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vendredi 12 juillet 2013

Zéro 1.0 : Exode

Aux origines du Zéro...

Si Eratosthène est connu pour son expérience inoubliable, aucune source ne nous confirme qu'il savait ce que nous dans la langue kabyle avons jusqu'à présent !

Sud
On q déjà dit sur ce blog que l'antique Nubie des Égyptiens a donné via la racine de "couple, arc, noble" KN, GN, etc... ce qui suit :
NB de Nubie = GN+B = GNB ganub, djanub "Sud" en arabe
Cette Nubia ou Ganubia (Sud) est devenue Soudan "le pays des noirs" en arabe (aswad = noir).
Sud est Noir, et pas seulement en arabe qui n'a fait que copier une notion antérieure et étrangère. L'arabe Sudan est comparable au français Sud, allemand Zud, etc...
Mais pourquoi le Sud est-il associé au Noir ?

Nègre
En réalité, il ne s'agit pas seulement de Noir mais précisément de Nègre et, en plus, il ne s'agirait peut-être pas seulement du point cardinal Sud mais du Pôle Sud. 
En kabyle on a pour les couleurs blanche et noire deux appellations :
Blanc : a-mellal, a-shevhan
Noir : a-verkan, a-kli (kahli) "nègre, esclave, boucher" d'où kahlouche (nègre) en argot DZ
En Kabylie il y avait dans le temps, durant notre enfance, deux épouvantails : Bish'uh et Akli u'zal. On pensait que c'était à la mémoire des bourreaux de la Kabylie du 19-ème siècle, les généraux de l'armée française de triste mémoire : Bugeaud et Clauzel. Pour le premier peut-être, par contre pour le deuxième Clauzel = Akli u'zal c'est à dire "le boucher de midi" ce n'est pas sûr. Ce monstre Akli (nègre, esclave, boucher) de midi tapante n'est qu'un subterfuge pour convaincre les enfants de ne pas mettre le nez dehors àfin de ne pas s'exposer aux radiations du soleil à son zénith, c'est à dire au midi solaire, c'est à dire plein Sud. Cet affreux personnage en réalité corrobore ce que l'on vient de voir plus haut dans le premier paragraphe, le nom du personnage ne fait que le confirmer :
KL :

Akli = 1. Esclave, Nègre, Boucher; 2. Claude (nom) le boiteux; 3. Héphaistos (Vulcanus, Ptah, Thor) dieu des forges (se référer au post "Fardée mécanique" et les billets l'ayant suivi pour voir la démo de ces conclusions).     
ZL :
a-zal = midi
uzal = fer, métal : raltion avec Akli (Héphaistos) "dieu des forges";
zlu = égorger : relation avec Akli "boucher";
zelef (d'où vuzeluf, Bouzelouf)= griller, rôtir voir fumer et torréfier (zzu) : relation avec chaleur torride de midi solaire.

Que le Sud soit associé au Nègre, notre Akli, donc au dieu des Forges, tout comme au Fer, n'est que plus normal. Le Sud, synonyme de chaleur torride, aurait été interprété par les "religions" comme les Portes de l'enfer : normal, Ptah "celui qui ouvre" est le dieu de forges; Thor scandinave est en partie aussi le dieu de forges et Tor en allemand est "portail". Ceci explique celà.

Mais alors où se trouve l'équivalent kabyle du point cardinal Sud  ou bien du pôle Sud que l'on sait désormais associé au Noir, Nègre ? Kerouche (et non Kachlouche) pour akarrush "le chêne" ? Pour le moment on va laisser cette question de côté car il y a plus important que ça : déchiffrer Akli u'Zal !
Ombre
On a sur ce blog évoqué il y a longtemps que notre divinité Anzar (tout comme César romain, Jésus chrétien, Osiris égyptien) étaient associés à l'Île, sans savoir pourquoi. Plus récemment on a fait la même remarques mais concernant une autre divinité : Ptah égyptien (Héphaistos grec, Vulcanus romain) ou Akli pour la version kabyle était lié aussi à l'Île (lire le post "Tête de Maure"). 
Île serait GZR, XR (gzir) voir KL (akal) en kabyle. 
A quoi ressemble une île ? A un cercle, à une sphère qlq part. Ce qui est important c'est qu'une sphère ne possède pas d'angles (ou 360 degrés). Retenez ça.

Sous les tropiques en plein soleil quand vous marchez un compagnon ne vous lâche pas, c'est votre ombre. Imaginez qu'elle disparaisse (au midi solaire le jour su solstice d'été comme durant l'expérience d'Eratosthène) ! Sans votre ombre vous qui êtes boiteux, comme Claude ou Akli ou Hephaistos, vous être figé sur place, seul, isolé.

Bref, voici ce que le kabyle sait et qu'Eratosthène ne savait sans doute pas :
Angle = Ombre (d'office sombre, noire)
Si thi-kli est le mouvement, la marche, thili est l'ombre en kabyle; remarquez que l'ombre est toujours ombre, donc noir (associé au Sud et à l'affreux Akli u'Zal). 

Zéro
A midi tapante le jour du solstice d'été plein Sud sous les tropiques l'épouvantable nègre-boucher Akli effraye les enfants qui restent claquemurés dans leurs maisons : c'est le moment où le soleil est à la verticale quand l'ombre disparaît, quand l'ombre est égale à zéro !
Akli u'Zal = Inclinaison (égale à) zéro = Ombre Zéro
Zéro est soit ZL, soit KL en kabyle ! Probablement ZL ou SL car la racine cinétique KL indiquerait l'inclinaison ce qui expliquerait pourquoi Akli (Héphaistos) claudique.
En tout état de cause, le Zéro serait lié à l'Ombre, au Noir (nègre) à Île (ZR, SL) : d'ailleurs le zéro a la forme d'une île (circulaire). 

Ce Zéro a été maintes fois repris par les camarades religieux que vous connaissez :
Exode (exil-île pour mieux retenir)
Leur exode copié sur les anciens égyptiens est toute une histoire...de zéro, en fin de compte :)

L'Ombre n'a pas donné que le Zéro, les Nombres, enfin ! les Chiffres, peut-être aussi.
Et, bien entendu, le Zéro est comme on l'a vu clairement lié au Nègre, à la couleur Noire. La version officielle qui mène le monde en bateau en prétendant que le Zéro est une invention arabe est ridiculisé de fait : zéro serait la contraction de sifr arabe qui a la même racine que asfar jaune (et pas noir !) et surtout avec safr (safr al-khurudj) pour..."exode"  en sémitique arabe : donc la version du zéro = exode se confirme et les camarades Arabes n'ont fait que TRADUIRE - comme d'hab - ce qui était connu en Egypte ancienne dont ils ont siphoné le savoir avant de la dénigrer en traitant cette merveilleuse civilisation égyptienne de Djahilia (ignorance) et ils ont par la suite eu le culot de revendiquer la paternité de plusieurs inventions volées en Egypte dont le fameux zéro. Mais quels minables imposteurs ils sont ces chameliers ! Mais quels minables ! Ils méritent un zéro pointé pour l'éternité !
P.SA vrai dire, ça fait bien longtemps que ma conviction était faite que Île (tout comme Anzar) serait probablement liée soit à Dix (10) soit à Zéro (0); la présente version nous donne le Zéro pour île, donc l'intuition était bonne mais si Île était 10 après tout ? Surtout au vu de la forme des tombeaux des ancêtres qui rappellent une île (0 ou 10) et que ashar/thar signifie 10 mais aussi "pleine" (la coupe) pour les défunts. Ben, on va voir si de nouveaux indices viennent étayer cette hypothèse "île = 10" on l'étudiera.   
Nègre
On peut supposer que le terme nègre, negro, nero en romanes soit le même que angle, angulo. En kabyle le terme NGL de nejla (s'exiler) peut être lié à exode, à suivre donc.

Anglia
Cette version de Angle = Ombre (donc Noir) se reflète ailleurs. Vous savez, notre kabyle KL ou KhL (akli, kahlouche) de "nègre" est peut-être la même que dans l'allemand Kohle = charbon (Noir bien sûr !); en russe Ugol = angle et Ugol' = charbon. Et on termine par les Anglais.
Anglia = Île (isola en latin)
Angleterre ou Ingla-terra = terre isolée, île (Sea-Land ou Island en anglosaxon, Zeeland en néerlandais)
Les insulaires sont des isolés, exilés, bref, des Zéro (exode): l'île n'a pas d'angles, n'a pas d'ombres ! Rien d'étonnant, on les savait très particuliers ces Anglais...   

jeudi 11 avril 2013

La tête de Maure

Akli, une divinité kabyle...

Ce billet fait suite aux deux posts précédents portant sur la racine KL (1, 2).
Nous allons voir que akli (esclave, nègre/bronzé, boucher) est l'équivalent kabyle et tamacheq (touareg) d'une divinité ô combien connue du monde greco-romain ainsi qu'en ancienne Egypte.

Lexique kabyle
KL: thikli = marche, mouvement; akal = terre; akli = boucher, esclave, nègre
ZL: tha-zla  = courrir, vitesse, accélération; zlu = égorger; uzal = fer, métal
ZL: zelzel = secousse, tremblement de terre : interférence avec l'arabe al-zelzala.
QL: qluqel = déambuler (osciller); aqlaqal = galop; aqlal = luette (pendule?)

Volcan
Nous avons vu les métiers et hypostases de nègre de notre akli dans les billets précédents...En Kabylie il y a un toponyme assez connu: akal averkan (la terre noire = sol fertile). La racine KL nous renvoie vers "nègre", alors que VRK vers "noir, brun"...Nous savons qu'il y a des calques entre la langue kabyle et la langue adversaire arabe, par exemple pour "blanc & oeuf " désignés par amellal-thamellalt en kabyle et abyadh-baydh en arabe. Eh bien nous allons prendre un autre calque kabyle vs arabe pour en tirer une conclusion hyper intéressante :
a-verkan (berkane) en kabyle = noir, brun
al-burkan en sémitique arabe = volcan
(emprunt à vulcanus en latin)
En clair, l'arabe n'a fait qu'emprunter et l'intérêt est de comparer le kabyle au latin :
a-verkan (noir) kabyle Vs vulcain, vulcanus (volcan) en latin 
(R kabyle altéré en L latin ou l'inverse)
Conclusion : ce n'est pas averkan (vulcain) "le noir" mais akli "le nègre" en kabyle qui serait aussi un nom propre de la divinité Akli kabyle = Vulcanus romain = Hephaistos grec = (probablement) Ptah des anciens égyptiens.  Cette relation Akli kabyle - Ptah égyptien nous incite à vérifier que KL aurait le sens de "ouvrir, clef" comme Ptah emprunté par l'arabe pour meftah (clé), ftah (ouvrir), al-fatiha (ouverture) : en tout cas KL est dans kledhi (clef) en grec et dans clé en français. On y reviendra ultérieurement.

Notre Akli est "le volcan", le dieu des forges, des artisans, des métaux (zl pour zlu = égorger et uzal = fer, métal), responsable des secousses telluriques (ql: oscillations, zl: secousses); il serait synonyme de fertilité des sols et des êtres. Pour la petite histoire, Akli est non seulement forgeron ou métallo mais aussi transformateur, alchimiste donc les cuistots aussi, les chefs !, ont un protecteur "nègre" Akli :)  

Île
Nous allons utiliser les arabes ou plutôt la proximité si encombrante de nos jours de leur langue avec le kabyle pour en tirer profit (mettre à contribution nos oppresseurs identitaires, c'est tout bénéf pour la juste cause !). 
ZL: en kabyl azel = isoler : interférence avec l'arabe 3azel et le latin insulo (isoler) qui a donné insula (île). Primo, je pense que isola/insula peut-être liée à la définition "solo" (seul), donc isoler c'est laisser seul. Secundo, nous allons voir les appellations de "île" chez nous.
GZR/DZR, XR: thi-gzirt (voir thi-dzirt, thi-zirth) pour "île" en kabyle 
DJ.ZR: al-djazira en sémitique arabe.
Nous allons utiliser un deuxième calque kabyle vs arabe, de la même manière que plus haut pour "volcan", cette fois pour "île":
DJ.ZR en arabe : 1) al-djazira = île; 2) al-djezar = boucher (halal ou pas?)
Qui en kabyle est "boucher" ? Exact, c'est toujours notre akli ! Donc on peut supposer qu'en kabyle la racine KL de "boucher" (nègre, esclave, volcan) contiendrait aussi le sens de "île" comme chez les camarades sémites arabes. Et cette racine KL kabyle est en relation avec le sens d'isoler : un "akli" chez le kabyle est un criminel, un citoyen déchu de ses droits, éloigné du village ville (laaziv) et isolé de la société. 
Je suppose que, effectivement, la racine kabyle KL aurait été utilisée dans l'antiquité par nos ancêtres pour désigner une "île" (faut la chercher dans le libyco-punique). On sait que akli "esclave, boucher, nègre" est Volcanus et probablement Île serait désignée par la racine KL aussi mais au féminin thiklit, tha-klit.
Et des conclusions époustouflantes sont nécessaires à tirer, les voici :
Algérie, l'Atlantide
Plus tard c'est GZR identique à la racine arabe dJZR qui a été utilisée (djazira), c'est d'ailleurs l'étymologie du nom Algérie qui n'est autre que Cesarea (Maurétanie Césarienne) de l'époque romaine qu'un italien prononcerait "tchézaréa" et un arabe, n'ayant pas de "tch" mais "dj", djazirea ou al-djazair qui est justement "Algérie" mais qui en arabe nous renvoie à la notion de "Île".  
Cette racine GZR on l'a identifiée à Cesar romain et Anzar (mythe fondateur kabyle et mazigh). Faudra piocher plus sur ce sujet pour y voir plus clair car là il y va de notre mythologie ! 
La notion d'Île est clairement liée à KL (akli) donc à la couleur noire. 
L'Algérie al-djazair en arabe contient justement la notion de Île. 
KL : akli kabyle en terme de couleur = mavro (noir) grec, "maure"
Maurétanie antique est une appellation romaine mavro (noir) = kl de akli kabyle nous renvoie aussi à la notion de "Île". Il y avait plusieurs Maurétanies et l'appellation Maurétanie Césarienne est un mon sens un pléonasme car "Île" est dans KL (mavro/maure) et Cesar (Anzar).
Le maure "akli" est un insulaire. L'Algérie ou plutôt les Maurétanies = non pas le pays des maures (iklen/aklan) mais le pays des îles ou Archipel. La patrie d'Atlas, la mythique Atlantide de Platon et ses dix Îles (dix maurétanies, soit le "maghreb" actuel)  s'explique facilement via la racine kabyle, tamacheq KL. L'effondrement de l'Atlantide en 1 jour et 1 nuit à cause d'une éruption de volcan ou de tremblement de terre (KL, QL, ZL en kabyle) doit s'expliquer, kabylement parlant, rationnellement, ainsi : KL de thi-kelt "fois, cycle, tour" (vuelta en espagnol) sera pour un cycle complet  de 24 heures par exemple.

La tête de maure
Les siciliens seraient eux aussi des iklen/aklan :) Le nom de cette île serait grec à l'origine, c'est plus que probable puisque les héllènes l'ont habité. Cependant elle a été aussi occupée par les puniques. Son étymologie nous donne une origine grecque SKL donc avec KL kabyle (libyco-punique ?) alors qu'en grec c'est NS (nesos) pour "île". Je parie que Sicile serait d'origine libyco-punique lorsqu'on sait maintenant établie la relation "île -noir/maure" via notre racine KL. 
Et ce sont d'autres insulaires (plus têtus que les kabyles !) qui vont étayer cette hypothèse:
La Corse, une île, avec sa tête de maure (tête d'un akli symbolise par excellence une Île, les deux termes ayant la même racine KL !) comme emblème de l'île de beauté en est la preuve même de la véracité de notre hypothèse, c'est un monument même qui témoigne du passé de nos ancêtres jadis omniprésents en Méditerranée. Merci les Corses, merci, vous n'avez encore jamais si bien soutenu les Kabyles dans leur combat identitaire contre ceux qui jurent par le mal, contre les forces du mal absolu. De notre côté, en guise de remerciement, nous venons de vous apporter une explication intellectuellement honnête et désintéressée à votre drapeau et la preuve de l'existence d'un fond méditerranéen commun aux peuples rebelles de Corse et de Kabylie.

mardi 13 octobre 2009

Trésor

Suite de la série de billets consacrés aux racines ZR, zr, zL kabyles.

Là nous allons découvrir des choses très intéressantes!

Les piliers
Là il faut d'abord comprendre que nous allons utiliser les lettres kabyles dites "géométriques" R, r, L, M et N comme des piliers, ces lettres sont intouchables donc elles forment la carcasse du mot ou de la syllabe. Par contre les autres lettres des autres groupes (voir classement Draft 2), qui vont s'allier à ces piliers géométriques pour former des mots, seront interchangeables. Bref, le pilier (exemple: R) est une constante et les autres lettres (exemple: v, g, s) sont des variables. Un exemple pour simplifier. Prenons L comme pilier, gL-vL-sL sont des racines composées avec un pilier L et trois lettres des autres 3 groupes. Maintenant voyons l'intérêt de cette introduction.

Trésor
zr: zra (semer, agriculture). Nous avons vu précédement le sens le plus large de [zr]
gr: iger = champ agricole, champ labouré
ger' = mettre, placer (faire un placement)
m'ger = moissoner, récolter
imger = serpe, faucille
a-geruj = trésor
Cette formule de change Z - G devant un "pilier", R dans ce cas précis, montre que nous avons avec ces deux racines [zr]-[gr] un lexique proche sinon identique. Ici se rencontrent d'abord avec la racine [zr] les mots kabyle zra "semer" que l'on retrouve en sémitique-arabe zira3a (agriculture, semer), dans le russe zerno (semence, grain) et ensuite [gr] de iger en kabyle "champ agricole" et agricole-agriculture en langues romanes notamment en français. Autre remarque au sujet de la comparaison des racines gr-zr: agur (lune) et thi-ziri (clair de lune). Notons cette relation iger (champ agricole) et ageruj (trésor), comme quoi le travail est un trésor.

Arc-en-ciel
Nous savons que notre mythe fondateur d'anZaR contient une multitude de sens il suffit juste de bien l'interpréter. Je rappelle qu' anZaR est personnalisé par l'arc-en-ciel. Le Z lui-même indique le spectre (les 7 couleurs) comme on l'a vu depuis longtemps (post "Le spectre libyque"). On sait que anza = spectre (voir: fantôme). On se limite la forme géométrique d'anZaR qui est l'arc.
Nous aurons sans doute raison de supposer que le mot imger (faucille, serpe) serait d'une forme proche de l'arc (courbée), donc le mot imger serait plutôt imzer ou carrément inzer/inser.

Angel
J'ai déjà avancé une première hypothèse de travail sur ce blog quant à l'origine du mot ange, angélique (sens de "verseau" introduit par Apulée). Là nous allons avoir d'autres éléments avec cette formule de mutation Z-G devant un "pilier", L dans ce cas.
n'gheL = renverser
ghLi = chuter, tomber.
azaL = valeur, prix
azaL = milieu de la journée, soleil au zénith
ghLay = cher, prix élevé
'aLi, saLi = monter, élever
On voit que ghLi (chuter) avec "gh" serait l'inverse de zaL avec "z", la racine zL indique la côte ascendante ante de la trajectoire(d'une parabole par exemple) alors que la racine ghL l'inverse soit la descente ou la chute. Le mot ange issu du latin lui-même issu du grec angelos avec un z aurait été anzel ou ansel. Comme par hasard chez les sémites-arabes anzel signifie descendre, on devine l'origine du mot! Donc dans angelos-anzelos on y voit le radical nza de anza (spectre). Donc un ange à l'origine auraît pu simplement avoir le sens de "spectre" (d'une créature) qui "descend" (du haut donc du ciel). A suivre.

Sultan
Cette formule Z-G devant les piliers géométriques L ou R peut nous aider à comprendre notre lexique. Le mot agraw = rassemblement (de personnes), par extension "le peuple ou la population" avec cette mutation serait asraw, azraw ou aZRaw; là il faut revenir au sens de aZaR (race, racines, etc...). Prenons un autre mot:
a-geLidh = prince, roi (mot attesté depuis l'antiquité).
Il serait a-zeLidh, a-seLidh, a-seLith, a-seLiT: la racine gLd se mute en zLd ou sLd voir sLt comme dans le mot seldTan compris comme un mot oriental arabe sultan, voir sulutat (autorités). A vérifier.
Cette mutation Z-G devant les géométriques comme L et R (plus M, N) pourrait expliquer pourquoi les spécialistes linguistes comme le vénérable Dda Salem Chaker n'ont pas trouvé de traces de la racine moderne mgR (amghar, amoqRan) dans nos langues nord-africaines de l'antiquité numide (libyque, punico-libyque). Cette racine aurait pu être à l'époque avec un Z/S à la place de notre G,gh actuel: mgR aurait pu être msR, mzR. Donc amuqRan ou amghar (chef, le plus grand, l'aîné, etc...) aurait pu être mezRan, masran, massar ou qlq dans ce genre.
Voilà donc pour les premières suppositions à ce sujet, on y reviendra une autre fois. Notre mythologie est un trésor. Notre langue est un trésor, il suffit juste de la travailler avec soin comme la terre-mère.

lundi 12 octobre 2009

Traces

Suite de la série de billets consacrés à la racine ZR, zr en kabyle.

Empreinte
Nous sommes au mois d'octobre et déjà ici au nord de la Russie quand on marche sur le pavé on laisse des empreintes, des traces. Vous l'avez compris la première neige vient de tomber à gogo pour annoncer l'hiver russe, l'hiver rude qui va durer jusqu'au mois d'avril de l'année prochaine. Eh oui! Tiens, ça me rappelle une anekdot (blague) russe. Un jour de janvier ou février, un russe discute avec un étudiant africain à Moscou:
- Camarade africain, dit le russe avec beaucoup de compassion, vous vivez comment l'hiver russe?
- Camarade russe, répondit l'africain en grelottant, comment je vis l'hiver russe? Eh bien, le vert ça va encore!...par contre l'hiver blanc c'est terrible, terrrrribbbble!
Comme quoi pour un africain il n'y a que deux saisons en Russie: l'hiver avec neige et l'hiver sans neige (printemps et été russes). Moi j'aime la neige mais chaque chose en son temps et puis là ça tombe sans modération...Bon, sur la neige on laisse des empreintes, des traces donc. On va donc revenir à nos traces, à nos races et à nos racines ZR, ZL.

DZ
Il faut avoir lu les billets précédents à partir du post Racines pour mieux comprendre le sujet. D'autre part il serait bon de rappeller que S-Z d'un côté et T-D de l'autre forment les consonnes du milieu, du centre (voir post Draft 2 avec le classement de nos lettres sur ce blog). C'est comme un centre avec deux noyaux, un S-Z et un autre noyau T-D.
D: d, dh, DH emphatique
T: t, th, dT emphatique
S: s, S emphatique (plus altération en "sh", voir en "ch" ou "tch" français)
Z: z, Z emphatique (plus altération en "zh" ou "j" français, voir en "dj")
Je rappelle que "dh" et "th" peuvent être confondus donc phonétiquement ils sont facilement interchangeables. Les anglais par exemple utilisent le seul "th" pour les deux, pour le son occlusif "dh" et pour le son spirant "th", exemples pour différencier this (dhis) et think.
Nous allons limiter notre champ de rechercher à la mutation de Z en D pour vérifier la corrélation des lexiques correspondants.
Suivez la logique de la langue française par exemple: racine, race, trace.
Il en sera de même pour le kabyle mais avec une mutation de Z en D.
aZaR = 1.racine, 2.veine (vaisseau)
athaR, latheR = trace, empreinte
ath = particule qui atteste l'appartenance ethnique, à la lignée, à la famille, au clan, au village.
Nous voyons que ce sont les mots de la même racine [ZR] ou [th.R] voir [dh.R]. D'autres part le verbe tracer se retrouve en kabyle avec la même racine zr mais le z y est altéré en j sans soute sous l'influences des langues sémitiques: a-jeRiDH (trait), n'jeR avridh (tracer le chemin/la route). Cette concordance des lexiques se confirme ailleurs malgré l'altération du Z en D:
tha-derth = village
a-dhrum = clan, quartier (division) d'un village.
der = vivre. Ce verbe serait-il zer?
dari = se mettre à l'abri. serait-il zari ou sari?
dhereg = cacher, mettre à l'abri des regards. Ici nous constatons la différence entre ces racines ZR et DR, c'est une opposition comme dans adherghal (aveugle) et son contraire ZeR (voir), iZRi (vue): le D indique la fermeture (occulte) alors que le Z indique l'ouverture (transparence?).
'arrash = les garçons
'arraw = les enfants
'arrew = accoucher, mettre au monde
tharwa = les enfants, la progéniture.
derya = la progéniture.
La forme zarwa convient parfaitement au sens zra (semer) comme à aZaR (racine). Nous observons que dans cette racine [zr] de zra (semer) avec le z qui marque "la récurrence, le cycle" pourraît se retrouver le sens de "investir" par exemple car on sème d'abord et puis on récolte après, et il y a un retour sur l'investissement. Donc on peut à partir de cette racine [zr] synthétiser le verbe investir en kabyle moderne. Remarquez que nous disons adhrim (l'argent/money) avec la racine DR tout comme nous disons a-SoRdi, i-Sordiyen (l'argent/money) avec la racine SR au lieu de ZR.
Au final nous devons revoir notre lexique correspondant à la lumière de cette mutation Z en D ou inversement et plus largement la permutation entre S-Z d'un côté et T-D de l'autre. Par exemple thiziri (clair de lune, rayonnement d'un astre) avec le radical izri avec le z muté en th devindrait simplement ithri qui signifie étoile, astre.
A suivre...

vendredi 9 octobre 2009

Course

Suite du billet précédent consacré à la racine kabyle ZR

Si vous êtes intéressé par la mythologie, ici en rapport avec la racine ZR, je vous conseille de vous rappeller le mythe kabyle et mazigh d'anZaR ainsi que les mythes de l'ancienne Egypte de la divinité Osiris (Oziris) et le dieu-soleil Ré ou Ra. Il est aussi utile de penser au cadran solaire, au parcours du soleil, sa trajectoire dans le ciel et bien sûr les horaires de la journée.

Avant-propos
Il faut jeter un coup d'oeil sur le post précédent par rapport au lexique contenant la racine ZR.
-Notons que le Z emphatique est "encastré" car il indique "la profondeur" comme "la lourdeur" (Zay) donc différent du z ordinaire superficiel. Par exemple tha-zeqa (maison, bâtisse) donc à la surface diffère du mot avec la même racine [zk] mais avec un Z emphatique a-Zeka (tombe) qui est aussi une demeure mais souterraine. Donc le Z emphatique indique par excellence les profondeurs, les entrailles.
-D'autre part le z ordinaire sous cette forme ou altéré en s ou ts indique une notion de "entourer, tourner, retourner" ('ezzi, zelef), retourner-envelopper, inverser ('tsi). Ce z indique la récurrence il y a une notion de cycle, voir de rotation ou de tour; donc pas étonnant que z, s, ts soit utilisé pour les notions de temps: saa (heure), as, usan (jour, jours), zeman, zik (antan), etc...
- Là nous allons essayer d'exploiter cette racine pour synthétiser des mots savants c'est à dire des mots dont nous avons besoin pour les appellations modernes notamment dans le monde scientifique. En clair nous allons suivre le même chemin que les autres langues, y compris le français, l'arabe, l'anglais ou le russe, pour constituer un vocabulaire savant kabyle adapté aux contraintes de la modernité. Pour ce faire nous allons recourir aux calques sur les autres langues comme le latin ou plutôt les langues romanes, le français notamment, voir même le grec et les sémitiques si nécessaire. C'est une première tentative de ma part de synthétiser un vocabulaire kabyle moderne composé de mots savants qu'on va greffer sur notre langue populaire sans risques de la déformer. En réalité c'est une course contre la montre qui s'engage pour nous, plus tôt on aura réussi à établir ce glossaire savant moindre sera le risque de disparition de la langue kabyle. C'est un chemin de croix, une course pas comme les autres...

Courant
Comment direz-vous "courant éléctrique" ou "courant" en kabyle si on enlève le faux-amis français lcouran utilisé en kabyle populaire, hein?! En réalité on va faire comme tout le monde a fait avant nous, comme nos concurrents. Le mot concurrent vient du latin avec la signification "qui courent ensemble", du verbe currere (courir). Idem pour les mots courant, cours, couramment, course, etc...Donc par rapport au courant. Le courant existe dans les cours d'eau, les rivières, les fleuves, les mers, les océans. Nous avons deux indices importants: l'eau (rivière et autres) et la vitesse (plus largement: flux, intensité, accélération). Donc nous n'avons qu'à retrouver ces deux indices en langue kabyle. Les voici: i-ghZeR (cours d'eau, torrent) et azel (courir), thazla (course, célérité, rapidité). Bref c'est la racine ZR et sa forme avec un L au lieu de R: zL ! Et là nous arrivons au coeur du problème...oui au coeur "uL" en kabyle, "uR" en rifain. Pour mieux illustrer ces notions de "cours, célérite ou vitesse" en plus de comme vu plus haut les autres sens de Z et z comme "profondeur, loudeur/massivité, rotation, inversion" nous avons un très bel exemple: le noyau de la terre. Et je rappelle que le z et la racine zL en kabyle est dans uzal (fer). Et que s est dans ghes/ighes = os, noyau (fruit). Et que uL, uR = coeur. Et que aZRo ou aZRu = roche, rocher.
Là avec cet exemple du noyau de la terre on devine la notion de magnétisme surtout que z, ts indique aussi l'inversion, le retournement. Tout comme la notion de masse, massif-lourd (Zay) ou densité. Peut-être que Zeus n'est pas loin?!...
La logique des mots en kabyle, mazigh en général, est implacable, c'est simplement ahurissant! Tout est cohérent, la racine d'un mot ou son radical peuvent nous fournir des informations très importantes et comprendre notamment comment les camarades orientaux, les sémites-arabes surtout, ont emprunté un lexique étranger, égyptien ou nord-africain, pour se l'approprier, l'incohérence est flagrante chez eux et cette logique si visible chez nous est totalement absente chez eux avec leur conglomérat de langue.
Pour conclure, il est relativement simple de comprendre que le mot "courant, courant éléctrique" en kabyle devrait contenir ZR ou zL. Demandez-vous pourquoi ZR est dans ZeR (savoir) donc "être au courant", dans aZaR (1.racine, 2.veine/vaisseau sanguin) ou aZRem (boyau, intestin) qui sont d'abord une conduite qui assurent la circulation. Vous avez compris? Donc vous comprendrez pourquoi la barque du soleil, dieu-soleil Ra (parcours du soleil dans le ciel), tout comme pourquoi la barque d'Osiris le souverain des entrailles de la terre et le conducteur des âmes des défunts au royaume des morts. On peut supposer que selon les anciens mythes l'âme des défunts rejoint le noyau de la terre en accomplissant un long voyage à travers "le fleuve" comme attesté dans les mythes grecs et des anciens égyptiens. Né de la terre, à la terre tu reviendras ou plutôt à son coeur ou son noyau.
C'est le moment pour moi d'avoir une pensée à un ancien collègue de travail devenu copain, j'ai appris cette semaine qu'il a rejoint l'empire des morts, il a succombé à Moscou avant d'atteindre la trentaine, après s'être battu plus d'une année contre un cancer. Il a laissé derrière lui sa femme et leurs deux enfants. C'est cruel. Sa course dans ce monde a été interrompue brutalement. C'est trop cruel. Ce billet est dédié à ta mémoire Serguey, que ton âme repose en paix.