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samedi 5 septembre 2009

Sirènes

On revient à cette curieuse altération de V par une gamma GH et au V rétabli devant R.

Espoir
D'abord qlqs exemples concernant le V (F, P, B) rétabli devant le R. Prenons des exemples.
- sirem, sarem, a-sirem = espérer, espoir
spirem, sfirem: ça rappelle fortement speramo, speranza, espoir des langues romanes issues du latin. Il faut rappeller qu'en kabyle moderne malheureusement la voyelle "é-è" est confondue avec le "i" sans doute sous l'influence du sémitique-arabe. Donc sirem serait plutôt sferem qui a la même racine que sfeleth, sfileth (émettre un voeu, souhaiter s'exaucer un voeu).
a-serdhun = mulet
Ce mot serait peut-être sferdun, sverdhun oû l'on voit deux choses: tha-vardha (la selle) et sver/svur/sfur comme le verbe svur "porter sur soi" (exemple: je cite Dda Lwennas tha-dhudT mellulen machi dh ulli its ye' svuren) avec un sens proche du verbe grec phoros (porter) de métaphore. Ici le verbe svur, sfur signifierait-il plus exactement "porter sur son dos"? Si oui dans ce cas a-arur (le dos) serait en fait afrur ou avrur.
Et cette voyelle P (ou F, V, B) rétabli devant le R expliquerait d'autres mots comme thi-sirth (roue du moulin) qui serait thi-sfirt, svirth avec dans la racine VR de vren (tourner, rouler, tordre) et de voie-chemin (avridh), fois (avridh, verdhayen). On peut supposer que le mot spirale issu du grec aurait été chez nous aujourd'hui sans cette voyelle P devant le R soit siral ou qlq chose du genre.
Sirènes
Je rappelle que cette altération de V par GH est facile à mémoriser dans le cas de Mavrica devenue Maghreb par dommages de l'arabisation de l'ADN. Pour retenir on peut aussi prendre gheR en kabyle - vers en français qui indiquent "le sens du mouvement, la direction". Donc cette altéation ou cette permutation V(F)-GH va être vérifiée sur notre lexique.
thi-ghRi (thivri?) = cri.
sighReth (sifreth?) = pousser des youyous
sefeR (segheR?) = siffler
Cette racine [Gh.R] de voix et crier se retrouve sous la forme [V.R] dans vereh (annoncer à la criée), a-verah (héraut, crieur-annonceur public).
A première vue ces verbes sont de la même famille, avec un F ou avec une gamme GH. En réalité l'important est de constater que notre hypothèse sur l'utilisation des semi-voyelles du groupe W (w, v-f, b-p) et des voyelles du groupe gamma (gh, g, j, kh) dans l'ancien alphabet consonnatique se confirme.
Donc siffler ou pousser des youyous c'est presque la même chose, des cris stridents à haute fréquence, ça rappelle un peu le sketch de Fellag sur Ulysse! Eh oui, les sirènes seraient selon notre hypothèse des sfirènes (siffleuses) ou des sghirènes (des "pousseuses"-sic!- de youyous!), les sirènes qui font couler les hommes et leurs navires avec. Toutes sauf celle de Copenhague, monument érigé en l'honneur du grand écrivain danois Hans Christian Andersen.

vendredi 4 septembre 2009

Rif

Suite des billets précédents, là on va s'intéresser au mot Maghreb

Mavro
Nous connaissons l'appellation antique Maurétanie ou Mavretania qui concernait la partie occidentale de l'ADN, soit actuellement l'ouest de l'Algérie plus le Maroc. Cette appellation a une relation avec mavro (sombre, noir) en grec, d'oû le mot maure en français, mais "la noirceur" concerne, par rapport à ce toponyme, uniquement la noirceur du ciel ou bien le soir, le côté du couchant.
Nous connaissons aussi l'appellation plus tradive maghreb qui est en arabe al-maghrib qui signifie "l'ouest, le couchant, l'occident", maghrib est appliqué tant au Maroc que pour l'ADN entière, d'oû l'appellation Maghreb reprise par les français, par opposition au Mashreq ou Sharq "le levant, l'orient, l'est".
Quelques remarques par rapport à ces appellations Mavretania et Maghreb:
- On voit clairement une gamma "gh" à la place de V dans la version arabe, cette formule de mutation V-gh de change va nous servir à expliquer pas mal de choses notamment le passage d'une langue à l'autre (arabe surtout).
- En arabe le lexique avec la même racine ghRb indique gharib = étrange, au sens de "inconnu" aussi (idem au français étrange-étranger, à l'anglais stange-stranger), elle indique aussi ghorba = exil, émigration (à l'étranger donc).
- Dans Mavretania ou le mot grec Mavro on a en partie notre racine VR de verkan "noir, sombre" qui serait lié à la racine prononcée FR de 'ffer "caché". Donc VR indique d'abord "noir, sombre" au sens de "invisible, caché", par rapport au couchant ça serait "là oû le soleil se cache".
- Ensuite cette racine kabyle (mazigh en général) VR indique "extérieur, dehors, étranger, au-delà de la frontière" comme dans fegh (sortir) ou avec le R roulé à la place du grasséyé feR (sortir), tout comme veRa (dehors, étranger) ou a-veRany (étranger). La racine VR est aussi celle des routes-chemins-voies (avridh), donc celle des trajectoires du soleil dans le ciel (orbite aurait mieux convenu) et c'est la racine des mouvements (exemple: migrations).
Bref, comme nous le voyons l'occident-l'ouest-le couchant en kabyle n'est pas lié au verbe "coucher" mais plutôt à son "exode", en clair le couchant était désigné comme la sortie du soleil du champ de vision de l'homme (sa disparition du ciel) pour rejoindre sa cachette en qlq sorte. Donc par opposition on peut supposer que le levant-l'est-l'orient serait le point d'entrée du soleil dans le ciel (champ de vision). L'appellation Mavretanien et son lien avec le grec Mavro laisse penser que durant l'antiquité la logique de désignation du couchant - occident aurait été la même chez les grecs et les méditerranéens occidentaux. En arabe non plus on ne voit de relation entre maghrib (couchant, occident) avec un quelconque verbe coucher (raqed).
Pour faire simple la sortie, l'exode du soleil en fin de journée appellé maghRev est simplement une migration ou plus exactement émigration. Oui, le raccourci est justifié maghRev - migrer n'est-ce pas les amis i ghRiven (émigrés)? Notons que pour les kabyles et mazigh ce maghRev serait plutôt MavRegh (plus proche de l'antique Mavretania-Maurétanie) avec la permutation de V-Gh inversée pour éliminer les traces de l'arabisation de ce mot.
Au vu de cette explication on peut ce demander pourquoi les arabes ont adopté cette appellation al-maghrib pour l'ADN, à cause du sens du couchant-occident ou à cause de leur émigration en masse d'orient vers nos territoires après leur invasion de l'ADN au 7-ième siècle et surtout l'arrivée en masse des hordes arabes hilaliennes au 11-12 siècles. Alors camarades sémites-arabes, maghreb pour vous c'est l'occident ou c'est une terre d'émigration?
Notons qu'en kabyle nous utilisons le mot lemaghRev pour désigner la période de la journée qui correspond au coucher du soleil ou/et au crépuscule, ce serait la même chose pour les arabophones d'ADN, je ne sais pas si les arabes orientaux font de même. En kabyle il y a aussi le terme iaRvaa, yaRvaa ou laRva qui aurait le même sens que ghaRv soit l'ouest-le couchant, ce mot est utilisé en arabe aussi (avec le sens de arbaâa = 4) mais la différence est qu'en kabyle et plus largement en ADN c'est aussi un toponyme, chose impossible en orient chez les sémites plus particulièrement chez les arabes, et c'est là que nous trouverons des réponses à nos questions.

Rif
Justement c'est le toponyme Rif qui atteste le mieux le sens de l'occident en ADN. Ce mot signifie en kabyle et en mazigh en général "côte, bord ou edge en anglais, extrême". Le rapprochement qui s'impose à première vue est le suivant: Rif prononcé err'if aurait été amputé d'une semi-voyelle p (b-f-v-w) devant le R comme nous l'avons vu sur ce blog, donc Rif (err'if) serait périph de périphérie, périphérique qui corrobore avec le sens de Rif (bord). En toponymie son sens serait plutôt extrême ou côte extrême (occidentale apparement). On va rétablir le B-V ou P devant le R pour avoir le mot complet: bRif, pRiv, frif ou plutôt VRIF avec la même racine VR qu'on a vue plus haut. Nous savons que le sens de "extrême" est attesté par if, éf comme dans ikhef (bout, extrémité et par extension: tête, solution à un problème). Donc c'est VR+IF qui donnerait le sens de bord-frontière (occidentale) extrême ou simplement l'extrême occident avec le sens de rive aussi car le sens de "sur-mer" y est sous entendu. Bref, le Rif est la rive occidentale, la frontière occidentale des territoires des mazigh d'ADN.

Parler du Rif sans évoquer la douleur et le chagrin m'est très difficile, comme pour ma Kabylie natale. C'est certes, aux yeux d'un kabyle laïque, des mazigh très influencés par la religion arabe-musulmane mais les rifains demeurent nos frères qlq soient nos différences et ce sont de vrais patriotes comme le montre l'histoire. Depuis mon enfance en Kabylie j'ai entendu parler du Rif, de leur soif de liberté et de leur combat face aux envahisseurs de tous bords. Le Rif et ses montagnes était dans mon imaginaire comme une autre Kabylie mais située à l'extrême occident de l'ADN.
La province du Rif fait aujourd'hui partie du royaume du Maroc mais il fut un moment c'était une république indépendante. La république du Rif. Abdelkrim le grand chef et l'héros de La guerre du Rif. La guerre du Rif, contre les français, contre les espagnols et contre le makhzen. La guerre du Rif fut terrible avec toutes ses atrocités, nos frères rifains étaient attaqués au gaz par l'armée régulière espagnole, les têtes de guerriers rifains décapités étaient exhibées comme des trophées de guerre par l'armée ennemie venue de l'occident "civilisé"...
Je termine ce billet par une pensée profonde aux patriotes rifains tombés au champ d'honneur en défendant leur patrie, ce modeste billet est en hommage à eux tous, à leur mémoire. Reposez en paix dignes fils rifains.

jeudi 3 septembre 2009

Messager

Suite du billet précédent par rapport au b (p, v) caché devant un R.

Go West
Nous allons résolument aller du côté du couchant, cap à l'ouest vers le pays des maures et des ibériens. Bien évidemment c'est du côté de nos frères et cousins occidentaux, du Rif notamment, que nous allons faire de nouvelles pistes et des découvertes qui concerneraient tous les mazigh. L'Ibérie, l'Espagne ou sa partie du Levante ou le vrai andalus (la Catalogne et Barcelona, plus bas Valencia, plus au sud une partie de l'Andalousie) nous apporteront aussi de nouveaux élements.

Messager
Nous avons vu dans le message précédent ce B ( ou V, P) qui se cacherait dans la syllabe MR, il pourrait se cacher simplement devant un R. Des résultats pratiques de cette trouvaille?
maRek (patronyme kabyle) devient mvRek ou mbaRek (Mbarek, Lembarek: nom répandu à l'ouest surtout).
Mais cette fois nous allons nous intéresser à un mot assez particulier, un mot en sémitique-arabe: Rassul = le messager (le prophète par extension), mot issu de rissala = lettre, message.
Maintenant on prend notre chère langue kabyle (mazigh en général):
tha-vRats = une lettre, un message. La racine du mot est [v.R.ts] ou [v.R.s]. Ce mot en argot DZ est dit bRiya, adaptation du mot kabyle donc.
Il suffit de prendre le mot arabe rissala et rétablir le B (V/P) devant le R et l'on aura barissala, vrissala avec à la base la racine [VRS] comme dans notre tha-vrats. En kabyle ce mot s'explique parfaitement par le lexique correspondant: aru (varu?) = écrire; avridh = route, chemin, voie (donc: voie de communication). En arabe ils ont le mot al-barid = poste, télécommunications mais ce mot ressemble étrangement à notre avridh (route, chemin) qui est chez nous lié à d'autre mots VR, FR, PR ayant un sens proche; pour l'arabe l'incohérence est visible à l'oeil nu car barid (communication) et barid (froid), c'est pour vous dire...
Donc au final, un mazigh devra dire non pas Rassul mais vRatsul pour "messager", ça devrait interpeller les mazigh arabisés et islamisés. Si l'on généralisait cette formule du B (V ou P) rétabli devant le R on aura qlqs surprises comme Rahma (miséricorde) en arabe qui devient abRahma, on n'est pas loin d'Abram -Abraham!


Plume
Mieux encore, le mot sémitique-arabe kuRas (cahier) serait kvRats très proche justement de notre tha-vrats (lettre, missive, message) qui aurait aussi le sens de support sur lequel on écrit, soit une feuille. Justement une feuille c'est avec la racine FR soit aferaw (feuille de végétaux), ifer (1.feuille de végétaux, 2.aile d'oû ferfer = voler/fly). Tout comme la racine WR de thawRiqth (une feuille de papier) en kabyle que l'on retrouve en arabe waRiqa, waRqa (feuille de papier, feuille des végétaux).
Il y a aussi le mot Rish en kabyle qui signifie 1. plumes d'oiseaux (afRukh), 2. petits poils sur le corps ou sous les aisselles. En arabe aussi Rish signifie plume. Ce mot serait en fait perish, vrish ou ferish avec la racine FR de feuille. Vous comprenez d'oû vient le mot perruque? Et perroquet à cause de son plumage? C'est la même appellation dans plusieurs langues avec la racine FR ou PR: en ancien indien, en grec Πηρώ, en russe péro, dans les langues baltes, etc...Donc normalement le verbe écrire en kabyle 'aru serait plutôt paru/faru selon la logique de la plume. Et les mots âarabiya (langue arabe) ou 3abria/âabria (hébreu, langue hébraïque) en arabe signifierait simplement écriture, sans plus même si nous savons que le terme hébreu a une origine égyptienne ancienne avec le sens de "étranger"; voilà que nous compliquons les choses en bousculant l'ordre établi!

samedi 4 octobre 2008

Matador (td)

Ceci est un post "td", travaux dirigés. Encore une fois un mot grec va nous aider dans nos recherches et la compréhension de notre lexique.

Métaphore
«Une métaphore c’est...» Comment expliquer ce qu’est une métaphore aux simples gens par exemple? La meilleure réponse est sans doute celle donnée (dans le film en question) par le celèbre écrivain chilien Pablo Neruda au facteur.
http://www.geocities.com/jardindesmuses/neruda1.htm. Le mot métaphore provient du grec μεταφορά [metaphora] et signifie à peu près ça : «tranporter», oû meta- signifie «à travers» (Larousse: "meta-" exprime la succession, le changement. ex.: métamorphose) et phorein = «porter»/φορός (phoros), en grec ancien signifie « porter, pousser en avant». Ce mot grce va nous servir de mot-passerelle pour voir ce qu’il en est du lexique kabyle relatif à "métaphore" (méta-/phor-).

Ennoncé
Le DH et dT (T) sont emphatiques, équivalents en grec à DHA, TA.
Le «h» aspiré comme h de l’anglais half est ici en miniscule.
Le M «libyque» est synonyme de proximité, ressemblance et il atteste l’espace.
Le groupe W «libyque» (w, v-f, b-p + voyelles u, y) : voir post Draft. Le b est transcrit soit comme tel soit wb, idem pour p (wp) car sons très rares (varantes du w) avec cette particularité : une fille/femme prononce «p» alors qu’un garçon/homme prononce «b» pour le même son.
Il est établi déjà que le V est profond mais intérieur/extérieur à la fois tandis que le F est superficiel, périphérique, frontalier ; le W quant à lui n’est pas si simple à qualifier (ça sera pour plus tard).

dhefir = derrière,
En général le «w» indique toujours «arriver à terme, atteintdre (a-wedh), maturité (i-wpa); en physique.le «w» et ses variantes devrait attester le volume.
Géométrie (ajout du «d/t» pou avoir la dimension) :
[d.w.r] : dhewer = tourner, en toponymie tha-dwir-th (le phénicien comme l’arabe a emprunté cette racine dans beaucoup de mots: dar, dewar, dur, daîra, dawra, etc... Ils les revendiquent insolemment comme étant des vernaculaires sémitiques-arabes, quel culot! On va leur régler ça une fois pour toute, géométriquement, mais une autre fois, pas le temps de s’occuper de ça pour le moment). Avec «t» on aura d’autres surprises [t.w.r] : taureau (tauros/thawr), tour, etc...
[d.f.r]: dhefir = derrière, arrière [d.f.r] ...comme différé, différent. D’ailleurs [f.r] signifie aussi «cacher».
DH’feR = suivre, poursuivre
medTafar = se suivre, se poursuivre (d’oû tha-medTafaR-th = course-poursuite, jeu d’enfant)
awi = porter, apporter, emporter. Voir aussi la forme a-gway = le fait d’emporter; ici il est probable que le verbe awi serait hawi qui expliquerait par mutation du h en g la forme gway et qui validerait la version du «ha» au lieu de «a» première lettre «libyque».
(-wr en suffixe) a-shwari = panier double (mule, âne)
zwir = devancer (zdheth = devant)
tha-wrash-th = boulette de coucous presque prêt, idem «motte de beurre». Ce terme est utilisé pour désigner les enfants (arash)
wradh,uradh = pas encore. Nous voyons qu’en terme de temps le W indique soit arrivée, soit presque arrivé (à maturité, à point).
y-thvir = pigeon, colombe (thy-thvir-th)
y-fer, pluriel y-ferawen = aile (a-feraw = feuille d’arbre). En aérodynamique c’est bien l’aile qui porte un avion par exemple ou un oiseau.

jifer, y-jifer = pan
tha-ferka = lot de terre, propriété (foncière)
fer-fer = voler (fly)
a-ferux, a-frukh = 1. beau-gosse, gosse, garçon, nouveau-né. ici la racien FR atteste la beauté, à suivre; 2.oiseau, oisillon (ici aussi les arabes prétendent être les détenteurs de ce mot, leur vernaculaire c'est: Taîir/Tir/Tayara/maTar = oiseau/voler/avion/aéroport=pluie car même leur ôusfour reste à vérifier au vu du suffixe [f.r]!)
fereh, l'ferh = bonheur: interférence avec le sémite-arabe (anatonyme qereh/l'qerh)
vereh, a-verah = héraut
a-ferdTedTu = papillon
tha-fersadi-th = couverture
a-fermash = édenté
a-ferDHas = chauve (Saâel en arabe)
vu- : un préfixe qui par excellence signifie «porteur de... » (chose, trait de caractère). Ce préfixe est cannibalisé par les guétoules qui l’ont maquillée en «bou-» et déclaré «arabe» (abou = père). "Tsirk da i tolko" (quel cirque!) comme disent les russes! Toujours est-il que j’ai déjà donné les détails pour ce prefixe dans le post Patronymes.
vur ou s’vur = porter sur soi (citation Dda Lwennas : tha-DHudT mellulen, limer dh’yzmawen its y svuren...)
verzegaw/berzegzaw (zegzaw = vert (couleur) = verdier, verderón en espagnol (verde =vert), zelenushka en russe (zeleny = vert).

a-verdedush = têtard
tha-verdh-a = selle de cheval/mule/âne
a-vrid, i-verdhan = 1. route, chemin; 2. fois (1fois, 2 fois, etc...)
l’vir = puits (en sémite-arabe al-biîr). L = source, vr = porter
vru = lâcher, divorcer
veRa = dehors, étranger d’ôu a-veRan = étranger; Fuera en espagnol, en arabe baRa ; ce mot en ancien égyptien est à l’origine du mot hébreu = étranger. Tiens, le mot d’origine portugaise Véranda quel rapport à vR?, ou par rapport à quoi, à la porte ? Ou bien en français «vers» qui indique la direction, versus (contre), verticale, etc....
veRdhi = côté, flanc. Peut-être c'est a-feRDHi (f altéré en v à cause des empahtiques R et D?)

vrek (k spirant) = couver (oeufs). Ces 3 mots avec la racine [v.r] nous indiquent que v est à l’extérieur du plan de R. Par ailleurs le mot verkan (noir, sombre) serait très probablement notre équivalent du grec mavro (maure) avec le même sens.
Notons que le verbe grec phorein [ph.r] se retrouve dans les langues latines porter et en anglais bear (au sens de carry), Wear (porter sur soi, un vêtement/bijoux/coiffure). La relation porte (door en anglais, Tür et Tor en allemand, dver en russe) et les verbes porter/apporter se retrouvent en kabyle tha-wur-th/tha-wbur-th et awi (porte et porter/apporter) et ver/ber (porter sur soi, habiller) idem au wear anglais. Le verbe fermer wrm ou fermeture/fermoir, etc...viennent-ils de là? En tout cas fermer [f.r.m] est étrangement proche de notre [w.r.m] de thi-warmin (angines, gorge noué = fermée). Pour le mot kabyle désignant l'ours (ursus en latin) aujourd'hui perdu, il faut pêcher de ce côté et lier tout au reste vu la multiplicité, la polyvalence d'un même mot en "libyque" aux multiples "hypostases" (corps humains, toponymie, astronomie, etc...). Idem pour le mot latin ferratum d'oû fer en français.

Une question se pose pour le libyque: les aspirés ("h" et "H") doivent-ils aussi être impliqués dans cette composition avec l'axe R, aussi avec l'axe L (dans les notions de temps et d'espace) ex. her-, haR, Her-, HaR? Comme hara = court qui adhère à cette logique de "situation" des choses/être à l'intérieur/extérieur (wr de tha-wurth = porte, vR de veRa= dehors/étranger), de passage (route), de "transporter" etc...A première vue OUI! Et celà expliquerait par exemple le verbe neHeR/n'HeR = conduire (une bête, une voiture). Si oui, le lexique àpriori arabe soit-disant emprunté en kabyle retrouvera ses origines: saher (Sahara), sahal (Sahel), herthadhem (période des labours à l'automne), vher ou ph'her/pher(al-bahr en arabe= mer) ne serait qu'une délimitation territoriale,etc...et même des mots arabes-arabes (non-empruntés) susciteront des doutes: shaHR (mois), naHR (fleuve), naHaR (jour), etc... A suivre!
L’essentiel pour nous est que apparement le W est devant, le F derrière et le V sur les côtés. Et probablement le P (wp) ou B est sur le point zéro (la porte). Reste à voir pour les voyelles de W (u, y): yir = 1.bord, front, 2.mauvais et ur = 1. ne...pas... ne pas (négation) 2.. ?...

Maintenant vous pouvez prendre la même racine [w.r] et autres mais sur le plan L et non pas ur R. D'abord [f.l] de fella (haut, maximum) diffère bien de [f.r] de fer,dhefir (caché, derrière) ou de verdhi/ferdhi? = côté, flanc et y-fer =aile ou jifer =pan. Je vous donne un autre exemple: [w.l] de ulli ou wlli = ovins ou moutons/brebis, troupeau de moutons/brebis. Il y a un truc assez curieux: outre la proximité de la racine de «porter» dans plusiuers langues la racine [w.l] désigne pour nous l’ovin et laine d’ovin pour l’anglais (wool)! Ou prenez la différence, racine [w.r] plus L ou R, entre a-aqeshwal (hotte portée sur le dos d'homme/de femme) et a-shwari (panier double sur une bête de somme).
On peut faire la même chose en prenant cette racine [w.r] et l’ajouter au N (anneau, arc) : a-wren (farine, semoule), vren (tordre, tourner), etc...

Conclusion
Donc voilà qu’on a assez d’élements pour «phoros» (porter). Pour «méta-» dans notre langue on verra une autre fois et l’on aura beaucoup de surprises, croyez-moi mais chaque chose en son temps, patience. Mais je vous donne un élément sur cette racine dans toutes ses variantes [m.d]-[m.t], [m.dh]-[m.th], [m.DH]-[m.dT] ainsi que sa mutation (t-d en s-z) comme dans meZi. Méziane. Médiane. Vous comprendrez le sens de a-medhias (medhyaz), de meslay (parler), de mythe, de mashahu (Machahu), etc...Et vous pourrez vous-même choisir le mot kabyle équivalent au mot grec «métaphore» .

Une autre question:
Regh, Req = brûler.
a-wRagh = jaune, l’Or, (brillant ...diamant?)
ReqRaq = briller, brillant/scintillant
FerReq, fReq = diviser, fractionner
LevRaq = éclair, foudre.
Vous croyez un seul instant les guétoules quant ils disent que baRud est un vernaculaire arabe? Sans aucun humour je dis : a-vaRuDH! (voir lexique post Ass des as). Et pire encore pour al-baRq (foudre)... Et bien si vous continuez à les croire à ce moment là je peux paraphraser Jean de La Fontaine: l’usurpateur vit aux dépens de celui qui l’écoute! Et qu’allez vous faire de notre mémoire, des chevaux du mythe kabyle, le mythe des «chevaux d’éclair et de vent» (lisez Taos Amrouche si vous ne connaissez pas ces mythes), des chevaux d’éclair et de tempête (vent) que l’on ne retrouve nulle part ailleurs sauf chez les grecs dans le mythe de Poseidon.

Maintenant que les dés sont jetés à chacun de choisir son camp: rester esclave comme une bête de somme ou relever la tête pour défendre son peuple et la Vérité. Se défendre comme un matador face aux assauts de la bête. Le matador n’a pas le droit à l’erreur.
Tiens, le mot matador vient de l’espagnol matar = marquer. Une langue que, hélas!, je ne connais pas à part quelques bribes genre « Hé, hombré tou me donne lou pognon, jou tou rends le femme»! Vous vous rappellez du film et de cette réplique du bandito, mexicain comme il se veut à Hollywood, au personnage de Paul Newman? Malheureusement Paul Newman s’est éteint il y a quelques jours, que son âme repose en paix. Ce fut un grand acteur qu’on aimait beaucoup; à l’époque de notre jeunesse, il incarnait pour nous le cinéma, le cinéma en grand, le vrai.