samedi 5 décembre 2009

Demos

Post consacré à la lettre M kabyle

Qui se ressemeble s'assemble...Tiens, on va voir pourquoi justement! Et pour ce faire on va recourir aux frères, non pas aux frères jumeaux avec le N identique (voir post précédent) mais aux frères simples avec le M similaire.

Proches
On a vu que le M kabyle atteste le sens de "proximité", "proche" ou mitoyen, "semblable", etc...D'ailleurs ce M a souvent le même sens dans plusieurs langues. Rappel de qls mots en kabyle:
'amm = comme (kema en arabe)
thamma, tsamma = à côté, à proximité (en russe mimo).
tha-jemaïth, tha-jemayth = assemblée, place publique de rassemblement (en arabe djamaâa avec un sens un peu diffèrent, ex. "djamiâe = tous" ne peut pas exister en kabyle avec ce sens)
jemma = réunir, rassembler, assembler
gemma, g'mma = frère; le g est spirant un peu comme ich en allemand de ich, nicht.
gemma au pluriel athmma, athmathen voir adhemathen (frères)
i-dhamen pluriel = sang (en arabe dem; en grec émo, hémo- comme dans hémoglobine)
nejmma = 1. se réunir; 2. rentrer (à la maison, au bercail, au pays)
k'shemm = entrer, rentrer
Ici probablement nejmma (rentrer) serait neshmma proche de k'shemm (entrer) ou bien l'inverse k'shemm serait k'jemm proche de nejmma.
tha-shemmlith (volontoriat, travail pour l'intérêt de la communauté) pourrait être tha-jemmlith.

Démocratie
Beaucoup de gens dans le monde connaissent la démocratie grecque mais ignorent la démocratie kabyle qui régit notre peuple depuis des millénaires! L'assemblée (tha-jemayth) kabyle en est un bel exemple surtout que les kabyles haïssent les satrapes et autres dictateurs.
Le mot démocratie est issu du grec comme vous le devinez avec à sa base le mot dhemos ou demos = peuple. Le mot kabyle tha-jemmayth (assemblée) lui n'a rien à foutre avec le sémitique-arabe (djamaâa) si ce n'est sa légère consonnance sémitique-arabe à cause d'une altération phonétique qui a donné "j", ce "j" serait soit un z, soit un g spirant ou un dh voir th.
Ce mot tha-jemmayth serait donc
tha-zemmayth: pour la petite blague zemstvo en ancien russe a un sens proche)
tha-gemmayth: avec le sens de confrérie (gemma)
tha-dhemmayth: phonétiquement proche de demos mais surtout avec le sens de lien de sang (idhamen) c'est une confrérie au sens plus large de gens proches qui sont liés par le (même) sang donc une ethnie, un clan. Remarquez que pour le grec démo- (peuple) et hémo-(sang) ne sont pas loin l'un de l'autre même si on ne peut rien affirmer de sûr à ce sujet.
Bref, je suppose qu'il n'est pas exclu que ce que les grecs désignaient par dhemos-demos (peuple) soit chez nous les kabyles avec le sens de "frères, proches, clan, ethnie" avec le lien de sang.
D'autre part les interférences avec les sémitiques, l'arabe notamment, doivent nous inciter à vérifier certaines significations de ce mot jemma (assembler, rassembler). Par exemple le mot arabe djmaiâe (tous, totalité, tout, ensemble) interfère avec le kabyle jemma uniquement pour le sens ensemble, et là est toute la différence car notre langue ne contient pas autant d'incohérences comme le conglomérat arabe. En kabyle jemma ne peut signifier que ce qui va ensemble mais pas le sens de tous, totalité comme c'est le cas de l'arabe (peut-être ce mot djamiâe aurait le sens de général/global comme "assemblée générale"?) . Pour le kabyle c'est ensemble et seulement ensemble.
Qui se ressemble s'assemble,
Qui se ressemble s'assemble et va ensemble, il me semble...

vendredi 4 décembre 2009

Gemini

Post consacré à la lettre N en kabyle

Préambule
Je rappelle que les lettres "géométriques" du 4ième groupe (voir Classement Draft sur ce blog) N, M, L et R (R, r) sont considérées comme des "piliers" de notre langue et sont donc les plus importantes. Il me semble qu'il serait juste de considérer valable cette conlusion à laquelle je suis arrivé en ce moment: ces lettres doivent être transcrites en double, NN, MM, LL, rr ou R roulé. D'autre part les altérations au sein de ce groupe sont considérables donc il faudra y prêter toute notre attention. Après avoir étudié de près la lettre M aujourd'hui on va s'atteler à la lettre N.

Gémeaux
Le mot jumelles/jumeaux ou en horoscope gémeaux vient du latin gemini, cette forme existe toujours en italien gemini (jumeaux). Le mot correspondant en kabyle est akniw, akniwen avec un k spirant (comme le ch allemand dans ich). C'est cette racine kn qu'on va "disloquer" pour la mieux comprendre.
kn, kNN ~ kMN
On pourrait transcrire ce k spirant sous une autre forme pour l'aligner sur le latin/les romanes àfin de procéder à une comparaison
kn, kNN = cn, cNN ~ cMN
En clair la racine kn devenue kmn ou cmn indique ce qui est commun, mot issu du latin camoinis, cum! Bref, on peut dire que les mots en français commune, communauté, communiste, etc...serait en kabyle de nos jours avec la racine kn, cn car le m est avalé ou aspiré.

Knesset
On a souvent évoqué l'arbre tha-knisya (cerisier/griotte en kabyle) et sa symbolique. Il vous faudra jeter un coup d'oeil sur les billets Genesis, Isis, Tanit sur ce blog. Sinon je rappelle que knesset en hébreu signifie assemblée et que probablement il est lié à la forme greco-latine, avec un L à la place de N, du mot ekklesia - église qui sont aussi une assemblée!
Dans le mot kabyle tha-knisya nous constatons que la racine est la même que celle des jumeaux/gémeau kn. D'abord il faudra (maintenant) la transformer en kmn selon la formule de change du jour et ensuite il faudra vérifier (un peu plus tard) si à la place du N on aurait pas un L comme dans le cas de knesset (hébreu) comparée à ekklesia (grec).
tha-knisya ~ tha-kmnisya, tha-cmnisya (communisya?)
Bref, s'il le fallait vraiment on a trouvé l'arbre communaitaire, de l'assemblée. Et puis sans parano svp, ce n'est pas l'arbre des cocos!

Mine
Cette révélation de la racine kn qui serait kmn, cmn ou simplement ce n qui serait un mn est une mine d'or qu'il faut exploiter. Pour les jumeaux kniw/kmniw (comuniw) ils sont liés et ont qlq chose en commun: ils sont nés du même utérus de la mêle mère et le même jour. On le comprend mieux avec sin, snath (2, double) qui serait simn, smnath (si ce "s" est transcrit "c" comme en français on aurait cin,cnath - cimn, cmnath). Là on entrevoit le sens de mono (un) dans notre yiwen (1) - yiwemn comme le sens de commun comme on l'a déjà souligné.
Le mot ndha (rosée) serait mndha avec aman (eau) à la base, donc facile à comprendre.
Le mot anu (puits) qu'on trouve dans les langues mazigh du sud et de l'ouest serait amnu ou simplement une mine! Idem pour le mot a-hnash (trou), interférent avec le sémitique-arabe, qui serait a-hmnash?
En réalité ce N étant un MN va nous ouvrir beaucoup de portes, c'est un travail titanesque que de vérifier si cette formule est valable pour tout notre lexique comportant un N donc on fera ça doucement selon la disponibilité. Au lecteur curieux je conseille d'appliquer cette formule aux noms, aux patronymes et bien sûr aux patronymes kabyles, mazigh, nord-africains.

mardi 1 décembre 2009

Idem

TRIBUNA

La globalisation, la mondialisation tant voulue par les marchands et les usuriers a généré une résistance inattendue dans la quasi-totalité du monde. Plusieurs pays sont en proie à une crise identitaire sans précédent. On va parler d'identité justement.
Identité du latin Identicus de Idem (de même).
Identité (définition selon Larousse): Ensemble des caractètes (signalement), des circonstances (état civil) qui font qu'une personne est reconnue comme étant telle personne, sans confusion avec une autre.

3 Suisses
La premier sujet concerne les helvètes, lire l'article de L’Express.
Cette initiative de la droite dite populiste aurait étonné l'establishment politique suisse à croire ce qu'on écrit dans la presse! Attendez, c'est quand même prévisible dans un pays toujours jaloux de son indépendance et de son identité. Ils ne font pas partie de l'UE. Et puis rappellez vous comment ils ont défendu Le Gruyère ces suisses là?! La leçon de ce référundum est claire, les suisses veulent se limiter à 3 Suisses aux trois identités ("française" romande, allemande, italienne) et ne pas élargir leur pays et leur identité pour avoir 4 Suisses avec une nouvelle identité, confessionelle celle là, qui voudrait se greffer sur le pays de Guillaume Tell. Les xénophobes mis à part les suisses ont sans doute voté contre les minarets par peur de voir leur identité cannibalisée par des étrangers, tout autre signe ostentatoire des personnes issues de l'immigration musulmane en Suisse va susciter la même réaction et ça ne m'étonnerait pas qu'un parti néo-calviniste fasse apparition dans ce pays pour affronter d'autres religieux. Les suisses aimeraient des gens discrets, après tout ils sont chez eux ces montagnards pour la plupart! Ils sont chez eux donc souverains et en mesure de protéger leur identité.

2 Kabylies
Maintenant prenons le cas inverse d'autres montagnards. En Kabylie on ne demande pas aux kabyles autochtones si on peut y construire des minarets, des mosquées, des basiliques ou autres temples ou des fusées-figées. Les kabyles authentiques n'ont pas le droit à leur avis car ils ne sont pas souverains sur leurs terres. C'est la Kabylie non-souveraine. Il y a l'autre Kabylie, la Kabylie soumise, celle des collaborateurs et des esclaves, de la cinquième colonne et des ath-lxubatha (ethnie de traîtres) qui servent les intérêts des étrangers qui veulent casser la Kabylie en l'islamisant à outrance par tous les moyens inclus le terrorisme. Donc ce n'est que logiquement et sans résistance que des minarets poussent comme des champignons en Kabylie, les autres construisent à tour de bras leurs temples, de vrais phares de l'obscurantisme (sic!), pour assurer leur emprise sur la Kabylie àfin de la mieux casser. L'errosion de l'identité kabyle s'accèlère sous les coups de boutoir portés par les occupants arabo-islamistes aidés en celà par la valetaille kabylophone de la Kabylie soumise.
La Kabylie authentique mais non-souveraine, pour le moment du moins, tient toujours à son identité et elle aspire à un avenir meilleur. C'est avec beaucoup de joie que je salue cette initiative du MAK qui constitue un premier pas pour recouvrir notre vraie identité usurpée par les forces du mal absolu. C'est un premier pas vers une nekwa kabyle, une carte d'identité kabyle qu'il faut encourager et auquel il faudra participer. Juste une remarque: il faudra s'atteller à l'assinissement de nos patronymes kabyles et les débarasser de la consonnance étrangère, et ça franchement ça demande du temps et un travail collectif. Toujours est-il qu'on peut d'ores et déjà élaborer cette carte d'identité (ethnique) kabyle, le reste viendra. Il faut arrêter la supercherie et en finir avec l'assimilation des kabyles à leurs bourreaux. Et comme le disait bien le regretté Ait-Meslayen:
nek edh nek, kech ed kech, nemvaadh xas nem qarav,
seg ull ik kess shek, aqvayli machi dh âarav.
moi c'est moi, toi c'est toi, on n'est pas proches même si on est voisins (contre gré),
que le doute soit dissipé (dans ton coeur), un kabyle n'est pas et ne sera jamais un arabe.

Recouvrir son identité est un droit légitime.
Vive la Kabylie authentique!

Algebra

Post consacré à la méthode de déchiffrer les patronymes kabyles, mazigh nord-africains.

Vous connaissez sans doute la statue de Vénus sans bras. Eh bien aujourd'hui les toponymes kabyles et mazigh tout comme les patronymes qui en découlent sont exactement comme un artéfact qu'il faut d'abord nettoyer (de la consonnance arabe) et ensuite remodeler, reconstituer pour lui redonner sa forme initiale.

Affixes
Pour les patronymes nous allons adopter une méthode simple, presque algébrique (soustraction, addition), qui consiste à supprimer les affixes d'un nom généralement long pour arriver à sa racine et inversement à ajouter un affixe pour les noms courts qui paraissent amputés, tout ça dans le but d'arriver à donner un sens à tel ou tel nom, patronyme qui doit dans tous les cas de figure être lié à un toponyme comme l'exige notre langue, la marque de l'identité kabyle, mazigh plus largement. La difficulté est de repérer tous les affixes, nous en avons qlqs uns comme M et N qui sont relativement simples à trouver mais il doit y en avoir d'autres qu'il faudra découvrir.
Les préfixes vu-, vel- transcrits sous la forme arabisée Bou- et Bel-(et Ben qui serait une déformation de Bel) dans les noms kabyles (mazigh) sont très répandus.
Le préfixe M et le suffixe N dans les noms kabyles (mazigh) sont aussi très répandus. Le préfixe M est utilisé par le kabyle, parfois par le latin et très souvent par les sémitiques (l'arabe entre autres) pour passer d'une forme à l'autre; idem pour le N en kabyle: zur (épais) - azuran (l'épais).
On va essayer de prendre des noms différents et les rapprocher selon qu'on ajoute ou on enlève les affixes correspondants. Exemple d'un nom très répandu en Kabylie et ailleurs en Afrique du Nord le patronyme Zian ou Ziani.
ziani ou zian
bouzian, bouziani avec un préfixe vu- (Bou).
meziani, mezian avec un préfixe M.
Ici nous avons meZian ou ameZyan, meZyan (junior, petit) avec un Z emphatique qui est utilisé comme un prénom tout comme a-muqRan (sénior, grand) transcrit Mokrane en français. En réalité meZyan delesté des affixes (M, N) serait à la racine ou zy pour le sens "petit, junior" qui pourraît être rapproché de zL de wezil (courtaud, court de taille = donc petit) surtout que le L est très souvent prononcé y/ï comme chez les Ath-Dwala par exemple pou azal/azay = le midi (homonyme a-zal = la valeur). Notons que des prénoms féminins avec cette racine existent en Kabylie comme zayna par exemple.
Le patronyme Ziani aurait soit
-1) à sa racine zy, voir zL ou plutôt zLL (zelle) qu'il faudra retrouver dans les appellations de lieux.
- 2) soit si le N n'est pas un suffixe mais partie prenante de la racine zn qui le rapprocherait des autres noms kabyles comme zenia, wezna et autres patronymes nord-africains avec zn comme zenir, zenati, etc...Porbablement cette racine zn indiquerait que le toponyme correspondant se situerait au milieu ou au centre de tel ou tel lieu (village, ville, région) comme sa déformation d'ailleurs tsen de tsnaSpha ( milieu, centre), tsnash (midi) qui interfère mais diffère quand même de l'arabe ithnata-âasher (12 pour midi); cette racine zn se retrouve dans mizan (balance, donc équilibre) mot supposé emprunté à l'arabe (ça reste à démontrer!), sa trace en toponymie y est dans le toponyme kabyle arabisé Draa el-mizan.
Comme les altérations phonétiques sont inévitables il n'est pas exclu que cette racine zn soit la même qu'avec le z prononcé comme s don sn en kabyle (mazigh en général) ou bine le z/s prononcé en th pour la forme arabisée.
zn : sn : thn
D'ailleurs sin, syn (2, voir paire/pair, double) en kabyle est proche de ithnayn en arabe (s pour la kabyle et th pour l'arabe), pour la petite blague ce n'est pas loin de twin (double) en anglais!
Donc Zen, Zenia va nous indiquer quels toponymes avec s kabyle/mazigh et th pour la forme arabisée? C'est relativement simple: Senia dans la partie maure en Oranie et Thenia (ex.Minerville) entre Alger et Tizi, thenia est la forme arabisée de senia ou zenia kabyle/mazigh.
Donc voilà que nous avons une première piste: Ziani, Siani, Thiani. On aura pas tort de dire que Diani (d'oû les noms Mediene, Medan, Madani), dhian/adheni est une autre forme proche de cette racine zn. Autre question: Ath-Yenni en kabylie s'il est pris en bloc athyanni ou athianni (adhianni?, asianni? azianni?) serait peut-être aussi lié au même sens que ce que l'on vient de voir? Il faudra attendre pour la réponse!

Algebra
Ce qu'est l'algèbre vous connaissez, le mot lui est donné comme étant de l'arabe al-djabr "réduction", "reconstitution". Ce que je vais vous dire va peut-être vous surprendre. Il faut rappeller que même le crack en géométrie le génie grec (mon préféré!) Arkhimedhis - Archimède est allé en Egypte, sous les Lagides à l'époque, pour parfaire ses connaissances. Je suis à peu près sûr que les savants musulmans avaient aussi tiré profit des connaissances de l'Egypte ancienne dès que l'Egypte a été incluse dans l'empire arabo-musulman en l'an 639. Je pense que le calcul et l' algèbre dite arabe serait en fait partie de l'Egypte. On a déjà fait voler en éclat la fausse thèse ou le mythe du zéro arabe sur ce site avec arguments à l'appui. On sait que les chiffres "arabes" étaient des chiffres indiens (hindous) et d'ailleurs ils ont été pris par les européens non pas en Orient ou en Andalousie musulmane mais...en Kabylie musulmane, c'est à Bougie que le mathématicien italien Fibonacci a pris ces chiffres et les a "transmis" à l'Occident.
Et le chiffre, ou chiffrer qlq chose? "L'office français des brevets arabes" vous dira que chiffre a une origine arabe sifr (zéro) alors qu'aujourd'hui nous savons que c'est faux. Chiffrer c'est cacher le sens, c'est crypter en qlq sorte. Et la racine phr indique le sens de caché (pher, effer = cacher, dissimuler) en kabyle et mazigh mais jamais en arabe ou en sémitiques. Curieux, non?
La chose surprenante que je vous réserve est la suivante. Le terme algèbre serait une déformation arabe d'un mot non-arabe proche phonétiquement de ce que nous prononçons aujourd'hui comme chiffre, siphr. Les dogmes des religions orientales comme la mythologie grecque comme je vous l'ai déjà dit sur ce blog seraient pour moi des mythes anciens écrits en paraboles et métaphores pour mémoriser le savoir. Algèbre qlq part serait lié à un ange, qui remarquez bien, a des ailes (ipher = aile), encore cette racine kabyle/mazigh FR pour chiffre et aile! Et ça, ça promet!
Gabriel (djibril en arabe) l'archange qui aurait un sens rationnel relatif aux chiffres, au calcul, à l'algèbre, aux maths si j'ose dire. Déjà que le nom Egypte (du grec aeghyptos) est lié à la divinité de égyptienne-ancienne Ptah (qui a donné ftah/meftah = ouvrir/clé en arabe/sémitiques), le "dieu" des artisans et architectes, donc Ptah serait une notion rationelle qui toucherait aux maths ou à la géométrie. Il faut trouver une clé pour le chiffre, pour ce qui est chiffré (crypté) comme le sont les noms dans les mythes devenus des religions chez une grande partie de ce monde, un dogme en algèbre (la science réfute les dogmes mais accepte les lois) est facile à comprendre et accepter, tout le contraire des dogmes religieux des obscurantistes, ces pauvres hypocrites ont fait du tort à l'humanité durant des siècles et ils poursuivent toujours leur métier d'empêcher le savoir et le progrès par tous les moyens.

jeudi 26 novembre 2009

Caroubier

Post express qui va porter sur les patronymes et les toponymes nord-africains

Boumedienne
Le mot caroubier aurait une origine "berbère" (comprenez mazigh) ou arabe selon wiki, arabe selon "l'office français des brevets arabes". Caroubier est a-khaRuv en kabyle. Il est attesté en toponymie kabyle, shawie (mazigh en général), et en conséquence dans les patronymes kabyles, shawis (mazigh en général) d'Afrique du Nord. Seulement voilà que je suis arrivé à une conclusion relativement facile à observer à savoir l'arabisation de ce nom par l'altération suivante:
x/kh ~ sh
Le vrai nom de l'ancien président algérien (1965-79) Boumedienne était Boukherrouba. Des patronymes issus du caroubier (xeRuv) sont attestés surtout dans le pays shawi (dans l'est algérien) comme Ben-kherroub, Bou-kherroub. Il est donc étonnant que ce patronyme et les toponymes correspondants sous cette forme soient très rares (tha-xaRuvth: Takaroubt) voir introuvables en Kabylie. En réalité il y est mais sous une autre forme avec le "x"(kh) en "sh", c'est à dire que la forme Bou-kherroub va devenir bou-sherrub ou plus exactement bou-sharev transcrit à l'état civil Bouchareb en français et qui a une consonnance arabe et un sens aux yeux des arabes/arabisants car shareb, shwareb (moustaches) en arabe. C'est une preuve de l'arabisation sur la forme des toponymes et des patronymes kabyles par la cinquième colonne qelHu welaHu, religieux au service de l'occupant arabe et islamiste.
De la même façon le toponyme a-xeRuv (El-Khroub) près de Cirta - Constantine, oû se trouve le mausolée du roi numide Massinissa, a probablement sauvegardé sa forme mazigh (shawi), tout le contraire en Kabylie il va être sémitisé - arabisé avec une chuintante "sh" à la place du "x" (kh) pour donner sheRuph, shuRph maquillés pour donner une consonnace arabe Chorfa, Chorafa (al-sharf, sharif-musharaf = honneur, honorable/respectable/noble/descendant du prophète) pour justifier le statut d'autoanoblis de la cinquième colonne maraboutique collaborationniste. Les noms et prénoms kabyles shriph (Cherif) viennent d'un lieu xeRuv devenu sheRuph -Chorfa.

Orléans
Cette ville à l'ouest d'Alger a porté le nom Orléansville sous les français avant de devenir Lesnam/al-asnam après l'indépendance en 1962 et finalement elle sera rebaptisée Chlef après les terribles tremblements de terre en 1980. Que veut dire Chlef? Quand on trouve un toponymie difficile à déchiffrer il faut absolument essayer de retrouver une forme proche dans les noms de lieux nord-africains car nos toponymes se répètent! Ce shleph existe aussi en Kabylie mais là c'est l'inverse car le "sh" est en fait un "x" (kh) en Kabylie. Et ce shleph mauresque transcrit en français Chlef n'est rien d'autre que xleph (en français Khalef) en Kabylie! Des toponymes comme ça il y en beaucoup en Kabylie comme (ici sous la transcription française) Ath-Khelfoune, Bou-Khalfa, les noms inhérents aussi xlepha, Ikhlef Khalef, Khlifa et ils n'ont rien à foutre avec le mot arabe khalif-khalifat car les patronymes kabyles sont issus de l'origine géographique de la personne donc du toponyme.
Voilà qu'on a ouvert un thème très large avec cette mutation sh-kh. On y reviendra dès que possible mais déjà réfléchissez au mot kabyle, qui interfère avec l'arabe, xRiph, lexRiph (automne).

mardi 24 novembre 2009

Boabdil

Post consacré aux patronymes nord-africains.

Boabdil "El Moro" est le dernier émir maure de Grenade qui "pleura comme une femme la chute de sa ville qu'il n'a pas su défendre en homme" (dixit sa mère). Les maures comme vous savez c'est surtout l'ouest de l'Algérie et le Maroc de nos jours. Les dynasties maures musulmanes ont dominé durant des siècles l'Afrique du Nord et l'Espagne, une ville en Algérie occidentale a été la capitale d'une de ces dynasties maures musulmanes, c'est la ville de Tlemcen qui porte un toponyme on ne peut plus mazigh.

Bella
Le nom de Boabdil serait selon wiki une déformation castillance de la forme arabe abou abdellah, soit. Là nous allons revenir à une forme de change déjà évoquée sur ce blog, à savoir la couple BD quand l'un remplace l'autre ou quand le D ou T se cacherait après le B. C'est nécessaire d'y revenir pour élucider l'énigme des préfixes Bell- évoqués dans le post précédent.
BenBella premier président de l'Algérie indépendante, enfin indépendante de la France après 1962!, un élément des arabo-islamistes soutenu par les égyptiens et les orientaux qui s'est distingué surtout par sa kabylophobie et la haine de l'identité authentique de ce pays. Ce maure arabisé et islamisé a même déclaré la guerre aux kabyles en 1963, il aurait même juré d'exterminer les kabyles. Toz! a hmedh ou'vella! Qlq soit la nausée causée par ce personnage nous allons avancer l'hypothèse suivante au sujet de son patronyme familial:
Bell dans benBella serait BDell, Bella serait Bdella ou abdella.
Bref, benbella serait Benabdella.
Et le patronyme abdelli (belli) est répandu dans la région de Tlemcen, il existe aussi en Kabylie. C'est la preuve qu'il doit être lié à un toponyme et qu'il n'a rien à voir avec le mot arabe âabd (esclave de Dieu, être, esclave).
Plus généralement on peut noter une corrollation dans les patronymes avec B et avec BD:
aabushi (Abouchi, à Sétif) - abdush ou Abdouche à l'état civil. Voir aussi les noms comme abdoun.
abdelmumen serait Bell Mumen ou Bell Mimoun avec lien aux toponymes.
belhadj serait abdelhadj ou plutôt Bell Hed (hed lié à "1, dimanche").
bellwis (Belouis) pourrait être scindé en abdell wiz; bellwad en abdell wada; Billek en abdell ak: de cette façon les musulmans arabisaient les patronymes kabyles!!! Heureusement que bellwis, bellwad, billek (Belouis, Beloued, Bilek) sont restés des noms kabyles intacts.

Sebaou
Maintenant on va lier la Kabylie à Tlemcen par les toponymes. Vous savez que Tizi-Ouzou a son marché à l'entrée ouest (direction Alger) qui s'appelle Sevth (septem en latin, sebt pour 7/samedi en arabe), c'est kabyle et mazigh que de donner un chiffre-jour de marché à une région (Laarva, Lekhmis, lethnin, etc...). Donc pour Tizi c'est 7-samedi. Vous ne trouverez nulle part ailleurs ce système. Le PT ou BD à la place de B se justifie pour les toponymes aussi et il va nou donner la relation suivante:
sebbaou ~ sebdaou, sevthaou
D'abord le fleuve kabyle Sebaou est lié au Sevth, sebt de Tizi.
Ensuite Sebaou en Kabylie avec "bd" donne Sebdaou très proche de Sebdou une région de Tlemcen. Etonnant, non? On peut même supposer que Seddouk à l'est de la Kabylie du côté de Bougie serait aussoi avec un "bd" Sebdouk lié à sept/sevth/sebt (7, samedi). La ville de Sétif, de facto devenue arabe, marque la rupture entre les territoires kabyles et shawis; Durant l'antiquité cette ville était appellé Sedifis par les romains, nous voyons que probablement Sétif-Sedifis serait Sebdifis- Sebtfis - Sevthifis proche de Sebbaou de Kabylie, de Sebdou de Tlemcen et avec le sens de 7 (sevth): là nous avons un élément important qui indique que primo ce mot sevth (7, samedi) était utilisé par nos aïeux bien avant les invasions arabes (7-13 siècles) donc l'emprunt à l'arabe est exclu et que secundo ces toponymes chiffrés (sevth, hed, etc...) existaient chez nous dans l'antiquité à l'époque romaine voir même à l'époque punique. Reste à signaler que cette désignation par un chiffre, un jour (de marché), exemple sevth (samedi, 7), utilisée en toponymie kabyle, mazigh plus généralement, pour positionner un lieu géographique sur la carte et dans les mémoires n'existe nulle part ailleurs. Ceuta exclave espagnole pris au Rif signifie aussi Sevth (7, samedi) et dans la région du Rif la technique de désignation des toponymes est quasiment la même qu'en Kabylie notamment pour "les jours de marché".
Nous savons que chez nous kabyles, les mazigh plus généralement, les noms patronymes viennent de l'origine géographique ou toponymes. Quand on prend le nom de l'emperreur romain d'origine punique nord-africaine Septime Sevère né à Leptis Magna (Libye) on se demande si ce "septime" (septimus) dans son patronyme ne donnerait pas son origine géographique (toponyme) comme il n'est possible que chez les mazigh depuis la nuit des temps.
L'essentiel aujourd'hui est de comprendre que les patronymes avec B (abbas, abbane, etc...) peuvent être avec un BD comme on l'a vu avec le maure arabisé-islamisé benBella. Même le dernier maure de Grenade Boabdil aurait pu être bou-bell autre forme de ben-bell. Difficile de trancher et d'avancer des thèses définitives et solides. On attend d'autres hypothèses. Comme la patrie nord-africaine attend son soupir du maure, sa libération!

lundi 23 novembre 2009

Mazafrane

Post conssacré à la lettre H en kabyle.

Il faut savoir que les sons spirants en kabyle ne se limitent pas aux k (akli) et g (aguni) mais le H (Hraw, ou de Here en anglais) et h (hammu, ou de half en anglais) sont dans certains cas aspirés dans d'autres prononcés. La prononciation de ses sons spirants H et h pourrait être une influence des sémitiques, notamment l'arabe, qui il faut le signaler ne connaissent pas les sons spirants, ce qui fait que les arabophones ne peuvent pas prononcer nos k et g.

Fouroulou
Le créateur de ce personnage est le regretté Dda Lmuludh Pheraun (Mouloud Feraoun) natif de thizi Hivey ou thizi Hivell (à l'état civil: Tizi Hibel) du côté des ath-mahmud, ancienne commune des ath dwala (Béni-Douala) 15 km au sud de Tizi. Dda Lmuludh parait-il n'aimait pas trop son patronyme familial "pharaonique" croyant que c'était un nom imposé par l'administration coloniale. Aujourd'hui nous avons la ferme conviction que les patronymes kabyles (noms de famille) sont tous issus des toponymes, de l'origine géographique de la personne. Même les sobriquets font référence à l'origine géographique. Là c'est le village thizi Hivell qui nous donnera la formule du jour ou plutôt le lien entre H et Ph (F), V, B. Derrière un H il y aurait un F/V/B et inversement devant F/V/B il y aurait un H aspiré que nous ne prononçons pas.
H ~ V, F, B
Hivell (Hibel) ~ Bell, Vell, Phell
Là nous avons un préfixe très répandu en toponymie kabyle et mazigh nord-africaine (valwa-béloua, Belabbas, ta-blat, blida), il en est de même pour les patronymes. Exemples de noms kabyles et nord-africains: vell'eydh (Bélaïd), vell'qacem (Belkacem) qui sans le préfixe vell devient simplement qaci (Kaci), le Qaci (Kaci) kabyle est Gacem, Gasmi chez les shawis.
Que signifie exactement ce Vell, Bell, Phell? Difficile à dire pour le moment, c'est soit lié à la hauteur (phella) soit au contraire à un lieu plat, une place (tha-velladT).
Cette formule nous permet surtout de restituer les toponymes déformés. Exemple de ath-Hlal dans les ath-dwala. Ici le Hlal a été phonétiquement adopté pour arabiser un toponyme kabyle, ce H cacherait peut-être un V, en clair Hlal pourrait être Hivelal proche de Hivel. D'autre part ce toponyme H'lall pourraît avoir la forme Phellal (voir TaFilalit chez les cousins mazigh au Maroc). A vérifier donc. Pour les patronymes c'est relativement facile à comprendre.
bellwad : Hivel wada oû wd (wad = bas, du bas), reste à comprendre "Hivel".
bellhaj (Béloued): Hivel hadj (hadj serait hed = extrême, limite, borne)
bellarif (Belarif): Hivel Rif (rif = bord, bordure)
Bref, les patronymes kabyles, mazigh et même les arabisés nord-africains (Belloumi par exemple!) sont désormais faciles à déchiffrer.

Mazaphran
Toponyme mazigh très typique ce mazaphran tout comme le patronyme mazaghRan. Je vais faire court, ces noms sont tous kif-kif ou très proches:
mazaghRan
maza
phRan
mazaHRan
Pour essayer de comprendre la nuance qui différencie H, ph et gh prenons des verbes proches:
n'HeR = conduire, guider
DH'pheR = suivre, être conduit/guidé
zugheR = tirer, traÎner/entraîner (qlq'un)
Toujours est-il que H et Ph se retrouvent mêlées dans une espèce de permutation dans les noms et les toponymes, donc on va considérer qu'ils sont proches.
Le nom de famille zaHRawi (à l'état civil Zehraoui) que l'on retrouve chez nous en Kabylie tout comme chez nos cousins à l'Ouest au Maroc serait sous une autre forme arabisée zaphrawi, safrawi oû l'on distingue le toponyme safraw, safra; Donc Ain-Sefra serait la forme arabisée de thalla zeHRa ou thalla zeghRa.
Prenons maintenant mazaphRan à part, enlevons les affixes "m" et "n" pour arriver au radical du mot zaphR. Ici on constate que za-phR est un mot radical composé, autrement dit le nom de Dda Lmuludh pheRaun serait à la racine PhR, si l'on ajoutait le za on aurait zaphR et plus si on mettait les affixes "techniques" m/n pour composer un nom/adverbe/adjectif on aurait mazaphRan. Bref, Feraoun et Mazafrane sont des noms proches sinon identiques. Pour info mazaphRan (Mazafran) est un fleuve dans la région de Tipasa à l'Ouest d'Alger et de la Kabylie, Tipasa si chère à un certain Albert Camus, un ami de Mouloud Feraoun.
Ce post est bien sûr dédié au père de Fouroulou le regretté Dda Lmuludh Pheraun (Mouloud Feraoun).