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lundi 15 juillet 2013

Zéro 2.0 : l'Eldorado

Golden Zero, le rêve de l'humanité...

Nous avons récemment supposé dans notre première tentative (voir le post "Zéro 1.0 : Exode") que l'origine du zéro serait liée à l'Exode ainsi qu'à la couleur Noire. Comme on ne dort pas sur nos lauriers, voici une contre-hypothèse, une hypothèse alternative sur l'origine du zéro.

Couleurs 
On sait que la proximité géographique et culturelle durant de longues périodes se reflète sur le terrain linguistique, le plus souvent quand une langue emprunte à l'autre et vice versa. Mais il y a aussi les calques que l'on ne peut pas formellement apparenter à telle langue puis copiés par une autre langue. Ces calques sont légion partout, nous allons nous intéresser au cas de langue kabyle ("berbère" en général) vs la langue arabe (sémitiques).
Blanc - Oeuf : en kabyle a-mellal (blanc), tha-mellal-t (oeuf) idem en arabe abyadh (blanc), baydh (oeuf). C'est un calque et on ne sait pas vraiment qui peut en revendiquer la paternité sauf si l'on cherchait d'autres indices de cohérence au profit de telle ou telle langue.
Prenons maintenant des mots interférants au kabyle ("berbère") et à l'arabe (sémitique). On y va pour les noms des oiseaux.
- dTyr, ledhyur en kabyle = Ta1ir, tuyur en arabe pour "les oiseaux": on penserait à une origine arabe car ils ont le verbe tyr (voler, fly) mais ce dTyr, Tyr est proche du grec Pteros (ex.hélicoptère) "aile, qui sert à voler" (en arabe "aile" est "djanah"), donc c'est plutôt le grec qui aurait donné ce mot.
- afrux, afrukh, ifrakh  = 1. oiseau en kabyle/berbère, 2. un enfant beau, mignon en kabyle, 3. un enfant nouveau-né chez Imazighen Libyens (Nefoussa). En kabyle ifer (aile, feuille) + voler/fly (fer-fer). Cependant ce vernaculaire kabyle/berbère se retrouve en arabe : al-furukh "les oiseaux", c'est un emprunt.
- 3usfur, 3asafir "les oiseaux" en arabe : c'est un vernaculaire arabe, il n'a pas été emprunté par qui que ce soit.
En réalité nous sommes en présence d'un autre calque kabyle/berbère vs arabe/sémitique :Jaune - Oiseau. En arabe (sémitique) c'est SFR de asfar (jaune) en arabe, sephora (jaune) en hébreu + 3usfur (oiseau) idem en kabyle WRG awragh (jaune, or) et FRX ifrakh (oiseaux).
NB : l'arabe à la différence du kabyle/berbère désigne l'or par un autre mot que jaune : dhahab emrpunté sous la forme d'hev en kabyle où il a généré des prénoms féminins tels que dhahvia/Dehbia, dhahvusha/Dehboucha.
Soulignons qu'en kabyle/berbère la racine WRG/VRQ sont identiques : awragh (awrakh, awraq ?) = afrukh (afrugh, afruq ?) = ? vreq (vregh, vrekh? ) "briller"- d'où levraq (d'où les Barca) "éclair, foudre" - vreq lui-même est issu de req, ragh "brûler, "irradier, radier" (ragio en it., radius en latin = rayon).   

Zéro
Cette découverte du calque "jaune-oiseau" qui lie le kabyle (le berbère) à l'arabe (aux sémitiques), plus exactement les racines wrq/frx/vrq kabyle (berbère)  vs sfr arabe (sémitiques). Pour nous c'est une aubaine car ça nous permet de reconstituer notre lexique correspondant en nous alignant sur les sémitiques, l'arabe notamment. Et l'exemple le plus beau est celui du dit "zéro arabe" (mdr !)
sifr "vide" en arabe devint zefiro puis par contraction zero en italien.
La racine -sfr- sémitique étant jaune (et oiseau) l'équivalent kabyle/berbère serait aussi le jaune qui est en plus chez nous est Or aussi : awragh ou afrux (afrukh) voir vraq serait notre racine du zéro. Là on tient la bonne piste, il n'y a plus qu'à affiner nos hypothèses pour ressortir du néant le zéro kabyle/berbère.
Cette racine -sfr- arabe/sémitique est aussi la racine de voyage (et exode aussi). Ici aussi on peut tranquillement reconstituer notre lexique correspondant en kabyle qui a aujourd'hui été supplanté par des emprunts.
Très important à retenir : en kabyle/berbère le Jaune (Or) est associé à l'Aile avec la même racine FR (WR, VR). 

Hespérides
C'est le onzième travail d'Hercules, le jardin des Hespérides et ses pommes d'or, qui va nous montrer à quoi ressemble le zéro. D'abord en grec Hesperos indique le couchant, l'ouest c'est un indice important. Ensuite on voit bien que hesperid est clairement proche disons de sferide ou plutôt Sefard (Ibérie) chez les sémites. On a dans hesperides la couleur jaune, et donc l'or (en kabyle/berbère), ce qui explique le mythe des pommes d'or. NB :  il y a trop de conclusions pour les détailler toutes, ça aurait été un déluge pour le lecteur, donc voci en bref les conclusions à ce sujet.

PRUNE
Les pommes d'or des hespérides seraient des prunes jaunes (donc d'or en kabyle, berbère).
varquq (wargug, farxux ?)  = prune jaune en kabyle
al-barquq,xuxa (khukha) en arabe
Pourquoi la prune, hormis sa couleur ?
Le jaune (donc Or) en kabyle se trouve dans a-phareZ (jaune d'oeuf) voir aReZ (guêpe, jaune aussi) avec la racine WRG/FRX altérée en terminaison avec un Z emphatique. C'est ce Z emphatique la clé du mystère et de la couleur.  
iZRi (izriq ?) en kabyle  = la vue; plus précisément la prunelle 
(une simple comparaison de cete racine -zr- aux autres langues, ex.russe : izri = zrénie, zrak + thiziri = zaria, montre la relation prunelle-vue-lueur (lumière).
La prune serait la pomme d'or et la prunelle des yeux la forme du zéro.

POIRE
Le jaune donc or est issu de la bile (en russe jelch-jolty-zolotoy), en espagnol amarillo, etc... En kabyle c'est encore une fois ce mystèrieux Z emphatique qui nous lie au jaune/or :
iZi = bile  
On dit aReZ (guêpe qui est jaune), arZag "amer" voir "aigre" (qares, meragh) et aZidhan "doux". Il faut donc lier ce Z emphatique des goûts et couleurs à la racine du jaune/or WRG/FRX/VRQ. 
La vésicule biliaire a généralement la forme d'une poire. Logiquement ça serait elle la pomme d'or d'autant plus qu'en kabyle elle s'appelle i-phires  (pira, pyrus en latin) avec FR de jaune/or. Bref, hypothèse suivante : la poire serait la pomme d'or des hespérides et la vésicule bilaire ou simplement le Z emphatique kabyle la forme du zéro. Ici nous pouvons découvrir les clés du mythe d'Osiris-Isis, c'est un pressentiment.

PTAH
En réalité "le zéro" serait la clé, -sr- dans tha-sarut-s "la clé en kabyle. Ptah "celui qui ouvre" dieu des artisans serait peut-être le zéro, et son nom nou renvoie vers tsefah (pomme) en kabyle soit disant emprunté à l'arabe tefah (pomme) qui a assui emprunté ptah pour meftah = clé, fath = ouvrir. Les pommes d'or des hespérides peuvent être effectivement des pommes et la forme du zéro serait une clé. 

MAROC
Par ailleurs, Ptah pourrait être la lumière car en effet en kabykle tha-pha-th (la lumière) ici au féminin pourrait avoir théoriquement la forme maculine phr/FR de jaune/or. Le grec utilise phos (lumière) comme dans phosphates ci abondantes au Maroc ou phosphore "porte lumière" et "étoile du matin" facilement rapprochables de notre ZRG/FRX de jaune/or et thafrara (aurore) voir thiziri (clair de lune, lueur stellaire). Le nom "maroc" est lui-même avec RQ de jaune/or, et sa version arabe "maghrib" le couchant n'est rien d'autre que hesperos (le couchant) d'hespérides. Pour sûr, le point cardinal du couchant aurait été jadis associé au Jaune (voir à l'or)...et on ne peut exclure que ce jardin mythique soit au Maroc et les pommes d'or soient en réalité des phosphates car ces dernières sont synonymes de terres fertiles, indice intéressant pour ce qui va suivre plus loin.        

CHYPRE
Vous l'avez peut être remarquez plus haut, notre varquq (prune) ressemble à abricot qu'on dit d'origine grecque qui signifie "fruit précoce" : comme en se retrouve ! car en kabyle urgal/wrgal "figue, baie ou fruit précoce" avec WRG de jaune/or dans la racine et le suffixe privatif L. 
En réalité il suffit de lire S+ aprikot  pour voir saprikot, safrikot avec le jaune de sfar en sémitiques ou FR en kabyle/berbère; sauf que le Grec a ajouté un K et non un S pour avoir Kiprikot...comme Kipr (Chypre) qui est 1. une île (zéro !), 2. associée au métal cupper ou cuivre (pas jaune pourtant !) , 3.île d'Aphrodite, 4.île de Pygmalion . Bref, Chypre est la variante grecque avec la déesse de la beauté et fertilité équivalente à Isis égyptienne. D'autre part, il n'est pas exclu que notre jaune/or soit un équivalent du grec chrome (couleurs). 
Galatée de Pygmalion ne serait-elle pas Gold, Jaune ?

PORTUGAL
Les pommes d'or des hespérides peuvent être des oranges comme le pensent certains. Chez nous en kabyle comme en argot DZ on l'appelle China, les allemands "pomme de Chine" mais beaucoup la désignent par portokal, burtuqal (grec, arabe) du nom Portugal, chose qu'on explique par le fait que les marins portugais importaient vers l'Occident l'orange douce de Chine...La racine de "or" serait la même que celle de porter, port vu de notre côté.
awi (awir ?) = porter
thabwurt, thapwurt = porte
FR de ifer "aile" (aile porteuse !) serait simplement "porter"
Les racines WR, VR ou BR seraient dans le même cas que FR.
Porte ou Port est dans Portugal et on sait que "port" est associé à "jaune/d'or" par la racine FR (PR). Idem pour Barcelone : barca/barqa indique "le jaune, d'or" mais aussi Port. Donc le nom Portugal lui-même indique "le jaune, d'or", du coup la pomme d'or est intrinsèquement portugaise étymologiquement et la version des marins portugais qui importaient de Chine les oranges douces (et des épices aussi, mais on ne les a pas désigné par "portugais") aurait donné portokal/burtuqal "orange" devient à mon sens caduque.   

PARADIS
On donne au mot paradis une origine...orientale, perse plus exactement. mdr ! Il suffit d'ajouter un -s- pour avoir la variante sémitique spharadis ou sefaradis, sefarad : c'est par ce terme que les Hébreux, les Juifs séfarades plus exactement, désignaient l'Ibérie, c'est probablement ce que leurs cousins Arabes (plus les Maures arabisés et islamisés) désigneront plus tard par Al-Andalus (d'où Andalousie). Le terme paradis contiendrait la racine de "jaune + or" qui en kabyle/berbère est WRG, plus largement FRG, VRQ avec la terminaison G altérée en D.

LUSITANIE
Luz est la lumière en portugais, ça serait l'équivalent de rg/rd de ragio/radius (raie, rayon) en latin et donc de RG, RQ en kabyle/berbère. La lumière comme on l'a dit plus haut (§Ptah) est probablement liée au Jaune/Or du moins en kabyel via le F. La Lusitanie serait une autre variante de Andalous, Sefarad, etc...

Ordre de LOUNJA
La trace de cette Lusitanie (Andalous des Arabes et Maures) se trouve en kabyle aussi dans le mythe de la fille aux cheveux jaunes (d'or) ou de feu Lunja, Lounja yellis temza ou Loundja fille de l'ogresse. Luz en portugais, Lux (lumen, lumière) en latin ont peut-être un lien avec notre Lunja. En parlant d'ogre, on peut supposer que waghzen (ogre) en kabyle, connu pour être capable de se métamorphoser en dandy (couleurs) serait peut-être wraghzen avec à la racine awragh (jaune, or) voir "couleurs, chrome". On a sur ce blog expliqué comment Lounja était liée à l'étiquette. En réalité, Lounja serait synonyme de l'Ordre plus génralement à cause de la couleur jaune/or.
WRG awragh en kabyle/berbère = jaune/or 
Le G ou Q ou X (kh) de terminaison (awragh, vraq, afrux) devrait être un Arc (GN, KN), mais ça on en reparlera plus tard. Cette terminaison G ou Q, X en kabyle se retrouve altéré en D dans le kabyle et dans d'autres langues, en arabe par exemple.
WRG - WRD
ward (rose, fleur) en kabyle est supposé être un emrpunt à l'arabe warda...à cause de la terminaison. 
WRD de Ordem (ordre) en latin = WRG jaune/or kabyle où RG est "briller, rayon" (radius). Il a donné RQ+M r'qem en kabyle (coloré, multicolore) et raqem (numéro donc un ordre) en arabe. 
Bref, la couleur, jaune/or ou chrome sinon le spectre sont étroitement liés à l'ordre. Et le mythe de Lounja l'atteste on ne peut mieux. Merci Lounja ! 
D'autre part, WRG de jaune/or peut-être avec N pour donner WRNG comme Orange. Donc la pomme d'or de Lunja serait l'orange, ce qui étaye la piste "portugaise" car Luz (lux, lumière) de Lusitanie aurait certainement donné chez nous ce nom Lounja. Il suffit d'altérer L en R comme ça arrive souvent chez nous et Lounja devient Rounja, une belle orange rouge ! Il y a aussi la piste des "amandes" '(luz, juj/gug) pour Lounja mais elle est peu probable. On a des indices qui peuvent indiquer que Lounja, une européenne de par sa chevelure, ne serait rien d'autre que notre équivalent de la princesse phénicienne Europe fille d'Agénor et de Téléphassa (Thallaphsa? c'est elle Thamza la mère de Lounja ?). L'orange couleur de feu comme les cheveux de Lounja et symbole du soleil couchant, ça peut correspondre; mais de tout ça on en reparlera plus tard.     

PAPYRUS
Vous l'avez peut-être remarqué plus haut, la poire en latin pyrus est vachement proche de papyrus mot d'origine obscure nou dit-on. On l'a déjà cérit mais bon :
FR : ifer "aile, feuille" 
WRG : awargh "jaune, or" + WRQ tha-warqets "feuille" (de papier).
Le pergament (parchemin) et papyrus seraient devenus wraq simplemeny mais il seraient étroitement liés au jaune/or par la racine FR/WR. C'est sans doute "la feuille blanche" ou "feuille vierge" le sens de warq, papyrus. Et c'est pour cette raison que nos frères Imazighen Libyens même de nos jours appellent une enfant nouveau-né "afrux" (oiseau) donc jaune/or mais surtout Innocent, une feuille blanche quoi ! Par ailleurs, la Vierge elle-aussi serait là dans le Jaune/Or de WRG/ FRX. Et tenez-vous bien, la Vierge = Aphrodite et surtout la Vierge = Feroudja en kabyle car en kabyle c'est a-ferug/feroudj "perdreau" - spherdreau, là aussi c'est jaune :) - et non afrux comme en Libye que nous utilisons en association avec la naissance d'un nouveau né, nouveau bonheur, nouvelle prospérite fereg/ferej (ad iferej Rebbi = puisse la grâce de Dieu/du Seigneur s'abaisser jusqu'à nous, nous apporter le bonheur). 
Le plus drôle est que le kabyle awriq "feuille de papier" lié à ce qui brûle req/regh donc jaune/or vient se confirmer : papier/papyrus est proche de ...pepper (piment en anglais) que nous appelons en kabyle ifelfel qu'on pense être un emrpunt à l'arabe falafel. En réalité cette onomatopée FL-FL où le L serait une altération dûe à l'arabe, serait en kabyle nous FR-FR donc iferfer comme ifer (aile, voler/fly, feuille). Ici se confirme l'association Aile = Feu (brûlant) si répandue dans les mythes de différents peuples.  

BIRD 
Le mot kabyle tha-vrats "lettre, missive, message, depêche" serait lié à wriq (feuille, papyrus) et au jaune/or. Tout comme ithvir (ithvirq ?) le pigeon. L'oiseau jaune pour nous Kabyles-Berbères et pour les camarades Sémites serait le symbole de la poste. Celui ou celle qui a opté pour la couleur jaune comme emblème de la Poste en France, comme en Algérie d'ailleurs, est un génie ! Route/Chemin-Message-Oiseau-Poste seraien liés au jaune. Vous savez comment s'appelle la poste en arabe ? al-barid. Autrefois je me demandais si c'était en référence à l'arabe al-bard "le froid" (l'arabe est comme toujours incohérent) ou à notre kabyle avridh "chemin, route". Et ce n'est pas une blague ! Le plus rigolo est que Barid (poste) en arabe est lié à Bird (oiseau) en anglais :) Livre ou Livreur sont aussi liés à avridh (chemin), awrag (aile, feuille, jaune, or) du moins vu de notre côté.
papillon dit paon du jour
FAUCON
Là nous allons donner le sens exact au mot kabyle afalku supposé être un emprunt aux romanes pour "falcao, faucon". D'abord on dit souvent lvaz pour faucon voir épervier. Ensuite, la femelle du faucon, la fabuleuse thanina est un oiseau mythique chez nous, le sphinx, symbole de la beauté féminine, la Vénus version oiseaux.
On sait que FR est "aile" et "jaune/or" en kabyle. C'est ici que l'on peut trouver une explication au mythique oiseau aux ailes d'or ou au cheval ailé si répandus dans le monde. Idem pour la flamme sacrée. Idem le mythe du Pégase des Arabes-Musulmans sur "le destrier magique" de leur prophète, le buraq. Notons que FR/PhR en kabyle est aussi "vapeur" (fur) tout comme dans certaines langues.
A mon sens, afalku ne serait pas le faucon. 
Il y a eu sûrement altération du R en L, chose si fréquente chez nous.
afalku = afaRku  : logique car FR est aile, voler, oiseau en kabyle.

afarku serait afarkuk 
(en s'alignant sur avarquq, tikuk)
afarkuk me rappelle Peacock (paon) en anglais :)
(Bien sûr, il n'y a pas de relation directe mais le tuyau est bon !)
afalku = afarku = afarkuk = ? afartut 
(en s'alignant sur aphartetu "papillon" ifer + thidt = aile+oeil)
L'oiseu qui convient le plus, l'oiseau-papillon, l'oiseau du paradis c'est le Paon ! On peut l'appeler aferku, aferkuk ou afertut, afertus en kabyle car l'actuel afrux n'Tawes est un emprunt au grec ou à l'arabe. Remarquez que ce afarku (et non afalku, pas un faucon) est aussi beau que Thanina qui elle est un faucon femelle. 
Le plus curieux est que le paon ainsi appelé en kabyle en référence à ifer (aile) aferkuk, afertut,afertus ou voir même (au lieu de afrux tawes) ifer + tawes donnera ifertawes (tiens ça rappelle aferdhas, afertas "le chauve" :)...comme un autre paradis, son plus haut niveau, al-Firdawes ou Al Firdaous des Arabes-Musulmans chez qui "aile" n'est bien sûr pas ifer comme en kabyle mais djanah, jannah...qui est une autre conception du paradis chez les Musulmans!
ELDORADO
Les mythes des religions sont trop beaux avec leur miracles et machin ! L'histoire de la manne céleste existe en kabyle mais autrement (le Kabyle est rationnel, ça c'est clair) : c'est l'histoire d'un père de famille (nombreuse) qui a trouvé une meule à grains thi-sir-th qui d'un grain fait moudre des kilos voir des tonnes de farines. 
Eh bien, ce moulin ou cette meule ou roue à meule (thisirt) avec la racine SR est la dernière hypothèse aujourd'hui de la forme du zéro = roue à moulin. 
Quant au mythe lui-même, c'est sans doute le reflet du rêve de prospérité des hommes, qui rêvaient d'une productivité et d'un rendement exceptionnels, sans chutes !    
Le Grec l'a situé à l'Ouest, du côté du Couchant (le jardin des Hespérides);
La Religion l'a nommé Paradis, le jardin d'Eden
Le Juif l'a nommé Sefarad (en Ibérie);
L'Arabe et le Maure l'ont nommé Andalous (en Ibérie, Espagne);
Et les Ibères l'ont nommé Lusitanie, voir Portugal voit Iberia (ifer ?),
Et  les Ibères aussi ont décampé et partis vers l'Ouest à sa conquête,
(l'herbe est plus verte ailleurs !)
Les Ibères (Espagnols) l'ont nommé l'Eldorado. 

Oui, Paradis-Andalous-Sefarad-Eldorado c'est kif-kif.
L'Eldorado (paradis) n'est pas mines d'or mais Terres Fertiles et Prospérité.
La confusion vient de WR/FR "jaune, or" en kabyle/berbère.
(Il fallait simplement connaître notre langue pour ne pas croire aux mythiques eldorado = mines d'or à l'Ouest!)

Et là on comprend que le terme africa (ifriq), lui aussi avec FRQ de jaune/or aurait été donné peut-être pas par les Romains mais bien avant par ceux qui sont venus vers le Couchant (jaune/or et prospère donc soit de la Méditerranée orientale, par exemple de Crète ou du Levant : les Phéniciens auraient-ils donné ce nom africa, est-il attesté ? A vérifier.

Pour finir on va retenir que tha-ferka (parcelle de terre) en kabyle signifie très exactement "parcelle de terre fertile" ou si vous préférez "parcelle de paradis", un morceau de l'eldorado quoi ! Il est humble le Kabyle, son eldorado c'est sa terre :) 

Post-Scriptum
Il y a d'autres interprétations collatérales que nous allons voir en bref. 
Soufre
Cette racine FR (kabyle) ou SFR (sémitique) de "jaune" serait logiquemnt liée au Soufre avec la même racine SFR plutôt qu'à l'or. Le soufre est un élément essentiel pour les êtres vivants, et puis le soufre associé à la bile avec l'acide comme point commun, ça paraît plus correct que l'or, le soufre est peut-être le bon candidat, qui sait, et les pommes d'or des hespérides seraint dans ce cas des citrons. Curieusement cette version passerait facilement car en kabyle la racine du citron LM (lim comme en perse et arabe, limon en russe) est dans ilem (vide donc zéro), alemas (mitoyen, Hermès aussi probablement - lire Merci plus bas), alemsir "toison" (lire Argonautes plus bas pour la toison d'or) ; en plus limon est symbole de fertilité des terres, le lilon du nil tel la bile pour le foie est vital pour la terre d'Egypte (mythe d'Osiris ?). Tout est possible donc... 
Produit
Ce terme serait lié à ce que l'on vient de voir avec la racine FR "jaune, or" mais de fertilité aussi. Produire serait fer/ferk ou ger/gerk en kabyle probablement. 
Fruit
Très certainement cette racine jaune et d'or FR (chez les sémitiques SFR) devrait être à l'origine de Fertile, de Fruit (baie, etc...) comme thi-Zurin (vigne) mais aussi de Foetus d'où probablement l'utilisation de afrux en Tamazight libyenne pour nouveau-né. 
Plus généralement, cette histoire de paradis/eldorado aurait pu être de nos jours résumée au "Croissant fertile" mais il est au Levant et le G de awragh est un arc (GN) : le paradis/eldorado serait l'Arc d'or (d'argent ou colorée) de la fertilité, qui par hasard est le symbole de notre mythe fondateur Anzar (arc-en-ciel) ou Poseidon grec, Neptune latin. En ancienne Egypte sa forme est on ne peut plus claire à cause du nil : un delta, voir même une palme.   
Babylone
Vous savez, la région, le pays qui conviendrait le plus serait Babylone ou l'Irak actuel. Le nom Iraq (al-3iraq) est tiré de 3uruq (les veines) - en kabyle iZuran pour "veines, racines" + ighZar "rivière" -  c'est à dire Irak = terre parsemée de fleuves, rivières (il aurait donné aryk en Asie Centrale) + Euphrate s'y prête aussi : FR de jaune/or, fertilité, feuille + aussi vapeur (humidité) vu du côté kabyle du moins. Il y a chez les Arabes 3arq qui signifie sueur, et 3ark est le pastis arabe :) De ce 3arq sémitique des "veines" serait peut-être né l'Arc qui en kabyle/berbère doit être avec ZR de veines comme le dieu kabyle/berbère de la fertilité anZaR. Toujours est-il que l'Arc de Fertilité qlq part sur l'Euphrate à Babylone est, à mon sens, une version très correcte et des plus recevables. 
Argonautes
Le mythe grec sur les argonautes et la toison d'or est, tout bêtement, proche de ce que l'on vient de voir dans ce billet. argo grec est proche de argos grec "brillant" équivalent à awragh (jaune, or) et vreq (brillant chez nous). Le plus rigolo est que argu en kabyle signifie rêver :) Toujours est-il que la toison d'or pourrait être ce paradis-sefarad-andalous-eldorado tant populaire qui ne serait rien d'autre que l'arc (?) de la fertilité, le rêve de l'humanité agraire. Qui n'a pas rêvé de farniente, hein ?       
Trésor
Le terme espagnol Eldorado s'il était une corruption du G par D (voir plus haut) donc Eldorado = El Gorago nous renvoie au terme gerug (a-geruj) = trésor en kabyle où iger = champ de labour. Agricole devient Africole Très probablement, ces appellations du Paradis jusqu'à Eldorado seraient simplement le Trésor.
Grecs
Nous aussi les Kabyles aurions aussi notre trésor, notre Eldorado (gerug) qui serait simplement le Jurjura (GR-GR) ! Sutout que le passage via F-G aspiré dans ifer (aile, feuille) et iger (champ) est assez intéressant. On les appelle les Grecs eux ils se désignent par le terme Héllènes. L'origine de Grec peut trouver une explication ici chez nous, soit G étant F le Grec devient le Frec comme africain mais au sens de Trésor, Eldorado liés au champs et à la terre fertile, à la production. Le Grec serait un Agriculteur tout simplement. Tout comme chez nous en Africain = Agriculteur et idem pour celui du Djurdjura. Les Kabyles ont leur Jurjura (l'Afrique étant perdue !), les Héllènes ont leur Grèce, à chacun son Eldorado :)
Merci
On a parlé de Grâce divine plus haut. Le terme Merci qui en italien donna marché, marchandise, le dieu Mercure (Hermès grec), Mercredi serait peut-être aussi lié à toute cette histoire de "jaune, or" - "terre fertile, paradis, etc...". Les termes commerce et arbre sont les mêmes en kabyle/berbère tsejra et en sémitique arabe presque tidjara et shadjara respectivement : on pourra établir prochaibement grâce à ce qu'on vient de voir plus haut notamment avec F = G à qui appartient le vernaculaire; le lien avec SFR est très probable, voir avec Cèdre. 
Pharaon
Cette relation entre G et Ph (F) danc iger (champ) - ifer (aile, oiseau, feuille) - FR/WR étant aussi "jaune, or" - expliquerait pourquoi QR a-qeru (tête) aurait pu être jadis a-pharu (Pharao, pharaon ?) - en arabe aussi Ras "tête" a donné Rais (chef, président) - ce qui nous rapproche de l'antiquité. Idem a-muqran "le chef, le grand" devient alors amuphran, amupran comme...empereur, peut-être. Cett formule nous permettra de récupérer Agadir une fois pour toute car Fella (haut) = Qella ou Quilla, aquilla (aigle, igidher), la qala (Kalaa) en arabe serait l'éuivalent de notre agadir, etc... tout ça prochainement sur ce blog.

dimanche 30 juin 2013

Taverne

Allez, on s'offre un pot virtuel...

Nous allons étudier certaines notions portées par la racine kabyle VR.

Lexique
a-vridh = 1. chemin, route 2. fois (reprise, périodicité)
rudha = roue (rueda en esp., rota en catalan).
vren = tordre, tourner, rouler,visser
vru = 1.divorcer, 2.lâcher, libérer
tha-vernin-t = robinet ou ...?
tsverna, tverna = taverne, bar, bar-resto, pub
a-veRdhi = 1.flanc, 2.côtes (iverdhiyen)

Péri-
On sait que avridh/sin iverdhan (une fois, deux fois) est équivalent à thi-kel-t (fois) avec la racine cinétique et de rotation KL. VR dans avridh porte forcément le sens de Tour (boucle) et serait plutôt rapprochable du grec periodikos (periode) ce qui peut laisser penser que le VR ou ver- kabyle serait l'équivalent du grec péri- (périmètre, périphérique, etc...).
Cette racine kabyle VR serait dans certains cas amputé de V :
'er = retourner (rendre, renvoyer) serait-il ver ?
Cette racine VR kabyle de "tour" a été altérée en WR par l'influence de l'arabe :
dhewer en kabyle = tourner (autour de), retourner
(dur "tourner" en argot arabe, dawra "tour" en arabe) 

NB : Etant donné la présence de cette racine dans le sanscrit dhvar (tour, tournée), il faudra impérativement revérifier la racine DR kabyle de "clan, village, mont" (adhrum, thadarth, adhrar), Douar en argot arabe des maures ainsi que la relation avec le grec tavros (taureau), arabe thawr (taureau), thawra (révolution), ce que l'on fera ultérieurement. 

Cette racine VR kabyle pourrait se décliner en FR aussi :
dhefir "derrière, en arrière" dhevir ? (comparé à wara1 en arabe)
Notre ithvir (pigeon) serait-il uniquement "pigeon voyageur" qui tourne tout le temps ? :)

Strada
La comparaison au latin donnerait d'autres indices. 
Roue - Route en fr.
rudha - avridh en kab.
Cependant c'est une formule de change improvisée et appliquée"mécaniquement" (ce qui est formellement prohibé par les vrais linguistes), qui va nous permettre de voir des similitudes troublantes entre kabyle et langues européennes PIE :
V kabyle ~ ST latin (italien), anglais
a-vridh devient a-strid 
ou strata en latin = Strada (route, chemin) en italien 
ou Street (rue) en anglais !
Et cet exemple qui confirme cette formule-outil n'est pas isolé :
stranger = étranger
esterno en it. = extérieur 
a-verani en kab. = étranger 
ST ou Ster en italien ou anglais serait en réalité l'équivalent du Ver- kabyle et de Péri- en grec !

Entonnoir
Pour saisir le sens de la racine VR dans vren (tourner) et vru (lâcher), il suffit d'imaginer un fondeur ou un lanceur de marteau ou...un objet (ex.satellite) qui tourne autour de la Terre de plus en plus vite avant de se faire "lâcher" ou propulser dans l'espace à une très grande vitesse. Le puits gravitaionnel d'un astre serait pour nous ici-bas simplement...:
VR, VRN de vren (tourner) : 1. Entonnoir, 2. Tourbillon   
Probablement tha-vernin-t (robinet) serait appelé ainsi soit pour le filet/jet d'eau (fluide) soit parce que il y assimilation avec un entonnoir (de nos jours en kabyle appelé lembudh, emprunt à l'italien ou espagnol, il me semble). 
Taverne
Ce mot serait issu officiellement du latin taberna pour "échope, cabane" quoiqu'il sonne étrangement pour un mot latin ! En kabyle tha-vernin-t (robinet, filet/jet (liquide)?, entonnoir ?) et tsverna (taverne) ont la même racine et renvoie à une notion commune qlq part ! Nous allons ajouter un autre élément pour étayer cette hypothèse de Taverne kabyle :
a-verdhi = flanc, côtes (iverdhiyen)
VR de tour pour la forme indiquerait d'une certaine manière un cercle, une ceinture.
Un tonneau (de bière, pas celui des danaïdes !) est forcément cerclé, cintré
Les côtes sont ces lattes courbés et rigides (le thorax = le tonneau). 
(Ce terme kabyle a-verdhi doit aussi normalement signifier arêtes.)
Bref, il me semble plus raisonnable que Taverne soit non pas "échope, cabane" (origine latine) mais plutôt "tonneau avec robinet" au vu de la logique kabyle. 

Voilà, ce billet très relax est maintenant terminé. Décompressez mais consommez avec modération : molo sur la vodkasse, vinasse, abounouasse, etc... 

dimanche 16 juin 2013

Le Corbeau

L'hirondelle ne fait pas le printemps, 
le barbare fait l'automne...

Quand on a besoin de vérifier la paternité de tel ou tel mot, le meilleur moyen de le faire est de recourir à un arbitrage d'un tiers.

Zlatan
On sait qu'en "berbère" (kabyle, chleuh, etc...) le jaune et l'or sont désignés par le même mot : awragh. Ce mot étant proche du latin aurum (or) certains nous disent que c'est nous qui avons emprunté aux romains. Faux ! Il n'y a qu'à voir les mots désignants jaune et or dans les langues européennes (PIE):
GL giallo en italien = jaune
GL de gold en anglais (germaniques) = or 
Plus facile à retenir encore : Zlatan, vous êtes nombreux à le connaître sans doute, le Zloty polonais peut-être pas. Eh bien, dans les langues slaves, le russe par exemple 
ZLT de Zoloto (Zlatan aurait été Zolotoï en russe, Zloty en polonais) = Or
ZhLT de Zholty (jolty) = Jaune
La même logique du "berbère" (kabyle) qui désdigné Or et Jaune par le même mot se retrouve dans les langues slaves (russe) et plus largement dans les langues européennes (PIE). Il est évident que le latin aurum (or) ou le nom Aurélius est un emprunt à notre awragh. A propos, on ne peut exclure que le nom kabyle transcrit Arezki/Rezki en réalité dit wrezqi en kabyle soit l'équivalent de Aurélius (Aurèle). Vous l'aurez compris, le nom slave du sud (Yougo-Slavia) Zlatan est l'équivalent du latin Aurelius, de l'espagnol Aurelio.
Corbeau, le barbare
Cette même logique, ce calque pourrait-on dire, valable pour le russe autant que pour le kabyle se retrouve dans un autre mot pour une autre racine qui montre ceci :
- En russe :
vor = voleur
vorona = corbeau
(Plus curieux encore, en russe la pie est dite "soroka" sans doute un emprunt au grec korax mais sarek ou sreq signifie "voler" en...arabe :). 
- En kabyle :
ker, aker (ager) - k et g aspirés sont identiques - = voler
a-gerfiw, tha-gerfa/tha-kerfa fem. = (le) corbeau, la corneille, pie
Le corbeau ou la pie voleuse ont mauvaise réputation car ils sont effectivement des voleurs invétérés ! Et puis il y a un truc très intéressant au sujet du corbeau, surtout au niveau de la mémoire populaire de la pie voleuse d'objets brillants ou des corbeaux qui ne coassent qu'en automne (ce qui n'est pas tout à fait vrai).
Le lien Corbeau-Automne est d'autant plus vrai étymologiquement, en kabyle du moins :
krf, grf de a-gerfiw/tha-gerfa
xrf de xrif, lexrif = 1.Automne (emprunt à l'arabe?) + Les figues
grf de maghrev/aghriv = couchant (Maghreb: emprunt à l'arabe?)/ un émigré
En arabe même Maghrib = couchant est tiré de la racine gharib = étrange. 
Pire encore, le mot kabyle avec connotation péjorative qui désigne "les arabes" (les maures arabisés du Maghreb, du couchant sans doute) : i-ziker/i-zuker contient cette racine KR du corbeau/voleur. Cette expression de mépris des Kabyles envers "les arabes" (chose tout à fait déplorable car c'est du racisme pur et simple) qu'ils traitent de ziker/zuker qui vu le contexte (ziker issu du couchant Maghrib, un inconnu, un migrant en permanence donc c'est un nomade) serait probablement la variante kabyle du terme grec puis romain "Barbare" dans son sens péjoratif. La même racine KR pour les mêmes mots, en nous replaçant dans le contexte du mot "barbare", on comprendrait très bien le sens du "barbare qui ne parlait pas le grec mais qui coassait plutôt dans sa langue barbare", c'est à dire le agerfiw iziker ou le Barbare assimilé au Corbeau
C'est triste comme les hommes sont hautains, arrogants et méprisants vis-à-vis de leurs semblables infortunés (émigrés) qu'ils traitent de tous les noms et auxquels ils ne vouent que le mépris et la haine parfois. Tels des corbeaux ces émigrés et étrangers traînent derrière eux une sale réputation (méritée ou pas) de voleurs (corbeaux !) et portent sur leurs dos tout le poids des préjugés des autochtones sur les immigrés-corbeaux-barbares. Enfin bon, ainsi va le monde, on aurait inversé les rôles que ça aurait été pareil, kif-kif quoi !

mardi 17 mars 2009

0 Nefertiti

Ce post tout de beauté et très en couleurs fait suite aux révélations du "zéro"- sphère.

Sephora
L'histoire de cett enseigne ou marque commerciale assez connue en Europe et ailleurs ne dit pas si elle a été créée par un sépharade ou un askhkénaze mais il est établi que ce mot signifie en hébreu "petit oiseau, beauté" et c'est celà qui nous intéresse.
sphr: sephora = petit oiseau, beauté en hébreu
âusfur = oiseau en arabe (autre langue sémitique).
a-sfar = jaune en arabe
ferkh, furukh = oiseaux en arabe.
farh = bonheur
Maintenant on passe au kabyle pour tirer qlqs infos.
a-phrukh = oisillon, petit, oiseau. Ce mot serait en réalité a-phrugh ou sphrug. 
a-phRukh signifie aussi "garçon, nouveau né ou bébé" chez nos frères de Nefoussa en Libye notamment. Ce mot se retrouve en kabyle sous une autre forme avec la gutturale étrangère Q, si on la change selon notre formule q=sph les mots a-qRuR (petit garçon, garçon), tha-QRuR-th (fillette) deviendront sphrur, tha-sphrur-th donc avec la même racine sphr/phr de aphRukh chez nos frères libyens de Nefousa. 
a-phrukh comme adjectif dha-phrukh/tsa-phrukh-th signifie "beau, belle" il n'est adressé souvent qu'au jeunes filles (tsa-phrukh-th).
a-phrukh aurait pu avoir perdu son "s" comme on l'a démontré dans les billets précédents, donc si on greffe le "s" on aura:
a-sphrukh au lieu de a-phrukh.
sypha = beauté
Donc on voit bien que le sens de "oiseau, beauté" est inteférent au kabyle (mazigh) et aux sémitiques hébreu et arabe. Voyons un autre mot arabe asfar (jaune) et son origine:
a-phaReZ en kabyle = jaune d'oeuf. Avec le "s" qui a chuté mais que nous rétablissons on aura:
a-sphaReZ = jaune d'oeuf.
C'est là que les camarades arabes auraient pris le mot asfar (jaune) n'ayant pas compris le vrai sens du mot originnel en mazigh:
a-sphaReZ = a-sphaR + eZ, oû "sphr" indique cliarement la forme ronde (contour) du jaune d'oeuf comme sph-re, bulle, rond, etc...(voir post précédents) et le Z emphatique est justement celui qui règle le classement des couleurs en langue kabyle (mazigh), vous n'avez qu'à relire le post
Spectre libyque pour comprendre, pour faire bref dans plusieurs langues la relation "couleur jaune" - "vesicule biliaire" et "amer" est très claire, ex. amarillo (jaune en espagnol), jiolty (en russe). Ici le Z emphatique kabyle est celui de iZi = vesicule biliaire. Pour info cette racine sphar du jaune d'oeuf avec la mutation (sph = q) donne la racine Qer de qeReh (qui fait mal, blessant), qaRes (amer, citron) en kabyle. Cette logique est absente pour les sémitiques, l'arabe du moins. D'autre part on voit bien la racine WR de a-wragh (jaune en kabyle, jaune/Or en mazigh) qui n'est qu'une autre forme de PH.R de sphar. C'est sans doute une couleur de métal, une nuance de couleurs, jaune éclatant probablement. Alors camarades usurpateurs il faut  se rendre!, se rendre à l'évidence camarades...
Pour comprendre d'oû est venu le sens de "beauté" dans sephora, afrukh il faut relire le post Aphrodite sur ce blog. Voici un petit rappel:
Voyons notre lexique contenant racine fR avec un R roulé majeur: a-fRukh signifie oisillon, oiseau (à cause de ifer = aile, ferfer = voler, battre des ailes), ce mot est emprunté par les camarades arabes (leur vernaculaire est dTayR = oiseau, dTiR = voler, dTayaRa = avion). Ce mot a-fRukh est aussi utilisé pour signifier nouveau-né, bébé chez nos cousins libyens par exemple, et en kabyle a-fRukh/tha-fRukhth pour signifier joli garçon ou bébé/jolie fille. Voir aussi a-feRudj (a-pheRug) = oisillon de perdrix et évidemment a-phaReZ = jaune d'oeuf. Idem pour le papillon feRdTedTu composé de fR + dTdT (TT ou DD atteste chenille, larve, tétard comme dans ver-dedush = larve; en argot arabe DZ duda = ver, chenille), on retrouve ce double D dansa-DHadh = doigt. Donc cette racine fR atteste la beauté et l'éclosion(de l'oeuf). Le crabe fiRaqes l'atteste mieux encore (ponte d'oeufs, marée, mousse). A propos mus, a-mus signifie en kabylesale/malpropre/crasseux, rigolo hein?!Le F atteste le "meilleur" et la racine [fr] atteste la beauté
Pour le kabyle cette racine de beauté "fr ou sfr" et d'oiseau (et de bonheur) atteste l'éclosion, l'éclatement, le rayonnement.



Nefertiti
On va parler d'une autre Aphrodite, d'une autre beauté, égyptienne celle-là: la reine (pharaonne) Nefertiti dont la beauté est restée légendaire. Voyons la racine de ce mot en égyptien ancien:
nfr = beau
nfr.t = belle. Remarquez que pour le féminin les anciens égyptiens ajoutaient T à la fin comme nous le faisons en kabyle (mazigh) de nos jours.
NFR est donc la racine de la beauté en ancien égyptien. On note que cette racine contient FR de "beauté" commun au kabyle (mazigh) et au sémitique-hébreu dans le mot sephora. Comment retrouver cette racine dans nos langues modernes? Il n'y a qu'une solution: procéder à un changement. Mais d'abord je rappelle quen kabyle nous avons la demi-voyelle W qui contient (à la même classe) les sons suivants: W et Y, ph(f) -v, p-b. Référez vous au post aide-mémoire "classement Draft" dernier en date sur ce blog.
Cette racine de beauté NFR en ancien égyptien a son équivalent en kabyle comme en arabe:
NWR ou bien nour en arabe qui signifie "rayonnement, illumination, éclairage, et jour?", en kabyle nwR s'applique undiquement au soleil nwR g'idTij yeDHwan ur yezmi hed ath yghum comme chantait le regretté Ai-Meslayen, ou comme adjectif neweR (rayonnement, illumination) du visage ou du front NYR (anyir)... Cette racine WR serait en fait aussi en relation avec "sphr" (sphère) et le mot issu du latin prospérer aussi! Mais comme d'habitude ils nous disent que c'est un mot d'origine arabe! Vérifions avec les racines proches de "beauté" FR/VR/WR!
VR, vRg: vRaq = foudre, éclair (comme en arabe et en phénicien d'oû barqa le nom des Barca).
Ce mot serait VR (scintillement) + RQ (req, regh = brûler) en kabyle, mazigh. VR en kabyle c'est scintiller,ex.a-variq = fourmie aux ailes scintillantes.
FR -phr: phrar en kabyle = éclore, briller. Voir tha-phrara = aurore, ou simplement avrora/Aurore l'Aphrodite latine symbole de beauté.
WR: wR de a-wRagh = jaune, jaune brillant, Or comme en latin,...dheHb en arabe.
Une fois de plus on se rend compte qu'il y a plus de cohésion en kabyle (mazigh) qu'en sémitique-arabe. Et puis, pas loin de nour, "naR" en arabe signifie "feu"! Echec et mat, camarades!
Au final donc Nefertiti pourrait être la variante la plus ancienne de Aurore ou Aphrodite. Pour la petite blague, regardez comme c'est curieux comme enchaînement: nefertiti-aphrodite: nwr-frar: janvier-février. Et surtout la racine de ce nom de "belle et rayonnante" demeure toujours en vie chez les kabyles républicains-laïcs dans les prénoms féminins et uniquement prénoms féminins à savoir NwRa (Nora) ou NewaRa. Vous ne rencontrez que rarement ou peut-être même jamais ce prénom féminin Nora chez les orientaux, les arabes et musulmans, il n'y est que sous la forme d'affixe âbd-nour (âbd=être, âbid=esclave)nour-eddine (en relation avec din = religion) ou sa forme d'adjectif masculin nouranwar (comme anwar as-sadat). En clair les orientaux les arabes et les musulmans utilisent cette très anciene racine de beauté féminine NFR ou NWR uniquement pour les hommes et jamais pour les femmes. Que les camarades arabes aient travesti l'histoire je l'ai compris il y a très longtemps mais là ils m'ont vraiment surpris en réussissant à travestir un canon de beauté féminine. Nefertiti travestie, quelle horreur! C'est pour vous dire que leurs traducteurs (la base de leur civilisation) étaient vraiment mauvais au moins dans le cas de la belle Nefertiti. Un vrai gâchis!

samedi 4 octobre 2008

Matador (td)

Ceci est un post "td", travaux dirigés. Encore une fois un mot grec va nous aider dans nos recherches et la compréhension de notre lexique.

Métaphore
«Une métaphore c’est...» Comment expliquer ce qu’est une métaphore aux simples gens par exemple? La meilleure réponse est sans doute celle donnée (dans le film en question) par le celèbre écrivain chilien Pablo Neruda au facteur.
http://www.geocities.com/jardindesmuses/neruda1.htm. Le mot métaphore provient du grec μεταφορά [metaphora] et signifie à peu près ça : «tranporter», oû meta- signifie «à travers» (Larousse: "meta-" exprime la succession, le changement. ex.: métamorphose) et phorein = «porter»/φορός (phoros), en grec ancien signifie « porter, pousser en avant». Ce mot grce va nous servir de mot-passerelle pour voir ce qu’il en est du lexique kabyle relatif à "métaphore" (méta-/phor-).

Ennoncé
Le DH et dT (T) sont emphatiques, équivalents en grec à DHA, TA.
Le «h» aspiré comme h de l’anglais half est ici en miniscule.
Le M «libyque» est synonyme de proximité, ressemblance et il atteste l’espace.
Le groupe W «libyque» (w, v-f, b-p + voyelles u, y) : voir post Draft. Le b est transcrit soit comme tel soit wb, idem pour p (wp) car sons très rares (varantes du w) avec cette particularité : une fille/femme prononce «p» alors qu’un garçon/homme prononce «b» pour le même son.
Il est établi déjà que le V est profond mais intérieur/extérieur à la fois tandis que le F est superficiel, périphérique, frontalier ; le W quant à lui n’est pas si simple à qualifier (ça sera pour plus tard).

dhefir = derrière,
En général le «w» indique toujours «arriver à terme, atteintdre (a-wedh), maturité (i-wpa); en physique.le «w» et ses variantes devrait attester le volume.
Géométrie (ajout du «d/t» pou avoir la dimension) :
[d.w.r] : dhewer = tourner, en toponymie tha-dwir-th (le phénicien comme l’arabe a emprunté cette racine dans beaucoup de mots: dar, dewar, dur, daîra, dawra, etc... Ils les revendiquent insolemment comme étant des vernaculaires sémitiques-arabes, quel culot! On va leur régler ça une fois pour toute, géométriquement, mais une autre fois, pas le temps de s’occuper de ça pour le moment). Avec «t» on aura d’autres surprises [t.w.r] : taureau (tauros/thawr), tour, etc...
[d.f.r]: dhefir = derrière, arrière [d.f.r] ...comme différé, différent. D’ailleurs [f.r] signifie aussi «cacher».
DH’feR = suivre, poursuivre
medTafar = se suivre, se poursuivre (d’oû tha-medTafaR-th = course-poursuite, jeu d’enfant)
awi = porter, apporter, emporter. Voir aussi la forme a-gway = le fait d’emporter; ici il est probable que le verbe awi serait hawi qui expliquerait par mutation du h en g la forme gway et qui validerait la version du «ha» au lieu de «a» première lettre «libyque».
(-wr en suffixe) a-shwari = panier double (mule, âne)
zwir = devancer (zdheth = devant)
tha-wrash-th = boulette de coucous presque prêt, idem «motte de beurre». Ce terme est utilisé pour désigner les enfants (arash)
wradh,uradh = pas encore. Nous voyons qu’en terme de temps le W indique soit arrivée, soit presque arrivé (à maturité, à point).
y-thvir = pigeon, colombe (thy-thvir-th)
y-fer, pluriel y-ferawen = aile (a-feraw = feuille d’arbre). En aérodynamique c’est bien l’aile qui porte un avion par exemple ou un oiseau.

jifer, y-jifer = pan
tha-ferka = lot de terre, propriété (foncière)
fer-fer = voler (fly)
a-ferux, a-frukh = 1. beau-gosse, gosse, garçon, nouveau-né. ici la racien FR atteste la beauté, à suivre; 2.oiseau, oisillon (ici aussi les arabes prétendent être les détenteurs de ce mot, leur vernaculaire c'est: Taîir/Tir/Tayara/maTar = oiseau/voler/avion/aéroport=pluie car même leur ôusfour reste à vérifier au vu du suffixe [f.r]!)
fereh, l'ferh = bonheur: interférence avec le sémite-arabe (anatonyme qereh/l'qerh)
vereh, a-verah = héraut
a-ferdTedTu = papillon
tha-fersadi-th = couverture
a-fermash = édenté
a-ferDHas = chauve (Saâel en arabe)
vu- : un préfixe qui par excellence signifie «porteur de... » (chose, trait de caractère). Ce préfixe est cannibalisé par les guétoules qui l’ont maquillée en «bou-» et déclaré «arabe» (abou = père). "Tsirk da i tolko" (quel cirque!) comme disent les russes! Toujours est-il que j’ai déjà donné les détails pour ce prefixe dans le post Patronymes.
vur ou s’vur = porter sur soi (citation Dda Lwennas : tha-DHudT mellulen, limer dh’yzmawen its y svuren...)
verzegaw/berzegzaw (zegzaw = vert (couleur) = verdier, verderón en espagnol (verde =vert), zelenushka en russe (zeleny = vert).

a-verdedush = têtard
tha-verdh-a = selle de cheval/mule/âne
a-vrid, i-verdhan = 1. route, chemin; 2. fois (1fois, 2 fois, etc...)
l’vir = puits (en sémite-arabe al-biîr). L = source, vr = porter
vru = lâcher, divorcer
veRa = dehors, étranger d’ôu a-veRan = étranger; Fuera en espagnol, en arabe baRa ; ce mot en ancien égyptien est à l’origine du mot hébreu = étranger. Tiens, le mot d’origine portugaise Véranda quel rapport à vR?, ou par rapport à quoi, à la porte ? Ou bien en français «vers» qui indique la direction, versus (contre), verticale, etc....
veRdhi = côté, flanc. Peut-être c'est a-feRDHi (f altéré en v à cause des empahtiques R et D?)

vrek (k spirant) = couver (oeufs). Ces 3 mots avec la racine [v.r] nous indiquent que v est à l’extérieur du plan de R. Par ailleurs le mot verkan (noir, sombre) serait très probablement notre équivalent du grec mavro (maure) avec le même sens.
Notons que le verbe grec phorein [ph.r] se retrouve dans les langues latines porter et en anglais bear (au sens de carry), Wear (porter sur soi, un vêtement/bijoux/coiffure). La relation porte (door en anglais, Tür et Tor en allemand, dver en russe) et les verbes porter/apporter se retrouvent en kabyle tha-wur-th/tha-wbur-th et awi (porte et porter/apporter) et ver/ber (porter sur soi, habiller) idem au wear anglais. Le verbe fermer wrm ou fermeture/fermoir, etc...viennent-ils de là? En tout cas fermer [f.r.m] est étrangement proche de notre [w.r.m] de thi-warmin (angines, gorge noué = fermée). Pour le mot kabyle désignant l'ours (ursus en latin) aujourd'hui perdu, il faut pêcher de ce côté et lier tout au reste vu la multiplicité, la polyvalence d'un même mot en "libyque" aux multiples "hypostases" (corps humains, toponymie, astronomie, etc...). Idem pour le mot latin ferratum d'oû fer en français.

Une question se pose pour le libyque: les aspirés ("h" et "H") doivent-ils aussi être impliqués dans cette composition avec l'axe R, aussi avec l'axe L (dans les notions de temps et d'espace) ex. her-, haR, Her-, HaR? Comme hara = court qui adhère à cette logique de "situation" des choses/être à l'intérieur/extérieur (wr de tha-wurth = porte, vR de veRa= dehors/étranger), de passage (route), de "transporter" etc...A première vue OUI! Et celà expliquerait par exemple le verbe neHeR/n'HeR = conduire (une bête, une voiture). Si oui, le lexique àpriori arabe soit-disant emprunté en kabyle retrouvera ses origines: saher (Sahara), sahal (Sahel), herthadhem (période des labours à l'automne), vher ou ph'her/pher(al-bahr en arabe= mer) ne serait qu'une délimitation territoriale,etc...et même des mots arabes-arabes (non-empruntés) susciteront des doutes: shaHR (mois), naHR (fleuve), naHaR (jour), etc... A suivre!
L’essentiel pour nous est que apparement le W est devant, le F derrière et le V sur les côtés. Et probablement le P (wp) ou B est sur le point zéro (la porte). Reste à voir pour les voyelles de W (u, y): yir = 1.bord, front, 2.mauvais et ur = 1. ne...pas... ne pas (négation) 2.. ?...

Maintenant vous pouvez prendre la même racine [w.r] et autres mais sur le plan L et non pas ur R. D'abord [f.l] de fella (haut, maximum) diffère bien de [f.r] de fer,dhefir (caché, derrière) ou de verdhi/ferdhi? = côté, flanc et y-fer =aile ou jifer =pan. Je vous donne un autre exemple: [w.l] de ulli ou wlli = ovins ou moutons/brebis, troupeau de moutons/brebis. Il y a un truc assez curieux: outre la proximité de la racine de «porter» dans plusiuers langues la racine [w.l] désigne pour nous l’ovin et laine d’ovin pour l’anglais (wool)! Ou prenez la différence, racine [w.r] plus L ou R, entre a-aqeshwal (hotte portée sur le dos d'homme/de femme) et a-shwari (panier double sur une bête de somme).
On peut faire la même chose en prenant cette racine [w.r] et l’ajouter au N (anneau, arc) : a-wren (farine, semoule), vren (tordre, tourner), etc...

Conclusion
Donc voilà qu’on a assez d’élements pour «phoros» (porter). Pour «méta-» dans notre langue on verra une autre fois et l’on aura beaucoup de surprises, croyez-moi mais chaque chose en son temps, patience. Mais je vous donne un élément sur cette racine dans toutes ses variantes [m.d]-[m.t], [m.dh]-[m.th], [m.DH]-[m.dT] ainsi que sa mutation (t-d en s-z) comme dans meZi. Méziane. Médiane. Vous comprendrez le sens de a-medhias (medhyaz), de meslay (parler), de mythe, de mashahu (Machahu), etc...Et vous pourrez vous-même choisir le mot kabyle équivalent au mot grec «métaphore» .

Une autre question:
Regh, Req = brûler.
a-wRagh = jaune, l’Or, (brillant ...diamant?)
ReqRaq = briller, brillant/scintillant
FerReq, fReq = diviser, fractionner
LevRaq = éclair, foudre.
Vous croyez un seul instant les guétoules quant ils disent que baRud est un vernaculaire arabe? Sans aucun humour je dis : a-vaRuDH! (voir lexique post Ass des as). Et pire encore pour al-baRq (foudre)... Et bien si vous continuez à les croire à ce moment là je peux paraphraser Jean de La Fontaine: l’usurpateur vit aux dépens de celui qui l’écoute! Et qu’allez vous faire de notre mémoire, des chevaux du mythe kabyle, le mythe des «chevaux d’éclair et de vent» (lisez Taos Amrouche si vous ne connaissez pas ces mythes), des chevaux d’éclair et de tempête (vent) que l’on ne retrouve nulle part ailleurs sauf chez les grecs dans le mythe de Poseidon.

Maintenant que les dés sont jetés à chacun de choisir son camp: rester esclave comme une bête de somme ou relever la tête pour défendre son peuple et la Vérité. Se défendre comme un matador face aux assauts de la bête. Le matador n’a pas le droit à l’erreur.
Tiens, le mot matador vient de l’espagnol matar = marquer. Une langue que, hélas!, je ne connais pas à part quelques bribes genre « Hé, hombré tou me donne lou pognon, jou tou rends le femme»! Vous vous rappellez du film et de cette réplique du bandito, mexicain comme il se veut à Hollywood, au personnage de Paul Newman? Malheureusement Paul Newman s’est éteint il y a quelques jours, que son âme repose en paix. Ce fut un grand acteur qu’on aimait beaucoup; à l’époque de notre jeunesse, il incarnait pour nous le cinéma, le cinéma en grand, le vrai.

vendredi 3 octobre 2008

Le pavé flamand

Post dédié aux peuples oubliés par l'histoire et écrasés par le Grand-Inquisiteur.

La vie professionnelle à chaque étape vous mène souvent à des découvertes, si bien entendu vous êtes bon observateur. Celle qui vient de s'achever en est un exemple. La photo de départ sur le profil de ce blog est une photo prise par mon ex-collègue Génia (Yévguény) avec son téléphone portable car il avait perdu durant ce voyage son appareil-photo à 600$ sans doute volé par les bagagistes entre Moscou-Stockholm-Bruxelles. Mais son génie, je n’hésite pas sur le mot, lui permet de prendre des photos superbes, de voir ce que les autres ne remarquent pas; c’est un don du Créateur que j’apprécie à juste titre. Je suis tombé sous l’emprise de cette photo sans comprendre vers quoi elle me mènerait. Cette photo comme beaucoup d’autres m’a accompagné sur ce blog comme d’autres de ses photos sur mon micro. Cette photo est une photo du pavé de Bruges en pays flamand, la Flandre en Belgique.
Brugge
Quelle idée a-t-on des flamands ces derniers temps, surtout dans les pays francophones? Généralement que ce sont «tous» des «nationalistes, séparatistes, etc...». J’sais pas. En général les gens sont froids mais corrects, respecteux et respectables, polis, travailleurs. Le flamand veut parler sa langue et il la parle; surtout personne n’osera lui rire au nez ou le lui interdire au travail car économiquement il est fort. Personne n’osera se moquer de leur langue («dialecte» selon leurs adversaires) comme ce fût le cas avec leur poète Guido Gezelle (le «Pouchkine flamand») humilié par les gardiens du temple de l'establishment dominant de l'époque. Personne n’osera dénigrer leur patrimoine culturel ou le leur voler. Aujourd’hui la Flandre est riche mais il y a un demi-siècle ils allaient chercher du boulot ailleurs dans les zones francophones oû ils étaient traités de «paysans» flamands, le mari émigrait et la femme restait au foyer pour s'occuper des enfants et/ou de la terre. Aujourd’hui c’est fini tout ça. C’est dire que le travail paye, la patience aussi. Espérons pour eux et pour tous les belges francophones ou néerlandophones que l’unité de leur pays survivra à cette sevère crise identitaire qu’ils connaissent ces dernières années.
Bruges en flamand c’est Brugge (bru-gué, ou bru-Hé comme disent les flamands occidentaux). Elle aurait été fondée par des vikings au 9ème siècle et son nom leur a été donné par eux «bryggia» = appontement, lieu de mouillage (pour certains) et bord, berge (plus généralement). Ce second mot est plus convaincant. Pour l'exemple les russes depuss toujours ont appelé les vikings par «variag, pluriel : variagui» [v.r.g.] et en russe bereg [b.r.g.]= en français berge (bord en surplomb d’un rivière). En toponymie ça regorge: Bergen, Varga, etc...Tenez vous bien, selon Larousse le mot berge vient du...celte barica.
Maintenant je vous demande de voir le sens de [v.r] de veRa = dehors, vru = lâcher ou a-vridh = chemin, route ; [w.r] de tha-wurth = porte, awi = apporte; [f.r] comme y-fer = aile donc porteuse (sens: wear en anglais, porter, apporter, la porte, comporter, [fr]: solutionner, diviser, etc...) sinon je les étallerai lors du prochain post. Juste un rappel : «f» est périphérique, superficielle alors que le «v» est profond. Le [f.r] du verbe s’efru = résoudre, solutionner, diviser, séparer (2 qui se bagarrent par exemple). Vous comprendrez que le verbe freq en kabyle ne peut être un emprunt au sémite-arabe comme "ils" disent! Maintenant regardez le mot a-frag que l’on comprend généralement (en bons paysans kabyles!) comme clôture d’un champ. Au sens général c’est une frontière, un bord oû la racine [f.r] indique «périphérie, frontière, bord» et «g» ou «ag» champ (y-ger = champ). Probablement le suffixe kabyle liquide «-gh» aurait permis de donner a-fragh = bord d’eau = berge; ou bien le "l" (mer,océan) ou le "f" (rivière, fleuve) mais ce mot existe toujours et il est proche du latin ripa (d'oû rive en français): Rif! Toujours est –il qu’en plus de beaucoup de coincidences avec l’allemand et l’anglais qu’en esprits «cartésiens» jugeons comme un hasard des choses, là nous avons un mot-clé qui lie directement la langue celte et la langue « libyque» rescapée dans le kabyle et le «berbère» de nos jours. Celà nous amène à réfléchir à l’histoire des peuples «disparûs» il y a longtemps, très longtemps. La supposition de l'existence de peuples de l'arc atlantique est-elle envisageable?Les sons de la cornemuse pour moi sont des sons magiques et je ne sais pas pourquoi! Que ce soit l’ghidha t’aylewth kabyle ou nord-africaine ou bien la cornemuse celte mon âme se réjouit sans modération !
Ici la chanson kabyle-bretonne (celte) chantée par notre Idir et le breton Allan Stivell. Merci les deux pour leur combat aux côtés de leurs peuples et pour cette très belle ballade ; juste une remarque à Dda Yidhir: c’est Kelt à l’origine («celte» avec son «s» c’est pour le français, l’anglais), donc au lieu de y-celtiyen on aura y-keltiyen ou peut-être simplement Kel-T, qui sait? On tout cas ça fait plus gentil et plus proche que "celte" (sil de tha-sil-t = chaudron, marmitte en "berbère")!

Merci à son auteur sur DailyMo: sam-bos

mercredi 24 septembre 2008

Ouranos

Post éclair suite aux "révélations" du billet précédent dédié à la racine libyque QR.

D'abord ceci:
1. En libyque il y aurait un R majeur (Ra, Ro) et un "r" mineur (ri, ré).
2. En libyque la mutation du L en Y (ï) existerait comme en kabyle moderne surtout du côté des Ath-Dwala (du côté des Ath-Mahmud ils exagèrent un peu "thi-melayin thi-beybuyin", mais bon!). On doit bien dire "aya" au lieu de "ala" (= non) comme aux Ath Dwala. Croyez moi.

3. Le R/r statique et le L dynamique ne se suivent jamais en libyque, ce sont deux échelles, deux axes qui se croisent en un point (perpendiculaires, diagonales). Ces deux lettres sont à la base des appellations en toponymie et géodésie libyque, les autres géométriques "N" et "M" à un degré moindre.
4. Le alfa "A" libyque serait en peut-être un "ha" avec un h aspiré. Piste à étudier très sérieusement.

AURA
wR serait le plus haut point (qR de a-qeru plus bàs, ZR de iZRi = vue plus bàs, GR de mGaRdh =cou encore plus bàs, ainsi de suite). Vous n'avez qu'à voir les parties du corps humain et leurs appelations en kabyle (avec le R majeur) pour comprendre. Le "r" mineur est le plus bas (a-wrir). Cette dualité est facilement explicable...par le mythe de Ouranos! Lisez vous-même ici:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouranos. Donc selon ce mythe grec Ouranos (voûte celeste, ciel) qui si ce rapprochement est faisable donnerait wRan soit wR + n ( qui atteste "anneau" en libyque, le n est présent dans i-geni = ciel en kabyle).
Le wR = AURA, auréole sur la tête! Ni plus ni moins. Pour la montagne (awRas) le W serait le nuage qui la couvre, pas plus compliqué que ça.

Pour le RA égyptien je vous laisse vous-même juger, pour moi ça sera une autre fois.

Le plus important pour nous est que cette racine [wR] indiquerait BRILLANT donc moi je vais me risquer à avancer ceci: a-wRagh (jaune, l'Or) serait peut-être à l'origine une racine qualifiant le DIAMANT! (C'est la deuxième fois que je vois une piste vers le diamant). J'ai peur de le dire mais autant rester sincère: WR atteste le rayonnement donc dans le monde matériel (physique) ce serait un gaz et surtout le rayonnement indique l'irradiation. L'orichalque (orikhalkos en grec) de l'Atlantide de Platon ne serait-il pas un matériau "irradiant", radioactif (sic! hugh!brrr!)?!...ça aurait été une météorite dans ce cas oui peut-être mais Platon écrit que c'était un métal extrait des mines de l'ile, donc... En tout cas son étymologie est expliquée en grec (de ORos = montagne, mais en notre langue WR signifie aussi aWRas = haute montagne (les Aurès) mais pas seulement comme il en est pour les autres racines, par exemple QR (corps, toponymie, architecture, état de la matière, etc...) comme on l'a vu. Alors le WR c'est la piste vers quel métal/matériau: Or (comme aujourd'hui), Diamant ou métal "irradiant"? Qui sait sauf notre Créateur?

Questions
waR ou waRan en kabyle signifie "difficile" (adjectif y waR) ou "cruel" (a-waRan). Et si le waR était un waaR de waGHR ou waHR? Relation avec aHaR = lion ou plutôt le qualificatif et non pas l'appellation du lion (d'oû weHran = Oran, souk AHRas en pays Shawi). Et le fameux waghzen = ogre ne serait-il pas un wagherzen? Et le âzrayin arabe ou en kabyle a-aZRayen, il équivaut à quel titan de la mythologie grecque?