L'identité Kabyle ou l'ADN de la démocratie...
Avant d'entamer ce billet, il me paraît opportun de rendre hommage aux Kabyles connus ou anonymes qui honorent notre peuple en perpétrant nos traditions ancestrales et surtout pour leur amour pour a-zemmur l'olivier kabyle. D'abord il y a l'écrivain Rachid Oulebsir qui nous décrypte comment nos ennemis s'en sont pris pour détruire notre identité en s'en prenant à notre sacré olivier (lien1, lien2). Ensuite il y a un kabyle "anonyme" hors du commun que j'ai eu l'occasion de croiser un jour, un kabyle qui sillonne le pays pour répandre son savoir sur l'olivier, c'est Dda Rezki (Arezki Mexmuxen) qui avec de modestes moyens (il se déplace en bus !) arrive quand même à faire entendre "la voix de l'olivier" : j'invite nos compats et les médias kabyles de la diaspora à aider dans la mesure du possible et à faire connaître ce monsieur, très humble par ailleurs. Ce sont des gens comme Dda Arezki qui sont les porte-drapeaux de notre identité et vous allez comprendre pourquoi vers la fin de ce post. A propos, saviez-vous qu'il y a 180 variétés d'olivier (parole de Dda Rezki) ?
Leo, Soeurs
Au départ l'idée est venue de la relation suivante :
thizi ~ sidhi
On sait bien qu'en Kabylie, sadats (pluriel de sidhi) sont d'abord des protecteurs, des gardiens avant d'être des saints, disons qu'ils sont des "saints protecteurs". C'est ce radical SD de Sidhi que l'on va suivre.
En kabyle il est impossible de dire "coeur de lion" ou "maman poule" car la femme-mère est indéniablement associée au foie, lui-même synonyme de courage/bravoure et de chaleur (y compris maternelle) donc de protection comme on l'a vu récemment dans le billet "Neuf Dieu". Pour le courage on ne dit pas "coeur de lion" mais uniquement au féminin "thassa t'seda" ou "foie de lionne". C'est ce qui va justement nous aider à faire la liaison suivante :
thi-sedhnan (désignation de certaines femmes en kabyle ) = femmes/mères protectrices et nourricières, patronnes, madones,voir saintes patronnes.
thi-sedhnan serait le pluriel de tha-seda (la lionne).
Les allusions à l'interférence avec l'arabe assad = le lion seraient dûes au fait que ce serait certainement du mot latin sagita (flèche) qui a donné sagittaire, archer que seraient issus en kabyle a-segad chasseur (seigneur) dit seyad en arabe. Par ailleurs notre entourage arabe ou arabisé immédiat, en Afrique du Nord et en Egypte utilise un autre mot pour désigner le lion : sba3a, sbaa qui d'ailleurs rappelle sabâa = "sept" (7).
Plus encore, en kabyle la relation Femme-Foie nous indique que la racine de tha-seda (la lionne) est dans thassa (le foie) symbole de courage, peut-être que thassa serait thassad où le D est muet.
A quoi ressembleraient ces femmes kabyles thi-sedhnan, ces lionnes protectrices et nourricières de toute la progéniture du clan ? Aux lionnes, bien entendu, qui chassent, nourrissent et protègent toutes ensemble les petits de leur clan car elles sont toutes soeurs, cousines, tantes. C'est le clan des femmes "lionnes" thi-sedhnan.
Juste à titre de rappel, au féminin le clan Ath (au masculin) devient Seth, Suth; la soeur weltma devient sethma les soeurs : seth ou sedh (thi-sedhnan) est clairement féminin.
Leo, Frères
Encore une autre appellation des femmes en kabyle à décortiquer :
thi-llawin, thu-llawin = les femmes, avec le radical LW
La relation thi-llawin ~ thalla (source, fontaine) paraît réelle sauf qu'il faut bien l'interpréter. C'est justement cette racine LW qui porte des infos précieuses.
Plus haut on a parlé des sadats (saints protecteurs), maintenant évoquons les lawlia, là aussi les camarades maures-arabes veulent nous coller un emprunt à l'arabe al-wali, que nini !
En kabyle, dans les toponymes et patronymes cette racine est omniprésente et il est relativement simple de voir une altération verticale des géométriques kabyles "MN-LR", c'est à dire N altéré en L pour donner une version à connotation arabe.
al-wali en arabe = un wali (préfet), protecteur/tuteur
lewali, lawlia en kabyle =protecteur, saint protecteur, tuteur
En kabyle le toponyme Ath Lewnis est toujours du côté du versant ombragé (Amalou) et aquifère (Thalla), c'est probablement le Levant version kabyle. Les variantes sont nombreuses : lewnis, lwennas, liwan, lewni.
En kabyle ce nom est assez répandu et nous allons séparer le vrai du faux :
Lewani (Louani) vrai kabyle, altéré en Lewali (Louali) arabisé.
Donc lwali serait en réalité lwani, lawlia (saints protecteurs, tuteurs) seraient lawnia. Le toponyme Ath Ali-Wali (Aït Ali Ouali) serait en réalité Ath Ali-Wani , Ath Liwani (proche de Ath Lewnis) : ces toponymes kabyles seraient peut-être notre Levant ou en grec Anatolé. Donc rien d'arabe mais plutôt...latin et grec pour -LW- kabyle = Leo latin ! Probablement YWN = LWN pour "un, unique" (yiwen, liwen ?); est-ce la preuve d'une relation entre "Un/unique" et Leo (lion) ? Le Dimanche serait-il le jour du Lion dans ce cas ? Par ailleurs la relation Lion - Levant est attestée par le sphinx de Gizeh (au corps de lion) orienté justement vers le levant.
On a vu plus haut que les soeurs femmes (thi-sedhnan) sont Lionnes et Protectrices (patronnes).
Eh bien les frères lions - ok, d'accord il sont un peu paresseux, ne chassent pas trop, ne s'occupent pas trop de la progéniture mais enfin ce sont eux qui protègent le clan et...fécondent les lionnes :) - aussi seraient logiquement des Lions Protecteurs, saint protecteurs, patrons. Ici et là de par le monde, le lion est gardien du temps, le lion est gardien du temple (bouddistes), etc...
LW ou LWN de Lewnas, Lawnia (Lawlia) seraient à aligner sur le latin et grec Leo, Leonis, Leonidas tous pour le Lion. Les lawlia ne sont pas des walis mais des lions protecteurs !
Nous allons voir que même si notre langue kabyle a été polluée, elle n'en a pas moins conservé sa logique propre, par moments déroutante, qui fait d'elle une langue cohérente donc décryptable.
- Interférence avec la latin/grec :
ZM kabyle : a-zemmur = olive, olivier ; i-zem = lion
Latin/grec: olea = olive, olivier ; Leo = lion
On voit un calque, le Lion et l'Olivier sont assimilés l'un à l'autre.
- Interférence avec le sémitique arabe :
i-zem, i-zemawen en kabyle = le lion, les lions
i-sem, i-semawen en kabyle = le nom, les noms
(al-asm = nom en arabe)
Vous avez sais le rythme des mots en kabyle izem/isem -izemwen/isemawen ? Cet indice rythmique est largement suffisant pour déceler la logique de la langue kabyle ! En kabyle i-sem nous renvoie non pas au nom ou patronyme mais plus largement à l'appartenance, aux origines, au Clan, à la Famille voir à la Patrie.
Olivier kabyle
Et des conclusions s'imposent :
Nous avons vu plus haut pour les femelles (lionnes) que Seth/Sedh serait la désignation du clan au féminin. Eh bien la racine ZM de Lion (i-Zem et d'Olivier (a-Zemmour) désignerait la Famille.
Si Seth/Sedh des thi-sedhan (les femmes/lionnes protectrices) nous délivre l'ascendance maternelle sans doute liée à thassa (le foie), LW de lawalia/lawnia interfèrent avec le latin et grec Leo (lion) ou le kabyle ZM de i-zem nous délivrent la parenté paternelle (liée à wl/ul = coeur ?). C'est le foie de lionne ADN maternel et coeur de lion ADN paternel.
Et puis une altération apparaît au grand jour :
th, dh étrangers intrus ~ z kabyle authentique
gema = frère
athmathen, ayethma = frères
athmathen = a-zemathen
ath (clan) = az
Le huit themanya dont on a démontré que c'est le kabyle qui peut revendiquer la paternité plutôt que l'arabe grâce à imen = soi (= avto/auto en grec = octo 8 en latin) devient :
themanya = zemanya en kabyle vrai (aligné sur a-zemmur/izem)
Le terme de zeman "le temps" non plus serait plutôt à accorder au kabyle plutôt qu'à l'arabe : ZM de zeman est dans izem lion, zemanya/themanya = huit (9) alors qu'en arabe-maure et égyptien le lion sbaa serait lié sebaa "sept" (7).
themanya (8) = zemanya aurait une relation avec semaine (septimania), là aussi 7 jours mais le kabyle campe sur le 8 (autonomie, circuit fermé ex.circulation du sang).
Le -z- s'est étrangement conservé dans amghar a-zemni (le grand oracle, vieux sage) et n'est pas devenu a-themni ou adhemni.
ZM de Lion/Olivier serait dans i-zamen (altéré en idhamen, proche de l'arabe dem). Le sang de l'olivier est notre sang kabyle, a-zemmur est notre socle identitaire kabyle. Vous comprenez maintenant que nos ennemis le prennent pour cible prioritaire pour nous détruire à la racine ?
Démocratie
ZM de Lion/Olivier est dans :
- zemer/tha-zemarth = puissance, pouvoir
- sang (liens de sang) : idhamen = izamen
- frères (liens des sang) : athmathen = azmathen (voir azmazen ou azmasen).
- cousins (liens de sang) : 3ami (ar.) = azmi ?
ZM d'olivier/lion en kabyle est la Famille, le Clan, la Confrérie ou Communauté, et plus largement, le Peuple le démos chez les grecs. Jema (rassembler) serait zema et tha-jemayth (assemblée) serait tha-zemayth ou plus probablement tha-zemmurt (arbre olivier).
L'autre arbre tha-knissya (griotte, cerisier) - idem en allemand où église/cerise sont désignés par le même mot presque kirch/kirsh; idem en anglais church/cherry - serait interprétable ailleurs (église en grec, knesset des hébreux) et n'a pas dévoilé pour le moment sa signification dans l'organisation politico-sociale ou religieuse des Kabyles. Une hypothèse de travail tout à fait recevable :
- tha-knisya (griotte/cerisier arbre) le rouge/pourpre : Sénat ou chambre haute
- tha-zemmurth (olivier arbre), le vert : Assemblée ou chambre basse (Parlement, Congrès)
Intime conviction est faite que si i-zem (lion) est le gardien du temps (zeman), l'Olivier kabyle a-zemmur est incontestablement la preuve parfaite et le symbôle par excellence de l'Identité kabyle, de Assemblée kabyle. En clair, l'Olivier est le symbôle de la Démocratie (parlementaire chez les kabyles), une Zemorcratos dirait-on - en réalité l'olivier kabyle a-zemmur devrait être soit Démocratie, soit République - car il paraît évident que la Kabylie avec son Olivier tient un argument de taille pour disputer à la Grèce, à Athènes l'antériorité de l'apparition de la Démocratie en Méditerranée surtout que le grec Demos ne serait rien d'autre que le kabyle, non pas Zemos mais ZM du pouvoir (zemer), de sang (i-zamen), des liens de sang (peuple), de l'assemblée démocratique toujours existante en Kabylie, de Zemmour l'Olivier kabyle, de la puissance kabyle puisée dans l'olivier et la démocratie parlementaire multiséculaire.
Sénateur
Prenons l'exemple du sénat de la république romaine, tous les détails étayent ce que l'on vient d'affirmer plus haut (le sénat serait désigné en kabyle par tha-knisia probablement) :
- Cicéron lui-même disait : le Sénat est le défenseur, le tuteur, le protecteur (lwani (et non lwali), izem "lion" en kabyle) de la République;
- La toge des sénateurs et magistrats toga praetexta symbolisait la protection (le lion pour les Kabyles);
- La toge était blanche (symbole de l'irréprochabilité et de la droiture pour les Kabyles) avec des bandes pourpre : du rouge pourpre comme la cerise (tha-knisya en kabyle) couleur due aux antocyanosides. La couleur pourpre si liée aux phéniciens...Il n'y a pas que le murex mais la cerise pour le rouge pourpre, donc l'étymologie du mot phénicien serait peut-être à portée de main.
Encore plus curieux, on croit comprendre pourquoi les historiens polémiquaient sur le régime politique de Carthage tel que décrit par Aristote qui a comparé Carthage à Sparte et Crète et non au Levant comme les historiens qui voulaient coûte que coûte trouver des explications dans le monde sémite du Levant où comme tout le monde le sait la République et la Démocratie n'ont jamais existé.
En outre, le terme Sénat lui-même aurait une explication en kabyle assez déconcertante : QNT de tunique/chemise/robe tha-qendur-th (qamis en arabe) symbole de pont, aqueduc, de 5 (penta, quinte), Jeudi, etc...Et la cerise tha-knisia serait peut-être transcrite tha-qnitia, qui sait. Toujours est-il que l'on est en mesure de trouver des explications en kabyle à cette république démocratique avec ses sénats, parlement, etc...
La République Kabyle commence à reprendre des couleurs, elle ne tardera pas à prendre forme. C'est de bon augure.
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jeudi 20 juin 2013
samedi 27 mars 2010
Alpha droit
Yi'wen, two, three, vive la Kabylie...
Aujourd'hui nous allons voir comment les usurpateurs ont fossoyé l'histoire et comment ils ont procédé à la cannibalisation de notre langue, on va voir notamment comment 2 mutations peuvent changer un mot ou un nom kabyle pour le dépouiller de tout sens et lui donner une consonance arabe comme le veulent les occupants et leurs esclaves parmi les ath-lxubatha (le clan des traîtres) qui visent l'extinction totale de notre langue, de notre identité, de notre patrie.

Alpha
On va retourner aux Ath-Dwalla (e.c.: Béni-Douala) encore une fois pour illustrer notre première mutation. Cette région possède une particularité régionale qui consiste, comme on croit le savoir, à prononcer L comme Y. Par exemple a-mellal ailleurs en Kabylie devient ici a-mellay, tha-mellal-t ailleurs devient ici tha-mellay-t même si aux Ath-Mahmudh ils exagèrent un peu en remplaçant les deux L par Y (d'oû la fameuse expression thimeyayin thibeybuyin pour chambrer les gens de cette région). On peut estimer que dans certains cas ce Y à la place du L est justifié et porte une marque kabyle car le L à la place du Y est dans certains cas une marque de cannibalisation par la langue des occupants (l'arabe).
L ~ Y
Yiwen, Yi'wen = un, 1
(Ath) Yewnis, Lewnis
Vous remarquerez que tous les kabyles, et tous les autres mazighs d'ailleurs, disent Yiwen (un) et il n'y a pas d'équivalent avec le L soit Liwen. Par contre en toponymie kabyle, pour l'exemple des Ath-Dwalla, il existe des toponymes prononcés soit avec L soit avec Y: Ath-Lewnis, Ath-Yewnis. Et comme les toponymes engendrent les noms, sobriquets kabyles Yewenas, Lwenas (transcrits Lounès) sont très répandus dans cette région et pas seulement. L'interêt est que dans le nom d'un lieu Ath-Lewnis ou Ath-Yewnis nous avons une indication de taille pour comprendre le système de toponymie kabyle (système de coordonnées) qui indique que ce lieu est en qlq sorte "le secteur 1", chose importante comme on le verra plus tard.
D'autres exemples encore plus lourds de sens suscitent ma curiosité, par exemple a-yephus (droite, partie droite), a-yephki (lait) qui sont prononcés ainsi partout en Kabylie. Si on leur applique cette formule L~Y pour avoir les deux variantes ça donnera, on va dire que Y est kabyle et que le L est plutôt sémitique, sémitique-arabe:
ayephus/alephus: ayeph/aleph atteste ici une droite, le côté droit
C'est bizarre comme le alif arabe ou le aleph "phénicien" (sémitique), soit Alpha donc, ressemble à une ligne droite! Remarquez que nous tournons tout le temps autour de 1 (yiwen, liwen?) et de alpha (premier, un?). La forme de l'alpha phénicien continet une droite, la aleph est une droite, le chiffre "1" est un droite! Curieux non?
Au commencement était le verbe...
Maintenant on va passer à une mutation géométrique (rappel: R-L, M-N sont considérées comme des géométriques en kabyle selon mes conclusions sur ce blog). Voici notre formule:
N ~ L
C'est une mutation vérifiée dans certains cas du N en L pour des raisons internes à la langue kabyle et surtout à cause de l'influence des sémitiques, de l'arabe notamment.
Yiwen = un, en kabyle
inni, yni = dire, s'exprimer, parler, en kabyle
a-wal [a-wa-ll] = la parole, en kabyle. Serait-ce awan plutôt (lié à yni = dire)?
al-awel = le premier, en sémitique-arabe (kalima = parole, harf=verbe).
Au commencement était le verbe (la parole) selon Jean. Il n'y a pas mieux que le kabyle pour que la parole (le verbe) soit proche de "un" voir même "premier"!
Pour mieux illustrer cette mutation N~L nous allons recourir aux patrnomes kabyles, noms des famille/sobriquets/prénoms:
LWN ~ LWL
Louani ~ Louali comme ils sont transcrit à l'état civil francoarabisé. LWN issu d'un toponyme comme Ath-Lewnis donne des noms Lewnas (Lounis, Lounès, Lounici), Liwan, Lwani (Louani) qui avec cete mutation de N en L va devenir LWL ou Louali comme le nom du très connu kabyle Louali Mahfoud maître en arts martiaux. Ces noms kabyles Louani, Louali ont la même racine que Lwennas (Lounès). Idem Lani nom kabyle aurait été Lali pour sa forme modifiée (arabisée), avce un préfixe Lani deviendrait Alani/Alali ou Ilani/ilali, donc il faut vérifier toutes les pistes!
Voici un exemple de toponyme d'un village aux Ath-Dwalla, je vais vous montrer comment il a été arabisé (et francoarabisé pour l'état civil) en le désarabisant:
Aït-Ali-Ouali: variante francorabe à l'état civil
Ath-Aliwali : en kabyle mais avec un préfixe "A" (Ali) et une mutation N-L
Ath-Lwali (Louali): en kabyle avec uniquement la mutation N-L
Ath-Lwanni: en kabyle mais avec une terminaison sémitique-arabe en "i".
Ath-Lewenis/Lewnis: version kabyle rétablie
L'exemple du toponyme de ce village est édifiant pour nous les kabyles, si nous voulons assainir notre langue nous devons la débarasser de la gangrène qui la range et faire face aux usurpateurs qui récemment dans leur but d'exterminer notre langue n'hésitent pas à partiquer le terrorisme identitaire à l'encontre de notre peuple, de notre identité, de notre patrie.

L'ombre d'Alpha
Vous avez lu le billet précédent (Hydra) j'espère. La relation Thalla-Yghill (faussement transcrits Tala-Ighil) en toponymie kabyle donne matière à réflexion. Dans ce métier s'il est question de mesures il faut bien un instrument de mesure (k'thill). Euréka! La coudée kabyle Yghill, qui ne resemble à aucune autre, du coude au poing fermé donc sans les phalanges (radius+carpe+métacarpe) et qui est identique à votre tour de taille (si vous êtes un garçon, bien sûr) est la clé de tout ça. Notre Yghill qui signifie "avant-bras, bras" mais aussi "coudée" serait vraisemblablement le rayon. Cette relation entre thalla et yghill en toponymie serait vraisemblablement un système, un outil de mesure. Pour former un triangle par exemple. Thalla et Yghill pour former un angle, un angle droit par exemple. C'est trop flou pour vous? Ne vous inquiétez pas, ça viendra. Prenez votre main droite, fermez le poing vous aurez la coudée kabyle, votre coudée ainsi formée forme un angle au niveau du coude avec le bras, formez un angle droit entre yghill (avant-bras, coudée) et le bras du coude à l'épaule (thayets). Réflechissez un peu en manipulant uniquement yghill (coudée) dans les deux sens...j'ai dit plus haut que Yghill ressemblerait plutôt à rayon (à propos l'os de l'avant-bras est appellé en latin radius = rayon)...ça ne vous rappelle rien ? Dites-donc vous n'avez pas fait de géométrie à l'école ? Bon...Ce que vous venez de faire à l'aide de votre coudée kabyle (yghill) vous l'avez sans doute fait à l'école à l'aide d'un compas! Et un compas c'est fait pour entre autre dessiner un cercle, un cercle qui a un rayon yghill. Donc un compas, regardez en dessus à quoi ça ressemble si vous avez oublié, si vous aimez, ou détestez!, les franc-maçons et leurs armes vous devriez connaitre la symbolique de cet outil. Et ensuite regardez l'autre petit dessin en haut de la page pour la forme de Alpha phénicien, pas punique nord-africain mais phénicien conventionnel (sémitique donc), officiellement "inventé" par les camarades sémites. La forme de l'aleph, la relation "droite" (ayephus, alephus?) et la ressemblance entre la forme du chiffre "1" et Alpha ou Aleph sémitique, le Alif sémitique-arabe (une barre comme 1). La ressemblance entre l'Aleph phénicien et le compas est frappante n'est-ce pas?
Alors? ...Oui, vous avez raison, ça va se gâter de plus en plus pour les usurpateurs et les fossoyeurs de l'histoire de l'humanité.
Aujourd'hui nous allons voir comment les usurpateurs ont fossoyé l'histoire et comment ils ont procédé à la cannibalisation de notre langue, on va voir notamment comment 2 mutations peuvent changer un mot ou un nom kabyle pour le dépouiller de tout sens et lui donner une consonance arabe comme le veulent les occupants et leurs esclaves parmi les ath-lxubatha (le clan des traîtres) qui visent l'extinction totale de notre langue, de notre identité, de notre patrie.

Alpha
On va retourner aux Ath-Dwalla (e.c.: Béni-Douala) encore une fois pour illustrer notre première mutation. Cette région possède une particularité régionale qui consiste, comme on croit le savoir, à prononcer L comme Y. Par exemple a-mellal ailleurs en Kabylie devient ici a-mellay, tha-mellal-t ailleurs devient ici tha-mellay-t même si aux Ath-Mahmudh ils exagèrent un peu en remplaçant les deux L par Y (d'oû la fameuse expression thimeyayin thibeybuyin pour chambrer les gens de cette région). On peut estimer que dans certains cas ce Y à la place du L est justifié et porte une marque kabyle car le L à la place du Y est dans certains cas une marque de cannibalisation par la langue des occupants (l'arabe).
L ~ Y
Yiwen, Yi'wen = un, 1
(Ath) Yewnis, Lewnis
Vous remarquerez que tous les kabyles, et tous les autres mazighs d'ailleurs, disent Yiwen (un) et il n'y a pas d'équivalent avec le L soit Liwen. Par contre en toponymie kabyle, pour l'exemple des Ath-Dwalla, il existe des toponymes prononcés soit avec L soit avec Y: Ath-Lewnis, Ath-Yewnis. Et comme les toponymes engendrent les noms, sobriquets kabyles Yewenas, Lwenas (transcrits Lounès) sont très répandus dans cette région et pas seulement. L'interêt est que dans le nom d'un lieu Ath-Lewnis ou Ath-Yewnis nous avons une indication de taille pour comprendre le système de toponymie kabyle (système de coordonnées) qui indique que ce lieu est en qlq sorte "le secteur 1", chose importante comme on le verra plus tard.
D'autres exemples encore plus lourds de sens suscitent ma curiosité, par exemple a-yephus (droite, partie droite), a-yephki (lait) qui sont prononcés ainsi partout en Kabylie. Si on leur applique cette formule L~Y pour avoir les deux variantes ça donnera, on va dire que Y est kabyle et que le L est plutôt sémitique, sémitique-arabe:
ayephus/alephus: ayeph/aleph atteste ici une droite, le côté droit
C'est bizarre comme le alif arabe ou le aleph "phénicien" (sémitique), soit Alpha donc, ressemble à une ligne droite! Remarquez que nous tournons tout le temps autour de 1 (yiwen, liwen?) et de alpha (premier, un?). La forme de l'alpha phénicien continet une droite, la aleph est une droite, le chiffre "1" est un droite! Curieux non?
Au commencement était le verbe...
Maintenant on va passer à une mutation géométrique (rappel: R-L, M-N sont considérées comme des géométriques en kabyle selon mes conclusions sur ce blog). Voici notre formule:
N ~ L
C'est une mutation vérifiée dans certains cas du N en L pour des raisons internes à la langue kabyle et surtout à cause de l'influence des sémitiques, de l'arabe notamment.
Yiwen = un, en kabyle
inni, yni = dire, s'exprimer, parler, en kabyle
a-wal [a-wa-ll] = la parole, en kabyle. Serait-ce awan plutôt (lié à yni = dire)?
al-awel = le premier, en sémitique-arabe (kalima = parole, harf=verbe).
Au commencement était le verbe (la parole) selon Jean. Il n'y a pas mieux que le kabyle pour que la parole (le verbe) soit proche de "un" voir même "premier"!
Pour mieux illustrer cette mutation N~L nous allons recourir aux patrnomes kabyles, noms des famille/sobriquets/prénoms:
LWN ~ LWL
Louani ~ Louali comme ils sont transcrit à l'état civil francoarabisé. LWN issu d'un toponyme comme Ath-Lewnis donne des noms Lewnas (Lounis, Lounès, Lounici), Liwan, Lwani (Louani) qui avec cete mutation de N en L va devenir LWL ou Louali comme le nom du très connu kabyle Louali Mahfoud maître en arts martiaux. Ces noms kabyles Louani, Louali ont la même racine que Lwennas (Lounès). Idem Lani nom kabyle aurait été Lali pour sa forme modifiée (arabisée), avce un préfixe Lani deviendrait Alani/Alali ou Ilani/ilali, donc il faut vérifier toutes les pistes!
Voici un exemple de toponyme d'un village aux Ath-Dwalla, je vais vous montrer comment il a été arabisé (et francoarabisé pour l'état civil) en le désarabisant:
Aït-Ali-Ouali: variante francorabe à l'état civil
Ath-Aliwali : en kabyle mais avec un préfixe "A" (Ali) et une mutation N-L
Ath-Lwali (Louali): en kabyle avec uniquement la mutation N-L
Ath-Lwanni: en kabyle mais avec une terminaison sémitique-arabe en "i".
Ath-Lewenis/Lewnis: version kabyle rétablie
L'exemple du toponyme de ce village est édifiant pour nous les kabyles, si nous voulons assainir notre langue nous devons la débarasser de la gangrène qui la range et faire face aux usurpateurs qui récemment dans leur but d'exterminer notre langue n'hésitent pas à partiquer le terrorisme identitaire à l'encontre de notre peuple, de notre identité, de notre patrie.

L'ombre d'Alpha
Vous avez lu le billet précédent (Hydra) j'espère. La relation Thalla-Yghill (faussement transcrits Tala-Ighil) en toponymie kabyle donne matière à réflexion. Dans ce métier s'il est question de mesures il faut bien un instrument de mesure (k'thill). Euréka! La coudée kabyle Yghill, qui ne resemble à aucune autre, du coude au poing fermé donc sans les phalanges (radius+carpe+métacarpe) et qui est identique à votre tour de taille (si vous êtes un garçon, bien sûr) est la clé de tout ça. Notre Yghill qui signifie "avant-bras, bras" mais aussi "coudée" serait vraisemblablement le rayon. Cette relation entre thalla et yghill en toponymie serait vraisemblablement un système, un outil de mesure. Pour former un triangle par exemple. Thalla et Yghill pour former un angle, un angle droit par exemple. C'est trop flou pour vous? Ne vous inquiétez pas, ça viendra. Prenez votre main droite, fermez le poing vous aurez la coudée kabyle, votre coudée ainsi formée forme un angle au niveau du coude avec le bras, formez un angle droit entre yghill (avant-bras, coudée) et le bras du coude à l'épaule (thayets). Réflechissez un peu en manipulant uniquement yghill (coudée) dans les deux sens...j'ai dit plus haut que Yghill ressemblerait plutôt à rayon (à propos l'os de l'avant-bras est appellé en latin radius = rayon)...ça ne vous rappelle rien ? Dites-donc vous n'avez pas fait de géométrie à l'école ? Bon...Ce que vous venez de faire à l'aide de votre coudée kabyle (yghill) vous l'avez sans doute fait à l'école à l'aide d'un compas! Et un compas c'est fait pour entre autre dessiner un cercle, un cercle qui a un rayon yghill. Donc un compas, regardez en dessus à quoi ça ressemble si vous avez oublié, si vous aimez, ou détestez!, les franc-maçons et leurs armes vous devriez connaitre la symbolique de cet outil. Et ensuite regardez l'autre petit dessin en haut de la page pour la forme de Alpha phénicien, pas punique nord-africain mais phénicien conventionnel (sémitique donc), officiellement "inventé" par les camarades sémites. La forme de l'aleph, la relation "droite" (ayephus, alephus?) et la ressemblance entre la forme du chiffre "1" et Alpha ou Aleph sémitique, le Alif sémitique-arabe (une barre comme 1). La ressemblance entre l'Aleph phénicien et le compas est frappante n'est-ce pas?
Alors? ...Oui, vous avez raison, ça va se gâter de plus en plus pour les usurpateurs et les fossoyeurs de l'histoire de l'humanité.
mardi 4 août 2009
Trinité
Suite du post Tanit.
Il faut revenir deux billets en arrière et impérativement lire le billet "Tanit" pour comprendre ce qui va suivre. Entre autres nous avons compris que Tanit attesterait le sens du monde (terre, univers) qui tourne. Il faut aussi avoir compris les exemples des mutations L-N ou N-L démontrées dans les billets précédents.
Regardez bien le symbole de Tanit. Un observateur géométriquement averti relèvera des choses intéressantes.
Je pense que nous sommes en mesure d'avancer l'hypothèse suivante:
Tanit a la forme du femme, il symboliserait la féminité, la beauté féminine, la fertilité, la naissance et la croissance.
Tanit aurait pu avoir la même valeur religieuse qu'aura plus tard la Trinité pour les chrétiens.
Tanit punique est le DELTA grec et "phénicien conventionnel" (sémitique).
Tanit symboliserait le nombre irrationnel Pi , appellé Pi constante d’Archimède
D'ailleurs on voit bien que:
- la base de ce symbole est en forme de triangle, c'est la forme du Delta
- la partie haute du symbole est un cercle et une ligne qui serait ~ 3.14 (22/7) soit la distance parcourue par ce cercle pour former le rapport constant entre le cercle et son diamètre.
Maintenant on doit déterminer l'origine de Tanit, punique (notre) ou phénicienne conventionnelle (sémitique). Nous allons utiliser la mutation L-N ou N-L pour passer des sémitiques au kabyle comme d'ailleurs parfois du grec au kabyle et inversement.
Delta [DLT] en grec
Deleth [DLT] en hébreu ( sémitique), signifie "porte".
En kabyle le sens de "porte" est loin de "deleth" par contre il y a :
thi-medhlin = pierres tombales (pour fermer)
medhel, m'dhel = refermer la porte (sans allusion à la clé/serrure)
Pour le kabyle DL serait plutôt "le battant" de la porte.
En réalité il suffit de prendre DLT de delta et procéder à la mutation L en N:
DLT deleth, delta ~ DNT deneth, denta
En réalité le D ou "dh" serait la variante occlusive du son sour T ou "th" (comme en anglais "th" de thanks et de this [dhis]).
DLT deleth, delta ~ TNT teneth/thaneth ou Tanit.
En conséquence nous devons assainir notre lexique à la lumière de cette mutation L-N surtout pour les mots interférents.
th'latha = 3: comme en arabe thalatha.
On procède à la mutation L-N et on aura thenatha pour le chiffre 3, avec la même racine [TNT] que Tanit. Et ça conforte notre hypothèse que Tanit est lié au Delta. Et le constat est simple: Tanit n'est pas sémitique "phénicienne conventionnelle" (ça aurait été avec un L) mais bien punique nord-africaine, c'est à dire kabyle et mazigh. Et d'ailleurs notre mythologie l'atteste bel et bien et curieusement rien de tel chez les sémites.
Il faut revenir deux billets en arrière et impérativement lire le billet "Tanit" pour comprendre ce qui va suivre. Entre autres nous avons compris que Tanit attesterait le sens du monde (terre, univers) qui tourne. Il faut aussi avoir compris les exemples des mutations L-N ou N-L démontrées dans les billets précédents.
Regardez bien le symbole de Tanit. Un observateur géométriquement averti relèvera des choses intéressantes.
Je pense que nous sommes en mesure d'avancer l'hypothèse suivante:
Tanit a la forme du femme, il symboliserait la féminité, la beauté féminine, la fertilité, la naissance et la croissance.
Tanit aurait pu avoir la même valeur religieuse qu'aura plus tard la Trinité pour les chrétiens.
Tanit punique est le DELTA grec et "phénicien conventionnel" (sémitique).
Tanit symboliserait le nombre irrationnel Pi , appellé Pi constante d’Archimède
D'ailleurs on voit bien que:
- la base de ce symbole est en forme de triangle, c'est la forme du Delta
- la partie haute du symbole est un cercle et une ligne qui serait ~ 3.14 (22/7) soit la distance parcourue par ce cercle pour former le rapport constant entre le cercle et son diamètre.
Maintenant on doit déterminer l'origine de Tanit, punique (notre) ou phénicienne conventionnelle (sémitique). Nous allons utiliser la mutation L-N ou N-L pour passer des sémitiques au kabyle comme d'ailleurs parfois du grec au kabyle et inversement.Delta [DLT] en grec
Deleth [DLT] en hébreu ( sémitique), signifie "porte".
En kabyle le sens de "porte" est loin de "deleth" par contre il y a :
thi-medhlin = pierres tombales (pour fermer)
medhel, m'dhel = refermer la porte (sans allusion à la clé/serrure)
Pour le kabyle DL serait plutôt "le battant" de la porte.
En réalité il suffit de prendre DLT de delta et procéder à la mutation L en N:
DLT deleth, delta ~ DNT deneth, denta
En réalité le D ou "dh" serait la variante occlusive du son sour T ou "th" (comme en anglais "th" de thanks et de this [dhis]).
DLT deleth, delta ~ TNT teneth/thaneth ou Tanit.
En conséquence nous devons assainir notre lexique à la lumière de cette mutation L-N surtout pour les mots interférents.
th'latha = 3: comme en arabe thalatha.
On procède à la mutation L-N et on aura thenatha pour le chiffre 3, avec la même racine [TNT] que Tanit. Et ça conforte notre hypothèse que Tanit est lié au Delta. Et le constat est simple: Tanit n'est pas sémitique "phénicienne conventionnelle" (ça aurait été avec un L) mais bien punique nord-africaine, c'est à dire kabyle et mazigh. Et d'ailleurs notre mythologie l'atteste bel et bien et curieusement rien de tel chez les sémites.
Et même plus...Je pense avoir les premiers éléments pour comprendre le sens de David DVD-DWD et son étoile (deux delta/triangles), son sens rationnel en architecture; et même avec cette mutation L-N leur Dalila pourraît être notre Thanina, on verra plus tard si c'est le cas.
Pour finir. Ces permutations L-N donnerait des explications pour d'autres langues aussi.
- TLS, thalassa (la mer) en grec deviendrait TNS ou DNS et hop! Deniz (la mer) en turc! On peut supposer que ce sont les nomades turcophones venus d'Asie centrale qui ont emprunté ce mot aux grecs; maintenant d'oû vient thalassa en grec (étymologie inconnue) pour un kabyle ce n'est pas compliqué à comprendre.
- TLG de theldj (la neige) en arabe (doit pas y avoir beaucoup de neige en Arabie!) serait TNG ou plutôt SNG avec le "th" à la place du "s" (cette mutation est très conséquente en ADN à cause de l'arabisation des kabyles et mazigh, on verra ça à part). Et SNG c'est une racine indo-européenne, c'est le même mot que sneg en russe, neige en français et snow en anglais.
Voilà que nous avons découvert des choses intéressantes grâce à la permutation L-N et l'on a levé le voile sur le secret de Tanit.
Pour finir. Ces permutations L-N donnerait des explications pour d'autres langues aussi.
- TLS, thalassa (la mer) en grec deviendrait TNS ou DNS et hop! Deniz (la mer) en turc! On peut supposer que ce sont les nomades turcophones venus d'Asie centrale qui ont emprunté ce mot aux grecs; maintenant d'oû vient thalassa en grec (étymologie inconnue) pour un kabyle ce n'est pas compliqué à comprendre.
- TLG de theldj (la neige) en arabe (doit pas y avoir beaucoup de neige en Arabie!) serait TNG ou plutôt SNG avec le "th" à la place du "s" (cette mutation est très conséquente en ADN à cause de l'arabisation des kabyles et mazigh, on verra ça à part). Et SNG c'est une racine indo-européenne, c'est le même mot que sneg en russe, neige en français et snow en anglais.
Voilà que nous avons découvert des choses intéressantes grâce à la permutation L-N et l'on a levé le voile sur le secret de Tanit.
vendredi 17 juillet 2009
Tutti brutti
Suite du post relatif à la mutation N-L entre le kabyle cotemporain et le grec.
Le pétrole c'est un cadeau de la providence ou c'est plutôt une malédiction?
En Algérie par exemple, le pétrole a-t-il propulsé le pays vers l'avenir ou plutôt vers le passé au vu de la montée en puissance de l'obscurantisme religieux?
Et surtout que le pétrole attire toutes les attentions de toutes sortes "d'être humains" dont il aiguise l'appétit.
Le travail est-il plus valorisé dans un pays riche en hydrocarbures?
Le niveau intellectuel du pays est-il renforcé par la manne pétrolière?
Le constat est accablant pour l'exemple de l'Argélie:
Le brut, les brutes et les truands.
Pétrole et Idées
Puisqu'on parle de pétrole sachez qu'en arabe on l'appelle nafT, comme en russe neft'. Ce mot serait issu du grec naftha; l'origine plus lointaine serait perse, selon les hypothèses officielles, avec une relation avec "nafta=huile de noix".
Comment nous doit-on appeller le pétrole en kabyle même si on en a pas? On va utiliser ce dont nous disposons, les idées et plus particulièrement celle qui porte sur la formule de passage du kabyle au grec avec l'altération du N (grec) par L (kabyle).
Nafta ou Naphtha grec = Laphth, LaphdT ou LaphDH en kabyle
LepheDH (avec un DH emphatique) signifie en kabyle = crasse, saleté
LepheDH, i-LephDHan au pluriel.
LepheDH c'est la crasse ou plutôt des couches de saleté qui s'accumulent en se déposant sur le corps, comme des sédiments.
Le pétrole-nafta est aussi un produit de sédimentation!
Et comme par hasard nafta, le pétrole a un aspect assez répugnant, il est noir et sale. Le brut c'est pas nickel, le pétrole est vraiment dégueulasse, la preuve...
Donc en kabyle contemporain, à probabilité très forte, le mot "pétrole" (naftha grec) serait LepheDH. Ou bien on pourrait hélleniser notre L en N et l'on aura Nephtha ou Nephdha.
Et on dit merde au brut et aux brutes: vive les idées!
mercredi 15 juillet 2009
Cinéma
Post express juste pour évoquer le grec dans le contexte des permutations N-L suite aux billets précédents.
Cette mutation N-L ou L-N valable entre le kabyle et les sémitiques est-elle appliquable entre le kabyle et le grec?
Le mot cinéma tout comme cinétique vient du grec kenesis = le mouvement.
Comment dit-on "mouvement" en kabyle? C'est simple en réalité car c'est "la marche" thi-kli.
kLi: thikli avec un k spirant
gLi: glu avec un g spirant
qLi: qluqel, qlileh déformation avec un gutturale q sans soute orientale
En kabyle ce verbe ce mouvement ressemble on ne peut mieux à un pendule.
Notre kL de mouvement est naturellement proche, sans faire de raccourcis, du kL anglais de clock tout comme notre luette (aqlal) ressemble on ne peut mieux à la cloche et au kolokol (cloche) russe: c'est le mouvement de va-et-vient d'un pendule, une ondulation. Cette racine de marche ou de mouvement en kabyle serait selon toute vraisemblance au décompte du temps, à l'horloge du temps (ex.tsikli = bientôt).
Nous voyons que notre kL de mouvement est comparable à la racine kN grecque de mouvement. Donc le mot grec kinesis a donné cinétique, cinématographe, cinéma en français et anglais Kino en allemand et en russe et kinomatoghraphos en grec. Eh ben si nous supposons que notre racine kL est l'équivalent de la racine kN grecque de mouvement on aura donc à prononcer cinéma autrement en kabyle contemporain: kiLéma, giLéma!
Cependant nous avons vu que le L a supplanté le N en kabyle à cause de l'influence des sémitiques. Donc notre racine de mouvement aujourd'hui prononcée kL aurait pu être comme la grecque kN dans l'antiquité. On reviendra une autre fois sur la comparaison du kabyle avec le grec en vérifiant cette mutation-permutation des N et L pour ces deux langues.
Noé
Ce post est un moment crucial de notre combat pour recouvrer notre identité kabyle et mazigh.
Introduction
Il faut avoir lu les 2 billets précédents avec le "ankh" pour comprendre ce qui va suivre.
Nous avons vu sur ce blog nombre d'exemples d'altérations et de mutations dans la langue kabyle. Notre langue kabyle moderne est très polluée par des sons intrus et faux amis, l'identification de ceux-ci nous aidera à lancer l'assainissement de notre langue maintes fois séculaire et l'extirper enfin des griffes des usurpateurs.
Donc comme je disais dans le billet précédent une formule de change ou plutôt une formule d'altération a été identifiée, il s'agit de l'altération mutuelle de N et L quand on passe de notre langue aux sémitiques (arabe notamment). Donc c'est un grand chantier qui nous attend car il faut systématiquement vérifier tout le lexique interférent kabyle (mazigh) et arabe (sémitiques) contenenant un N ou un L, là ou c'est un N il faut mettre un L et inversement là oû c'est un L il faut mettre un N: c'est le moyen le plus sûr de désémitiser-désarabiser notre langue.
N kabyle vs L sémitique/arabe
L kabyle vs N sémitique/arabe
Je vais vous donner un exemple peu sympa mais qui vous facilitera la mémorisation de cette formule: en kabyle a-khlul (morve) = khnuna en arabe-argot DZ, c'est L kabyle vs N arabe ici. Autre exemple. Lefth (navet) en kabyle et lift en arabe, avec N au lieu de L on aura Nefth ou Nevth sans doute proche de Navet. C'est pas beau mais c'est facile à retenir!
Noix
On va prendre un exemple plus sympa surtout pour les amateurs de viennoiseries, friandises et confiseries, genre qelb luz algérois - coeur d'amandes au miel (mon Dieu que c'est sucré!)
Luz = amande (noix) en kabyle et en arabe: on procède au changement L vers N et on aura:
Nuz...comme Nuts, noix dans les langues du nord.
Et ce N à la place du L de Luz (amande) nous permet de voir un autre mot:
Nuga chez nous ou Nougat en français qui est aussi une confiserie d'amandes et de miel.
Puits
L'astuce des camarades pour s'accaparer le lexique commun, ou carrément emprunté, consiste à mettre le L en article (al-) alors qu'en kabyle le mot intérférent porte le L en préfixe. Exemple:
al-biir, biir = puits en arabe
Lvir = puits en kabyle (il n'y a pas de vir tout seul en kabyle!)
Je prends Lvir en kabyle et je procède au changement du L par N et hop!:
Nvir = a-Nu...comme dans les autres langues mazigh du Sud-Ouest ou du Sud par exemple.
Idem pour aghvalu (puits de source) qui serait aghvanu.
Nvir, a-Nu, aghvanu: je rappelle que le N atteste la forme d'anneaux, comme ceux des puits par exemple; N attesterait aussi le creux rond comme dans amdhun (bassin), là nous nous rapprochons du mot mine issu du gallo-romain (origine celte) mina.
Papiers
On dit en kabyle et mazigh nekwa pour carte ou pièce d'identité.
L'kagheDH, LekwagheDH = papier-s (idem en argot DZ, pas en arabe: warqa)
Avec le L en N j'aurai:
NkagheDH, NekwagheDH: on y voit bien nekwa!
On peut aller plus loin en s'en prenant à l'arabe:
en arabe Laqeb = patronyme, nom de famille
avec L en N on verra Naqeb ou Nakev, Nakew.
J'ai déjà donnée l'explication de Nekwa sur ce blog avec son rapprochement de l'égyptien ancien (voir post Le sceau de Salomon)
Noé
Vous croyez aux histoires ou mythes religieux (bibliques ou autres) ?
Noé est Nuh en sémitique-arabe. Ce que c'est navigern nautique vous devez connaître (du grec nautis). Pour le mot tha-nshirth (pièce de bois, planche de bois) avec comme sh = kh (voir billet précédent) j'aurai thankhirth avec l'inévitable N et ankh.
Je prends un lexique N-L interférent entre le kabyle et le sémitique-arabe:
Luh = planche/plaque (de bois), tableau.
Avec le L en N j'aurai Nuh!
Introduction
Il faut avoir lu les 2 billets précédents avec le "ankh" pour comprendre ce qui va suivre.
Nous avons vu sur ce blog nombre d'exemples d'altérations et de mutations dans la langue kabyle. Notre langue kabyle moderne est très polluée par des sons intrus et faux amis, l'identification de ceux-ci nous aidera à lancer l'assainissement de notre langue maintes fois séculaire et l'extirper enfin des griffes des usurpateurs.
Donc comme je disais dans le billet précédent une formule de change ou plutôt une formule d'altération a été identifiée, il s'agit de l'altération mutuelle de N et L quand on passe de notre langue aux sémitiques (arabe notamment). Donc c'est un grand chantier qui nous attend car il faut systématiquement vérifier tout le lexique interférent kabyle (mazigh) et arabe (sémitiques) contenenant un N ou un L, là ou c'est un N il faut mettre un L et inversement là oû c'est un L il faut mettre un N: c'est le moyen le plus sûr de désémitiser-désarabiser notre langue.
N kabyle vs L sémitique/arabe
L kabyle vs N sémitique/arabe
Je vais vous donner un exemple peu sympa mais qui vous facilitera la mémorisation de cette formule: en kabyle a-khlul (morve) = khnuna en arabe-argot DZ, c'est L kabyle vs N arabe ici. Autre exemple. Lefth (navet) en kabyle et lift en arabe, avec N au lieu de L on aura Nefth ou Nevth sans doute proche de Navet. C'est pas beau mais c'est facile à retenir!
Noix
On va prendre un exemple plus sympa surtout pour les amateurs de viennoiseries, friandises et confiseries, genre qelb luz algérois - coeur d'amandes au miel (mon Dieu que c'est sucré!)
Luz = amande (noix) en kabyle et en arabe: on procède au changement L vers N et on aura:
Nuz...comme Nuts, noix dans les langues du nord.
Et ce N à la place du L de Luz (amande) nous permet de voir un autre mot:
Nuga chez nous ou Nougat en français qui est aussi une confiserie d'amandes et de miel.
Là nous avons la notion de NOYAU, mot issu du latin nucalis (amande, datte) qui serait dérive du latin nux, nucis (noix); en sémitique arabe noyau se dita nawa(t); ces mots auraient une relation avec le latin nodellus, nodus (noeud) très proche du verbe kabyle NeDH (nouer, nouer autour). Donc ce qui est nucléaire serait soit avec un N comme en latin et en sémitique-arabe, soit avec un L, c'est soit NW-NY, soit LW-LY.
Puits
L'astuce des camarades pour s'accaparer le lexique commun, ou carrément emprunté, consiste à mettre le L en article (al-) alors qu'en kabyle le mot intérférent porte le L en préfixe. Exemple:
al-biir, biir = puits en arabe
Lvir = puits en kabyle (il n'y a pas de vir tout seul en kabyle!)
Je prends Lvir en kabyle et je procède au changement du L par N et hop!:
Nvir = a-Nu...comme dans les autres langues mazigh du Sud-Ouest ou du Sud par exemple.
Idem pour aghvalu (puits de source) qui serait aghvanu.
Nvir, a-Nu, aghvanu: je rappelle que le N atteste la forme d'anneaux, comme ceux des puits par exemple; N attesterait aussi le creux rond comme dans amdhun (bassin), là nous nous rapprochons du mot mine issu du gallo-romain (origine celte) mina.
Papiers
On dit en kabyle et mazigh nekwa pour carte ou pièce d'identité.
L'kagheDH, LekwagheDH = papier-s (idem en argot DZ, pas en arabe: warqa)
Avec le L en N j'aurai:
NkagheDH, NekwagheDH: on y voit bien nekwa!
On peut aller plus loin en s'en prenant à l'arabe:
en arabe Laqeb = patronyme, nom de famille
avec L en N on verra Naqeb ou Nakev, Nakew.
J'ai déjà donnée l'explication de Nekwa sur ce blog avec son rapprochement de l'égyptien ancien (voir post Le sceau de Salomon)
Noé
Vous croyez aux histoires ou mythes religieux (bibliques ou autres) ?
Noé est Nuh en sémitique-arabe. Ce que c'est navigern nautique vous devez connaître (du grec nautis). Pour le mot tha-nshirth (pièce de bois, planche de bois) avec comme sh = kh (voir billet précédent) j'aurai thankhirth avec l'inévitable N et ankh.
Je prends un lexique N-L interférent entre le kabyle et le sémitique-arabe:
Luh = planche/plaque (de bois), tableau.
Avec le L en N j'aurai Nuh!
Autre exemple avec Lwahsh, Lwhush en kabyle = faune, bêtes sauvages = al-wahsh, wuhush en arabe. Idem si on a N à la place du L ça donnera Nwhush, Nuhush!
En arabe al-bahr, bahr = la mer = LevheR en kabyle (vheR sans L n'existe pas). Avec N ce mot devient NevheR, ici le "v" est une voyelle (u, ou français), NuheR!
Le mot kabyle LeHwa = "pluie, averse" deviendrait NeHwa (Nugwa ou nuqua, lien avec agua/aqua =eau en espagnol/italien?). Ce N se retrouve dans n'dha = rosée, probablement ce N serait lié à l'humidité (déesse TefNout chez les anciens égyptiens) ou/et aux précipitations l'atmosphèriques.
C'est quand même bizarre que la mer, les précipitations (pluie-déluge?), la "planche de bois" (naval-bâteau?) et "animaux" soient proches phonétiquement de Nuh-Noé, il ne manque qu'à "dater" le déluge!
Maintenant prenons un autre mot interférent:
tha-felukth en kabyle, felouka en arabe (pris en Egypte) = felouque, barque
Avec L en N notre barque devient thafenukth ou sans les affixes et F transcrit correctement:
phenuk, phenug
A la prochaine, navigateurs phéniciens (pléonasme?)!
Maintenant prenons un autre mot interférent:
tha-felukth en kabyle, felouka en arabe (pris en Egypte) = felouque, barque
Avec L en N notre barque devient thafenukth ou sans les affixes et F transcrit correctement:
phenuk, phenug
A la prochaine, navigateurs phéniciens (pléonasme?)!
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