme en arabe sefra=jaune) mais une graduation (degré).
maskara = mashara. Ici tout est simple: meshria (Mechria) dans l'ouest algérien aussi. Comme en langue mazigh les patronymes sont souvent issus de toponymes on peut dire que le nom de famille meshri (Mécheri) très répandu en Oranie indique que son porteur est originaire de Méchria ou de Mascara, ou bien (autre formule) d'une région dont le nom contient "sphr" comme Ain-Sefra, Bou Sfer (à côté d'Oran).
Exemple 3
shrea (Chréa du côté de Blida), sheraga (Cherraga à Alger) sont presque les mêmes, tous à lier avec shereg/shereq (déchirrer, écarter) et pas seulement:
sheraga = spheraga. Encore une fois la racine "sfr" (Sefra)!
sheraga = sceraga, skerag. Aucun sens à mon avis.

En pays mazigh shawi on va prendre shellia (Chélia) le mont:
shelia = sphelia. Ici la racine "sfl" indique la forme de spirale/hélice.
shelia = scalia/skalia. Ici la définition d'esclier (vers le ciel) est plus conforme car il s'agit de montagne (qui monte). Il faudra approfondir car dans certaines langues comme les slaves "skl" (skala) signifie "rocher, roc".
Il est à noter que le L remplaçé par R fera raprocher le mont shelia (Chélia) en Numidie du mont shreya (Chréa) en Maurétanie césarienne!
Voyons maintenant les toponymes mazigh en Kabylie.
Exemple 1
i-sheridhen: Icheriden (bataille de Fadhma N'sumer)
i-sheriden = isceriden, i-skeriden
isheriden = i-spheriden. Ici on entrevoit la fameuse racine toponymique "sphr" devenue Sefra à cause de l'arabisation.
Exemple 2
i-sherdhiwen: Icherdiwen (aux Ath-Dwalla)
i-sherdhiwen = i-scerdhiwen, i-skerdhiwen
i-sherdhiwen = i-spherdhiwen. Encore une fois la "sphr" de Sefra.
Exemple 3
a-meshras: Mechtras avec un "t".
a-mesctras, a-mesktras, sans "t" amescras, a-meskras.
a-mephstras, sans "t" mesphras. Ceci nous renvoie vers le toponyme afras (comme la marque de cigarettes algériennes!) et au patronyme issu d'ici: phares, pharsi soit Fares, Farsi, voir même les déformés Faredj, Farah, Ferhath, etc...
Exemple 4
phreha: Fréha. Ici le "h" doit être d'abord remplacé par un "ph":
phreha = phrépha. Ici le deuxième "f" doit changer et devenir w,v,b: fréwa/freva/freba.
On suppose qu'il y a eu chute d'un "S" avant le "ph":
phreha = sphreha = sephrepha (sefreba/sefrewa, sefrava)
Fréha aurait été sans soute Sephrawa avec l'inévitable racine "sfr". Idem au i-phrawsen (Fraoucen) du côté de Tlemcen dans l'ouest algérien qui serait sephrawsen (Sefrawsen).
Voilà donc pour cette nouvelle formule et les résultats qu'elle a donnés. On y reviendra, surtout pour la toponymie mazigh d'Afrique du Nord.
dimanche 15 mars 2009
Zéro
Ce post va mettre fin à un autre mensonge monumental de l'usurpateur.
Préambule
Nous savons tous que les chiffres que nous utilisons actuellement (1, 2, 3...) sont appellés à tort "chiffres arabes" alors que ce sont des chiffres venus d'Inde et d'ailleurs les arabes utilisent d'autres chiffres, d'autres formes pour noter les nombres.
Définition de "chiffre": caractère servant à représenter un nombre; système conventionnel pour correspondre secrètement (un code) ou en langage moderne "message crypté".
Et bien sûr Larousse et toutes les références donnent la même étymologie qui fait remonter l'origine de ce mot à l'arabe "sifr" qui signifie zéro. Eh bien il est temps de vérifier cette hypothèse.
Hypothèse
Nous avons dans les billets précédents que le "h" kabyle serait une mutation d'autres sons selon les cas de figure, le "h" aurait notamment remplacé un son "ph"(f). Nous avons vu aussi le sens du "ph" kabyle comme symbole de l'unité la plus petite, la particule élémentaire.
Aujourd'hui on va s'attaquer au son "sh" considéré à juste raison comme trop répandu dans notre langue à cause des sémitiques, le phénicien notamment, oû le "sh" est omniprésent. D'abord il faut signaler que 1. ce son "sh" peut-être confondu avec le son "j" (zh), 2. il serait simplement une altération du "s". Ensuite nous prenons ce son "SH" comme un son complexe ou digramme que l'on va scinder pour comprendre son sens réel:
sh = s+h
Nous avons vu que le "h" en kabyle aurait remplacé un autre son notamment le "ph"(f):
sh = s+h = s+ph ou s+f
C'est précisemment cette hypothèse sh = s+ph qui va nous servir de tremplin pour déchiffrer notre lexique kabyle (mazigh en général) et verrifier les interférences avec les autres langues notamment les sémitiques, l'arabe en particulier. Mais déjà il est bien de vérifier au sein de la langue kabyle même, pour ce un exemple assez frappant: shirew (frissoner) avec sh=s+ph il deviendra sphirew...avec la même racine que l'autre verbe kabyle phriwes (frissoner). Un autre exemple: shrew = égrapper (enlever les feuilles sans toucher à la tige), shrew devient sphrew oû l'on devine phrew/i-pherawen = feuille(s) d'arbre. On reviendra sur ces mots shrew/phrew par rapport à leur sens "feuille, écrire" avec une révélation fracassante. Cette hypothèse est vérifiée pour une multitude d'exemples de mots et verbes kabyles (mazigh en général) donc elle est on ne peut plus convaincante.
La potence
Nous allons commencer par un exemple cruel. Comment appelle-t-on en kabyle comme en argot algérois la guillotine (au temps de la guerre d'Algérie)? Finga, lfinga. Ce terme en fait signifie la potence. Suivez le lexique.
a-shangal = piège à noeud coulant, lacs (la), potence
Avec le son "sh" = s+ph (s+f) on aura:
a-sphangal (sfangal) oû l'on devine facilement finga (potence) du parler moderne.
sphang° ou lesfendj = beignet rond et flexible (une relation avec spongia = éponge n'est pas à exclure)
Cette racine "rétractable" [s.ph.n] en kabyle s'entrevoit en langue grecque oû span = contracter (ce mot a donné spasmos en grec et spasme en latin/français). Et pour finir il faut rappeller qu'en kabyle shengu (sphengu) signifie "ennemi".
La sphère
Si vous avez lu sur ce blog le post Cicéron vous aurez compris le sens de shyr, shawrar, etc...Un petit rappel:
shyr = ballon, pelote, boule, rond
Avec le "sh" muté en s+ph on aura:
shyr = sphyr (mot au masculin). Ce mot est sans doute équivalent au grec sphaira = boule, globe, sphère, le mot sphère en français/latin est issu de là.
Notre shyr au sens de globe est phonétiquement proche...du russe shar (globe, boule, ballon), c'est amusant comme coincidence, n'est ce pas!
En réalité notre shyr=sphyr atteste la forme de sphère, globe, boule (à zéro!). Il est quasi certain que le mot arabe sifr (zéro) est issu de ce mot commun au moins à deux autres langues plus anciennes que l'arabe: le libyque (mazigh, kabyle) et le grec. Et le sens de cette racine sphérique [sph.r] n'est pas exactement le même sens qu'en arabe siphr = zéro, nul mais plutôt il désignerait une globalité, un cycle complet, un ensemble, un paquet de N unités de base comme une boîte d'emballage ou pour être plus clair une cartouche contient par exemple une dizaine (10) de paquets et chaque paquet contient une douzaine (12) d'unités de base (ex.cigarette). D'ailleurs l'autre forme de cette racine avec "sh" à la place de "sph" soit la racine [sh.r] est présente en arabe dans les dizaines âshra = 10, âshrin = 20, etc..., et ces nombres sont présents aussi en kabyle et les autres nous disent que ce sont des emprunts à l'arabe, eh bien voyons de plus près. En kabyle il y a les verbes shaR ou chaR = remplir qui serait sphaR avec une indication très nette de remplir, compléter un volume (comme une sphère), il n'y pas de tels verbes ou de telles notions avec cette même racine allant dans le même sens en arabe! Le sens de "remplir, compléter" mais pour une surface (superficie) existe en arabe et il est commun au kabyle avec le verbe aamaR proche de âmeR en arabe. Toujours par rapport au sens sphr = zéro, nul voici une autre piste: nous avons un verbe en kabyle fregh interférent avec l'arabe faregh avec le sens de "vide"; en kabyle il y a le verbe phres (fer'es) = nettoyer, élaguer, enlever tout ce qui est nocif, rendre net/clair/sain; il y a le verbe kabyle phReDH = "vider de sa consistance" qui aurait pu être amputé d'un "s" donc il aurait été sphredh et ici la racine à la base sfr indique bien le sens de "vide, sans consistance" donc "nul, zéro"...ce verbe phReDH existe bel et bien en arabe mas avec un sens totalement différent: "exiger". Donc...
Le milieu
Pour signifier 12 heures ou midi en arabe ils disent ithnat-âshar (2-10, soit 12), en kabyle nous disons tsenash qui avec la formule sh=s+ph serait tsenasph...terme quasi similaire à tsenasfa = milieu, centre soit le midi (pour la journée) ou minuit pour les notions de temps, le terme équivalent en arabe est "waset" (milieu) qui est très loin du notre comme vous le voyez. D'autre part pour dire moitié en kabyle nous disons nephs avec un "fs" alors qu'en arabe c'est l'inverse nesf avec un "sf" peut-être parce que chez eux nefs = équivalent, égal, similaire. Donc il faudra vérifier si notre mot nephs (moitié) n'est pas une déformation de nesph (comme en arabe) car cette forme nesph est plus concordante avec tsenaspha (milieu, centre). Je me risque à avancer les suppositions suivantes: tsenaspha avec le N attesterait sans doute la demi-sphère ou hémi-cycle; le "sh" ou sa forme "sph" attesterait sans doute le cyle complet, la sphère. On vérifiera plus tard.
La boule à zéro
On peut bien sûr passer au crible tous les mots kabyles avec un "sh" et les remplacer par "sph" tout come les mots étrangers notamment grecs avec un "sph, sp" à remplacer par un "sh" pour avoir leur forme en kabyle moderne. Mais il y a autre chose à signaler à savoir que dans certains mots kabyles commençant par un "ph" (f) il y aurait eu une chute du "s", exemple finga devrait être sfinga et shinga. On va prendre 2 exemples assez pertinents (un autre très très intéressant viendra prochainement):
a-phermash, a-fermash = édenté, sans dents
Avec un "s" re-gréffé au F on aura a-sphermash, a-sfermash (shermash)
a-ferDHas = chauve (en italien calvo, pelato...pelote) comme Kojak, Fantomas ou Pierluigi Collina!
Avec un "s" rétabli aux côtés du "f" on aura:
a-spherDHas, a-sferdhas (sherdhas)
Ici nous avons le vrai sens de "spher/sfer" qui certainement serait "vide, sans, néant" en clair avec le sens de zéro. C'est sans doute pour marquer un "cycle, ensemble, un chiffre rond" comme "dizaine" ou "douzaine" qui reste à déterminer.
Epilogue
Donc vous avez compris que le sh = s+ph et que derrière un F au début d'un mot en kabyle il est probable qu'un S lui aurait été amputé.
Prenons maintenant le deuxième sens du mot "chiffre" mot "arabe" sifr selon Larousse et les autres "autorités" occidentales et orientales, en l'occurence le sens de chiffre = code. Donc ce qui est secret et caché aux autres. Comment on dit en arabe cacher? - ils disent khebi. Et comment on dit chacher en kabyle (mazigh)?...'pher/'fer! Ce mot 'pher s'il a vraiment perdu son "s" aurait été spher. On y reviendra là-dessus pour a-sirem (esprérer en kabyle), sperare/espérer en latin/français, on reviendra par rapport à la beaute et oiseau comparé aux langues sémitiques et bien sûr on rendra visite à l'ancienne Egypte à Nefertiti et aux Pharaons.
Pour finir. Je pense que le mythe des "chiffres arabes" alors qu'ils sont hindous est déjà tombé depuis un bon moment. Aujourd'hui je considère que le mythe du "zéro -chiffre arabe" est tombé à l'eau et tous les usurpateurs qui continueront à propager le mensonge du "zéro arabe" méritent un vrai zéro, un beau double zéro et eux-mêmes resteront de grands zéros en chiffres.
Préambule
Nous savons tous que les chiffres que nous utilisons actuellement (1, 2, 3...) sont appellés à tort "chiffres arabes" alors que ce sont des chiffres venus d'Inde et d'ailleurs les arabes utilisent d'autres chiffres, d'autres formes pour noter les nombres.
Définition de "chiffre": caractère servant à représenter un nombre; système conventionnel pour correspondre secrètement (un code) ou en langage moderne "message crypté".
Et bien sûr Larousse et toutes les références donnent la même étymologie qui fait remonter l'origine de ce mot à l'arabe "sifr" qui signifie zéro. Eh bien il est temps de vérifier cette hypothèse.
Hypothèse
Nous avons dans les billets précédents que le "h" kabyle serait une mutation d'autres sons selon les cas de figure, le "h" aurait notamment remplacé un son "ph"(f). Nous avons vu aussi le sens du "ph" kabyle comme symbole de l'unité la plus petite, la particule élémentaire.
Aujourd'hui on va s'attaquer au son "sh" considéré à juste raison comme trop répandu dans notre langue à cause des sémitiques, le phénicien notamment, oû le "sh" est omniprésent. D'abord il faut signaler que 1. ce son "sh" peut-être confondu avec le son "j" (zh), 2. il serait simplement une altération du "s". Ensuite nous prenons ce son "SH" comme un son complexe ou digramme que l'on va scinder pour comprendre son sens réel:
sh = s+h
Nous avons vu que le "h" en kabyle aurait remplacé un autre son notamment le "ph"(f):
sh = s+h = s+ph ou s+f
C'est précisemment cette hypothèse sh = s+ph qui va nous servir de tremplin pour déchiffrer notre lexique kabyle (mazigh en général) et verrifier les interférences avec les autres langues notamment les sémitiques, l'arabe en particulier. Mais déjà il est bien de vérifier au sein de la langue kabyle même, pour ce un exemple assez frappant: shirew (frissoner) avec sh=s+ph il deviendra sphirew...avec la même racine que l'autre verbe kabyle phriwes (frissoner). Un autre exemple: shrew = égrapper (enlever les feuilles sans toucher à la tige), shrew devient sphrew oû l'on devine phrew/i-pherawen = feuille(s) d'arbre. On reviendra sur ces mots shrew/phrew par rapport à leur sens "feuille, écrire" avec une révélation fracassante. Cette hypothèse est vérifiée pour une multitude d'exemples de mots et verbes kabyles (mazigh en général) donc elle est on ne peut plus convaincante.
La potence
Nous allons commencer par un exemple cruel. Comment appelle-t-on en kabyle comme en argot algérois la guillotine (au temps de la guerre d'Algérie)? Finga, lfinga. Ce terme en fait signifie la potence. Suivez le lexique.
a-shangal = piège à noeud coulant, lacs (la), potence
Avec le son "sh" = s+ph (s+f) on aura:
a-sphangal (sfangal) oû l'on devine facilement finga (potence) du parler moderne.
sphang° ou lesfendj = beignet rond et flexible (une relation avec spongia = éponge n'est pas à exclure)
Cette racine "rétractable" [s.ph.n] en kabyle s'entrevoit en langue grecque oû span = contracter (ce mot a donné spasmos en grec et spasme en latin/français). Et pour finir il faut rappeller qu'en kabyle shengu (sphengu) signifie "ennemi".
La sphèreSi vous avez lu sur ce blog le post Cicéron vous aurez compris le sens de shyr, shawrar, etc...Un petit rappel:
shyr = ballon, pelote, boule, rond
Avec le "sh" muté en s+ph on aura:
shyr = sphyr (mot au masculin). Ce mot est sans doute équivalent au grec sphaira = boule, globe, sphère, le mot sphère en français/latin est issu de là.
Notre shyr au sens de globe est phonétiquement proche...du russe shar (globe, boule, ballon), c'est amusant comme coincidence, n'est ce pas!
En réalité notre shyr=sphyr atteste la forme de sphère, globe, boule (à zéro!). Il est quasi certain que le mot arabe sifr (zéro) est issu de ce mot commun au moins à deux autres langues plus anciennes que l'arabe: le libyque (mazigh, kabyle) et le grec. Et le sens de cette racine sphérique [sph.r] n'est pas exactement le même sens qu'en arabe siphr = zéro, nul mais plutôt il désignerait une globalité, un cycle complet, un ensemble, un paquet de N unités de base comme une boîte d'emballage ou pour être plus clair une cartouche contient par exemple une dizaine (10) de paquets et chaque paquet contient une douzaine (12) d'unités de base (ex.cigarette). D'ailleurs l'autre forme de cette racine avec "sh" à la place de "sph" soit la racine [sh.r] est présente en arabe dans les dizaines âshra = 10, âshrin = 20, etc..., et ces nombres sont présents aussi en kabyle et les autres nous disent que ce sont des emprunts à l'arabe, eh bien voyons de plus près. En kabyle il y a les verbes shaR ou chaR = remplir qui serait sphaR avec une indication très nette de remplir, compléter un volume (comme une sphère), il n'y pas de tels verbes ou de telles notions avec cette même racine allant dans le même sens en arabe! Le sens de "remplir, compléter" mais pour une surface (superficie) existe en arabe et il est commun au kabyle avec le verbe aamaR proche de âmeR en arabe. Toujours par rapport au sens sphr = zéro, nul voici une autre piste: nous avons un verbe en kabyle fregh interférent avec l'arabe faregh avec le sens de "vide"; en kabyle il y a le verbe phres (fer'es) = nettoyer, élaguer, enlever tout ce qui est nocif, rendre net/clair/sain; il y a le verbe kabyle phReDH = "vider de sa consistance" qui aurait pu être amputé d'un "s" donc il aurait été sphredh et ici la racine à la base sfr indique bien le sens de "vide, sans consistance" donc "nul, zéro"...ce verbe phReDH existe bel et bien en arabe mas avec un sens totalement différent: "exiger". Donc...
Le milieu
Pour signifier 12 heures ou midi en arabe ils disent ithnat-âshar (2-10, soit 12), en kabyle nous disons tsenash qui avec la formule sh=s+ph serait tsenasph...terme quasi similaire à tsenasfa = milieu, centre soit le midi (pour la journée) ou minuit pour les notions de temps, le terme équivalent en arabe est "waset" (milieu) qui est très loin du notre comme vous le voyez. D'autre part pour dire moitié en kabyle nous disons nephs avec un "fs" alors qu'en arabe c'est l'inverse nesf avec un "sf" peut-être parce que chez eux nefs = équivalent, égal, similaire. Donc il faudra vérifier si notre mot nephs (moitié) n'est pas une déformation de nesph (comme en arabe) car cette forme nesph est plus concordante avec tsenaspha (milieu, centre). Je me risque à avancer les suppositions suivantes: tsenaspha avec le N attesterait sans doute la demi-sphère ou hémi-cycle; le "sh" ou sa forme "sph" attesterait sans doute le cyle complet, la sphère. On vérifiera plus tard.
La boule à zéro
On peut bien sûr passer au crible tous les mots kabyles avec un "sh" et les remplacer par "sph" tout come les mots étrangers notamment grecs avec un "sph, sp" à remplacer par un "sh" pour avoir leur forme en kabyle moderne. Mais il y a autre chose à signaler à savoir que dans certains mots kabyles commençant par un "ph" (f) il y aurait eu une chute du "s", exemple finga devrait être sfinga et shinga. On va prendre 2 exemples assez pertinents (un autre très très intéressant viendra prochainement):
a-phermash, a-fermash = édenté, sans dents
Avec un "s" re-gréffé au F on aura a-sphermash, a-sfermash (shermash)
a-ferDHas = chauve (en italien calvo, pelato...pelote) comme Kojak, Fantomas ou Pierluigi Collina!
Avec un "s" rétabli aux côtés du "f" on aura:
a-spherDHas, a-sferdhas (sherdhas)
Ici nous avons le vrai sens de "spher/sfer" qui certainement serait "vide, sans, néant" en clair avec le sens de zéro. C'est sans doute pour marquer un "cycle, ensemble, un chiffre rond" comme "dizaine" ou "douzaine" qui reste à déterminer.
EpilogueDonc vous avez compris que le sh = s+ph et que derrière un F au début d'un mot en kabyle il est probable qu'un S lui aurait été amputé.
Prenons maintenant le deuxième sens du mot "chiffre" mot "arabe" sifr selon Larousse et les autres "autorités" occidentales et orientales, en l'occurence le sens de chiffre = code. Donc ce qui est secret et caché aux autres. Comment on dit en arabe cacher? - ils disent khebi. Et comment on dit chacher en kabyle (mazigh)?...'pher/'fer! Ce mot 'pher s'il a vraiment perdu son "s" aurait été spher. On y reviendra là-dessus pour a-sirem (esprérer en kabyle), sperare/espérer en latin/français, on reviendra par rapport à la beaute et oiseau comparé aux langues sémitiques et bien sûr on rendra visite à l'ancienne Egypte à Nefertiti et aux Pharaons.
Pour finir. Je pense que le mythe des "chiffres arabes" alors qu'ils sont hindous est déjà tombé depuis un bon moment. Aujourd'hui je considère que le mythe du "zéro -chiffre arabe" est tombé à l'eau et tous les usurpateurs qui continueront à propager le mensonge du "zéro arabe" méritent un vrai zéro, un beau double zéro et eux-mêmes resteront de grands zéros en chiffres.
Inscription à :
Articles (Atom)
