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vendredi 24 juillet 2009

Jupiter (td)

Post TD (travaux dirigés) concernant une découverte de taille.

Ce genre de billet TD permet d'abord à l'auteur d'annoncer des choses importantes sans avoir à aporter tous les éléments de démonstration et ensuite ça laisse le champ libre au lecteur de creuser un peu plus et de trouver lui-même les déductions qui s'imposent logiquement.

La consonne voyelle
Nous avons déjà classé les voyelles ou plutôt demi-voyelles kabyles (mazigh en général) sous le groupe W (y, u-w, v, b, p, f), les h et H apsirés ou prononcés sont aussi classés dans ce groupe. Là nous avons un élément nouveau qui pourrait nous aider à comprendre comment se lisait l'alphabet consonnatique libyque, punique et surtout le phénicien emprunté par les grecs (considéré "sémitique") qui y ont ajouté des voyelles; Bref, nous allons voir comment on passe d'une lettre kabyle, considérée comme consonne jusque-là, vers une voyelle grecque! La consonne en question c'est notre gamma GH et son groupe:
gh, q, G, g spirant, K, k spirant, Kh ou Xi grec, ks/gs ou X latin, g° prononcé "zh" soit "J" en français. Les voyelles grecques concernées sont surtout A et O prononcées hard comme dans Arroser et Orbite en français, voir même Y (yi-yé-ya, ié).
Exemples en kabyle même:
AReZ = guêpe, viendrait de tha-ghRaSth = ruche (abeilles), nid de guêpes.
gheRV (gharb en sémitique-arabe) serait en fait ARv, ORv ou yaRv: ça nous renvoit à orbite en latin et surtout au toponyme yaRva - LaRva arabisé en Larbaa (mercredi, 4).
Exemple du grec - kabyle:
Athéna la grecque serait prononcée avec une gamma kabyle probablement avec un k spirant, soit kthéna: ceci nous renvoit d'abord à l'arbre cognassier kthunya, appellé kidhonia en grec, et ensuite à la forme moderne en kabyle, avec le s à la place de k, sthéna/sdhéna c'est à dire avec la racine seth/sedh des thi-sedhnan/thi-sethnan "les madonnes, les mères-nourricières, les patronnes, les protectrices, les saintes". Là nous avons la preuve que le k (à la grecque) de kthunya est devenue chez nous s (à la sémite ou à la latine) dans sedhnan. Les toponymes Kidhonia en Crète, et Athéna-Athènes, les deux en Grèce seraient les mêmes que Sidon la phénicienne au Levant et tous nos Sithi - Sidhi ou Sidi (forme arabisée) en ADN.

Attraction
Nous avons déjà évoqué la logique ahurissante qui régit la langue-mère. Entre autres qu'il y aurait un lien entre toponyme - botanique - anatomie - astronomie - architecture, etc...C'est à dire qu'un toponyme (sa racine) doit se retrouver dans l'appellation d'une partie du corps par exemple, que certains toponymes sont repérables par rapport à leur arbre emblématique (même racine des noms), etc...
Je vous avais dit qu'apprement le nom grec de l'Egypte (et copte) -
aeghyptus- plus le nom ancien égyptien kemet (terre-noire) nous renvoyaient, selon la logique de notre langue (c'est compliqué les amis, hein?!), vers une notion de "nombril, cordon ombilical" ou plus clairement la mère-du monde ou le centre du monde. Là nous allons voir que du point de vue astronomique l'Egypte était soit le Soleil (centre), soit un presque-soleil, une géante appellée Jupiter ou Zeus par les grecs anciens.
Mars ou Ares/Hares en grec serait MaghRes en kabyle. Si on calquait les pays d'ADN sur une carte comparée au positionnement des planètes, l'ancienne Maurétanie, c'est à dire de l'Ouest d'Alger (Cherchell, Tipasa) jusqu'à Rif ou Tanger au Maroc, serait la planète Mars. Et d'ailleurs sa couleur sombre ou plutôt
rouge-brune aurait une relation avec le terme mavros/maure en grec (sombre, noir) et voir même avec l'arabe hamRa (rouge). Donc les terres rouges, ce qui peut-être influencera notre interprétation des écrits de l'Egypte ancienne et sa divsion du monde en "terres rouges" et kemet "terres noires", à vérifier. Kemet ou L'Egypte serait la planète Jupiter ou le Zeus/Zefs grec. Alors notre Numidie ou plus largement notre Terra Punica ou la Phénicie d'ADN (Est d'Algerie actuelle - Tunisie actuelle) serait quelle planète? Vénus?
Vous savez que Jupiter est la plus grosse et la plus lourde planète, gravité et attraction phénoménale, Jupiter est le protecteur de la Terre sans lui notre planète aurait été exterminée par des astéroïdes.
GPT ou KPT du mot Egypte avec le sens de Jupiter ou "attirer" se retrouvent dans notre lexique moderne, les sémitiques on juste influencé la pronociation: le "s" est devenu "sh", le "k" est devenu "j" ou "dj":
jvedh = tirer, attirer (en sémitique-arabe: djebed)
djevaR, djebbaR = protecteur en kabyle et en argot DZ/tunisien/nord-africain
djebba = jupe large en kabyle (parfois aussi en argot DZ et nord-africain)
jifer = pans, giron (mot inexistant en argot DZ ou en arabe).
En réalité j'vedh serait soit sevedh ou kvedh/kveth avec la racine KFT-KVT ou simplement KPT semblable à celle de Copte ou Egypte [GH.P.T] en grec.
Voilà donc pour ce TD, on reviendra sur ce thème dès que possible.

mardi 23 juin 2009

Livre

Ce post fait suite au billet précédent consacré aux lettres R et GH en kabyle.

Rappel
Je rappelle que dans le post précédent nous avons introduit une formule de change (ou de correspondance) pour le R roulé, le R[ʁ] grasséyé et la gamma GH = CR-KR-GR (et l'inverse RC-RK-RG) , qui expliquerait l'origine de certains mots comme elle expliquerait comment s'est produite l'altération d'une lettre par une autre ou par un digramme.
Je rappelle aussi que sur ce blog nous avons il y a longtemps introduit une autre formule de change très importante, appellée "formule 4x4", avec notamment la gamma GH kabyle = Sph, SF.
Par ailleurs nous connaissons la règle d'or en kabyle qui veut que le L et le R (roulé ou ordinaire) ne se suivent jamais ou presque, il est bon de la retenir.

Ennoncé
Nous avons donc une formule de change qui nous permet de déchiffrer le R roulé, le R[ʁ] grasseyé et la gamma GH. Aujourd'hui nous devons résoudre les cas oû le R et GH se suivent, par exemple a-ghRum (pain), oû une autre formule de change doit intervenir car on ne peut logiquement pas appliquer la formule de remplacement par RC-RK-RG (ou l'inverse) pour les deux (GH, R) à la fois. Il faut signaler que déjà la formule «4x4» nous donne des solutions pour les mots contenant GH+R oû la gamma peut devenir simplement un «SH» ou son altération en «zh (J)», donc les variantes sont multiples et il faut y aller petit à petit.

Occident
Il faut donc prendre le lexique correspondant avec des mots contenant GH et R pour entrevoir la formule de change en comparant ces mots au latin, au grec, au punique surtout pour les toponymes nord-africains. A la lumière de ces comparaisons on peut déduire une formule de change, qui d’ailleurs n’est pas loin de la 4x4 (gh=sph), pour le lexique kabyle, shawi (mazigh en général) avec des mots contenant GH et R, la formule la voici :
GH ~ V, ph (F), (voir P et B), U-W-O
latins
Donc la gamma devient dans ces cas précis un V hard ou un F soft, voir même aW dans la variante latine (exemple Auto du grec Avto) ou un O latin. Pour mémoriser du kabyle au français: ighes = Os. Pour saisir la nuance de ce passage de GH à F opposons des verbes kabyles proches pheZ (mâcher) et gheZ (croquer, grignoter). Cette formule déja attestée grâce à «la formule 4x4» (gh=sf) se vérifie aisément, il n’y a qu’à prendre notre lexique:
- agheRdha = rat, souris
aveRdha, afeRdha : ici on retrouve faR (rat) du sémitique-arabe.
- LmaghRev, maghRev (crépuscule, coucher de soleil) par extension l’occident/l’ouest comme en sémitique-arabe al-ghaRb (ouest/ocident)
mavRev, mafrev, mawrev/maurev : on voit bien la relation entre maure (mavro en grec) de Mauritanie et sa variante plus tardive Maghrib en sémitique-arabe après l’invasion de l’ADN par les arabes-musulmans à partir du 7ième siècle.
- gheR, leqRaya = lire, lecture, étudier, s’instruire (en sémitique-arabe iqra, qira’ea = lire, lecture)
gheR= veR, pheR, wR ; leqRaya = levRaya, lephRaya, lewRaya.
Ici d’abord nous avons le sens de livre, ensuite la notion de alpha, ensuite le radical phR/vR pour instruit, De là on pourrait comprendre le sens opposé du non-instruit ou le barbare vaRvaRos en grec, tout comme le sens de la racine africaine phR. Je rappelle qu’en sémitique-arabe cette racine qR (notre ghR) indique strictement «lire, lecture» mais pas étudier ou s’instruire comme en kabyle/mazigh, ils utilisent diRassa/madrassa (étudier, école) pour l'arabe et aussi le verbe commun au kabyle/mazigh lemedh et aux sémitiques tilmidh (élève) en arabe et talmud en hébreu. Notons que le mot Torah (instruction) des hébreux-juifs se déchiffrerait en kabyle/mazigh assez simplement tghRa = livre/lire/étudier/s'instruire (instruction donc). Le passage de ghR à vR est tangible en kabyle avec gheR (lire, s'instruire) 'arw (écrire) et tha-vRats (lettre, message, missive): d'ailleurs la variante des arabes musulmans sURat -sourate n'est pas loin phonétiquement de torah et la compraison UR (oR) - ghR -vR est là: sourate = verset. Le dénouement de cette énigme de l'origine de cette racine ghR-oR-vR se fera peut-être par les "10 commandements", la variante de ce mot en sémitiques (hébreu, arabe) et à l'opposé en langues punique et mazigh (kabyle, shawi, etc...).

Cette formule de passage de gamma aux voyelles ou semi-voyelles W si elle est élargie confirmera la mutation de G occulsif en W/O dont on a déjà parlé sur ce blog. Nous allons prendre un mot kabyle assez intéressant pour ces deux significations: tha-mGardT = 1.cou (sens propre), 2.victime d'un homicide/ de guerre (sens figuré)3. le sang écoulé; ce mot devient tha-mWrdT ou tha-mOrdt ou la mort simplement. Mais en kabyle 'ephk tha-mGardT (donner son cou) c'est "se sacrifier", avoir un mort sur la conscience aussi utilise le terme tha-mGardT (le cou) mais l'étymologie la plus probable serait tham-GRdt ou dhem-GRdT oû avec G en W/O on aura dhem-WRdt, soit dhem/idhamen = sang et WRdT = aorte ici WR ou GR indique "une artère, une conduite" (GRdT ou vrd de avridh = rue/chemin donc artère), voir les verbes "porter, tirer, transporter selon le cycle" (Ger, ker).

On peut procéder au changement inverse en prenant notre lexique ou celui des latins et des grecs contenant un F/V/U-W et le changer par une gamma (GH ou G) comme auto (avto en grec), hébreu (étranger) qui devient «aghRiv» (exilé/émigré/étranger) en fait, euréka (evrika en grec), etc...
Mais l’essentiel est que là nous tenons la preuve formelle que cette voyelle en grec ou en latin (U, O) était à l’origine une semi-voyelle ou une consonne dans notre langue maternelle très ancienne. Ce qui explique pourquoi les grecs ont ajouté des voyelles à un alphabet consonnatique «phénicien» (punique ou mazigh dirons nous) qu’ils ont emprunté (mythe de Cadmos), cet alphabet est appellé conventionnellement «phénicien donc sémitique», aujourd’hui nous avons encore une autre preuve que cette thèse sur l'origine sémitique de l'alphabet grec est fausse et l’alphabet consonnatique dit «phénicien» était d’abord de ce côté occidental de la méditerranée et ses origines ne sont pas sémitiques comme le montrent les exemples concrets (preuves accablantes) n’en déplaise aux usurpateurs et à ceux qui jurent par le mal.

samedi 30 mai 2009

Invisible

Ce post express est juste pour annnoncer une nouvelle étape dans les "recherches"

Avant-propos
Jusque-là on a décortiqué les sons, les lettres kabyles et mazigh une par une, on a vu leurs possibles altérations, les formules de change, etc...Donc on a essayé de comprendre notre lexique à partir des lettres qui composent tel ou tel mot.
A partir d'aujourd'hui on va essayer de déchiffrer les mots par syllabe dans un seul but: déterrer les sons aspirés qui se cachent entre les syllabes d'un mot.
Exemple: le mot en français poésie contient 3 syllabes [po-é-sie].
Les sons aspirés entre les syllabes comme vous le devinez ce sont:
h mineur, comme h de hemel (aimer) en kabyle ou help en anglais
H majeur, comme H de Hraw (large) en kabyle ou Here en anglais
En réalité les sons aspirés sont plus nombreux avec les variantes altérés de h et H:
h: ph, th
H: gh, q
C'est surtout le phi (F) qui comme un "h" se cacherait très souvent entre les syllabes, aujourd'hui on ne le prononce pas, il est aspiré. C'est le mystère du Phi invisible en langue kabyle et mazigh. Il nous reste à déterminer dans quels cas cette hypothèse est justifiée.

Amphi
Si vous avez suivi ce blog vous devriez avoir retenu la formule d'Amon concernant le rapport entre MN et V/Ph, nous avons aussi rappellé que les grecs utilisent le digramme "mP" pour le son "b" ("b" de bon) car comme en kabyle les grecs utilisent surtout le V (équivalent au B latin). Un exemple pour refraichir la mémoire:
melal, melay = blanc
mpelal, mpelay = belal, belay = racine [BL] de blanc = bely (blanc) en russe
Par ailleurs nous avons évoqué la possibilité suivante: le z serait parfois fs ou phs.
Bref, une première approche montre que notre h ou plutôt Phi (F) invisible se cacherait très souventaprès une géométrique (M, N, L, R), exemple am'rar (corde), an'di (piéger), r'nu 'ajouter), agel'zim (pioche). Don on va procéder à l'analyse de premiers exemples pour essayer de dégager une certaine logique, les règles auquelles obéissent les mots en langue kabyle, shawie et mazigh en général.
- agel'zim = pioche ( ' = h, ph ou th aspiré )
agelphsim: dans gelphsim on voit d'oû vient faês ou fas (pioche) en sémitique arabe.
- anzaren : nez (les nez ou plutôt les narines)
Voir aussi tha-nzarth = la narine, niph = pif du nez (au sens figuré niph = orgueil, tête haute), nephes =aspirer, respirer, nephs = haleine.
A première vue notre anzaren contient la même racine NS comme en indoeuropéen de nez, en anglais nose ou en russe nos. Mais déchiffrons plutôt notre mot avec le Phi (ou th, h) invisible qui est aspiré à la prononciation.
an'zar : anphsar
On voit bien le radical commun neph, nephs. Par ailleurs il faut noter que n'ser = 1. se moucheter, 2. laisser échapper, s'échapper en glissant ou en rampant. Voir aussi sereh = lâcher, relâcher, permettre, libérer. Ceci veut dire que [sr] ou [phser] de ser ou zer [pheser) indique le sens de glisser, ramper (sans frottement en qlq sorte) que l'on comprend bien via le lexique des reptiles azrem (serpent), ou bien jeRmeDh (lombric). Probablement [phs] indique l'absence d'os ou vertèbres.
Bref, pour le mot "anzar, anzaren = anephesar, au pluriel anephsaren" on comprend bien qui est le sens de ce mot et la cohésion du lexique relatif au "nez", pour info en sémitique-arab nif = nez (en kabyle niph = pif du nez) les camarades peuvent crier sur tous les toits que nif est un mot vernaculaire oriental sémité-arabe plus personne ne croira à leurs foutaises.

Penons maintenant un toponyme pour mieux illustrer ce phénomène.
Amizour en Kabylie, près de Bougie (Vgayeth).
am'zuR = amphsuR = amphi-swR
Ici notre M mitoyen est une syllabe mi, my qui est avec le son aspiré invisible (h, ph, th) serait en réalité mhi, mthi ou mphi, simplement ça serait en grec amphi (tous les 2, des deux côtés, autour) de amphibie par exemple. Le mot SwR (muraille, mur extérieur de protection autour de la demeure) est un toponyme en lui même, comme dans SwR l'ghozlan; ce toponyme est présent chez nous en ADN et anciennement en Phénicie orientale au levant (Liban actuel) mais jamais chez les autres sémites y compris les arabes.

Autre exemple assez instructif:
amqeRquR = crapaud, grenouille
am'qeR-quR = amphqeR-quR ou bien amphker-quR oû l'on voit phker de yphker (tortue). Qu'y a t-il de commun entre une grenouille et une tortue?: vivent dans 2 milieux "eau et terre", des amphibiens.

Si on prend l'exemple de amrar (corde) on aura am'rar = amhrar, amthrar, amphrar. Probablement c'est la variante methrar qui nous intéresse car elle nous rapproche du grec metron = mesure, ce mot a donné "mètre".

Pour finir un autre exemple de l'autre catégorie du H invisible (H, gh, q) dans les mots kabyles, shawis et mazigh en général.
aphermash = édenté
apher'mash
pher'mash = pherHmash, pherghmash, pherqmash
Ici on voit bien que le mot est composé apher + ghmash oû ghmash serait ghmes (dent), don apher serait un adjectif sans soute proche de spheR (vide, sans, zéro) qui se répète dans apheR-DHas (chauve).

Prenons un exemple assez instructif. Le mot amRaveDH (kabyle maraboutique), ici le problème est de comprende si c'est un h ou un H, ou plutôt si c'est un Phi (F) ou une gamma (GH) qui est aspiré après le M.
m'RaveDH
1. mephRaveDH, methRaveDH
2.meghRaveDH
Je vous laisse interpréter vous-même ce mot, on y reviendra bien sur amRaveDH et sur shorapha. La version la plus juste est strictement religieuse et elle a un rapport avec la toponymie car les maîtres et les prêtres (les religieux), les scribes et les médecins doivent habiter un lieu bien précis sur le cadran toponymique calqué sur le cadran solaire probablement. La religion des autres et ses serviteurs n'ont fait qu'usurper nos traditions millénaires qui n'ont aucun lien avec l'orient ou les sémites-arabes mais dont on ne retrouve la trace en Egypte ancienne et à...Delphes de la Grèce antique.
Voilà pour les tous premiers exemples, ce sujet sera dévellopé prochainement mais d'ores et déjà vous pouvez vous-même essayer de décortiquer notre lexique à la lumière de cette nouvelle trouvaille.

vendredi 22 mai 2009

Home

Ce post va enfin nous livrer l'étymologie exacte du mot maison (home-house) en kabyle et mazigh.

Introduction
Lire ou relire au prélable les pots du cycle Zéro sur "la sphère, la cour, la maison, le pharaon, pyramide".
haRa =cour intérieure.
Nous avons confirmé que le h mineur devrait être un "ph" ou un "k/g" spirant.
Le groupe "gamma": gh, G occlusif, K occlusif, Kh ou Xi grec, Q, k et g spirants.
GH = R [ʁ] grasséyé
Nous avons montré que notre "gh" est parfois un R, soit c'est un R grasséyé à la française ou allemande, soit c'est un R roulé mazigh comme en grec ou en espagnol.
Le mot maison au sens de maison-foyer ou home-house en anglais est en kabyle, en shawi et dans toutes les variantes de la langue mazigh comme suit: akhkham, axxam.

Temple
Axxam ou akhkham. Nous prononçons deux "kh" de suite alors qu'en réalité il s'agirait d'un ou d'autres sons du groupe gamma ou sa/ses mutation(s). Si nous supposons qu'un "kh" est en fait un "gh" altéré par la prononciation moderne on aura akhgham. Ensuite comme ces deux sons du même groupe qui se suivent se prononcent difficilement on peut introduire le R grasséyé à la place de la gamma "gh" et on aura akhRam, mot qui sera prononcé soit avec un R grasséyé ou plutôt avec un R roulé car plus facile. Je recapitule:
akhkham ~ akhgham ~ akhRam
Nous devinons facilement dans le mot akhRam la racine haRa (cour intérieure) qui a donné lheRma (honneur de la famille/de la cour/de la maison), hRam d'oû est venu haRam mot piqué par les camarades qui n'ont aucun lexique correspondant avec cette racine pour désigner la cour ou la maison (beyt en sémitique, daR est un emprunt flagrant au mazigh via le phénicien). Cette racine kabyle-mazigh hR serait plutôt phR et elle est la même que pR en ancien égyptien comme je l'ai déjà expliqué il y a un bon moment.
Bref, notre axxam serait plutôt akhRam, aphRam ou plus compliqué akRam, aK-haRam ou a-P'hRam pour faire le lien avec l'ancien égyptien.

Maintenant je vais vous étonner. Sachez qu'en langues slaves et notamment en russe hRam ou khRam signifie "temple"; en russe khoRomi signifie "palais, demeure sompteuse" qui serait issu de l'ancien russe-slave khoroma = toit (charpente?), khoromshik = charpentier. Ceci nous renvoie vers notre qeRmudh = tuile (de charpente, de toit) ici la racine qRm à la place de khRm pour maison, ce mot qeRmudh est emprunté par les camarades sémites-arabes. Je rappelle que qR est chez nous "la tête, le crâne" (a-qeRu) comme en grec et langues européennes (voir post Acropolis). Bref, concernant akhRam-ahRam il faut souligner que ce mot se retrouve paraît-il en langue indienne-hindoue ancienne haRmyan (forteresse) et en langue indo-européenne des anciens Hittites sous la forme kaRimmi (temple).
Vous comprendrez que haram, harem aujourd'hui associés à l'arabe et au turc sont en réalité des mots non-sémitiques et non-turcophones, ils ont des origines très lointaines attestées en langues indo-européennes et plus loin encore en ancien égyptien et en langue mazigh (kabyle, shawi et autres) qui de nos jours existe toujours, cette langue est toujours là pour attester la Vérité.
Home sweet home pour les américains. Ma maison est mon temple, dicton assez répandu dans notre monde, chez les russes entre autres. C'est cette version russe de maison-temple avec ses règles et ses interdits qui convient mieux à notre maison kabyle, shawie (mazigh en général), notre axxam, akhRam, ahRam, akRam, aqRam ou a-P'hRam. Notre axxam est un palais, un temple ou une maison.
Nous savons que la toponymie des territoires mazigh d'ADN a échappé à la sémitisation-arabisation comme à la romanisation-francisation et c'est par son intérmédiaire que l'on arrivera à reconstituer notre langue, notre histoire et notre culture. Eh bien l'architecture ou bien le lexique architectural kabyle (mazigh en général) est un autre atout de la même taille pour faire revivre notre langue et notre histoire car comme vous l'avez sans doute remarqué le lexique architectural est demeuré intact car il est universel, applicable aux palais, aux temples, aux maisons sompteuses comme aux maisons modestes de notre peuple appauvri et delesté de ses richesses par les envahisseurs.

mercredi 20 mai 2009

Phœil

Ce post est consacré à un son intrus oriental dans la langue kabyle et mazigh.

L'œil
Il s'agit en fait de l'œil sémitique, du "ayn" sémitique, arabe le plus souvent. Il sera transcrit ici soit comme â, soit par la lettre 3. Le plus souvent ce "ayn" est en kabyle une voyelle longue en qlq sorte, un double aa, aie/ey, etc...
- â, ayn arabe = gh, ou R [ʁ] grasséyé mazigh
-
â, ayn arabe = ph, v mazigh
Primo le "ayn" sémitique-arabe a le plus souvent altéré une gamma "gh" en langue kabyle, référrez-vous au post récent Hydre pour la racine "lactée-calcium" [GD]-[GS], racine de "puissance" et de l'Os (ou Reliques au sens spirituel et religieux) devenue [âD] en arabe comme dans 3dhim, âdhim (tout-puissant), âdj, 3adj (ivoire, défenses de l'éléphant).
Secundo ce "ayn" a dans un second temps altéré un son F (ph), ou plus largement F et V. En réalité cette mutation d'effectue via la gamma interposée gh - ph (v) - â surtout pour les suffixes. Pour mieux retenir il faut prendre l'anglais laugh (rire) qui se prononce laf. Ou bien en latin olea-oliva (olifa pour d'autres) qui peut nous servir à déchiffrer nos toponymes mazigh d'ADN le plus souvent arabisés qui ont ce suffixe avec un "ayn", comme Kolea, Bouzaréa(h), Chréa-Shréa qui sont respectivement Kolifa (proche de khalfa, khalfun), Bouzarifa (probablement Bou-sherifa, shorafa) et Shruf-shorafa.
Bref, pour faire plus simple voyons des exemples avec le lexique contaminé par le son intrus "ayn" et procédant au remplacement surtout par le "ph" (F) ou sa version plus hard le V.

Poète vs Soldat
Le plus intéressant est de prendre les mots communs au kabyle, shawi (mazigh en général) et à l'arabe car les camarades revendiquent la priorité sur tout lexique interférent, c'est une bonne façon de nous départager.

aaleq en kabyle = pendre, suspendre, accrocher = 3leq, âaleq en arabe
aalay = haut. En arabe âali, 3ali = haut.
phelay: en kabyle (mazigh) nous avons phella, wphella qui indique "haut, d'en haut", rien de pareil en arabe et en sémitiques sauf le cas isolé de la préposition 3la, âla (sur, on/about en anglais) qui en kabyle est 'af, aph ou phell, fel (ex. azul phell awen).
Nous savons combien notre langue est polluée par les sons intrus notamment le "ayn" (3,â) et le "sh" qui altère un "s" (héritage du phénicien conventionnel). Prenons le mot arabe sha3ir, shâir = poète. Si on remplace le "ayn" par un F(ph) et la chuintate "sh" par un "s" on verra ceci:
sha3ir, shâir (poète): s.ph.r
Est-ce que ce mot vous dit qlq chose? Bien sûr asephru = poème en kabyle! Et vous savez très bien qu'en kabyle cette racine [s.ph.r] , [ph.r] n'est pas isolée donc on comprend bien qui a emprunté à qui.
On peut prendre un autre mot commun, shaar (poil, cil) en kabyle et shaâr, she3r (poil, cheveu) en arabe. Pour le kabyle shaar serait shephar, shefar comme leshfar (les cils) et avec la racine shep de shepuv (cheveux), nous différencions les cheveux et les poils au contraire des camarades.

Idem pour le mot arabe 3Tesh, âaTesh (soif) qui serait faTis très proche du kabyle phadh, fadh (soif)
Bien évidemment il faudra continuer ces comparaisons et essayer d'assinir notre lexique assez souvent touché par les faux-amis et sons intrus comme le "ayn". J'ai pris un exemple qui m'a intrigué:
âasas = 1.sentinelle, gardien, surveillant, 2. ange-gardien, gardien de lieux saints
Si on applique nos formules ce mot est soit ghesas, soit avec â=Ph on aura phesas, vesas voir même phezas ou phesac. Cette racine rappelle vescid de veshkiDH (fusil, mousquet) que l'on a récemment rapproché de l'italien moschetto [mosketo] qui a donné mousquet. Le plus drôle est que probablement la racine est la même pour mouche-moustique (mosquito en anglais) sans doute pour la forme de la pointe ou du pique. Ensuite on prend un mot considéré comme un emprunt à l'arabe âaskar (soldat): si je remplace leur "ayn" par le F (ph) j'aurai feskar, phescar qui n'est pas sans rappeller veshkiDH (le mousquet, fusil). Et cette racine "militaire" fesk, phesc ressemble étrangement à puska, pushka (canon) en tchèque et russe respectivement, ce mot pushka selon le dictionnaire étymologique russe de Fasmer (une référence) serait issu du latin familier buxis. Vous voyez comme ce n'est pas simple! Cette racine "militaire" de canon a donné le patronyme du plus grand poète russe Pushkin ou en français Pouchkine, le plus grand nom de la littérature russe, poète qui a trouvé sa mort lors d'un duel aux pistolets avec le français Dantès. Les poètes peuvent soulever des armées comme ils peuvent être à la merci d'un tireur ou d'un soldat. Hélas!

dimanche 3 mai 2009

Majesté

Ce post fait suite au billet précédent portant sur la formule CT [ST].

Coudée
Nous avons vu que Q est parfois remplaçable par CT ou ST avec le C latin prononcé [S]. Nous allons élargir cette formule au groupe gamma à la lettre GH et nous allons prendre le digramme CT avec le C prononcé [k]. Bref, de la formule Q=ST nous passons à GH = CT [kt]. Voyons notre lexique à ka lumière de cette formule de change.
- yghil (ighil) = coudée, bras (avant-bras)
yghil = yctil - yktil : de là vien kthil = mesurer (longueur, à la coudée, etc...)!
ici le Y serait un L ou KL/GL comme je l'ai signalé déjà (-glia, -llia en romanes)
yghil, yktil = Lctil, Lktil: comme lokot (coudée, coude) en russe!
yghil, yktil = KLiktil, GLiktil?
Prenons d'autres exemples comme yghi (petit lait)
yghi = ykti, ycti. Avec Y =L on aura yghi = Lcti avec la racine LCT de lait, lactose. Notons qu'en grec lait c'est ghala, donc on voit que les appellations sont proches. On peut continuer avec d'autres exemples comme agh (acheter, contracter) qui serait agh = act, akt, ou simplement un acte qui scelle l'accord. Bien évidemment on ne doit pas généraliser cette formule mais plutôt vérifier pour quels cas elle est justifiée.
Prenons l'adverbe de comparaison ktheR (plus) pour indiquer "un degré supérieur, une quantité plus grande (davantage)", les camarades orientaux disent que c'est un mot sémitique-arabe (ha-ha!) dans kathir (beaucoup), akther (plus). En kabyle, shawi (mazigh en général) kther est seulement un adverbe ("plus") et beaucoup se dit autrement (adTas). Ce kther transcrit avec un C latin serait cther/cter, comme cetera d'etcetera en latin, avec CT = gh/q on aura cther = gh.R/q.R qui est la racine de grandeur mwqR (amuqran, mughran). Cette racine [gh.R], [q.R] est présente dans meqaR = au moins, mot qui techniquement avec Q=CT pourrait être mecthaR: donc kthaR-cthaR = plus, mecthaR/meqaR = au moins.  

Majesté
Maintenant nous allons parler de tout un autre phénomène. Nous avons vu dans le billet précédent le sens de muqR, muqRan équivalent au latin magistrum (maître, maestro) avec la formule de change Q=ST.
Donc MWQR devient MGSTR.
Et euréka, notre W devient G en latin: MWQR-MWSTR = WGSTR. C'est donc la semi-voyelle W kabyle, shawi (mazigh en général) ou simplement le W numide = G latin qui se prononce soit [J] de gentil, soit [G] de gardien. Cette semi-voyelle W est souvent remplacé par U (ou français). Notons que la mutation de l'autre semi-voyelle Y en G est très répandue (ayla=agla, agur=ayur). Mis à part le mot masitrum (maître) le latin contient aussi d'autres mots issus de cette racine ou d'une proche comme magis (le plus grand) qui a donné majeur, majesté. C'est exactement le même sens pour la racine équivalente MQR en kabyle, shawi (mazigh en général) dans muqeR, a-muqRan, etc...
Maintenant que nous savons que notre W (U) devient G en latin et probablement en grec on va essayer de déchiffrer notre lexique:
- MWL de mwl, imawlen = parents, propriétaires, maîtres. (mot piqué par les camarades orientaux voir mwlay-moulay notamment)
MWL = MGL ou megalos/meghalos (grand) en grec!
- SWR, swR = mur périphérique, enceinte.
SWR = SGR, SJR: dans le sens de SKR (sekeR = clore/fermer/enfermer), ZKR (zekrun = verrou, fermoir).

- SWRD, swRdi = argent (money), seweR = gagner de l'argent.
SGRD, SJRD: ici nous avons le radical GR-JR de tsjara = commerce et de tsejRa (arbre) mots que les camarades sémites-arabes revendiquent (ha-ha!), on y reviendra sur ce sujet à part.
On va prendre un bon exemple pour finir:
SWM: sawem (estimer, donner une valeur), swma (valeur, estimation)
SGM: ça ne vous dit rien? C'est simplement Sigma!
Et cette formule de change W-G pourra nous aider à déchiffer les toponymes kabyles, shawis (mazigh en général): Siwa serait peut-être Siga, toponymes typiquement mazigh! De la même manière a-sawen (crète, pente montante, côté) devient SGN-SJN comme igeni/ijeni (ciel). 

PS:
Je voudrais revenir sur la gamma GH qui lie les os au lait comme je l'ai écrit depuis longtemps, voir La voie lactée, post de mars 2008. A la lumière de cette formule de change GH=CT nous allons avoir yghes = yctes d'abord, et avec Y = L on aura yghes = lctes, LCTS ou simplement lactose.  
Idem pour thykhsi (thyghsi?) = brebis. avec le gh/kh = CT et Y=L on aura th-Lctsi de lactose; Et si on prenait ST à la place de Ct on verra thighsi/thikhsi devenir thisethsi avec le même radical seth que thi-sthan (vaches allaiteuses) dont on a parlé récemment dans le post Isis.

dimanche 29 mars 2009

Rhodos

Ce court post est consacré au son "H" majeur dans la langue kabyle, mazigh.

Introduction
Nous avons supposé que souvent le "h" mineur et le "H" majeur aspirés se cacheraient derrière un W.
Le but recherché est de comprendre à quel moment le H majeur est aspiré, quelles sont ses
Le R majeur est un R roulé comme en grec ou en espagnol.
Nous avons vu dans le post récent Agora que parfois le son R se muterait en son gamma GH, ou simplement le R n'est pas roulé mais grasseyé à la française GH = R [ʁ]
Le son H majeur comme dans Hraw en kabyle ou Her, His (sa, son) en anglais.
mutations ou bine quels sons auraient pu le remplacer ou l'altérer.
Le plus souvent le H majeur est une prononciation du gamme G, GH (chez les flamands, les ukrainiens, etc...) ou inversement. Cette mutation H = GH est aussi palpable en kabyle.
Donc on a H = GH et GH = R [ʁ]

Rhô
La première formule de mutation de ce H majeur kabyle nous apparaît comme une déduction des précédentes H = GH et GH = R [ʁ]:
H kabyle = R =
Rhô grec!
Ce Rhô grec comme il est indiqué "officiellement" serait soit disant dérivé du sémitique protocananéen à partir de la lettre Resh, Ras (tête). La tête est QeRw en kabyle, elle est aussi le calibre des unités de mesures (QeRwi, etc..) et devrait s'écrire qaRhô ou plutôt en nous débarasant de la gutturale orientale Q on aura sphaRhô. A suivre.
Rhétorique, mot issu du rhétoriké.
HeDHeR = parler (on en a parlé sur ce blog de Ode/Hdhu/HdheR, etc...).
HetheR serait la forme correcte avec un "th" comme en anglais this [dhis].
Hethref = délirer
Cette racine [H.th.r] avec le H = Rhô serait Rhether comme rhétorique!
Prenons un lexique comparable à l'intérieur du kabyle même:
Hewel = remuer, troubler, retourner dans tous les sens
rwi = remuer
On voit bien que la racine Hw et rw indiquent le même sens. Comme je l'ai déjà dit sur ce blog notre Hw indique le sens de "stream" ou courant (leHwa, agHw, Hwb, etc...). Tout comme en grec Rheos, Rheuma = courant. D'ici serait issu le mot rih (vent) en kabyle, mot interférent avec l'arabe. Autre leçon à retenir: le H majeur devient un "h" mineur, c'est un fait indiscutable de l'arabisation ou de l'influence des sémitiques surtout l'arabe sur la langue kabyle et mazigh. On reviendra plus tard avec plus d'éléments mais une chosse est intéressante, l'appelation de carthage QRT (ville)-hDST (nouvelle) comme le veut la version officielle. J'ai déjà avancé d'autres hypothèses bien plus concordantes sur l'appellation de cette ville à tous ses débuts, son vrai toponyme.
hDST ou le "h" serait la variante sémitique du H majeur, T suffixe féminin
HDS est la racine de ce mot. Avec H = Rhô j'aurai:
Rhodos!
D'ailleurs ce toponyme est toujours existant: Radès en Tunisie.
Vous avez entendu de Rhodhos (Rhodos, Rhodes) en Grèce? Le colosse de Rhodes
Donc hsdt serait-il Rhodos et quel sens porterait-il, celui de portes maritimes?
QRT. HDST serait donc "QRT. Rhodos" ou QR serait un adjectif: royal? principal? capitale?
La clé se trouvera dans le mot kabyle tha-rdhast = empan et le H qu'elle enferme. Mais celà sera le sujet du prochain billet avec l'explication exacte de ce qu'est le H majeur kabyle et mazigh.

jeudi 26 mars 2009

Agora

Ce post va nous apporter une nouvelle formule et expliquera l'agora.

Introduction
Nous avons vu dans le billet précédent la dualité entre certaines lettres kabyles mazigh, surtout l'opposition entre le L et le R dont a parlé à maintes reprises. Jamais en kabyle les "antagonistes L et R" ne suivent et rarement se rencontrent dans un même mot. Mais à quel époque ce phénomère d'antagonisme L-R? Et si jamais une de ces lettres a été remplacé par un autre son, une autre lettre?
J'avoue que je me suis demandé à plusieurs reprises si en kabyle (mazigh) on aurait pas parfois le même phénomène du "R grasséyé" (R français ou allemand), donc un R [ʁ] prononcé comme notre gamma "GH". Donc le cas échéant on devrait transcrire R et non pas GH et ensuite on doit déterminer dans quels cas. Nous avons un premier indice: l'antagonisme L-R. Donc si R et L ne vont pas ensemble, le R masqué en GH se placerait facilement devant ou après un L:
tha-Lagh-th = argile (tha-LaR-th?)
a-ghLi = chuter, tomber (Roli?)
Grosso modo là oû c'est GR ou RG il faut mettre un L à la place du G, et inversement là oû c'est LG ou GL il faut mettre un R à la place du G. Exemple: gheR (lire, étudier) sera Ler ou lire simplement! Ou bien a-mergu (merle) sera merlu comme merle quoi! Ou bien meRagh (salé, amer) devient meRal comme en espganol amarillo (jaune, amer). Amusant, non?

Agora
On ne va pas bien sûr généraliser cette méthode du "R gastro" (frenchie) surtout que nous sommes qu'au début de son étude mais déjà dans certains cas elle aporte des résultats très étonnants.
Rva = 4 heures, quatre. de l'arabe arbaâ (quatre)
gheRv = ouest, de l'arabe gherb (ouest, occident).
a-ghRiv = exilé à l'étranger, idem en arabe (plus en arabe: gharib = étrange).
a-ghRiv (Aghrib) est un toponyme kabyle.
a-ghRiv = Lariv
Conclusion:
- ce toponyme Aghriv serait équivalent à Larva (ex. Larba Nath Irathen, Larba Nath Dwala, etc..). Les patronyme kabyles issus de ce toponyme: Larivi (Laribi) Larvi (Laarbi).
- nous comprenons que le découpage topographique par secteurs se fait à partir de l'Est (point 0), l'ouest est le secteur 4. Pour le cas de Larba Nath Yrathen et Ath Dwala tous deux situés sur le même axe le point de repère (point 0) serait à l'est mais oû?
- aghRiv = LaRiv indiquerait aussi L+ Rif qui comme par hasard est aussi à l'ouest. Cette forme RFL pourait être aussi R+FL oû fel indique la frontière maritime (voir n'fel = raverser une rive).
- LRV de LaRiv avec affixe inversé donnerait RVL = rival (opposé). A suivre.

Lunja et les ustensiles.
a-ghundja (louche) serait Rwndja...rond? déjà ghundja = Lundja, on confirme ce qu'on avait dit au préalable sur cette relation.
ghendjur (nez acquilin) serait rondor? (Condor des Andes aurait été plus vrai!)
Et Lunja ne serait pas Runja "ranger" puisque on parle des arts de table et d'étiquette? Et les guanches seraient des riv- ou rif-anches? Brrr, compliqué on laisse tomber pour le moment.


Les Archs et a-ghRas
Toponyme kabyle comme a-guni b' a-ghRas.
a-ghRas devient a-Laras. C'est exactement comme Larash (Laarache au Rif).
Larsh ou L aarsh (L lié, aarch est une forme fausse) = ethnie, confédération des clans.
tha-ghwRas-th = rûche (coucou les abeilles!), ta-goRas-t (fém), soit agoras ou agras au masculin.
AGORA grec au sens de rassemblement est pour nous d'abord un rassemblement du peuple , des ethnies, des clans Larsh ou Gharsh (âarch).
AGORA au sens de place publique ou place du marché car elle ressemble à une rûche d'abeilles.

Voilà les tout premiers résultats de cette nouvelle formule. On verra avec le temps si elle se confirme pour l'inverse (gh suivi de L), pour les autres duos (N-M, etc...). Tout ça est très amusant! 

mardi 17 février 2009

Sigma. Illustration.

Ce post est un préambule au coup de tonnere avec les billets suivants.

Vous avez vu dans les posts précédents l'engrenage, la roue du temps, le sens de seg-(sec- latin) en kabyle pour a-senan (segnan), thi-segnith, etc...
Lisez maintenant ce qu'est la lettre sigma grecque:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sigma
Et comme "il est convenu" l'alphabet grec comme sigma serait d'origine phénicienne donc "sémitique". Voyez le shin hébreu:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Shin_(lettre)
Et le shin arabe:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sh%C4%ABn
Notez bien la graphie, sigma ressemble à un double v, tout comme le shin. Retenez bien celà. Regardez ce qui se passe avec la lettre sigma si je la à la renverse (thinegnith, méditez ce mot). C'est idem au W , au "shin" phénicien ou à deux dents de scie.

Ensuite suivez les illustrations, les photos qui vont suivre en bàs.
Nous allons découvrir prochainement les secrets des mutations des sons S, Z, J, SH, CH tout comme ce qui a touche W et le groupe gamma kabyle GH (gh, k, g, dj) avec une divulgation sur le son intrus, la gutturale orientale Q en kabyle dont on doit se débarasser au plus vite.



En réalité seg- ou segn- dans tout ce qui a un rapport à ce qu'on a vu dans les billets précédents avec tous les sens (pointe, épine, couper, pignon, etc...) est géométriquement un triangle. Il est beau ce triangle isocèle S (symétrie), et l'arc N...
C'est une pointe en triangle. Comme dans notre épine/pignon/aiguille (a-segnan, segnith). Griffe...

Faute majeure en sémitiques, avec le sens de dents "shin" (hébreu) ou "a-snan" (arabe). Notre sg (sgn) devient leur "sh" (shn) ou simplement aspiré en arabe "s" dans a-snan. Alors , camarades sémites, ce sgn devenu shn ou sn chez vous n'atteste pas les dents (ou fourches) en général mais seulement un certain type de dents, sg désigne une dent triangulaire soit les canines ou les crocs, les défenses. Justement c'est le gamma kabyle/mazigh qui atteste l'angle de la pointe et c'est une grave erreur que de l'avoir "avalé" ou transformé! Faites la différence entre une scie (seg-) et une lame/éperon/glaive (mes-) oû mes indique "lisse" et semsedh = polir différent de qDHa segDHa = aiguiser. Leur Q = notre SG. Canines/crocs/défences = wglan en kabyle, soit la racine wgl. Aboyer = seglef...q/kleb ou bien kelb = chien en arabe.

Q sémitique-arabe,(k) = SG kabyle = ? SC latin

Ah! les ongles "sh", les angles "g, gh", le "Q" mutant qui pique, les piquets, les clôtures, les défenses, les remparts, les villes forteresses, Cirta, Carthage...

Ah! les crocodiles, les clôtures barbelés, Agadir gad- en phénicien SwR, Tyr...On les a, les gars, ça y est on les a!

En kabyle S et W seraient équivalents (swa-swa) ou proches, les digrammes signifient respectivement SW = , ZG constante , SG < inférieur à , alors que WG attesterait > "supérieur à" (wgar), WZ court, GZ long. Tout ça reste à vérifier.

Je n'ajouterai plus rien pour le moment, regardez les photos ci-dessus et vous comprendrez le sens de cette pointe! Bon courage.

dimanche 17 août 2008

Le jumeau d'Atlas

Eurêka!
Ce post va nous apporter la réponse tant attendue: qui étaient les atlantes?


Rappel
On a vu la mutation de Y en G et inversement (voir post: mutations W-G), comme dans a-gaw/a-yaw, a-gur/a-yur, etc...

Le frère d'Atlas
Le frère jumeau d'Atlas le roi des atlantes s'appellait Eumelos (nom donné par les grecs) mais Platon nous donne son nom d'origine dans la langue des atlantes: Ghadhiros ou sans le suffixe usuel Ghadhir/gadir. Ce prénom GDR serait, compte tenu de la mutation usuel du G (gh) en Y dans notre langue, ni plus ni moins YDR ou le prénom que vous connaissez tous Yidhir! J'vais expliqué l'étymologie de ce prénom très répandu chez les kabyles et les "berbères" (post "mon vénéré homonyme"), il est souvent transcrit en français "Idir" alors que c'est Yidhir.
En grec le Gh (G) suivi d'une i/é se prononce Yi/Yé (mutation du G en Y), alors pourquoi gadhiros dans le grec au lieu de Ydhiros? Probablement il s'agirait d'un mot composé: G en préfixe, ici "g"-spirant, indique "jumeau", "frère" ( gniw-prononcé kniw, gma) car Ghadhiros est le frère jumeau d'Atlas. Je rappelle que même de nos jours par respect/politesse nous désignons nos proches par des locutions ou préfixes au prénoms: Na Aldjia (de Nana pour les femmes), Da Mohand (de Dada pour les hommes) pour les plus agés que nous. Et s'ils sont du même âge? Il est possible qu'à l'origine c'était un prénom comme "Ga Ydhir" ou "Ka Ydhir" avec le G/K de frère jumeau ou en grec "Ga/Ka Ydhiros" (prononcés: gaïdhiros ou caïdhiros). D'ailleurs ce "kaï" se retrouve dans le Caïs (Gaïus) romain,ex.: Caius Julius Caesar ou Jules César. Coincidence? Caius ou Gaius est un prénom romain dérivé du grec Gaios qui signifie «Seigneur». Notre GL atteste la lignée royale comme on l'a vu récemment, GL (gelidh = roi, prince). Alors Gadiros ou Ghadhiros signiefierait peut-être: Ga (titre royale) + Ydhir (prénom), devenu ensuite Gaïdhiros ou Gydhir...comme ça ressemble à i-Gidher = aigle, symbole des rois par excellence! Gaïa (terre-mère) est une déesse primordiale en mythologie grecque mais Gaya est aussi un patronyme répandu chez nous. Notre GL est royal et le KL ("k" spirant) = terre. Il faudra revenir sur ce mythe de Gaïa prochainement...

Toujours est-il que linguistiquement nous comprenons maintenant (après Atlas, Clito, Gadiros) que la langue atlante à laquelle fait référence Platon est bien notre langue-mère, celle qui aujourd'hui est toujours parlée en Kabylie, aux Aurès, au Chenoua, au Rif, au Sousse, à Siwa, au Hoggar, etc...sur toutes les terres des ymazighen.

jeudi 14 août 2008

Mutations W-G (td)

Post "td" pour montrer comment les sons du groupe W libyque se mutent en sons du groupe "gamma" GH.

Certains disent a-gur d'autres a-yur (lune), a-gaw ou a-yaw, etc...Si dans ces cas précis ou pourrait penser qu'il s'agit vraisemblablement d'altération du "g"(GH) en "y"(W) ou de particularité régionale, il est maintenant assez clair que pour les pronoms ou articles indéfinis derrière le derrière les articles/pronoms irréguliers "y"/"u" (groupe W) se cachent le "g" (groupe GH) et plus largement encore les mots portant le "y" ou "u" en affixes attestent aussi ce phénomène de mutation.
Forme régulière:
Masculin singulier : a- exemple: a-vridh (chemin, route)
Masculin pluriel : i- exemple: i-verdhan (chemins, routes)
Féminin singulier : tha- exemple: tha-funasth (la vache)

Féminin pluriel : thi-exemple: thifunasin (les vaches)
Formes irrégulières:
Y- (écrit i-) masc.sing.+pluriel / thy- (thi-) fém.sing.+pluriel
W- (écrit u-) masc.sing.+pluriel / thw-(thu-) fem.sing.+pluriel
Exemples:
i-fer = y-fer (l'aile) m.s. /i-ferawen = y-ferawen (ailes) m.p.
u-zal = wzal (le fer) m.s.
th-urets = thwrets (rein) f.s.
th-ulas = thwlas (les filles) f.p.
Pour mieux cerner et comprendre ce phénomène il faut prendre au génitif les mots avec articles irréguliers. Exemples:
i-lef ou y-lef (le sanglier)---G'ilef (du sanglier).
u-dhi ou wdhi (le beurre)---Bwudhi (de beurre).

Les conclusions sont les suivantes:
- le "u" en réalité est un W qui se muterait au génitif en "wP" ou "wB" (B et P latins)
- le "i" en réalité est un Y (une variante de W) ou plus précisement un Yi ou Yé qui cacherait un Ghi ou Ghé initial. Le son ghi/ghé est prononcé yi (i), yé (é), ce phénomène est attesté dans le grec et le latin ("gn" en français moderne: pagnier ne se prononce pas pague nier mais panier).

Il faut retenir la "leçon" de ce post TD, on en aura besoin pour les prochains posts.

dimanche 20 avril 2008

Diamant

En ce jour de commémoration du "printemps de tous les jours" je partage avec vous une révélation abracadabrante: nos ancêtres connaissaient le DIAMANT.

Le post consacré à la matière m'a permis de voir de plus près surtout avec les consonnes du groupe "gamma" GH. En réalite le GH libyque est synonyme d'énergie que l'on brûle pour fonctionner, la resource/la matière "combustible" dans toutes ses phases: liquide comme le lait ighi, fossile comme ighes os, asghar bois, en pâte comme aghrum, etc... mais surtout carbone, par exemple CHARBON, le charbon de bois = ighedh? ou ighghidhen (ighighdhen ne peuvent désigner la cendre comme c'est le cas aujourd'hui qui, cendre en réalité doit s'appeller avsi de asevsi = joint avec la racine VS/FS). Le GH carbonique peut être soit un diamant de durêté maximale 10 (Q libyque = dur, tranchant, pointu), soit du graphite (GH) avec une durêté très basse entre 1 et 2 sur 10. Graphite du verbe ghrapho en grec signifie écrire. Lisez au moins celà pour comprendre la minéralogie: http://fr.wikipedia.org/wiki/Diamant ou ici pour en savoir plus sur le diamant: http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761557986_2/diamant.html

NB: la différence entre le son vélaire GH et sa post-vélaire Q obtenue transformation du Gh par un phénomène de tension (pression) est claire dans le libyque, il n' y a qu'à voir les verbes: je mettrai ces infos petit à petit sur le post "ubi materia ibi lybica".

Comment se fait-il que nos ancêtres connaissaient la structure du carbone (diamant ou graphite selon les températures et pressions) la chimie, la minéralogie, la cristallographie? Etant ingénieur en la matière je sais de quoi je parle! Je vous rappelle que d'après les spécialistes les anciens egyptiens ne connaissaient pas le diamant! Personne d'autre ne le connaitrait? L'époque du "libyque", du berbère est donc bien antérieure à la période égyptienne, au moins 5 000 ans avant JC, ça alors....

Une chose est sûre: cette révélation n'est qu'une première, d'autres viendront j'en suis convaincu. La Vérité n'est pas loin, fasse le Créateur que l'on puisse très prochainement protéger nos enfants des hordes du "Mal absolu".
En hommage et à la mémoire de Massi Guermah et des 126 enfants assassinés par les hordes "guétoulo-aziatiques"! Courage à leurs parents et amis, "la Vérité est de notre coté, nous vaincrons le Mal absolu".

jeudi 13 mars 2008

Le sablier berbère

Suite au post précédent («la voie lactée») j’ai voulu comprendre à l’aide la géométrie si vraiment le son «gh» qui se transforme en «q», par un phénomène de tension sur «gh» (transcrite dans le kabyle par la lettre grecque gamma) comme l’attestent les spécialistes, est dû à une influence étrangère (cananéenne – sémite) oû est-ce un phénomène propre au berbère depuis l’ancien libyque. Plus j’avançais dans mes «réflexions», plus je sentais me faire aspirer par une tornade et emporter par un tourbillon dans l'entonnoir. Au final j’ai découvert la toupie « linguistique » berbère dont je vais parler dans ce billet et son reflet. La toupie d’hiver que moi enfant berbère je voyais utiliser pour préparer le fil au tissage; la toupie d’été qui se transformait en jouet et que je faisais pivoter en observant ce mouvement fascinant; à l’école on chantait « tourne, tourne ma toupie... ».

Préambule
Si vous avez lu le post concernant «le cercle R» dans notre langue-mère vous savez quelle importance relève la géométrie pour le berbère tifinagh. Le R est convexe, c’est sûr et je suis passé aux autres lettres pour percer le mystère de notre langue. Là pour «gamma» je vais étaler mes observations et mes réflexions, je ne veux rien démontrer car ce n’est pas d’une science qu’il s’agit. Toutes mes réflexions ici écrites sont corroborées par la géométrie, les lois du Créateur. N’en faîtes pas une pseudo-science, un dogme de propagande ou de profit, que Dieu vous en garde. Mon voeu est d’inciter à la réflexion et à la méditation sur notre langue. Ce qui va suivre, ce billet sera spirituellement ressenti très fort surtout par un berbère, a fortiori un kabyle, comprenant cette langue et sa mystique. Il est de mon devoir de prévenir ces concernés que cet entonnoir vous enchantera d’abord et ensuite il ne vous laissera plus en paix, votre sommeil sera troublé, vous ne cesserez pas d’y penser. Mes amis, le chemin de la Vérité est une spirale!

Chaqlala la tension
Puisque on parle de phénomère de tension, ici linguistique, on ne va pas oublier non plus la tension entre les «nôtres» et les «autres» avec toute la «chaqlala» (tchaqlala = rixe, polémique, dispute à haute voix) qui va avec. Justement pour ce qui est de caqlala. En kabyle nous disons «euch aqerrukx» (bouffe ta tête) à celui qui hurle et ne veut pas se la fermer. Eh bien caqlala vient de «euch aqlal», aqlal signifie luette (appendice charnu qui pend au milieu du bord libre du voile du palais, à l’entrée du gosier), appellée aussi uvule, du latin uvula (d’oû le mot vélaire en linguistique/phonétique). Aqlal signifie en kabyle au sens figuré (donc il symbolise) un appétit, grand appétit et appétit éveillé lorsque la luette se met en mouvement, à osciller comme un pendule. En phonétique le son gamma «gh» est vélaire, le son «q» est post vélaire. Donc il faut vraiment un effort, une tension pour passer du gamma au son «q» qui symbolise aussi la ligne de démarcation, le rubicon avant l’entrée dans le gosier. C’est ce phénomène de tension que j’ai essayé de compendre par la géomérie.

Ebauche que je compléterai plus tard, pour le moment je vous laisse méditer et réfléchir, mettez les verbes/noms que vous connaissez à différents niveaux «gh», «q» et «x» et vous comprendrez.
Regardez d'abord la lettre tifinagh Libyque-ancien qui symbolise les sons "gh" et "q".

(voici le lien si nécessaire: http://www.mondeberbere.com/langue/tifinagh/tableau1.htm )

La toupie berbère
La base du cylindre tend vers zéro et devient aigue : on a un cône. En haut c'est le couvercle "GH" comme dans "ghom" couvrir, en bàs on a un "q" piquant comme dans "eqess" pique ou "qis" -viser ou essayer (une robe) ou "qed" (lqed) la taille (de femme mince il faut croire!). Le temps des verbes diffère: "negh" - tue (impératif en haut, GH) devient "ineq" en bàs (aoriste qui ne dénote aucune valeur temporelle mais un aspect dit « zéro » (ou « perfectif »), on retrouve ce phénomère d'aorisisme dans le grec ancien). Idem pour Ghez -creuser, Qeaz. Même chose pour le temps: Qal de ardh qal ( à toute à l'heure) ou comparons uGhal-reviens et uQal (de Uqlagh - je suis devenu/je suis revenu). Ce point Q, très pointu comme dans les emprunts au sémitique lQodh (pincer, glaner), aluQadh (pince). Q définit aussi la forme cônique aigue des choses (aQelmun, aQerwi, aQavash, aaQush, aaQa, aQvush, aQerdhash) et le mouvement de rotation qui dure longtemps (aQezav - flatteur ou aQefaf - escorte), qui s'éteint et la toupie tombe! (Qluqel - déambuler). Ici et seulement ici (niveau Q) et parfois au niveau GH, il y a des interférences avec le latin et grec (q devient K) et le sémite, langue arabe (et autres?) contient certains mots qui adhèrent à notre logique mais il contient encore plus de mots (de ceux vérifiés) en complète contradiction avec cette même logique. Voilà pourquoi j'avais soupçonné le son Q d'être un son sémite-cananéen-arabe. J'ai tiré quelques conclusions, entre autres: le mot sémite-arabe "meqias" (coudée) que l'on a en berbère "ameqias" (bracelet) à mon avis ne serait pas un emprunt du berbère au sémite mais plutôt l'inverse, géométriquement parlant. Ensuite le mot berbère "iGHil" signifierait en fait la "coudée" berbère ou l'avant-bras à poing fermé = la taille de l'homme. Ensuite je pense que notre mot "aQew-qaw" (bégue, qui parle mal) est l'équivalent du mot grec varvaros (barbares) que l'on retrouve dans le sémite braber; comme ça si ça vous chante de répliquer à ceux qui vous insulteraient vous connaissez le mot: les qawqaw. Le mot sémite (arabe) qamaâ, signifiant cône viendrait du grec kônos , comme quba (dôme) ? Idem pour le mot qarn (siècle/corne) en latin cornu. Le mot, proche phonétiquement, kabyle aQerru (Q pointu à l’avant + suffixe ru signifie convexe) designerait à l'origine un type de tête (machin pointu-céphale) et non pas la tête en général et le mot aQeluash qui désigne le bouc (syn. : ahuli, aghidh) désigne soit corne, soit bête à corne ou plutôt capricorne. Le mot kabyle enQev (becqueter) ne serait pas un emprunt au sémite-arabe naqeb (trouer) ou minqar (bec) oû le q piquant n’est pas dominant : le bec en kabyle est a-Qavuv (a-qevqav) forme phonétiquement et géométriquement berbère (donc pas d’adaptation d’un emprunt), voir aussi aQawqaw (bégue) ou aQamum (museau), aQadhum ("visage pointu") diminutif et parfois péjoratif de Udhem (visage), etc... Le mot berbère aQavash = hâche/pioche est souvent transcrit et pris à tort pour un emprunt sémite Kabache alors que le mot sémite-arabe est minqar ou fas.

Le sablier berbère
Le reflet de la toupie, ou la double toupie = sablier. 0 niveau de la terre (son «q»). En haut le "GH" singinifie l'homme et la vie (impératif), au milieu c'est "q" - la ligne de démarcation = la terre; en bàs c'est le monde des morts ¨X" (KH), les ténèbres ( Xssi = éteint).

Il y a les intermédiaires que je mettrai plus tard: "K" entre GH et Q; "Kx" K-spirant sous Q comme probablement le G spirant (pas sûr). Le G (Ga de uGadh) est en dessus de GH, vivement orienté vers le futur (arGu-rêve, eGal -jurer, eGGani = expect, attendre son tour, etc...). J'y reviendrai.


En language enfantin pour illustrer: ghughu = lait (produit transformé et consommé par l'homme); qaqa = friandise qui viendrait de "aqa" = grain, tiré de la terre; "xaxa" (khakha) = caca, "produit éteint".



Conclusions envisageables: il faut différencier linguistiquement le mot «xas» de «ghas», «xas» (khas) signifierait tant pis/tant pis si alors que «ghas» signifierait même si. Ensuite, « xarsum» (kharsum) est la forme correcte pour dire au moins (niveau – 1, le minimum du minimum), «gharsum» serait incorrecte. Il y a le mot tha-Khryt (la bourse) qui intrigue...est-ce lié au rituel des morts? ou à rappocher de Crypte ou de Kryt (Crète)?. Tout comme aXam/a-Kham (maison) qui en fait signifierait demeure? Le mot le plus marquant est Xiq/Khiq (nostalgie) dont le sens est proche du mot russe toska plus que du français nostalgie pour exprimer combien on regrette les disparus. Remarquez qu'en sémite (arabe) à ce niveau -1 sont placés le Créateur! et ses créatures (être humains) khalq, donc cette langue ne s'inscrit pas dans notre logique.



Le cône de lumière
Voir article sur wikipedia
Dans le sablier berbère "Q" il n'y a pas de rupture comme ici, sauf dans le verbe Qers (rompre, déchirer) qui s'oppose à Qen (lier, ficeler, unir). On y reviendra plus tard.





La double-spirale ADN

Par la symétrie géométrique, chaque lettre plutôt chaque son possède son "vis-à-vis", c'est celà qu'il faudra vérifier plus tard. Le mouvement de la chute de GH vers Q rappelle une spirale. Pour le moment pas de raccourci, juste un peu bizarre et curieux comme phénomène.


Pour finir: la parole, le mot est dit "awal" ou à mon avis il doit être transcrit: a-Ual, soit Le-De-Oeil. (alen = yeux, le singulier Al ne se dit plus rempalcé par thit). Donc le mot parole aual (awal) est ce que l'oeil a observé! Le même suffixe Al se retouve dans "adhergal"-aveugle, "azerual" - aux yeux bleus, etc...L'intérêt est que aL signifierait aussi orifice, une ouverture = source, comme dans le sémite-arabe "aïn" qui signifie oeil/source; en fait on verra ça plus tard quand on arrivera à la lettre L ! Le aL berbère serait dans un sens ce qu’est «oko»(oeil, au pluriel Otchi) en russe, le (globe) «oculaire» en français du latin Oculus = 1) oeil, 2) en architecture: petite ouverture dans un mur.

Zeroual: Pour la petite histoire le nom berbère Zerual (Zeroual) très fréquent chez nos cousins chawis à l’est et rifains à l’ouest aurait son équivalent russe (de l’ancien slave) que l’on rencontre même aujourdhui «Sinéok» = bleu-oeil et chez les grecs: γαλανης [ghalanis] ou galanis (celui qui a des yeux bleus). Il est probable que Zerual est une forme arabisée de Zeghual car la couleur "bleu ciel" en berbère est zegzaw (géométriquement attesté: le gh et G vers le haut = ciel), parfois signifie "bleu très clair" ou même "vert", donc il indique la couleur turquoise (entre bleu et vert)? Donc par confusion avec azraq du sémite-arabe qui aurait remplacé le berbère zegzaw a donné au lieu de zeghu-al sa forme actuelle zeru-al on a qui a donné zerual ou zeroual ???. Si à l'origine le mot était zeru-al il signifierait (ru convexe) celui qui a les yeux ronds ??? Autre réserve, par rapport à la couleur des yeux: généralement ce n'est pas le bleu mais le vert qui est prédominant pour les berbères du nord, du moins ce que je sais en Kabylie. Alors est-il envisageable de dire que Zerual signifie aux yeux verts/ou bleu turquois?

Thalla - Thallasa: dès à présent je suis sûr de l'origine libyque (berbère) de ces mots. AL = source dans Thalla (fontaine), Illel (mer) et aussi ouverture (eLi) et aussi source de naissance (iLul) comme dans le slave-russe rodnik = source d'eau et rod=clan/famille qui donne roditsa=naitre, rody=naissances, etc... Cette découverte est fort intéressante et on la verra en détails dans un prochain post à part.


En hommage à Dda Lmuludh Feraoun,
"Fouroulou, le fils du pauvre",
assassiné le 15 mars 1962 par les nihilistes de la chimère.

13.02.2008
H.Y

Fils de Mohand Arezki
d'Ighil "nezman" des Ath Duala.

lundi 10 mars 2008

La voie λactéε

Je suppose que ceux qui vivent dans la société de consommation moderne ne confondent pas "milky way" à une barre de chocolat flottant dans le lait. Et vous connaissez tous le mot galaxie, beaucoup savent que ça vient du grec mais est-ce que vraiment beaucoup d’entre-vous connaissent l’origine «laitière» de ce mot? Peu probable.

On va donc voir ce thème de plus près. Par politesse et par sympathie je vais commencer par les grecs, plutôt le grec. J’espère que je ne fais pas de faute, normalement le vocabulaire a été vérifié sur 4 différentes sources. Rappel: gamma Γ/γ se prononce GH et non pas G (comme dans Gare).
Le lait en grec se dit = γάλα [ghala], avec l’article neutre το γάλα.
Ensuite il y le terme γάλακτος [galaktos] qui signifie «de lait» (génitif).
La voie lactée en grec = ὁ γαλαξίας κύκλος [o galaxias cyclos] = «le cercle de lait».
On retient donc le mot qui désigne «lait» : γάλα (accent sur le alpha, A fort : ghA’lla).
Et voici encore quelques mots «laitiers» en grec qui serviront de «témoins» :
Fromage = τυρί [tyri]
Os = οστό [osto]
Écume/mousse = αφρός [afros]
Beurre = βούτυρο[Voutiro] littéralement "fromage de vache": βούς/βοός = vache + τυρός = fromage
Huile = λάδι [ladhi]
Vache = αγελάδα [agheladha]
Chèvre, bique = κατσίκα [katsika]
Bouc = τράγος [traghos]
Brebis = προβατίνα [provatina]
Mouton = πρόβατο [provato]
Calcium = ασβέστιο (asvestio)
Calcaire = ασβεστόλιθος (asvestolithos)

Ensuite on passe à Zeus, à la mythologie grecque donc. Au mythe d’Amalthée (en grec ancien Ἀμάλθεια / Amáltheia) associée à l’enfance du dieu suprême Zeus. Amalthée est une chèvre qui allaite Zeus enfant, aideé en cela par des abeilles se chargeant de nourrir le dieu de miel (d’après Wikipédia et autres sources). Bref, Zeus se nourissait de lait de chèvre et de miel.
Un mot sur l’Egypte ancienne. Le «lait» en hiéroglyphe de l’ancien égyptien se traduirait par «jrtt» et il semblerait que la chèvre était «ghet» (à vérifier). Dans les langues européennes la racine du «lait» est : 1) pour les romanes Lait (fr)/Latte en italien et presque idem en espagnol et portugais, tout ça du latin «lactis», 2) pour les germaines c’est Milk en anglais, Milch en allemand, 3) pour les slaves c’est moloko (prononcer : malako) en russe, donc toujours la racine indoeuropéenne MLK. En arabe pour les sémites le «lait» est « al-halib» («h» de half anglais).

Après il faut faire un petit rappel très utile d’ailleurs. Vous savez que le calcium est un élément fondamental et nécessaire à l’homme, surtout pour les enfants et les séniors. L'organisme d'un adulte contient à peu près 1kg de calcium. Dans quels aliments l’homme le puisait-il (et le puise encore)? Le lait et les produits laitiers surtout, le jaune d’oeuf et le seigle. Le lait de chèvre aurait plus de vertus que celui de la vache ou de la brebis; le lait de chèvre est celui qui ressemble le plus par sa composition au lait maternel et il est souvent conseillé par les médecins pour l’allaitement des bébés, pour la prévention des maladies cardiaques, etc...Il serait donc vital pour l’homme (et pour le dieu grec Zeus!). Il est vital pour nos OS et nos DENTS avant tout.

Bon, j’espère que vous avez retenu tout ce qui a été écrit plus haut. Maintenant l’hospitalité berbère c’est une bonne chose mais il ne faut pas oublier les siens. Donc je vais m’atteler au lexique «laitier et ses alentours» dans ma langue maternelle, le berbère du nord de Kabylie ou simplement le kabyle et je ferai appel bien sûr, et avec plaisir, aux autres langues berbères pour quelques exemples. Je vais essayer de dissiper certaines confusions mais il est aussi sûr que j’en apporterai aussi. Je rappelle qu’en kabyle (en berbère en général) il y a 2 genres (féminin/masculin), le nom masculin au singulier commence presque toujours par «a» et parfois par «u» et « i» généralement utilisé pour le masculin pluriel. Le féminin commence par «Tha» surtout et parfois par «Thu» et par «Thi» (même schéma que le masculin). La transcription des mots kabyles/berbères est en lettres latines. Alors en kabyle ça donne ceci :
Lait = aKeFay, aYeFKi, aYeFK selon les régions de Kabylie. En réalité ce mot désigne le lait à son état bouilli, lorsqu’il monte : du verbe KuFeth = écumer [écume = mousse blanchâtre qui se forme à la surface des liquides agités (le lait, la mer, etc...)]. Donc là il s'agit du lait pasteurisé en qlq sorte. Alors mes chers amis il faut chercher le mot initial signifiant « lait », pour celà il faut le voir dans tous ses états! Le lait caillé se dit i-Kil (le caillé) sous entendu lait caillé mais le mot lait n'apparaît pas.
iGhi = petit lait. Ce mot est plus proche s’il n’est pas tout simplement le bon: «lait» kabyle. Rappellez vous comment on fait le beurre à la campagne kabyle, "battre la calebasse de lait". Ou la chanson d’Idir « sssendu » : ssendu, ssendu ay ighi! Alors iGhi c’était en réalité à l’origine «lait» ?
En langage enfantin kabyle le lait est appellé «ghughu» mais le son «gh» s’est transformé en «3ou3ou » à-la-sémite, cette lettre ﻉ/ce son " 'ayn" [ʔˤ] , transcrit par les «berbéristes» en epsilon grec (quelle horreur!), n’existant pas dans notre langue il serait donc issu de l’influence dramatique de l’arabisation sur le berbère.
idhGhès = fromage blanc, colostrum
thi-iGHrifin = crêpes
uDhi = beurre
tha-Ghat = la-chèvre
iGhidh = chevreau, bouquetin («bouc de lait» si vous permettez l’expression)
(en chleuh aGhadh = bouc)
? thiGhssi (prononcé thikhssi) = la-Brebis. A vérifier car très douteux, thikhssi viendrait plutôt de Kx-S («cs») = paître, comme dans a-Mekssi (k spirant) qui signifie le-Berger/Pasteur (Messie?!).
? ZoeGhk (prononcé Zeg, z emphatique, g entre G et K spirant = version non sonore de gh/γ ) = traire. A vérifier.
tha-Ghleyt = Oeuf en chleuh

aFaroz = jaune d’oeuf.
i-Ghes = l'OS

tha-GHlalt = vertèbre
thu-Ghmesth = la-Dent
a-Ghosmar = la-Mâchoire

uGlan de [uGHlan] = les (dents) canines, crocs.
thaGhmoerth ou [thu-Ghmer-th] = côte.

thaGhrut = clavicule, épaule
i-Ghil = bras/ force
a-Ghillès = enfant/garçon fort et brave comme un fauve (exprime en qlq sorte un «degré superlatif»), on dit souvent à l’enfant « izem -, aghillès» (lion –, brave/fort comme un fauve prédateur). Il n’est jamais employé pour un adulte/homme qu’on vante autrement pour sa force et bravoure «atheras» (guerrier, fantassin). Certains berbères désignent par "aghillès" la "panthère" et autres félins mais en réalité il signifie Fauve (et donc félin?, comme ça personne n'a tort!).

La Grandeur
La racine laitière exprimant la grandeur/longueur est présente dans le grec comme dans notre langue.
En grec :
Pour info: Longueur = μακρος [makros],: qu'on retrouve dans macro (macroéconomie), l’antonyme est micro.

γέρος [ghé-ros] = vieux.
γερός [gher-os] = solide, fort, costaud
Grand, long = μεγαλος [meghalos] préfixe Mega (magnus en latin) : "méghapolis" = mégapole.

Μεγας Ἀλέξανδρος [megas Alexandhros] = Alexandre Le Grand

En kabyle (et en berbère en général):
a-Moghran = Grand, Long, Ainé, Supérieur, Chef. Ce mot est faussement transcrit aMokran/Mokrane dans l’état civil francisé et il est prononcé faussement a-Moqran, la post-vélaire sémite ? "q" ayant remplacé (par tension) la vélaire d’origine gh/γ, autre exemple des conséquences néfastes de l'arabisation de notre langue-mère ? , mais à partir de quel moment (influence phénicienne)? Tout laisse penser quec ette lettre est intrinsèque au berbère depuis longtemps vu le Q-vocabulaire
amGhar = vieux, doyen, staroste, chef de famille/clan, beau-père. thaeGhzi = longueur. Idem Gheuzif = (il est) long, adjectif qui donne a-Ghezfan = le-long.


Jugurta
Il y a le verbe contenant le gh/γ laitier: uGh-kar qui devient uggar = dépasser, vaincre. J’ai remarqué ce phénomère dans le grec qui allie gamma, le son «GH» et K pour former le son G (comme dans Gare en français). Sauf que pour le kabyle, par exemple dans le verbe Uggar le G est souvent spirant. Toujours est-il que ce verbe signifie en kabyle/berbère: Suprématie, supériorité au-dessus de tout les autres; Vaincre et battre lors d’une compétition, un combat, une bataille. Donc celui qui hérite d’un qualificatif avec la racine de ce verbe est au-dessus du lot, un victorieux, un Superior, un Maximus quoi!

Le nom de notre légendaire prince numide qui a tenu la dragée haute au rouleau compresseur romain est en français Jugurta, en italien Giucurta (djiukurta), etc.... En berbère nous disons Yugurthen qui serait en fait « Y uggar ithen » (litt.: il dépasse les, sens: il les dépasse). Dépasser à tous les niveaux mais comme on parle de l’art de guerre le mot signifie ici «vaincre/battre». Donc Yugurthen signifierait le victorieux et serait par analogie au latin tout simplement Victor! Alors Ave Victorus Numidicus! Pour la petite histoire le seul à avoir ouvertement critiqué Rome pour le supplice qu’elle a fait subir à Jugurta et la cruauté des chefs romains Marius et Sylla, c’était le roi du Pont (mer noire) Mithridate VI, un grec courageux et intrépide qui sera à son tour victime de l’ogre romain et vaincu par Pompée. Ce vénérable roi avait un fils qui s’est révolté contre lui et a provoqué sa mort (il se fit tuer volontairement par un de ses mercenaires), et son fils s’appelait Φαρνάκης [farnaces], enlevez le suffixe masculin usuel en grec «es» et vous aurez farnak ou farnas (pour les latins). Voilà, supposons que la légende de la gandeur d’âme de Mithridate VI ait atteint la Numidie, je me demande si le mot kabyle/berbère «a-Farnas ou a-Fernas» (préfixe indisociable «a» pour le masculin) qui signifie « hécatombe, boucherie et désatre total lors d’un combat/bataille» ne serait pas en relation avec ce fils indirectement mais quand même patricide. En effet y a t-il chose plus désatreuse que ça?

Insolite
GH se retrouve même là oû il n’y a pas d’os!
GH, en kabyle : thaghoeshth (tha- et –th : affixes du féminin) ou [tha-GHush-th] = voix.
L en kabyle, la langue (l’organe) en kabyle est [iLes].
GH+L en grec: γλώσσα [glossa] = langue., dans les 2 sens. D’oû le mot glossaire notamment.
G+L en russe : golos [golas] = voix et [iazik] = langue dans les 2 sens.
G+L en sémite-arabe : [lugha] = langue (d’expression/vocabulaire) et [lisan] = langue (l’organe lui-même).

Deux questions:
1. Y a t-il un rapport entre lait et voix ? Oui, le lait chaud avec du miel aide au rétablissement de la voix!
2. Le mot [iLes] berbère aurait-il perdu son [gh] ou est-ce simplement parceque pour nos aïeuls la voix primait sur la langue pour désigner un son? Peut-être. Ou bien le tifinnagh allierait-il la langue (le L[iLes]) et la voix (le Gh de [ghush]) pour exprimer la langue d'expression au sens de [ghlossa]. Que des suppositions! Dans certaines langues [alas] signifie voix (ex. ossète, langue des alans). Aussi on retrouve le Gh dans [suGH] = crier, [thiGHri] = cri, [thiGhrathin] = youyous. Mais le constat pourrait être le même pour le grec: κραυγή [kranGHi] = cri. Je me demande si l’un des nombreux noms de l’âne en berbère [aghiul] ne serait pas dû à son habitude de braire?!!

Conclusions. Bizarres coincidences.
Pour le kabyle (berbère) le lien animal (chèvre)- son lait – et l’homme (os/dents) saute aux yeux. L’importance de la chèvre pour le berbère est indéniable. Aujourd’hui à l’Ouest dans l’Atlas occidental (Maroc) chez nos cousins Chleuhs, la chèvre se fait une notoriété allant pour celà jusqu’à monter sur les arbres arganiers! Les vertus de l'huile d'Argan sont connues, espérant que demain on ne nous dira pas que le mot «aRgan» (aRegane?) n’est pas berbère chleuh.


Par ailleurs l'appelation de l'oeuf en chleuh (tha-ghleyt) est la vraie version berbère. Voici pourquoi: en kabyle thamellalt signifie blanche de la même manière qu'en sémite/arabe = bayDh relatif à la couleur blanche abyaDH. Donc, si c'est un emprunt, les kabyles ont tout simplement adapté cette version sémite/arabe à leur langue. Par contre à l'est d'Algérie les chawis arabisés disent encore dans leur dialecte lâaDHem pour désigner les oeufs, omelette (un algérois ou oranais ne comprendrait pas!); en effet ils ont pris un mot arabe (îDHam = os, d'oû l'adjectif âdhim = tout-puissant, grand) pour remplacer le mot berbère (probablement tha-ghleyt) mais en sauvegardant le sens berbère initial avec la liaison "oeuf - os"!

Il faut éviter les raccourcis mais on ne peut s’empêcher de faire certains rapprochements assez bizarres et parfois drôles. La racine laitière «Gh» se retrouve partout et notamment dans chèvre pour le berbère. Pour le grec elle se retrouve dans bouc mais pas dans chèvre!, mais elle y est aussi dans Vache. Comme quoi les grecs ont trahi leur dieu Zeus en préférant le lait de vache! Et moi qui n’ai jamais bu de lait de chèvre, modernité oblige, que dire de ma kabylité et berbérité! Ce par quoi le grec désigne l’écume (afros) le kabyle désignerait le jaune d’oeuf (a-Faroz) et le chleuh coquille d'oeuf?! aGhillès kabyle/berbère est phonétiquement proche du grec Αχιλλευς (akhiléus)-Achille, quelle relation? Atheras, fantassin berbère, est le nom d'une île en Grèce! Tiens, en grec un homme est appelé αντρας [antras] mais se prononce [andras]. Bon assez pour aujourd’hui, ça fait beaucoup! L’étymologie berbère et la géométrie de la lettre GH (équivalente à gamma grecque γ) sera étudiée une autre fois. A propos de quantité (excessive!) il y a un mot kabyle qui m’intrigue: «Khila» qui signifie beaucoup en quantité/poids/nombre. En grec il y a le mot χίλια [Khi’lia] = mille, unité de mesure grecque à partir de laquelle est parvenu le mot Kilo (kg).
Pour finir. La voie lactée en kabyle/berbère je ne connais pas, les versions sur le net ne me sont pas connues (il faudra les vérifier d’abord). Donc désolé. Par contre je vous propose une autre «voie lactée kabyle», la fabuleuse et très touchante chanson du grand monsieur de la chanson kabyle Idir avec sa chanson– hommage aux mères kabyles et berbères en général «Ssendu» (battre la callebasse de lait pour faire du beurre). Bonne fête du 8 mars à toutes les femmes, à nos mères, nos soeurs, nos compagnes, nos filles, enfin à toute notre galaxie féminine! Bonne écoute.




«Ssendu» d’Idir sur Dailymo. Merci à « Tadukli».
PS:
Un peu d’humour pour terminer. Un jour à l’école d’après-guerre (60's) en Kabylie pendant le cours de français un enfant de notre terroir, orphelin de père, Mohand aMéziane (Momo junior, diraient les jeunes d’aujourd’hui) était embarassé par la question de son instituteur qui lui demanda de lui expliquer le sens des homonymes «voie & voix» àfin de les différencier. Sa réponse est devenue légendaire: «la voie ferrée et la voix thaghoesht»! thaghoesht (tha-Ghoesht) signifie "voix" en kabyle. Il y a aussi le mot thiyirsi = cordes vocales, oû le "gh" se transforme en "y" [yi], (phénomène présent dans le grec: ghé/ghi = yé/yi), sinon on aurait eu thighirsi, mot proche de thighri (= cri) par exemple, avec toujours la racine ghR des sons vocaux: cri, chant, language