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samedi 4 avril 2009

Nyl

Ce post va porter sur des phénomènes assez étonnants en langue kabyle et mazigh.

Inverse
On a déjà évoqué ce phénomène de la morphologie inversée des mots kabyles comparés aux autres langues, notamment le grec et le latin. Le plus simple est quand un affixe est placé au départ (préfixe) en kabyle et au contraire à la fin du mot (suffixe) en latin ou en grec selon le schéma suivant: A+BC kabyle devient BC+A latin ou grec. Cette inversion est aussi vraie pour la racine même, c'est à dire pour le schéma pris en exemple le radical BC en kabyle devient CB en latin ou grec. Aujourd'hui on va prendre des exemples signifiants pour mieux comprendre les noms grecs donnés par exemple par Platon dans son Atlantide.
Exemple comparé avec l'arabe:
yleph = sanglier (par extension probablement: éléphant, mamouth)
fyl = éléphant en arabe
Exemple au sein du kabyle et mazigh même:
thalla = source, fontaine. Avec la formule "th=ph": phalla
llapha = hydre de la source. On vot bien la relation thalla-llapha (source-hydre).
Voyons par rapport au grec:
phasis = fleuve en grec, ce mot a donné phase en fr./latin.
[ph.s] est la racine, "-is" n'est qu'un suffixe usuel en grec.
[s.ph] est la racine inverseé qui donne en kabyle et mazigh:
a-siph = rivière, fleuve.
Ce phénomène laisse supposer un certain mécanisme de formation des mots. On va prendre le nom Atlas, nom grec donné par Platon. Son frère jumeau a un nom autochtone (non grec) Gaidhiros qu'on a déjà identifié sur ce blog (voir post Le jumeau d'Atlas) comme étant probablement ydhir (idir). Maintenant on va essayer de déchiffrer ou plutôt de donner une forme kabyle/mazigh au nom grec Atlas par la méthode des inverses. Mais d'abord un rappel: la grandeur, le gigantisme est attesté en kabyle par ylath comme dans aneshth ylath. On a vu que ylath par rapport aux sémitiques aurait muté autrement (gylath, gylaph) et ne serait rien d'autre que Goliath. Aujourd'hui on va voir la variante grecque de ylath.
Atlas ou ATL sans le suffixe usuel grec. S'il est inversé il donnerait LT, LAT ou lath qui rappelle étrangement ylath en kabyle. Donc à mon avis ylath mazigh = Atlas grec = Goliath sémitique.
L'atlante tient le monde sur ses épaules ou thu-yath en kabyle qui serait peut-être thu-lath vu l'altération fréquente de L en y (comme -ille de famille). thu-llath, ylath: aucun doute ce mot Atlante est d'origine mazigh. D'ailleurs on va confirmer en comparant Atlas à son jumeau gaidhiros-ydhir. Dans les systèmes de mesure en kabyle et mazigh on dit kthil, soit mesurer avec la coudée. Ce mot kthil n'est pas phonétiquement sans rappeller "thl" athlas, Atlas. On a qu'à changer le L en R (dualité dont on a parlé ici) et on aura kthir ou sa forme plus hard gdhir qui n'est pas sans rappeller ydhir -gaidhiros le jumeau d'Atlas, sans parler de agadir le toponyme. Donc Atlas et son jumeau gaidiros seraient en relation avec les systèmes de mesure mazigh très anciens, ils indiquent deux formes différentes que l'on devra comprendre, à première vue le R de gadhiros et surtout gdhir (comparé à kthil pour la coudée) indiquerait une mesure prise par un membre inférieur (le pied, fémur?), donc pour les distances, donc en topographie et toponymie.
On a compris le nom Atlas selon cette inversion. Et si on prenait Atlantis, Atlantide? Eh bien si Atlas est ylath la seule version qui convient à Atlantis est Nylath ou avec sa terminaison modifiée Nyl, Nylas comme l'appellation grecque du Nil en Egypte. Drôle non?
Cette explication d'Atlas comme tout simplement un ordre de grandeur dans les systèmes de mesure est à double tranchant pour l'Atlantide de Platon. D'un côté elle confirmerait que cette légende n'est qu'un mythe, une parabole mais pas une réalité. De l'autre côté comme ces systèmes de mesures en kabyle et mazigh sont à la base même de la topographie des lieux et donc de la toponymie kabyle et mazigh (jusqu'à nos jours!) cette version confirmerait amplement Platon car Atlas, Atlantide peut-être un toponyme, un toponyme d'un lieu qui a existé.
Ce qui est bizarre est que cette légende de l'Atlantide racontée à Platon par son oncle lui-même l'ayant entendu de la bouche des prêtres égyptiens. Et comme par hasard la seule variante pour le moment du mot Atlantide en kabyle/mazigh nous renvoit vers le Nylath-Nylas ou simplement le fleuve du Nil en Egypte. Coincidence?

Ayn
Maintenant on va parler de deux mutations dont il me semble avoir compris l'origine. D'abord le "ayn" arabe souvent transcrit par le chiffre "3" ou simplement "â". Exemple: âanaba - Annaba. Ce "ayn" doit disparaître de la langue kabyle maintenant qu'on a identifié ce que cet intrus a altéré dans notre lexique. On a déjà émis l'hypothèse selon laquelle ce "ayn" arabe aurait altéré une gamma mazigh (gh, kh, g, k), là on va voir que ce n'est pas toujours le cas.
"ayn" ou "â" arabe a le plus souvent remplacé une semi-voylle demi-consonne mazigh du groupe W , soit c'est une demi-consonne (demi-voyelle) qui a disparû, un "ié" par exemple, soit tout simplement c'est le W comme dans World en anglais ou le Y comme dans Bayonne en français. Ces W, Y parfois pourraient se prononcer en F/V, d'ailleurs ils sont du même groupe. Le plus souvent en kabyle c'est un double "aa" qui devient un "âyn". Voyons des exemples concrets.
aamedh = permettre, autoriser
âamedh: variante cannibalisée par le "ayn" sémitique.
ymedh, wmedh seraient les vrais.
(en F/V) vemedh, phamedh: cette variante phamedh est la plus probable PMD très procha d'ailleurs de Permettre PRMT.
aadi = passer
âadi: variante cannibalisée par le "ayn" sémitique.
ydi, wdi seraient les vraies: notez que ydi est proche de 'eddu (aller avec).
(en F/V): phadi, vadi: Ici on a PhD ou VD de avridh VRD (chemin, route, passage) et comme plus haut (pemmettre) on constate la chute du "R", est-ce une règle? Si oui le "ayn" sémitique aurait donc altéré une W (w, y, ph, v) plus R: wr, yr, vr, phr (pr). Donc on va vérifier avec les exemples en ramplaçant le "ayn" par simplement une "w" et par la variante complexe "wr".
- vaadh = loin, lointain (idem en arabe baâid = loin).
vaâdh: variante altérée par le "ayn" sémitique
vwdh, vydh: vraies, variantes simples
vwrdh, vyrdh, vavrdh, vaphrdh: vraies, variantes complexes.
Dans ces mots se cacherait "wedh" (destination), ver (veRa = dehors, étranger, lointan) et voir même une variante de far (loin en anglais).
- aamam = turban ("33 tours")
wmam, ymam (tiens, Imam!). Sa variante inversée donnerait mwm ou momie (mot que les français ont accordé à leurs amis arabes).
wrmam, yrmam, phrmam, vrmam: variantes vraie complexes.
On devine le sens de cacher (fer).
Bon assez! On va prendre des patronymes kabyles pour voir de quel toponyme ils sont issus:
aanan: wnan, ynan. On voit bien le toponyme wnan au géntif bwnan (thalla Bounane).
aann: wrnan, yrnan, phrnan, vrnan (variante complexe). On voit bien le patronyme phrnan-Fernane comme le toponyme du même nom.
saadhi: swdhi, sydhi. On voit la relation avec le toponyme Sidhi, sethi.
saadhi: swrdhi, syrdhi, svrdhi, sphrdhi/ avec un "th": swrth, syrth, svrth, sphrth.
Bref, les variantes de toponymes sont nombreuses: Syrte, Cirta, ...Sephra, Syr ou Sour, etc...
On revinedra vers cette mutation une autre fois mais déjà retenons que la variante complexe avec un "r" nous indiquerait que le double "aa" muté en "ayn" (â) sémité serait peut-être un préfixe équivalent au latin "per-" (à travers) ou du grec peri (à l'entour de), bref "parmi". Pour vérfier on prend le mot kabyle aami (cousin, dit en arabe âami) avec la variante complexe (wr/yr/phr/vr) et on aura entre autre phrmi, tout proche de "parmi", de "parents", voir même de "primo-premier" en françasi/latin; avec la variante simple: awmi/aymi et phamy (famille!). Et l'intérêt que à la différence du sémitique-arabe le M mazigh-kabyle est "mitoyen" il indique la proximité et la similitude ce qui nous renforce dans nos convictions que le mot "aami" (cousin) est un vernaculaire mazigh déformé par le "ayn".

Papyrus
Maintenant une formule assez inattendue qui nous aidera à mieux comprendre notre lexique en le comparant au latin, au grec, aux langues orientales, etc...
yph [if] = bout du mamelon du sein, par extension: mamelon, sein
papilla = mamelon du sein (en latin)
En clair notre ph (f) devient un double faf ou en latin "pap", ensuite la racine est inversée Y en préfixe en kabyle devient iY (-ille) en suffixe pour le latin. Voyons comment se transforme notre lexique
ypher = feuille (arbre)
papyr: ou simplement papyrus avec le suffixe "-us" usuel grec.
Maintenant par rapport aux sémitiques précisément à l'arabe ou le "p" n'existe pas donc c'est un "b", en clair la forme "pap" latine devient "bab" en arabe, bab qui signifie "porte, portes (gates)". bab = portes. Ce mot serait "aph" ou "-eph" en kabyle/mazigh qui indique non pas la porte mais l'extrémité (riph, dTarph, ikheph) mais aussi la sortie (ephegh), s'il s'agiraitt de portes de sortie ou d'évacuation ou de fugue (phegh =sortir, radical FG).
babel serait pour nous aphel ou si inversée aleph...drôle non?!
Si on appliquait cette règle uniqument au kabyle on verrait des choses étonnates:
a-siph, a-sif: sipap, sebab: sebaw forme plus correcte qui est également une petit "fleuve" Sebaou en Kabylie. Cet exemple montre aussi que a-siph muté en sibaw indique la descente (Swb = descendre), chose naturelle pour une rivière ou fleuve qui descend des montagnes vers la mer.


Pour terminer ce post sur ces 3 phénomènes constatés en langue kabyle, je voudrais prendre l'exemple de Rvaa (quatre) que l'on considère d'office comme un emprunt au sémitique-arabe.
Rvaa: d'abord devant le R il y aurait probablement un son aspiré pour la variante kabyle.
Rvaa est dit aRbaâa en arabe, en kabyle c'est un double "aa": Rvaa. On va le changer en W et on aura: Rvw. Rien qu'à inverser ce mot R+vw on aura vw+R oy vwR idem au Four anglais (quatre). La variante complexe (wr) de remplacement du double "aa" ou du "ayn" donnerait Rvwr, ici on devine le mot rapport très signifiant en maths et géométrie. Mais à mon avis un son spirant se cacherait devant le R de 'Rvaa, peut-être le mot serait avec un "h" mineur ou sa variante "ph": Rvaa = phRvaa. Ici toutes le variantes sont imaginables, péri-(périmètre), four (quatre) , rapport, etc...On verra ça une autre fois. L'essentiel est qu'aujourd'hui on a vu 3 phénomènes de mutations dont aura besoin pour comprendre les posts très importants qui vont suivre qui concernent le cycle de l'empan mazigh, thardhasth, qui nous dévoilera beaucoup de secrets.

jeudi 2 avril 2009

La base (td)

Ceci est un post "travaux dirigés" pour préparer le lecteur aux billets suivants.

Préambule
Il est conseillé de consulter au préalable les notions basiques de géométrie, ce que c'est un triangle, un triangle isocèle ou équilatéral, etc...
D'autre part il est recommandé de lire les posts relatifs au Zéro ainsi que les formules notamment la 4x4 (voir le post recapitulatif Outils)
Aujourd'hui nous allons lancer le cycle de l'empan ou thardhasth (tardast) en kabyle et mazigh.
Il est bon de rappeller que les unités de mesures (longueur, hauteur, largeur, taille) se basaient depuis la très haute antiquité sur "l'anatomie": doigt, empan, paume, palme, pied, etc...
L'empan kabyle et mazigh thardhasth va dévoiler beaucoup, beaucoup de secrets.
Nous allons commencer à voir un simple schéma comme une introduction à tout ce qui va suivre avec les billets prochains.

La base
Voilà ce qu'est l'empan.
(1) Distance entre l'index et l'auriculaire soit environ 15 cm nommé parfois palme ou "double paume" .
(2) L'empan – distance entre le pouce et l'auriculaire lorsque ces derniers sont écartés soit environ 20 cm.
(3) La paume est d'environ 7,5 cm.

Nous allons faire ce que les autres n'ont probablement jamais fait avant nous (aucune info à ce sujet), à savoir dessiner un triangle à partir de trois points: le pouce, l'index et l'auriculaire (petit doigt).
Pour avoir une empan il faut écarter les doigts de telle façon à ce qu'entre le pouce et l'index vous ayiez un angle droit. Ensuite dessiner ce triangle imaginaire ou vous le rapportez sur papier. La distance (longueur) entre le pouce et l'index est désignée "c" sur le schéma suivant, la palme ou la distance entre l'index et l'auriculaire est désignée "b". Nous avons là probablement un triangle isocèle: les 2 longueurs seraient égales (b=c) , soit environ 15 cm. La longueur de l'empan est de 20 cm comme convenu.
Maintenant je prends ce triangle et je le retourne de 90 degrés et oops!: L'empan est la base du triangle. L'index est la hauteur. Ces deux éléments sont suffisants pour calculer l'aire du triangle: empan multiplié par l'index sur deux. On peut calculer l'aire d'une autre manière mais l'intérêt est ailleurs aujourd'hui.
L'empan thardhasth est la BASE et l'index la hauteur.
thardhasth aurait donné au masculin RDS soit radius, rayon! Pour Rhodes et Carthage on verra une autre fois. En effet avec l'empan, avec le pouce au centre, chaque enfant kabyle a dans sa vie au moins une fois dessiné un arc ou un cercle.
thardhasth ou thar-dhasth, donc thar- à la racine.
thar- qui indique l'unité de base, la norme d'oû le mot k'ther (plus, plus que la norme)
thar- la base qui expliquerait aussi l'origine de "terre" dans plusieurs langues. De là viendrait aussi probablement le mot grec edhros ou edros (siège, base) de cathédrale, tétraèdre,etc ...

thar- avec la formule "th=ph": phar- comme "Par-" de Pharaon, pyramide, etc...qu'on a vu dans les post Zéro. Je suppose que la confusion qui donne cette racine égyptienne PR un sens de "maison" est la même que celle du phénicien officiel (sémite) pour "thar" prononcé fortement DR ou Dar (maison) comme chez nos arabophones d'ADN alors qu'en sémitique la maison c'est "byt, beyt" : ils auraient peut-être confondu "base" vers laquelle on retourne toujours avec "maison". Le problème se situe ailleurs car la forme dure de "thar" de l'empan n'est que aDHaR (pied) en kabyle et là en système de mesure c'est "pied = empan + palme". Tout ça reste donc à vérifier comme d'ailleurs l'origine de KF pour paume de la main en sémitique (kef = paume, gifle) que l'on a en kabyle sous diverse formes: KF de lkuf, kfu; SF ou XF et même l'inverse FK ou plutôt sa forme hard VG, VQ, VX (VS) de platitude (dans veqa = gifle, tha-vaqith/Dhevsi = plat/assiette, dt'veq = panier).
Maintenant puisque on parle de géométrie et d'angle, je tiens à dire déjà que le Q en kabyle indique géométriquement un angle droit (90°), c'est la bissectrice que vous voyez sur le dernier dessin (elle est dans ce cas aussi une médiane), c'est l'index. Celà explique les mots qaadh (niveler, aplanir, aligner), leqaa (surface égale, plaine, nivelée). C'est aussi un indice que le groupe gamma kabyle/mazigh (Q, Gh, G, K, Kh) indique ces mêmes notions "régulier, égal, droit, niveau" et explique pourquoi justement ce sont les gamma (Q, K) qui interviennent dans le lexique kabyle de mesures: kthil (mesurer), qen (mesurer-testet), tha-qnusht, a-qerwi, tha-kumsishth, kumsha (poignée), khilla (idem au khilla-kilo grec?), etc... Géométriquement aussi c'est expliqué car la gamma est une bissectrice (elle divise en angles égaux, et parfois égaux-droits: traiangles isocèles par ex.): gzem, qeshem attestent le sens de "sectionner, couper, diviser".
Voilà pour l'introduction à l'empan kabyle et mazigh. Vous avez le temps de prendre ce mot thardhasth tout comme les doigts (aDHadh, iDHudhan), l'auriculaire (tha-DHadheshth), "de quelle dimension"? (aneshth), le "doigt d'honneur" (sebaa) en l'occurence le majeur, l'index qui indique (weHi); tout comme le mot grec dactylos (doigt) qui a donné dattes et bien sûr Poseidon (Poteidon) et son trident, sans oublier la légende de Didon. Tout ça nous permettra de comprendre des choses très inattendues à commencer par le système de mesures, d'arpentage à la base la toponymie des territoires mazigh d'ADN. On trouvera même la signfication de kif-kif dans la paume. Bon courage!

A propos vous connaissez la blague kabyle sur "l'empan du maçon, les noces du maçon" et la phrase légendaire "a wedi (oh m'sieur) ce n'est pas la question, c'est la position!"?

vendredi 20 février 2009

Scala XL (td)

Ce post est un préambule aux billets qui suivront prochainement.

Sigma nous a ouvert beaucoup de portes, comme le phsi d'ailleurs. L'introduction d'un Xi kabyle, mazigh ou "libyque", est une nécessité. Nous sommes entrés dans les mesures, les règles, les canons, les codes de tout ce qui est principalement important en géométrie et en arithmétiques (calculs) et mathématiques en général. Ce Xi kabyle est un X générique si je puis dire, il est phonétiquement plus large que le X latin dans les langues romanes (ks, gz) comme dans exit/exode ou le ksi grec.
Xi mazigh = une gamma G/K + un son du "milieu" S-Z (et au second degré: T-D)
1ér degré, l'Os (ighes) :
k.s, q.s
g.z, gh.z
2ème degré
k.t, k.th
g.d, g.dh
q.th, q.dh
3ème degré avec mutation usuelle de gamma G en semi-voyelle W (y, w, 'a/ha/Ha, v, f, p)
y.s, y.z - w.s, w.z - et autres

Voici donc la première approche de ce Xi qui devra nous aider à solutionner le thème de calculs et de géométrie en langue kabyle. Nous allons avec ce Xi découvrir l'échelle des mesures en passant par l'escalier, l'hélice, la vitesse, l'accélération, les proportions et donc la relativité, la règle des mesures de longueur, hauteur, etc...

Lexique
k.ll ou g.ll, k/g spirants = mouvement (du temps, horloge, pendule)
thi-kli = marche, mouvement
ghli = chuter, tomber, descendre (à la verticale)
'all'i (gall'i, kall'i?) = monter, escalader
thawla = fièvre (montée de témpérature). Voir awles = inflammation; Hlek (glek?) = malade ghlay = prix élevé, cher * idem en arabe ghali = cher
gz: ghezif = long (taille)
wz: wezill = court (taille)
dhr-ws = insuffisant, peu. Voir aussi vs/vz dans l'adverbe vezaf = trop.
khilla = beaucoup
kthill (gdhill?) = mesurer (taille, longueur, etc...)
yghill = bras, avant-bras, coudée?
kesell = allonger
kt: ketheR = plus. Idem en arabe kathir = beaucoup.
az'zel (ag'zell? a-Xell) = courrir rapidement, aller plus vite, accélérer. Voir aussi ghewell/ghSev = se dépêcher, se hâter, faire vite. ks: a-ksill, a-xill = guépard pour certains (tigre, léopard pour d'autres)
gz: ghezal, tha-ghezall-t = gazelle. idem en arabe ghuzala
gz: gezem = diviser, répartir, fractionner. En arabe qesem/qism = diviser/division.
yl, yal = chaque
kwl, wr kel = tout. Idem en arabe kul = tout.
kudash = courtaud, petit de taille (cou-cou à Odysée - Ulysse)
qed = taille.
qys = 1. cibler 2.mesurer, essayer (un vêtement). Voir ws dans ywsa/thwsa = il/elle va/convient, sur mesure. Voir aussi a-gws = ceinture/corset autour de la taille
Les mots signifiant mouvement, règle, échelle en arabe n'ont absolument rien à avoir avec X (ks, gz, ou kt, gd, etc...).
Escalier vient du latin scalaria issu du mot latin scala d'oû est venu le mot échelle.
Quand on dit échelle on a la notion de rapport, exemple ghelev (plus grand, dépasser) mot que l'on retrouve en sémitique-arabe. Ce mot aurait été sans doute ghezelev ou xelev (x=gh.z de ghezif = grande taille) avant que le son "z" ne soit "avalé". Le terme de rapport XL se retrouve dans notre lexique même si le mot est altéré: tsilly= être un parent, proche de qlq'1, avoir un rapport avec (famille), en anglais un "relative". Ce son "ts" est aussi à élucider dans notre lexique en général (tsama-à proximité, tsikli-bientôt, tsell = ) et par rapport aux mesures tsnaSfa = milieu/centre, tsirni = unanimité (totaux?), etc...Et enfin, on verra bien sûr la racine inverse de ce X (ks, gz) kabyle comme zgell = moitié qui nous renvoie comme vous l'avez compris vers Sigma. Voilà, donc c'est le Xi et Sigma qui vont nous ouvrir les portes des choses on ne peut plus rationnelles comme les mesures, les calculs, les maths, la géométrie. Tout ça va nous aider à exploiter ce qui est notre argument indéniable, ce qui a le moins souffert de l'usurpation: la toponymie kabyle et mazigh en général. Les os (ghes) de ce Xi mazigh définissent les mesures, les longuers, la taille, etc...On va faire parler les os, le Xellet, pardon! le squelette humain et prendre les mesures nécessaires pour mettre fin au mensonge de l'usurpateur qui ne résistera sans doute pas aux rayons Xi.