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mercredi 13 novembre 2013

Mercure, la Méditerranée

L'argent de la voie lactée...

Aujourd'hui c'est mercredi le jour de Mercure. Mercredi, ou Mercoledi en italien, issu de Mercure et ayant donné merci (marchandise), marché, mercantile entre autres.

Hercules
Mercure lui-même n'est que la variante romaine du grec Hermes. Les Romains ont le plus souvent leurs propres noms de divinités équivalents à ceux des Grecs (ex. Jupiter vs Zeus) mais curieusement Herakles grec est maintenu en latin Hercules, ce dernier nom, à mon sens, aurait aussi donné Mercure en latin. On y reviendra.

Milieu
On a sur ce blog rapproché, à juste titre, le kabyle alemas (moyen, du milieu) du grec ermes/hermes. L'on a aussi dit, il y a un bon moment, que alemas pourrait être lié à ul/ur "coeur" et qu'il pourrait être le jour du milieu de la semaine = jour de Mercure, soit mercredi. Tout récemment on a avancé une supposition contradictoire qui ferait de alemas le jeudi (5 jour); tout bêtement le kabyle alemas comme le grec ermes pourraient être en relation avec khames ou khamssa (5 en arabe, utilisé en kab aussi). On reviendra sur cette dernière piste ultérieurement mais retenons surtout que le sens de Milieu, Moyen serait sans doute un indice important porté par Hermes-Mercure.  

Blanc
Là nous allons passer au vif du sujet.
On sait combien l'argent (métal) est important pour nous, nos bijoux kabyles sont exclusivement enr agent. Il en est de même chez nos frères Imouchaghs (Kel Tamacheq dits "Touaregs"). C'est probablement une empreinte identitaire, un symbole.
ML est la racine du blanc et oeuf en kabyle (mazigh en général) :
a-melal, a-mellay = blanc, clair 
(Sa racine inversée LM de alem, alghem "chameau" pourrait y être lié, on y reviendra).
Cette racine ML voir la racine complète MLL/MLY ou MLG serait, à mon sens, comparable au grec amalgama (amalgame) car le blanc est l'ensemble (donc l'amalgame) de toutes les 7 couleurs du spectre visible.
Plus intéressant encore, et là on va simplifier pour faciliter l'explication, cette racine blanche ML ou MLL/MLY/MLG pourrait être MN-MNY/MNG comme MR-MRL/MRY/MRG (altération L-N-R assez fréquente). Ou plus simplement ML de Mellal serait MRC, MRG avec 
L = RG, RC
Bref, Mercure est a-Mellal (blanc) kabyle (mazigh en général).
Signalons que ML ou MLL en kabyle signifie aussi "rencontre" (mellil, thi-mllilith). En toponymie, le nom de Melilla au Rif (ville occupée par les Espagnols) ou Mlila en pays Chaoui voir Amalou, Imoula en Kabylie renverraient probablement, en plus de blanc, à un jour de la semaine, un jour de marché (mercredi ou jeudi). On y reviendra.  

MLK
Quand on dit en kabyle ras l'mal pour "le capital" on pense, à juste titre, à un emprunt à l'arabe ra1s al-mal où mal/amwal "les fonds, l'argent" sauf que...D'abord l'mal en kabyle (idem en argot DZ) indique le cheptel. Ensuite la racine blanche ML en kabyle est comme on l'a vu plus haut comparable à Mercure. En d'autres termes la racine kabyle (mazigh) ML ou ML/MLY/MLG de blanc indique la même chose que mal/amwal (les fonds) en arabe et merci (les marchandises) en romanes. Le plus curieux est que cette racine kabyle/mazigh est comparable à une racine identique...sémitique (eh oui !) portant le même sens : MLK de malik/muluk "roi", malik "ange des enfers" , melk "posséder (des biens), les biens" (utilisé en kab aussi) et Moloch de Carthage justement.  
La conclusion est à la surface :
MRC latin : Mercure romain = MLK sémitique : Malik en sémitiques
En kabyle (mazigh) ML ou MLL/MLY (Moulay serait issu de là) voir MLG/MLC de "blanc" est la racine comparable à Mercure et Malik. 

Messager
Le blanc étant désigné autrement en sémitiques (abyadh en arabe) c'est vers la notion de beau (gamil, djamil en arabe comme gamel "chameau") qu'il faudra se retourner pour retrouver la trace de MLK "le mercure des Sémites". C'est un indice important que l'on utilisera ultérieurement.
L'on voit que dans les sémitiques MLK (= Mercure) a existé depuis longtemps alors que les Arabes ou plutôt les arabo-musulmans auraient certainement plagié le nom latin de Mercure (ou le grec Hercule sur la forme) qui est, rappelons-le, Hermes "le messager des dieux" :
Mercure est passé à hercule RCL à rçl ou RSL pour al-rassoul "le messager" en arabe.  
Ils auraient dû utiliser la racine MLK attestée depuis des millénaires en sémitiques, pourquoi, bon sang ! domestiquer un nom grec (et romain) ?

Argent & Miroir
On va aller plus vite .
La racine blanche kabyle (mazigh) ML  - complète MLL/MLY/MLG (MLC) - contiendrait les notion suivantes : 
Blanc = Mercure (métal) = Argent (métal) = Argent (monnaie) = Miroir (reflet)
La blanc kabyle (mazigh) est un blanc-argenté. 
Le blanc reflète totalement la lumière, logique. 
Des miroirs en mercure, ça fait partie des faits avérés.
L'argent est un moyen (voilà pourquoi alemas "milieu" pour hermes ! c'est aussi une intermédiaire d'où le sens de messager pour mercure-hermes; le sens de messie-pasteur y serait aussi et donc le kabyle amkesa, ameksi serait amputé d'un L : LMS/LMX : alemas = ameksa, lemaksi).
La voie lactée
Vous croyez toujours aux inepties genre "iles ont inventé le Monde" (les arabo-musulmans, les européens romanisés-héllénisés). Eh bien on va leur "casser la gueule", là sur place. 
La voie lactée à cause du lait ? Toz ! 
D'abord La voie est une ROUE. 
Ensuite "la voie lactée" est l'équivalent céleste d'une voie terrestre, celle des marchands.
La voie lactée est l'équivalent de la route de la soie (venant de Chine "le milieu" justement).
Mais ce n'est pas fini, car ceci n'est venu que plus tard.
Il y avait une route plus ancienne.
Celle des dromadaires de nos frères Imuchaghs (Kel Tamacheq).
Longtemps avant "la route de la soie" il y avait "les routes du sel", Azalaï en ce qui concerne nos frères Imouchaghs (Kel Tamacheq).

Ce n'est pas par hasard que la racine blanche kabyle (mazigh) - comparable à Mercure et MLK sémitiques - ML est dans le sel melh (idem en arabe) ou mrg (meragh salé).
MRC de Mercure est justement ce Sel. 
Ce Sel est celui qui a donné salarium (salaire) voir soldat, etc...
Bref, Mercure est ce sel, cet or blanc, càd l'argent liquide.
En clair, le dieu du commerce Hermes-Mercure est relié au Sel (et jamais à la soie ou au lait).
ML kabyle (mazigh) de a-mellal est blanc pour blanc-argenté et pour or blanc. Ce n'est pas pour rien que WRG awragh est Or et une couleur, le jaune. 

La voie lactée liée au lait ? mauvaise version.
Ce nuage dans le ciel nocturne qu'est notre Galaxie aurait été comparé non pas à la route de la soie mais à la route du sel (celle de Mercure); donc très probablement notre Galaxie dite "la voie lactée" serait pour nous mazigh la voie salée :) au sens de route du sel ou carrément Roue de Sel ou disque de sel. Normalement cette voie lactée - voie salée (roue ou disque de sel) symboliserait la richesse, la fortune...   

Si pour nos frères du désert Imouchaghs (Kel Tamacheq) l'explication est donnée, quelle en serait l'explication pour nous Kabyles ?Une fois n'est pas coutume, les Arabes nous donnent un coup de main pour trouver cette explication. Plus haut, Hermes - Mercure nous ont renvoyé vers alemas "milieu, moyen" et amellal "blanc" en kabyle. Il nous reste à trouver le Sel ! 
Eh bien, en arabe "la mer blanche du milieu" - blanc et milieu nous renvoient à Mercure - est le nom de la Mer Méditerranée, c'est elle notre voie/route du sel, c'est elle le carrefour (Hermes-Mercure  gardien des routes et des carrefours et donc le Milieu (les pays du milieu ce n'est pas la Chine mais ceux de la Médieterranée donc), c'est elle notre voie lactée (voie salée pour être exact), notre Galaxie.  
Talassa (mer en grec) serait - en face, ici sur la rive kabyle - non pas thallaphsa (hydre) mais peut-être thallamssa "la mer du milieu" ? Piste intéressante à explorer.   
P.S.
- Les notions de circulaire, soie (silk en ang.), miroir (zerkalo en russe) sont étroitement liées entre elles et elles sont alignées sur Hermès-Mercure, Hercules, cycle/cercle, roue/disque, mercure (métal), argent (métal, monnaie) et blanc (pour nous Mazigh) voir rouge pour les Européens.  
- Chine ou Sin n'est, j'insiste, rien d'autre qu'une variante Sidon, Cydon, Kidonia lié au terme de kidonia en grec (tha-kthunya en kabyle) "coing, cognassier" dite pomme de Cydon. 
- La pomme de Chine pour l'orange en germaniques (allem., néerl.) apfelsin serait une variante de pomme de Cydon (au lieu de pomme de Chine = Cydon). 
- La pomme en germaniques apple en anglais, apfel en allem. , iabloko en russe seraient issus du latin nebula, pour sûr. C'est un calque car CDN (KTN) ou CGN (SGN) sont justement tha-kthunya "le coing" en kab et a-signa "nuage". La pomme est nuage et Kidon, Cydon/Sidon et Chine. 
Donc la nébuleuse qu'est notre voie lactée est aussi qlq part une pomme...        

jeudi 12 septembre 2013

Bêta : la revanche de Ptah

Aux sources de la lettre Bêta,
Ou la revanche de Ptah sur les plagiaires...

Et dire que tout est parti d'un simple œuf !
Et tout commence en Kabylie où certains disent thi-mellal-in quand d'autres désignent les oeufs par thi-mellay-in; idem pour amellal vs amellay pour "blanc, blond".  Laquelle des deux racines est la plus correcte MLL ou MLY ? Eh bien pour les départager, il faudra faire appel à d'autres mots et procéder à une comparaison approprié. En effet, dans plusieurs langues le même terme est utilisé pour désigner  l'oeuf, testicule (mâle), ovaire (femelle). 
thi-mellalin, thi-mellayin = les oeufs
thi-qellayin = les testicules
On voit clairement que c'est la racine MLY la plus correcte ! Donc c'est amellay "blanc, blond" et thi-mellayin "oeufs" !  Bien entendu, la deuxième variante amellal, thi-mellalin demeure toujours acceptable.

Pommes d'or 
Le radical ML de "blanc" et "oeuf" désignerait peut-être en vrai kabyle la mela (en italien) pour la pomme que nous désignons en kabyle de nos jours par un emprunt tsefah idem à tefah en arabe. Cette racine ML serait alors valable pour "blanc", "oeuf" et aussi "pomme". Et il est opportun de supposer que les fameuses pommes d'or du jardin des hespérides seraient non pas des pommes mais...des oeufs, non, pas d'or mais colorées, peints comme les oeufs de Pâques. Le seul souci avec cette supposition est que le jardin des hespérides est situé à l'ouest et non pas du coté du levant. Néanmoins, il faudra retenir cet indice pour la racine ML qui va s'avérer crucial comme nous allons le voir plus loin: Pâques.

Casa Blanca
Cette racine ML de "blanc" et "oeuf" est fantastique car elle permet de remonter à des choses ô combine intéressantes. D'abord ML de tha-mellayth, tha-mellalt (oeuf) tout comme son équivalente QL de thi-qellayin "les testicules" nous renvoie aux notions suivantes:
Cellule, Case (d'une grille)
Maintenant un petit rappel :  en kabyle MLou MLL/MLY désigne en même temps "blanc" et "oeuf", en sémitique-arabe c'est la même chose : BYD pour abyadh "blanc" et baydh "oeuf". Et il se trouve qu'en arabe, en sémitiques plus généralement, il y a une racine phonétiquement très proche (BYT) de beyt ou beït, beth qui désigne "maison" (ex. Bethleem)...mais c'est avant tout Bêta pour la lettre B qui serait une évolution d'un hiéroglyphe égyptien en forme de case ou rectangle. Donc l'arabe nous dit que B, bêta = maison = blanc.  
Pour faire simple, l'oeuf est associé au "blanc" ains qu'à "la cellule", à une case...Casa (maison) en romanes serait l'équivalent du sémitique beyt/beth. D'où la supposition que Casa Blanca est simplement un pléonasme : cellule (blanche) blanche !

Capital
En kabyle nous disons ras l'mal comme en arabe ra1s (tête) al -amwal (argent, deniers) sauf qu'en kabyle ML de l'mal désigne bétail, cheptel qui sont appelés autrement en arabe: ghinam. Bêta serait-elle en relation avec bestia (bête), les linguistes qu'en disent-ils ? Toujours est-il que le capital à l'époque pastorale surtout s'exprimait en nombe de têtes de bêtes/bétail/cheptel. Hélas, à cause du féodalisme, le capital s'était aussi le nombre d'esclaves (KL: iklan) que le maître possédait. (A propos, en arabe âbd, âbid pour esclaves est tout aussi proche de bet/bêta).  En clair, un esclave, qui n'avait pas d'âme selon les anciens Grecs, étaint considérées comme des objets, de vulgaires marchandises.

Marché
Les Arabes disent ghani pour riche (lié donc à ghinam = cheptel) alors que les Kabyles disent a-mercanti, sans doute claque sur mercantile (de l'italien merci = marchandises). Il suffit d'altérer R en L comme c'est souvent le cas en kabyle pour que mercanti devienne melcanti ou melkanti où MLK indique justement "un bien matériel, un objet, une propriété" autant en kabyle ou MWL est "parent, propriétaire, maître" alors qu'en arabe, en sémitiques, MLK désigne le seigneur, le roi, le maître. Il faudra donc exploiter cette piste ultérieurement pour dénicher les vraies appellations kabyles de "marché", "marchandise", "mercantile", "riche", etc...Il est évident qu'une comparaison s'impose : KL, QL en kabyle indique "la marche, le mouvement" (thikli) et la marchandise-l'esclave (akli) alors qu'en romanes le raccourci entre la marche, marcher et le marché est peut-être justifié: le marché en kabyle devrait contenir la racine QL/KL voir ML. A suivre.  

Banque "blanche balance"
Des banquiers blanchisseurs d'argent, étymologiquement c'est pas volé comme nous allons le voir. Il suffit d'abord de comparer: ML kabyle est BL en romanes pour blanc, blanco, bianco. Ensuite, il faut savoir que l'étymologie officielle nous dit que le terme Banque serait issu de "banc". Eh bien il me semble que ce "banc" serait une variante biaisée:
Banque en réalité seait lié à "blanc", et surtout à "balance", voir à planche de balance (ou balançoire).
Transactions ou échanges c'est toujours argent contre marchandise (produit, service) à une valeure déterminée par le cours du marché.
En grec banque est trapeza avec référence à table. Si, comme on l'a vu plus haut, capital serait lié à bétail tandis que le terme marché serait lié à esclave=marchandise, le terme banque aurait pu être lié à étable plus qu'à la table en grec (trapeza) ou à banc en latin. Il est presque évident, surtout que l'on aura confirmation un peu plus loin, que l' on peut supposer que le terme Banque serait lié non pas à table mais à stable (tout le contraire de marché lié à marche ?), non pas à banc mais à balance; le terme banca lui-même serait blanca, balance.

Bêta : Ptah
En plus de balance, on a les synonymes libra (en latin, en astrologie) et bascule. Bien entendu, c'est aux linguistes de confirmer ou d'infirmer, cependant on peut supposer des origines étymologiques bien intéressantes de libra et bascule en parfaite corrélation avec celle de balance de banque.
Libra est, celà se voit, est en relation avec liberté, libre tout le contraire d'esclave-marchandise (lié au marché). Le terme latin révoqué Libra se serait, selon notre hypothèse, maintenu dans l'anglais pour Liver "le foie", ce qui nous renvoie directement à Hepta (sept en grec) et surtout à la divinité égyptienne Ptah protecteur des architectes et artisans, Ptah contiendrait la notion de foie, Jupiter comme on l'a déjà écrit sur ce blog il y a un bon moment. Dans notre cas présent, Ptah serait probablement ce qui est ensuite devenu Bêta.
Il est possible que Libra symbolise une fête religieuse, un événement astrologique majeur,  probablement l'équinoxe d'automne (l'équinoxe signifie toujours un passage); la Yuriev Den (sorte de saint-georges) des Slaves en automne quand les serfs, presque esclaves quoi, avaient la liberté de changer de maître (un mercato quoi!); ça rappelle un peu les saturnales romaines quand les esclaves prenaient la place de leurs maîtres, cette permutation durait 3-7 jours de fête.

Bascule
L'origine étymologique officielle du terme bascule est peu convaincante. Il serait raisonnable de supposer que bascule n'est rien d'autre que Pascale adj.de Pâques. Ou tout simplement ceci : Ptah "qui ouvre" aurait donné Bêta pour l'alphabet (première lettre en hébreu par exemple)  et surtout Pâques pour "équinoxe" de printemps (passage du printemps) certainement qui concorde avec la période de Pâques. Le terme Passage lui-même serait probablement une variante dérivée de Pasaq (Pasqua, Pâques) issu de pessah en hebreu lui-même emprunté à l'ancien égyptien Ptah.
Ptah égyptien a donné Pessah "passage" chez les juifs ainsi bien sûr que meftah "clée et surtout al-fatiha "ouverture" dans le Coran des arabo-musulmans. C'est un indice capital et sans équivoque qui démontre que les camarades sémites arabes-musulmans et juifs ont pillé dans la religion égyptienne - et on connaît leur haine de l'ancienne Egypte - bien plus antérieure aux leurs : c'est la revanche de Ptah sur les plagiaires.  

Peso
Ptah égyptien a donné pessah en hébreu et donc Pâques dans le monde jadis romanisé devenu par la suite "judéo-chrétien". Psah "pâques" ou équinoxe du printemps aurait à mon sens donné en russe vesna (printemps), vès "poids"...tout comme peso (poids) en espagnol ou peser en français. (pour l'anecdote le terme poids est issu de pondre...on revient aux oeufs !). Ce qui nous laisse supposer que Ptah dieu des artisans et architectes aurait un sens rationnel lié au poids et mesures.

Bêta kabyle
On voit que Ptah "celui qui ouvre" de l'ancienne Egypte est devenu : 
Ftah chez les arabes
Psah/Pessah "passage" (pâques) chez les juifs.
Psac ou Pasqua en latin/romanes  
Et en kabyle Ptah serait comment ?...
Et bien d'abord regardez bien l'hiéroglyphe égyptien qui donna par la suite la lettre B
Ensuite un petit rappel : Ptah est "celui qui ouvre" (celui qui ouvre un passage -"pâques"- sans doute).  
Ptah devenu ailleurs Ftah, Psah, Pasaq en kabyle est devenu Taq (dTaq) "fenêtre, lucarne" : c'est une ouverture qui explique donc le sens de Ptah mais aussi l'hiéroglyphe correspondant à Bêta en forme de rectangle non-clos avec justement ce passage ou fenêtre/lucarne.
Donc Ptah serait chez nous Taq, dTaq : le p a disparu ou a été absorbé dans le T emphatique. C'est par le terme dTaq que l'on désignerait alors et Ptah, et Pâques et la lettre Bêta. Mais là c'est toute une autre histoire que l'on étudiera ultérieurement.
B ou bêta est certainement issue de Ptah (qui a donné Egypte, Copte) et sous sa forme B comme une balance à deux plateaux convient parfaitement à l'Egypte ou plutôt aux Deux-Egyptes, Haute et Basse, une sorte de balance des deux terres :)  On devra aussi retrouver l'autre peseur, Osiris. Plus généralement la balance (lire sur balancerie) est un symbole de justice, de commerce, etc... 

P.S.
Il y a des choses curieuses que les linguistes devraient nous expliquer. Par exemple, Bâta ou beyt/beth signifie "maison" en sémitiques. Habiter, Habitation aurait-il un lien avec bêta, beth/beyt ? surtout quand on regarde la proximité habitation vs habit :) idem pour veste, vêtement vs bestia (bête). Habit pour protection sans doute. Le tout proche de hepta (sept en grec) liéa sans doute à Ptah. Tout ça devra être analysé plus sérieusement. Une autre fois. 

lundi 24 juin 2013

Paradis & Nobilis

Sept paradis, sept œufs et les racines de Noblesse...

Si "Phénicienne" et Galaxie, la Voie lactée au moins, sont Vache comme on l'a vu dans le billet précédent, il serait logique de chercher dans la mémoire des hommes et leur lexique les traces d'autres animaux tout aussi vénérés pour leur bienfaits à l'homme, l'abeille et la poule par exemple, des animaux ayant servi de métaphore et symbole de phénomènes astronomiques et d'objets célestes.
  
Camel
Le grec a associé l'étoile polaire à l'ours (blanc sans doute) tandis que le  latin désigne le Nord par 7 ou plus exactement Septentrional "sept bœufs". Pour nos frères imuchaghs (Kel Tamacheq dits "Touaregs") l'ourse polaire est une chamelle. Chez les camarades sémites arabes le terme désignant le nord "chamal" est quasiment le même que pour beau "djamil". En réalité c'est le radical ML dans plusieurs langues détient la clé de ces appellations convergentes qui lient "Nord-Blanc-Chameau (ou autre animal)",
C + ML
Camel ou Chameau : associé au pôle Nord par les Kel Tamasheq.
Shamal ou Chamal est Nord chez les arabes 
ML 
Mellal (mellay) en kabyle = Blanc (et très probablement Noble) 
tha-mellal-t = œuf
(en arabe aussi le même mot baydh/abyadh désigne "blanc" et "œuf").
La couleur Blanche serait probablement associée au pôle Nord et à l'étoile polaire. Le Blanc c'est la somme des 7 couleurs du spectre visible...
Les "7 bœufs" romains seraient-ils "7 œufs" pour nous ? Peut-être, en tout cas il faut retrouver ces œufs dans le ciel !

7 Œufs
En kabyle il n'y a pas de paradoxe de l'œuf et la poule est résolu : c'est l'œuf MLL qui donne nativité LL, donc c'est l'oeuf en premier :) Et si nous avions à placer la poule ou les oeufs dans le ciel, on aurait opté certainements pour les 7 Pléiades que de nombreux peuples, Hébreux et Aztèques entre autres, comparaient à une poule et ses poussins et que nous allons comparer à 7 œufs. Si la vache ou plutôt sa mamelle est bien placée pour désigner une galaxie, la voie lactée comme dit plus haut, un oeuf pour représenter non pas simplement une étoile mais un système stellaire paraît être un bon choix aussi surtout que désormais nous savons grâce à la NASA que notre système solaire a justement la forme d'un oeuf, une forme ovale.   

7 Paradis
Ah les sept paradis, les sept cieux ! les chastes rêvent des sept, les filles ne veulent que le septième exclusivement :)
Ces 7 cieux/paradis ont-ils une relation avec le Pôle comme on l'a vu plus haut ? Aucune idée pour le moment. Par contre il y a des coïncidences assez déroutantes : 
Himmel en allemand = Ciel, Paradis 
Heaven en anglais = Ciel, Paradis (sky = ciel seulement)
Cette logique anglosaxone on la retrouve chez nous :
i-geni en kabyle (g aspiré) = Ciel
(i-jeni en chaoui = ciel)
jena ou djena en arabe (djeneth en kabyle) = Paradis
On voit que c'est igeni/ijeni kabyle/chaoui qui a été déformé pour donner djena en arabe pour qui le ciel est sama1 donc avec une autre racine. 
C'est GN ou KN kabyle ("berbère") de "voûte" (voir billet La colline oubliée sur ce blog au sujet de cette racine GN/KN avec g/k aspirés), racine idem à KN/GN en européennes PIE (ex. genou, knee).
La logique des hommes est souvent la même quelque soit la distance géographique qui les séparent et les 7 cieux = 7 paradis. Reste à trouver lesquels, en astronomie peut-être...  

Noblesse, les racines
Si vous arrivez à capter la mélodie des mots de nos différentes langues, vous aurez compris que 
- l'anglais heaven (iven) "ciel/paradis" sonne comme le kabyle i-gen (igeni, g aspiré) "ciel" sauf qu'en anglais c'esy V au lieu G aspiré kabyle.
- l'allemand Himmel sonne comme le sémite Gimel (chameau);
- Camellus en latin (gimel, chameau) sonne comme caballus (cheval)   

En réalité il y aurait deux racines de noblesses : ML et GN/KN
La racine ML de "chameau" sémite et du ciel/paradis allemand en est la première. Cette racine ML est en kabyle dans a-mellal = le blanc sans doute cette racine serait altérée (ou c'est l'inverse) en MN de a-menay = chevalier, cavalier...Chevalier est quasiment partout synonyme des castes nobles et là on voit la deuxième racine de noblesse GN/KN qui n'est autre que la racine de voûte, ciel en (et paradis) dans Knight (chevalier) en anglais et king/koning (roi) en anglais/allemand, kniaz (duc) en russe, etc...Donc un a-menay (a-melay?), un white knight ou chevalier blanc est d'office noble :) Pour les arabes ça doit être non pas un chevalier/cavalier blanc mais un chamelier beau (gimel, djamil). 
Bref, la Noblesse est liée au Ciel, aux cieux.
Facile à comprendre si vous avez lu le post "Olympe kabyle" sur ce blog où l'on a expliqué que Seigneur (Nebi en ancien égyptien) est lié directement au terme kabyle a-signa (nebula, nuage) qui comme i-geni "ciel" contient GN/KN.  

Le terme noble issu du latin nobilis serait gnobilis avec la racine GN de gnosco = connaître (voir le grec gnosis), c'est à dire non pas GN/KN/CN mais SN en kabyle...tout comme en ancien égyptien,  si ma mémoire est bonne, SM étant "prêtre" en ancien égyptien. 
Bref, Noblesse s'apparente au savoir, aux connaissances. Ceci expliquerait peut-être le calque (du latin) en russe znat' pour "noblesse" et "connaître, savoir". En anglais aussi KN est dans Know (savoir, connaitre). Le mot génie, génius ne serait-il pas issu du ciel (i-geni en kabyle) lui aussi ?

Ce qui est étonnant, c'est que quasiment dans toutes les langues des hommes le Ciel est "positivé" et associé à Blanc, Beau, Noble, Bon, Paradis...
Au final, la racine GN sous toutes ses formes : GN, KN, CN, SN, ZN dans toutes les langues ou presques ainsi que la racine ML (ou MN) pour le kabyle surtout sont les racines de noblesse. Le plus noble des nobles serait un être instruit (un prêtre) et au même temps blanc chevalier (guerrier, généreux, défenseur des faibles, etc...) autrement dit une espèce rare chez les hommes ! Un ange génial sur une monture blanche ferait l'affaire :) 
Et cet ange existe depuis des millénaires et c'est notre génial numide Apulée son auteur : Cupidon ! 

Amour
On sait que Sigi, Signi (altéré en Sidi à cause de l'arabe) pour Saint, Seigneur est lié à Signa kabyle (nuage). On sait que Seigneur ou Sidi (le cid :) est lié à l'archer ou au chasseur segad en kabyle, seyad en arabe, sagittaire en latin (de sagita = flèche).  Donc chasseur ou archer = seigneur donc noble. 
On vient de voir que ciel ou la racine GN/KN de la voûte, courbe, arc, colline en kabyle est dans Noblesse, Chevalier blanc. La question qu'on se pose est simple : on désigne l'archer par rapport à la flèche ou par rapport à son arc (racine GN/KN) ? Les deux sont là : Seigneur + Noble/Chevalier. 
Et notre ange génial avec un arc c'est Amour (d'Apulée) connu sous le nom Eros chez les Grecs et Cupidon dans le monde latin ! C'est l'archer ou "le sagittaire" de notre sorcier de Madaure qui a aussi introduit l'Ange pour le verseau. Dans le terme original d'Apulée "Amour" on croit deviner une altération L-R : amour serait-il amoul avec ML de blanc/noble ou bien a-t-il une relation avec oul/our "coeur"?  Par ailleurs, en kabyle la racine -qn- désigne le lien/attachement (nuptial, etc...) et -kn- (k aspiré) désigne jumeaux donc il peut dans cette racine noble KN y avoir allusion à un autre signe du zodiaque : les Gémeaux. 
A suivre.
 

mercredi 12 novembre 2008

Clairefontaine

Post traitant de toponymie "libyque" d'Afrique du Nord.

La toponymie de l’Afrique du Nord porte l’empreinte originelle de ses vrais habitants car tous les envahisseurs successifs n’ont pu la latiniser, sémitiser, «turquiser» ou arabiser. Si les noms des villes et des villages ont été gravement touchés les noms des lieux ou des régions sont le plus souvent restés intacts ou légèrement déformés par les conquérants. En essayant d’interpréter la toponymie d’Afrique du Nord on doit d’abord bien connaître les langues de tous les mazighs, ensuite procéder à un assainissement des appellations actuelles (toponymie officielle) pour exclure toute confusion, procéder à un classement pour séparer «villes», «villages» et «lieux-dits», faire une répartition bien stricte «la côte», «la montagne», «fleuves et rivières», «plaines», «les hauts-plateaux» et «steppe et désert», et finalement identifier et classer par ordre de racines «libyques» qui interviennet en toponymie. En réalité c’est un travail collectif, il faut d’abord un historien, un spécialiste en langues orientales (sémites), un autre en langues occidentales (latines), un spécialiste en langues «libyques» (kabyle, shawi, shenwa, tamashek, mzab, rifain, chleuh, tamazight et autres), un spécialiste en matière de toponymie et enfin un bon topographe ou géologue. Un bon conseil : il faut savoir remettre en cause l’interprétation habituelle de tel ou tel lieu et bien comprendre qu’en libyque une même racine, un même mot peut attester plusieurs sens.
Aujourd’hui nous allons voir d’autres exemples (voir les autres dans Oberdorf et Jijel-Cap Sigly) qui vont nous aider à comprendre les système de classification ou simplement la toponymie «libyque». Je ne peux pas m’empêcher d’avoir cette arrière-pensée: le fait de dévoiler le sens exact des appellations toponymiques nord-africaines en plus de son côté très positif pour nos populations (mieux comprendre le pays et son histoire pour y être plus attaché spirituellement) ne serait-il pas exploité par l’usurpateur à mauvais escient, c’est à dire que l’admninistration de l’usurpateur ne va-t-elle pas tout simplement arabiser toutes les appellations ainsi dévoilées comme ça été déjà le cas avec nos patronymes, notre généalogie avec l’aide des notaires français de la période coloniale?! Oui ce risque existe car avec le cyclope rien de vilain n’est à exclure. Cependant il faut bien comprendre que l’interprétation de la patronymie «libyque» est une nécessité qui rendra service au peuple et après tout elle nous permettra de kabyliser ou «libyser» toutes les appellations jusque-là latinisées, francisées, turquisées et arabisées de nos territoires.

Prenons la racine «libyque» ML de melal, melay qui signifie «blanc» mais aussi «oeuf, blanc d’oeuf», «clair, tendre». ML est dans les mots R'mell = sable et Melh = sel (mots que l'on retrouve en kabyle comme en sémitique arabe). Cette racine blanche libyque se retrouve je ne sais par quelle coincidence dans d’autres langues justement pour des appellations ayant rapport à la blancheur, la clarté ou tendresse: en grec dans mélon (pomme), amilon (qui a donné amidon), en russe dans mel (craie), mily/mila (cher, aimé), mel'=banc-de-sable ; en anglais milk = lait, malt, voir limy = calcaire. Cette racine ML comme adjectif se retrouve très souvent en toponymie comme qualificatif de thalla (la source, par extension la fontaine). Cependant ML peut signifier «pencher», «renconter», «montrer», «tourterelle, colombe», un point cardinal (est ou sud, c’est toujours incertain) amalu qui signifie «versant ombragé». Vous voyez que c’est pas simple sauf qu’en «libyque» le classement est assez clair: tout dépend du relief s’il s’agit d’un lieu-dit. Donc si ML figure dans l’appellation qui désigne un lieu il faut essayer d’interpréter en prenant tous les sens de la racine et s’il s’agit d’un adjectif ML dans une appellation composée on est certain qu’il s’agit de «blanc, clair». Prenons deux exemples proches avec la racine ML.

Aïn-Mlila en pays shawi à l’est d’Algérie. Le « aïn » sémite a remplacé Thalla en shawi («libyque») pou signifier «la source, la fontaine» et l’adjectif ML a été déformé, il aurait dû être au féminin tha-mellalt mais en toponymie «libyque» il y aurait une forme plus courte indépendamment du genre: au lieu de Thalla tha-mellalt on a le plus souvent Thalla Mlal qui est transcrit par les étrangers Talamlal avant d’être déformé. Thalla-Mlal devenue Aïn-Mlila signifie la fontaine blanche ou claire ou tout simplement pour un français ou francophone ça aurait été Clairefontaine. En pays shawi même il y a un nom d’une autre ville exactement pareil à Thalla Mlal ou Aïn-Mlila mais 100% arabisé: Aïn-Beïda (beïdha = blanche en arabe).

Télemly quartier d'Alger, que l’on interprète généralement comme étant Thalla melli, «la fontaine de l'argile blanche» en kabyle (en «libyque»). Là ça n’est pas aussi simple car Clairefontaine ne convient pas pour la simple raison que ça n’est pas Talamelay mais Telemly sans doute Thillymly à l’origine. L’argile se dit tha-laghth en kabyle avec la racine [L.GH] qui attestte aussi «trouble, brouillé, flou» dans lugh (thalla y lughen = source/fontaine/eau trouble), tout le contraire de ML donc. Alors comment interpréter Telemly? Est-ce un mot composé oû ML serait un adjectif (clair, blanc)? D’abord il faut savoir qu’en kabyle tha- = la (article féminin), thilli = ombre, illem ou yllem = vide, a-lemlun = temps gris, thy-ghil-t = petite colline (hill en anglais), lieu d’observation généralement. Nota bene: la mutation Y en G (g, gh) , ou l’inverse, très fréquente en libyque. Une indication: thulmuts/ u-llemu ou ullmu signifie orme champêtre, ulmus en latin, typique des sols calcaires, roche de couleur blanche. La difficulté d’interprétation réside dans le nom Telemly car on peut avancer plusieurs hypothèses en tenant compte de la règle libyque en toponymie : on désigne par la particularité du relief du lieu-dit ou de l’emplacement (haut, bas, éclairé, ombragé) de tel ou tel lieu-habité. Probablement Telemly aurait pu être thylymly avec la définition suivante «la petite colline calcaire» (Limy Hill en anglais!) avec très probablement un terrain tendre et friable, ce qui semble être le cas d’après les infos vues ça et là sur le net. D’autres variantes ne sont pas exclure pour autant. A confirmer donc

mercredi 29 octobre 2008

Boomerang

Post qui va d’abord nous montrer ce qu’est l’éffet boomerang avant de finir sur un air slave.

Ennoncé
W libyque avec ses variantes V-F, b-p atteste « porte, porter, apporter, supporter» ; en grec c’est « phor, phoros » de métaphore par exemple.
V libyque est synonyme de «porteur de» au masculin. Exemple: vu-qeRu = celui (garçon/homme) à la (grosse) tête.
M libyque est l’équivalent féminin du V "porteur de". Exemple: mi-mezran = celle (fille/femme) aux tresses.
En libyque L et R sont opposés (on en a assez parlé sur ce blog de cette différence).
Recapitulatif: L – R opposés et V – M opposés (masuclin vs féminin).
On va procéder à la compostion des opposés M+L d’une part et V+R d’autre part. L’opposition ou dualité va continuer avec cette racine composée.
ML : lier/allier (semlil), renconter (mlil, thi-mlilith), hemel (aimer), blanc (mellal, melal ou melay)
VR : lâcher (vru), vera (dehors), noir/sombre (verkan)
Nota bene : le blanc est la somme de toutes les couleurs, le noir est l’absence de couleurs.
ML est dans tha-mellal-t = l’oeuf («la blanche»), tha-milla = la tourterrelle, la colombe
ML atteste le «lien, rencontre, attachement, tendresse, etc...»

Ex Libris
Je rappelle que la racine «libyque» FR atteste cloison, paroi, la division, la fraction, la frontière.
La racine VR indique le noir/sombre, dehors, l’étranger, le lointain, étrange, inconnu, incompréhensible.
Cette racine VR est attesté en ancien égyptien tout comme la racine SN (le savoir) elle est commune aux langues «libyques» et à l’ancien égyptien.
VR «libyque» pourrait être le même que celui du grec mavro (maure, couleur noire/sombre).
Cette racine VR «libyque» est plus parlante que la racine grecque xéno-(étranger) car notre VR adhère on ne peut mieux au mot grec varvaros (barbare) au sens de « étrange-étranger» ou « étranger lointain». Ironie du sort et grâce aux efforts des religieux européens et orientaux cette racine négative VR nous est revenu comme un boomerang et c’est nous qui sommes traités de varvar (barbare) par les VR «étrangers lointains» d’antan. C’est ridicule d’appeller «berbère» les descendants des «libyques», kabyles ou autres, franchement c’est ridicule.
VR «libyque» est le même que la racine BR (« étranger ») dans l’ancien égyptien qui a donné le mot hébreu, en latin hebraei, en grec ancien Ἑϐραῖοι / hebraioi. Par confusion ebreo en espagnol ou en italien comme ievreï en russe désigne le juif en général. Donc l’appellation des hébreux en «libyque» devrait comporter cette racine VR.
Question : cette racine VR se retrouve en kabyle dans tha-vrats (message, lettre) sans doute parce que VR indique «dehors/étranger/lointain» ou sa variante BR en latin se retrouve dans liber/libris qui a donné livre et aussi libre/libérer/liberté/livrer/délivrer. Ne serait-ce pas là, à cause d’une mauvaise interprétation de la racine VR devenue BR, l’origine de l’appellation «gens du livre» pour désigner les hébreux, les juifs religieusement parlant? Ne serait-ce pas dû l’interprétation suivante « (peuple) étranger délivré/libéré par le livre» surtout que c’est conforme à leur vérité?


Milla
Si la racine VR est sombre donc négative la racine ML elle symbolise blanc et positif. Le plus curieux est que cette racine «libyque» ML qui indique la couleur blanche se retrouve dans d’autres langues pour désigner des chose blanches et positives.
(hemel) mlih = (aimer) profondément, beaucoup
Melh = sel en arabe mais aussi en kabyle tout comme lmalaykath (les anges) - milk (ange) en arabe, malik/malek en arabe signifie roi, monarque, souverrain. Intéressant de comprendre pourquoi les arabes appellent les cerises heb al'muluk "fruits des rois" alors que le cerisier lui-même est appellé karz en arabe surtout comme on a vu récemment le cerisier "libyque" tha-knisya symboliserait le pouvoir royal.

ML dans émaïl de la dent.
Milk en anglais, moloko en russe pour désigner le lait.
Mily, Mila, Milaya = cher, chéri(e) en russe (marque de tendresse). Prénom Milla très répandu chez les slaves, russes notamment (Milla pour les filles), serbes et crotaes (Milan pour les garçons).
Moule (en sculpture) sans doute dû au fait qu’il est en plâtre tendre, voir rapprochement avec l’émail de la dent (il y a VR vernis et vernis blanc=émaïl) et avec le lexique d’orfèvrerie/bijouterie.
Mel = craie en russe sans doute pour la couleur et la tendresse du matériau.
Semoule. Moulin ou melnitsa en russe.Melt en anglais: la racine ML de tendresse est utilisée par les européens pour signifier «moudre» alors que nous c’est l’inverse on utilise WR ou FR pour les grains moulus farina (farine), a-wren (semoule, farine).
Mule du latin mulus. Le M en «libyque» signifie porter et il est féminin comme indiqué dans l’énnoncé. Probablement en kabyle tha-gmart la jument pourrait être tha-gmalt (L altéré en R). Pour l’anecdote : on a cette racine dans ML dans mule en latin et si je prends la variante masculine V au lieu du fémin M j’aurai à la place de ML de mule la racine VL dans le russe vol (boeuf) !
Mille pour les unités de mesures avec la racine ML. Là c’est intéressant et on verra ça plus tard avec tout le sérieux nécessaire.

HUS
Le sens le plus intéressant de la racine ML est «lier, cimenter, cohésion». Cette racine est blanche, tendre et liante. Comme le blanc d’oeuf ! La blanc d’oeuf grâce à ses propriétés gluantes sert comme agent de liage (voir albumen) en cuisine comme en BTP figurez-vous ! En effet le très joli pont médiéval Karlüv Most, Pont Charles, de la très belle ville de Prague (praHa en tchèque) a été construit d’après la légende en ajoutant du des oeufs (le blanc d’oeuf étant l’agent de liaison) pour une meilleure solidité. Lisez ici :
http://www.radio.cz/fr/article/12382
A part ce pont il y a beaucoup de belles choses à Prague. C’est la ville oû le jeune Jan Palach (yan palakh) s’est immolé en 1969 pour défendre la cause de son peuple. C’est aussi la ville de Jan Hus qui pour avoir défendu la vérité et pour avoir défendu son peuple contre l’oppression impérialiste des allemands et des catholiques a fini au bûcher en 1415.
Prague. Sa plus belle partie c’est la vieille ville «Hradchané» située sur les hauteurs de la ville ; la racine tchèque Hrd se retrouve en russe Grd pour grad, gorod (ville). On reconnait cette racine Hrd ou Grd (ville) vu que l’on connait le sens de QR libyque /numide (acropole, haute-ville, Cirta), QRT punique/phénicienne (ville/village, Carthage) tout comme KR du grec Acropole. Vous voyez que le monde est petit !
Récemment je suis tombé sur un site «projet de la collaboration culturelle tchéco-franco-amazighe» et ce fût une agréable surprise que de voir une tchèque s’intéresser à notre langue et à notre culture. Ce post est dédié personnellement à l’auteur de ce site pour la remercier pour son intérêt et ses efforts. Un grand merci. Mockrát děkuji ! Le site en question est à cette adresse :
http://www.avecl-culture.estranky.cz/.