lundi 9 novembre 2009

Magdalena

Suite de la série consacrée à la relation entre G et D.

La transcription des sons sur ce blog est expliquée dans le post "Draft.Classement", en voici un petit rappel concernant le son G.
G occulsif, ici en majuscule: se prononce comme un Ga,Go, Gue en français
g spirant, ici en minuscule: se prononce un peu comme le ch du ich allemand

Magdalena
Pour mémoriser la formule de change qui nous intéresse je propose la liaison Magdalena-Madeleine, en français le "g" disparaît. Dans notre cas devant un D il y a un G qui se cache donc que nous ne prononçons pas aujourd'hui.
d ~ Gd
Plus largement devant ce "d" il y aurait une gamma: G, g, K, k, q, c, kh.
Inversement derrière un G, une gamma plus largement, se cacherait peut-être un "d" ou "t":
G, q ~ Gd, qd
Nous allons voir en priorité la première formule d ~ Gd pour essayer de faire le lien entre notre lexique kabyle contemporain et le lexique des temps anciens notamment en ce qui concerne les toponymes de notre patrie nord-africaine.

Mogador
Je reviens sur le post précédent à la lumière de cette formule d ~Gd. On a formulé l'hypothèse selon laquelle Mogador indiquerait "le couchant", l'extrême occident par extension.
tha-medith = soir, soirée (lien: crépuscule, coucher du soleil)
Ce mot deviendrait tha-megdith, tha-megadith ou tha-mogadith au féminin qui au masculin passera à mogadir, mogador. Ici on voit apparaître un autre toponyme de l'antiquité thamugadi ancienne colonie romaine en Numidie contruite sous Trajan en l'an 100 de notre ère et plus connue aujourd'hui sous le nom de Timgad, en pays Shawi dans l'est algérien.

Ouaga'
Beaucoup de kabyles, de mazigh du nord en général, ignorent que nos cousins de l'extrême sud surtout les touaregs sont répartis sur un territoire immense, au delà du fleuve Niger, il y a des touaregs donc des mazighophones jusqu'en Haute-Volta ou Burkina-Fasso! La capitale de ce pays wagadugu, Ouagadougou s'apprête justement à notre formule du jour:
wada = le bas.
wada ~ wagda ~ wagada
Bien sûr que je ne connais pas l'étymologie de ce toponyme burkinabé donc je ne peux que spéculer hélas. N'empêche qu'une origine touarègue de ce nom n'est pas à exclure. Et puis ça fait bien de nous rappeller de l'existence de mazighophones de l'extrême sud.

Tour
Cette formule de change d~Gd n'est pas baptisée la formule de Magdalena juste pour mieux la mémoriser, il y a une autre raison. Nous avons dit déjà sur ce blog que les interférences entre notre langue et les sémitiques ne sont intéressantes que lorsqu'il s'agit du phénicien (conventionnel) et de l'ancien hébreu, c'est le meilleur moyen de remonter le temps.
Magdalena de l'hébreu magdala (medjel actuellement) de migdal = tour.
C'est une trouvaille très prometteuse! Elle explique entre autre l'origine du dj qui aurait supplanté le d ou gd même en kabyle à cause de l'influence des sémitiques, l'arabe surtout. Par exemple djerid serait gadirid et nous savons que gad, gadir est une racine/un mot commun au phénicien comme à notre langue, cette racine a d'ailleurs survécu uniquement en kabyle/mazigh mais nulle part ailleurs en sémitiques, surtout pas en arabe, ce qui laisse supposer une origine mazigh, plutôt libyco-punique de cette racine et de ce mot. Mais surtout cette trouvaille donne un lien vers les temps anciens et les appellations anciennes, elle nous permettra de comprendre pas mal de choses donc on reviendra là-dessus à plusieurs reprises.

Jurjura
Les patronymes kabyles, mazigh en général, sont presque toujours issus des toponymes donc de l'origine géographique. Nous allons voir les noms de famille qui commencent par d, G et dj qui sont tous en fait des Gd comme l'a montré la formule.
derwaz (Derouaz): gaderwaz, gadhirws/Gadirwas. Origine géo.: gadhir, ydhir (Ath- Yidhir), un lieu HAUT et dominant, le mot a-gadhir signifie "grenier" par rapport à son élévation.
deris, driss, deriassa : idem à derouaz
idem pour Gerwabi = gadhirwav
idem pour Germah = gadhirmah, gadhir mas?
idjeri, djerra, djerum: idem, issu d'un "lieu haut", du toponyme gadhir devenu (ath) Yidhir/Idir.
idem pour Gerav (guerrab) ou Djerrab.
djer-djer ou Djurdjura, Jurjura = gadhir-gadhira, Gadir-Gadira! Jurjura est le grenier des greniers, le presque-toit des toits ou simplement le toit du monde quoi! Comme c'est un mont on comprend parfaitement pourquoi ce nom. Par ailleurs on devine facilement l'origine du toponyme Djerba en Tunisie, gadhiriv-Gadoruf? avec ce gadhir-gador omniprésent, les patronymes djerab-Gerab collent justement à djerba et à des lieux élevés, hauts avec le radical der, djer, ger.
On peut bien sûr continuer avec les patronymes nord-africains même les arabisés, et on arrivera toujours à lui trouver une origine géographique, à un toponyme mazigh. Prenons le nom de l'ancienne star de foot de l'équipe algérienne et du FC Porto Rabah Madjer. Son patronyme Madjer serait magder, mogador, magadhir. Lui aussi il tient son nom d'un lieu lié à gadhir, Gadir qui en toponymie kabyle de nos jours est simplement devenu Yidhir (idir), Ath Yidhir (transcrit en français Aït Idir).

dimanche 8 novembre 2009

Mogador

Suite du post précédent realtif à la relation entre les gamma G et les emphatiques dT et DH.

Rive gauche
Nous allons d'abord analyser notre lexique. Prenons les mots avec les terminaisons contenant la syllabe meDH, maDH.
a-zel'maDH = gauche, gaucher
a-gumaDH = rive opposé, rive occidentale (rive gauche!), occident.
z'meDH = serrer
q'meDH = boucler, fermer
maDHI = du tout, quasi nul
Rappelons la formule de change qui lie les gamma (G, gh, q, K, C, kh) et les emphatiques dT et DH avec une forme plus élargie:
DH, dT ~ ghad, gad, kat, cat
Cette formule nous permet de mieux comprendre le sens de meDH, maDH:
maDH = magad, makata
Retenons cette relation et observons que dans ces mots on retrouve (par hasard) gada/kata proche de l'affixe grec kata qui signifie "bas, vers le bas, en bas" comme dans cataclysme, cathode, etc...Ce kata/cata/gada est simplement la forme composé de notre DH emphatique, ce que notre lexique semble confirmer:
DH'leq = s'allonger. Ce mot serait kataleq?
i-DHes = se coucher, dormir.
Bref, DH indique ce qui tend vers le plat, le zéro, vers la fin ou l'arrivée à terme (aweDH).

Mogador
Il était un roi appellé Juba II souverain de la Maurétanie Césarienne. L'on dit qu'il a développé la culture du murex sur les îles purpuraires à l'ouest de son royaume archipel appellé dans l'anquit Mogador et devenu aujourd'hui Essaouira, une appellation arabe car les arabes sont là depuis le 7ième siècle, ce pays ) l'occident de l'ADN s'appelle Maroc ou maghrib en arabe. Voilà pour les dégâts. Lire plus sur Mogador
mogador
gad = dT ou DH emphatique comme vu plus haut.
mogador = moDHor
Ce toponyme serait simplement MaDHoR qui rappelle trop Madaure (antique Madavrus, M'dawrush acuellement) en Numidie dans l'est algérien en pays Shawi de nos jours; Et d'une certaine façon il rappelle Nador toujours à l'ouest dans le Chenoui en Algérie et au Rif au Maroc.
Prenons la version arabe al-maghrib, al-maghreb "le couchant" ("l'occident" par extension).
magh*Rib
mogadoR*
La formule la plus composée la plus complète d'oû seraient tirés toutes ses version serait magadorf ou magadarif avec DH = kata/gada pour "la fin", la descente ou plutôt "le couchant", le côté du iDH = la nuit, obscurité.
Bref, nous venons juste de lancer une hypothèse selon laquelle le toponyme antique Mogador aurait la même signification que l'actuelle appellation coloniale arabe al-maghreb "le couchant, la partie occidentale". Mogador serait-il en réalité "le couchant", "l'extrême occident" dans la langue de nos ancêtres de l'antiquité? A suivre...

Chasse

Ce post nous apportera un premier élément pour résoudre les énigmes de notre histoire.

Siga
Nous savons que l'antique Siga était la capitale du roi numide Syphax allié des carthaginois et ennemi juré de l'allié de Rome Massinissa le roi des numides, avec Cirta comme capitale. Nous avons les témoignages de Tite-Live notamment, nous savons que Siga avait sa monnaie différente de celle de Cirta. La difficulté réside ailleurs, nous n'arrivons pas à situer cette antique Siga sur la carte, le plus souvent l'antique Siga est confondue à la ville de Sig située à l'ouest en Maurétanie antique soit en ADN de l'ouest, dans l'ouest algérien. Seulement voilà que Sig n'a pas ou n'a pas gardé de vestiges de l'antiquité, quasiement aucune trace et puis elle est située trop loin de la Numidie. C'est donc logiquement que plusieurs historiens supposent que l'antique Siga était en Numidie donc à l'est algérien et Tunisie de nos jours.

La chasseuse
Les mâles sont paresseux paraît-il. Le lion se repose pendant que la lionne va à la chasse...et le lion se sert le premier.
tha-sedda = la lionne
tha-sedda en fait serait tha-segda.
Segedh = chasse; a-Segadh = chasseur (tha-segdha/tha-sedda = chasseuse).
D'abord il faut dire que ce terme existe en sémitique-arabe: siyad (chasseur), sayed (seigneur) et asad (lion): la contradiction saute aux yeux, le lion n'est pas chasseur et pourtant les deux mots ont la même racine en arabe, cette incohérence indique clairement que ce sont des emprunts. Ensuite je suis prêt à parier que ce mot a attéri en arabe via le phénicien. Je signale que sadats en kabyle signifie "protecteurs, anges-gardiens" et sidhi = un saint.
L'intérêt est ailleurs pour nous, il faut simplement se rappeller la formule de change évoqué dans le billet Cedrus Punicus qui lie D à G, a-sghar = asdar, cedar. Cette formule se confirme ici, donc il faut un G devant un D, dans un mot parfois le G a survécu au temps, parfois c'est le D.
D ~ GD
Sig serait plutôt sigd ou simplement le sidh, sidhi utilisé en toponymie kabyle, mazigh nord-africaine (chose inexistante chez les arabes), donc Sig serait une appellation incomplète Saint quoi?
Siga serait plutôt sigda, sygda ou syda qui serait proche de seyda ou la forme arabisée Saïda.
La variante la plus proche de l'antique Siga serait Sigdrata ou Sedrata, cette ville est située en Numidie et son appellation même est commune, elle peut être attribuée à notre langue (lybico-punique) comme au phénicien. Sedrata est située dans l'est algérien au sud de Guelma (antique Calama) dans le pays Shawi. Sedrata serait-elle l'antique Siga de Syphax?

Stadium

Suite du thème des dT et DH emphatiques

Là nous allons voir un autre aspect et une autre hypothèse concernant les sons emphatiques dT et DH, et dans certains cas des th et dh ordinaires.

Mesures
L'hypothèse est relativement simple: le son dT, comme dans adTas, serait en fait un son composé de T+D, ou inversement T+D, voir même D+D, T+T parfois. Donc dT = t+d, d+t.
Ensuite il est clair que ce dT emphatique va nous mener à des notions de calcul, nombre, chiffres et mesures. Le mot adTas (beaucoup, nombreux) indique une grosse quantité mais on peut trouver sa vraie signification.
adTas = beaucoup, nombreux. Le même mot avec le même sens est attesté dans le linéaire A crétois, donc ce mot serait très très vieux et commun à plusieurs peuples de la méditerranée occidentale.
dTasina, dTazina = douzaine (dizaine?): ce mot est utilisé en kabyle comme en argot algérois (il n'y a pas de mot arabe pareil).
Donc adTas donne dTasina (dTazina), donc on peut supposer que le terme adTas (beaucoup) signifierait "des douzaines", la variante "dizaines" n'est pas à exclure non plus.
Notons que dans le lexique des "organes" de mesures anciennes la lettre dT, DH (ou th/dh) est toujours présente:
k'thil = mesurer
tha-rdhasth = empan
aDHadh = doigt
aDHaR = pied
thidT = oeil. Unité de mesure de base chez les anciens égyptiens.
Si nous introduisons notre formule t+d ou d+t pour le son dT on aura:
tha-sedTa = branche, ramifications.
a-ZedTa = métier à tisser.
Le mot sedTa serait-il setada? Si oui nous aurons là une très bonne piste surtout que stade est aussi une unité de mesure ancienne, une unité grecque stadion égale à 600 pieds (un peu moins de 200 mètres), ce mot grec stadion pour "stable, ferme" donc une unité constante en qlq sorte. Le mot s'DHah = toit plat (exite en arabe steh?) avec remarquez le DH, dT pour la platitude en kabyle (avlaDH, aDHar, lwDHa) est bien placé pour illustrer ces "stade" tout comme le métier à tisser aZedTa qui est d'abord de forme rectangulaire.
Bref, ce dT emphatique, comme sa forme DH emphatique, pourrait nous mener à des notions proches de tetra grec qui signifie quatre surtout que j'avais souligné dans le billet précédent (Trapèze) que derrière un dT/DH emphatique se cacherait un R,r ce qui nous donne dT kabyle = tetra grec, cette hypothèse reste à vérifier.
Une chose est sûre, ces sons sont liés au calcul, aux nombres, aux chiffres, aux mesures, etc... Donc aux notions de maths et de géométrie. C'est une piste qui promet donc on reviendra sur ce sujet à plusieurs reprises.

samedi 7 novembre 2009

Nif-Nif

Tribuna

Ce post est destiné à attirer l'attention des patriotes kabyles et mazigh. Encore une fois nous allons voir de plus près la propagande des autres, plus exactement de leur mouvance islamiste qui cache à peine ses sympathies envers leurs tangos qui terrorisent la Kabylie, notre Patrie. Voici une site de cette mouvance qui a le culot de parler de Dda Lmuludh Maameri et des kabyles sans avoir demandé l'autorisation à ces derniers, chose qui leur sera refusée de toute façon.
Voici leur article qui vise surtout à dénigrer les kabyles, la langue kabyle (mazigh en général), l'identité kabyle (mazigh en général) et à promouvoir les deux supports des occupants de nos terres à savoir leur langue arabe et la religion des arabes et de leurs musulmans:
- article du Quotidien Islamiste Argélien
D'abord il y a le premier, l'auteur de cet "article", appellons-le Naf-Naf. Il lance le débât avec en toile de fond sa ferme conviction que seules la langue des occupants (l'arabe) et la religion des usurpateurs (religion des arabes et de leurs musulmans) ont le droit d'exister en ADN, sur nos terres qu'ils occupent depuis le 7ième siècle.
Illico presto il y a un deuxième, appellons-le Nouf-Nouf, qui intervient en premier pour crier haut et fort qu'il faut éliminer toutes les autres langues, celles des autochtones (kabyle, chaoui, mazigh en général) et le français (donc toute trace des romanes et du latin) pour laisser le champ libre à l'hégémonie de la langue des usurpateurs venus du Cham, la langue arabe dont aucun autochtone n'en veut.
Ensuite il y a un troisième, appellons-le Nif-Nif, qui débarque avec un melon (arabe-islamiste) énorme pour affirmer que la langue "berbère" (sous entendu le kabyle, mazigh en général) est primitive par rapport à l'arabe qui à ses yeux symboliserait le progrès. Voilà donc un client, assez rare de nos jours, qui ose affirmer sa fierté d'arabe-islamiste et sa "supériorité".
Bien sûr qu'il y aura d'autres pigs qui vont intervenir sur cette tribune pro-tangos pour cracher sur les kabyles et les mazigh en général, on va s'arrêter à l'affirmation de ce dernier Nif-Nif.
Pour la petite histoire "Nif" en arabe signifie "nez", il interfère avec le kabyle "niph" qui symbolise l'orgueil et atteste plutôt le sens de "pif" (du nez), on y reviendra une autre fois.
Donc par rapport aux déclarations de Nif-Nif sur le progrès qu'apportent les coupeurs de têtes comme ils sont appellés par plusieurs historiens. A propos de Nif, de Nez, regardez bien ce monument, vous le reconnaitrez sans tarder. Bien sûr que la soldatesque de Napoléon a tiré dessus mais le nez du sphinx a été démoli bien avant eux (un dessin du milieu du 18 siècle en témoigne), selon un chroniqueur égyptien du 15 siècle il aurait été détruit par un arabe-islamiste un soufi fanatique vers le milieu du 14 siècle. Celà ne doit pas étonner le monde contemporain qui a dernièrement assisté à la démolition des vestiges historiques, des statues de Boudda en Afghanistan par les talibans, en arabe taleb/taliban signifie "étudiant(s)" des madrasas, sources du "savoir et du progrès". Comme quoi ils n'ont pas évolué d'un iota depuis belle lurette.
Ce sphinx au nez démoli par un produit de leur civilisation d'essence arabe et islamiste est un monument à leur médiocrité. On est loin des vitrines de cette civilisation (Cordoue, Damas, Bagdad) dont les arabes-islamistes n'arrêtent pas de parler et ce malgré leur arriérisme sur le monde moderne. Ce sphinx au nez cassé contredit leur théorie d’une civilisation "arabe" supérieure aux autres. Ils ont conquis l’Egypte en l’an 639 et Napoléon y arriva en 1798 : 1150 ans (avant Napoléon) qu'ils étaient les maîtres de l'Egypte, assis sur un trésor du savoir sans rien faire, tout le contraite des Lagides qui ont fait bénéficier le monde grec et l’Egypte elle-même. Ils sont restés 1150 ans (aujourd’hui ça fait 1350 ans) en Egypte sans s'intéresser à ses trésors et à ses monuments, pire les "étudiants" - les talibans de leur époque- ne faisaient que détruire ces restes d’une civilisation énorme (statue du Sphinx et pyramides) et ils traitaient cette gigantesque civilisation égyptienne de Jahiliya c’est à dire "ignorante, sauvage" ! Il a fallu attendre l’arrivée des français en Egypte pour voir renaître de ces cendres cette fantastique civilisation égyptienne. Ce fait historique est un MONUMENT à leur médiocrité ! De l’avis de la majorité leur civilisation est de type "intermédiaire", c’est à dire qu'ils ont surtout assuré la transition de la science et du savoir, la logistique en stockant/traduisant et transportant les connaissances du monde grec de l’Orient vers l’Occident en Espagne. Ce sont les européens qui vont apprécier à leur juste valeur ces connaissances de l'humanité. Ce sont surtout les perses musulmans qui ont été d'un grand apport à la science durant le règne des Califes arabes et musulmans.

Quant à leur langue, ils n'ont qu'à commencer à élaborer et rendre publique un dictionnaire étymologique avec des thèses qui tiennent debout sur la vraie origine des mots qu'ils déclarent être des "vernaculaires arabes", on verra si leur conglomérat résistera à cette épreuve de vérité.

Pour finir j'aimerais rappeller aux kabyles et aux mazigh en général que pour éloigner le mal et l'obscurantisme répandus par les usurpateurs nous devons en premier lieu interdire la langue arabe sur nos territoires, et dire que nous acceptons le principe de réciprocité et donc que notre langue soit interdite sur leurs territoires. Une solution juste qu'il faut promouvoir et défendre.

vendredi 6 novembre 2009

Trapèze

Ce post est consacré aux sons emphatiques dT et DH.

On a déjà conclu que les sons emphatiques en kabyle seraient vraisemblablement des sons composés ou bien tout simplement un autre son se cacherait devant ou après les emphatiques comme dT ou DH par exemple. Aujourd'hui nous allons voir une hypothèse assez intéressante qui explique on ne peut mieux le lexique contenant le dT ou DH. Voici cette hypothèse:
dT, DH ~ t.r, th.r , voir [d.r]

Thérapie
Vous savez qu'hôpital en argot algérois se dit sbytar (mustashfa en arabe) et en kabyle dTesvyteR, tous les deux rappellent presbytère. Dans ces établissements exercent les médecins ou les toubibs si vous préférez. Toubib qui vient de Tabib qui en arabe signifie "médecin", ce mot se retrouve en kabyle sous la forme dTviv. Appliquons notre formule de change à ce mot.
dTviv = therviv, threviv, theraviv
En clair nous voyons dans dTviv le mot thérapie qui est issu du grec therapeuein (soigner).

Bûcher
Il y a des génies qui n'accèdent jamais à la gloire, ils héritent de la souffrance. Le grand public connaît plus Galilée que celui qui l'a précédé dans la luttre des scientifiques et philosophes contre l'église, le pauvre Giordano Bruno. Il a fini sur un bûcher en 1600 car il a affirmé et défendu au prix du sacrifice de sa vie l'hypothèse selon laquelle le ciel est infini et qu'il existe de multiples systèmes solaires comme celui oû nous vivons. Il n'avait pas les moyens des scientifiques de nos jours qui confirment les milliards et milliards de galaxies qui contiennent chacune d'elle des milliards des soleils. Il n'avait même pas les lunettes ou d'observatoire comme Galilée. Donc Bruno serait arrivé à ce résultat théoriquement grâce à son génie.
Revenons maintenant à notre soleil qu'en kabyle nous appellons idTij avec ce dT emphatique qui serait donc un [th.r], idTij = itherij avec la formule de change, ce qui nous rapproche des autres soleils ithri, ithran = étoile, les étoiles. Les étoiles sont des soleils comme nous le savons aujourd'hui, et cette relation dT-thr dans soleil-étoile idTij-ithri est une autre épreuve de la cohérence de notre langue et de sa logique ahurissante qui très souvent me laisse stupéfait.

Trapèze
On ne va pas parler de géométrie. De nous jours le mot trapèze chez les grecs signifie...banque. Et oui, au départ ce mot grec trapezion ("quatre pieds") signifiait "table, comptoir". Ce mot est parvenu chez les russes avec le mot trapeza d'abord avec le sens initial "table" qui disparaitra pour laisser la place à une autre interprétation locale trapeza = repas (à table!) rarement utilisée de nos jours. C'était pour la petite histoire, maintenant on passe à notre lexique.
tha-vaqith = grand plat
dTvaq = panier plat (vannerie).
a-DHevsi = assiette. mot repris en argot DZ et nord-africain sous la forme Tabsi (en arabe assiette/plat se dit Tabeq).
Ce mot DHevsi avec notre formule serait travsi. Ici comme dans l'exemple vu plus haut (dTviv-thérapie) le "v" serait l'équivalent au "p"dans le mot grec. En clair DHevsi devient travsi,trapesi ou trapèze...sauf que là c'est simplement une coincidence car le mot grec trapèze est un mot composé de tra (tetra=4) et pezion (pieds), inutile donc de faire le rapprochement. Comme quoi il ne faut pas tomber dans la facilité et le simplifisme même si c'est contrariant pour vous. On pourrait imaginer que ce mot aDHevsi (assiette, plat) serait issu des arts de table ou plutôt de la table grecque trapeza, seulement voilà, ce mot contient -ves équivalent de vec-veq des plats (vaqith, vacith) donc il n'est pas isolé en kabyle bien au contraire.
Nous allons terminer ce billet sur une question, que cache vraiment notre dT emphatique? Par exemple dans les mots dTaq (fenêtre), dTawes (paon), adTas (beaucoup), etc...

mercredi 4 novembre 2009

Tribuna

TRIBUNA

Une autre nouveauté sur ce blog, la tribuna ou la tribune, ouverte à tous ceux qui le désirent d'ailleurs, pour s'exprimer sur l'actualité touchant de près ou de loin aux intérêts des kabyles et des mazigh en général.

Préambule
D'abord un coucou à tous les amis pour leur dire que je ne les oublie pas: salut La Mé, coucou Dude l'incrédule, salud amigo Dda Libro! Désolé de ne pas pouvoir communiquer avec vous sur le site que vous savez. Désormais mes commentaires ne paraîtront nulle part ailleurs autrement que sur mon blog et ce jusqu'à nouvel ordre. Pour le moment seul ce blog oû je peux moi-même garantir les règles d'éthique servira de support pour exprimer mes opinions. Il est dès aujourd'hui ouvert à vos contributions si vous le désirez, cette tribune est faite pour. Passons maintenant à l'actualité.

Conversions
Dernièrement je suis tombé sur un blog d'un kabylophone hostile à la mouvance patriotique kabyle, et même à mon pseudo!, et j'étais frappé par son attachement à défendre les valeurs des autres, à annoncer avec joie l'ouverture d'une nouvelle (encore une!) fusée-figée en Kabylie et à comptabiliser les conversions à la religion des arabes et de leurs musulmans. On est frappé par son zèle et son prosélytisme. Et remarquez que cette catégorie (la cinquième colonne) ne convertit personne à la culture kabyle et ne défénd pas la Kabylie. Comme quoi les qelHu welaHu ne vont pas cesser de parasiter le paysage kabyle du jour au lendemain.
Une autre conversion d'un tout autre genre: St-Augustin converti ! . Après avoir converti les maures ils en viennent aux morts. Ecoutez bien, Saint-Augustin est...un algérien! et...un musulman!!! Quelle insolence! Demain ils écriront que c'est un arabe! C'est quoi ça, de la récupération, de la supercherie? Oui, mais c'est aussi de la bâtardise vis à vis de l'histoire et de la mémoire de notre pays. Ils veulent convertir l'histoire et la mémoire des hommes. Franchement on a marre des âneries des autres et de leurs collabos!

Froggysm
Le froggysm est une spécialité française qui consiste à traiter systématiquement un kabyle d'arabe. Vous connaissez sans doute l'historique de l'arabisation des kabyles par les français depuis Napoléon 3 (celui-là même que les allemands ont fait prisonnier à Sedan) jusqu'à nos jours. Je n'accuse pas le citoyen français mais l'Etat français et l'Establishment français qui persistent et récidivent en voulant à tout prix assimiler les kabyles à leurs bourreaux, sans doute veulent-ils faire plaisir à leurs amis arabes. Il faudra des efforts aux kabyles pour venir à bout de ce Froggysm (froguisme) qui veut les soumettre, les laminer et les assimiler à des arabes, leurs adversaires. Le froggysm ou la doctrine de l'occupant d'hier partage les mêmes méthodes et les mêmes objectifs que la doctrine arabo-islamiste des occupants d'avant-hier et d'aujourd'hui: effacer l'identité kabyle de la surface de la terre. Le froggysm ce n'est pas que de la condescendance française vis à vis des kabyles mais c'est surtout du mépris envers les kabyles et de leur culture, c'est aussi un signe clair que l'Etat français et l'Establishment français sont du côté des arabes et de leurs musulmans. Le devoir d'un kabyle est de ne pas oublier cette réalité.
Lisez un peu ça: l’office français de l’alpha’bêtisation et des brevets arabes. C'est ce qu'on appelle le froggysm en marche.
Un autre frenchie se voit refuser l'hospitalité de l'Algérie: Indésirable ministre BH. Marrant!
Les français aussi ont un problème identitaire: France, le grand débat sur l’identité nationale. Eh bien on va voir comment ils vont s'en sortir de ce débât qui promet d'être houleux. Ils vont débattre et se débattre. Entre eux, bien sûr.
Mais pour un kabyle c'est quoi ou plutôt c'est qui un français? Difficile à dire...
Pour moi c'est relativement simple:
- les français et le français ça fait deux,
- la France et le français ça fait deux,
- la France, les français et le français c'est toujours 2 sans 3.
La trinité? jamais!
Aussi simple que ça.