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mercredi 16 octobre 2013

Phénicien, la langue

La langue punique c'est...

Ce post poursuit ce qui a été dit dans les deux billets précédents.

Dauphin
Concernant LF (LPh) il est important de signaler que outre "éléphant", les anciens Grecd avaient aussi le terme Delphoi pour "uterus" (en ancien grec) et pour Delphes haut lieu de panhéllenisme; le même mot a donné dauphin, dolphin, etc...
Notre observation première est relativement simple :
LF : luphan en kabyle est
(LF en NF) : enfant/infante en romanes : en espagnol Infante est aussi l'héritier, le prince.
LF : dauphin est aussi héritier, le français en témoigne !
Donc LPh : prince, héritier.

Héritier rouge
On va aller vite.
Le terme latin heritier est en liaison avec le terme grec erythrea "rouge"
En kabyle le terme lamara "héritier" est un emprunt à l'arabe domestiqué : al-amir (émir) "prince/héritier"; le rouge en arabe est ahmar : lahmara (lamara) pour al-ahmir (émir).
On s'arrête là.

Hérisson
La deuxième notion de héritier nous renvoie à ...l'hérissson.
Il s'agirait de sang (noble), des globules rouges (oursins ?), d'Héritage (sang).
Comme probablement il y aurait relation avec aristo- d'aristocratie, élite, etc...
Les personnages tels qu'Erik le roige, Hérode à vérifier à la lumière de ce "hérisson rouge". 
Mais ça on le verra plus tard, pour le moment l'hérisson nous intéresse pour autre chose... 

La langue
En kabyle on utilise hershaw (idem en arabe) = rêche, rugueux (shershavy en russe). Le terme ilès (langue) est rapprochable de l'arabe lissan. Voici la découverte :
Langue (organe) ~ Hérisson (inissi en kabyle).

Notre iles serait iness pour langue et langue (langage).
Calque ailleurs : iazik ye'zik (langue) en slave vs yerzik, yezik, yejik "hérisson".
La langue est sans os, l'hérisson invertébré et sans os.
NS, KNS kabyle : tha-knisya "cerisier, griotte"
(kanissa en arabe et knesset en hébreu pour "assemblée, parlement")
GLS, KLS, KRS équivalent en grec et latin : 
       - GLS/KLS pour Eglise, ekklesia
       - KRS de Cerise de Kerasos en grec qui a donné cerise, ekklesia/église et aussi cherry en anglais et krasny "rouge" en russe.

Voici le lien
Langue + Eglise (Parlement)
GLS grec-romanes: église/ekklesia + Glossa "langue"
iness (igness, ikness) en kabyle pour "langue" + cerisier "tha-knisya".
Le terme phénicien lui-même (knissya serait pnissya) lié au cerisier, 5, rouge comme on l'a vu à plusieurs reprises sur ce blog (punique/thunès/phénicie).
Déjà en Tamacheq le terme Tifinagh (qui sonne comme phénicien) signifie simplement "les écritures", sans référence parentale à qui que ce soit, et là "la langue" tout simplement serait "le phénicien" sans aucune référence à une langue précise et surtout pas aux sémitiques ! Donc tout est à revoir !
Phénicien = Langue
La langue est un hérisson :)  Inissi serait-il d'ailleurs kinissi, ignissi ou phinici ? :)

C'est un simple petit animal, très sympatique par ailleurs, qui aujourd'hui nous a permis de voir la vérité. On y reviendra plus longement lors des prochains billets.  

lundi 8 juillet 2013

Les éléphants d'Hannibal

La énième guerre punique, et celle-là on va la gagner...

Pour comprendre ce qui va suivre, prière de lire au préalable le billet Sidon-Tunis où l'on a établi, entre autres, le lien entre aquilin et colonie, ainsi que le post Argent & Quadrige où l'on a expliqué la relation entre Cheval et Monnaie chez les Numides et Puniques, Carthaginois. 

Préambule
On revient à l'histoire des éléphants de guerre d'Hannibal. Une histoire que les historiens, européens et orientaux, ont mal interprétée, et cette histoire biscornue d'éléphants carthaginois qui traversent les Alpes n'a jamais été contestée par nos voisins du Nord. Et c'est triste, pour eux et pour l'histoire. C'est triste de voir l'Europe des lumières travestir l'histoire. Leur dernier argument, à savoir les monnaies carthaginoises avec un éléphant va partir en fumée, là sur le champ. Aujourd'hui nos voisins du Nord, soit-disant les héritiers de Rome, seront la risée des héritiers du monde punique ici chez nous en Afrique du Nord !  
Sur ce blog on a déjà avancé une première version qui voudrait que les éléphants d'Hannibal soient tout simplement l'infanterie car le terme kabyle luphan = enfant/infante (d'infanterie) en romanes. Cette version est, ou plutôt était intéressante, dans une certaine mesure même proche de la vérité, mais elle est désormais caduque car la nouvelle version sur le vrai sens des éléphants d'Hannibal est implacable, ça sera sans doute la dernière, la bonne.

Elephant, aquilin
De nous jours en kabyle éléphant est appelé comment ? le vernaculaire serait perdu et certains utilisent l'fil emprunt à l'arabe fil. Et pourtant il y a un terme kabyle très proche du mot grec elephas de éléphant : ileph, ilephan pour sanglier(s) tout comme a-heluph pour le porc (al khenzir ches les arabes). Qu'y a-t-il de commun entre éléphant et ilephan (sangliers) ?  Et les deux avec l'aigle ? La première réponse est :
aquilin = éléphant 
A l'origine ça serait probablement l'éléphant, la trompe d'éléphant plus précisément qui symbolisait un nez gros ou aquilin (référence à l'aigle pour le latin). Observez bien cet animal et vous comprendrez pourquoi. 

Colonie 
Et si dans "Sidon-Tunis" on a vu que Colonie = Aquilonie, là nous allons être régalés :
Elephant (e) = Colonie 
Cette affirmation est d'ailleurs traçable ailleurs : en russe où CLN est devenue (prononcée) SLN a donné et "éléphant" (slon) et "population, colonie" (naselenie, poselenie).
Colonel
Là ça devient un jeu d'enfants : les éléphants d'Hannibal c'était soit les colonies (militaires) ou régiments d'Hannibal, soit plutôt les Colonels d'Hannibal ! 
aleph en kabyle, alif en sémitiques = mille (1000)   

Le Colonel aurait été l'un des plus hauts sinon le plus haut grade (l'alpha) de celui qui commandait une colonie de 1000 soldats ou un régiment (sous les ordres d'un colonel !) comme de nos jours.  

Sur les pièces de monnaie carthaginoise avec le portrait d'Hannibal au recto et un éléphant au verso, comme pour le cas des monnaies, sans doute de moindre valeur, avec Tanit et Cheval+Palme, l'animal indiquerait la valeur de la monnaie. De nos jours, chacun sait que Benjamin Franklin est sur le billet de 100 dollars US alors que George Washington est sur le billet de 1 USD. A Carthage ça aurait été kif-kif : Hannibal (chef) + éléphant "colonel" (pour la valeur 1000 aleph sans doute). Et les Romains ont repris ces "éléphants" dans leur monnaie avec le char en plus : bige et quadriges d'éléphants sur les monnaies romaines mais étrangement il n'y a pas de fantaisie sur les éléphants de César comme c'est le cas pour Hannibal !
Et voilà que le dernier argument "palpable" preuve de l'existence des éléphants d'Hannibal des doctes de l'Europe des lumières parti en fumée :)))
Ben, tiens ! pendant qu'on y est, le mot kilo serait probablement tiré de colonie = éléphant = 1000 (en plus c'est le plus lourd animal !). Il serait opportun de signaler que chez les européens la monnaie est liée au "nez" ou plutôt au groin de certains animaux : le coin (pièce de monnaie) anglais serait peu-être issu de groin en français, le russe qui calque souvent les occidentaux étayerait cette hypothèse pour pyatak (groin de porc, monnaie de 5 kopecks). Et puis il y a leurs cochons tirelires :)    

Cuillère
On n'a pas tout dit, on y reviendra plus tard pour d'autres conclusions. On ne va cependant pas se priver de porter un autre "coup de boutoir" à "l'adversaire" dans cette guerre punique - guerre strictement étymologique :) - façon de "rendre la monnaie" à ces "savants sait-tout et pas-fous" arrogants et imbus de leur transcendance :)
Comment on désigne en kabyle moderne justement ce nez long, aquilin (du latin aquila "aigle") ?
Par le terme a-ghenjur, sans douté lié à a-ghunja (louche), tha-ghunjay-th (cuillère).  
Cette racine GNJ en kabyle n'est pas assez nette (origine) mais l'on voit facilement le lien entre le kabyle et le latin pour désigner ce type de nez. En d'autres mots, en romanes le nez d'aigle (aquilin) serait aussi un nez-cuillère, et cuillère devrait s'écrire aquillère, quillère :)   

Onagre
La trompe d'un éléphant, le bec d'un aigle, le groin d'un sanglier ou la cuillère voir la louche utilisé par l'homme ont une chose en commun : ce sont tous des instruments ou outils de manipulation.  
Maintenant on n'est plus avec Carthage, on est avec Rome, ce qui explique pourquoi chez nous Kabyles et chez les Latins le nez jadis d'éléphant (Carthage) soit devenu nez aquilin = nez cuillère est un instrument, un engin de guerre : la catapulte (avec une cuillère !)  ou Onagre à l'époque romaine. Cet engin ou cuillère-catapulte est un lanceur avant tout; une cuillère est mécaniquement une pelle, etc... donc on peut y trouver d'autres notions associés au nez aquilin = nez cuillère = nez d'éléphant !
Peut-on supposer que "les éléphants de guerre d'Hannibal" soient non pas "les colonies d'Hannibal" ou "les colonels d'Hannibal" mais aussi, comme pour les Romains, "les machines de guerre ou les onagres d'Hannibal" ? Sans doute que oui. 

Donc ces versions sont, à mon sens, les plus rationnelles des explications au mystère des éléphants du général carthaginois Hannibal Barca (tiens, il n'était pas colonel mais général ! et général est associé à quel animal ?), Hannibal fin stratège et grand guerrier dont les exploits sont toujours étudiés dans les plus grandes écoles militaires du monde sauf chez nous - ah oui, chez nous depuis 14 siècles c'est le chameau hilalien le roi de tout et de rien ! - alors que le devoir de mémoire l'exige. 

Cette bataille est maintenant terminée, et gagnée haut la main !, vous pouvez disposer, messieurs, dames. Vous voyez que les descendants des puniques, des numides ou des libyco-puniques sont capables de prendre une revanche...au moins sur l'histoire.

dimanche 23 juin 2013

Phoenicia 2.0

Vénus sous les toits de Carthage...

Ceci est une nouvelle tentative de trouver la véritable étymologie de "Phéniciens" et elle paraît être la bonne, du moins est elle plus argumentée que toutes les précédentes.

Préambule
Pour comprendre ce qui va suivre, il est souhaitable d"avoir lu les trois posts précédents sur ce blog, sinon en résumé il faut retenir cette relation :
Sphinx ~ Lion ~ Levant, Matin ~ Lumière ~ Vénus  
Pour rappel, Phénicie et Phénicien sont des appellations grecques :
Phénicien serait issu de phoinix " rouge pourpre"; ce même phoinix peut aussi désigner le palmier dattier tout autant que la teinture pourpre issue de la dégradation de la chair du murex ainsi que l'oiseau fabuleux phénix. Officiellement ce terme grec phoinix n'est pas lié étymologiquement au sphinx cependant la proximité entre phénix et sphinx est indéniable.
La Phoenicia ou Phénicie étant le Levant ou comme aujourd'hui nous appelons le Liban. Il est admis que les Phéniciens, habiles navigateurs et négociants, seraient partis de la méditerranée orientale jusqu'à l'occidentale pour fonder la ville de Carthage (près de Tunis actuelle). Si on résumait les principaux indices (et légendes) admis sur les Phéniciens on aurait ça :
1- Levant (origine, Phénicie)
2- Rouge pourpre (phoinix qui aurait donné leur nom)
3- Carthage 
4- Eléphants de Hannibal

Sakura
Pour la mise en bouche, il suffit de prendre les habitants du pays du soleil levant, les Japonais, pour comprendre que les Phéniciens ne sont pas seuls dans leur cas. On prend 2 indices des Phéniciens : Levant + Rouge pourpre. Ce dernier n'est pas forcément lié au murex mais kabylement parlant comme on l'a vu dans le billet récent "Zemmour, ADN kabyle" la Cerise ou griotte (tha-knisya en kabyle) - symbole de pouvoir par ailleurs - grâce à la présence dans la cerise des antocyanosides qui donnent cette couleur particulière. Donc nos 2 indices phéniciens deviennent : Levant + Cerisier (pour la couleur pourpre). Et ces 2 indices sont tout simplement les symboles des Japonais : le soleil levant sur leur drapeau + la sakura (cerisier japonais) symbole de beauté éphémère chez les nippons (une déesse de beauté presque, une Vénus quoi !).  
Vénus
Dans le billet précédent on a vu en détail que le Levant est associée à Vénus, le Sphinx de Gizeh qui a les yeux rivés vers l'Est en étant la preuve. En clair, un Levantin = un Sphinxien (permettez-moi cette horreur), un Aphroditien ou un Vénussien...un Phénicien tout simplement !
D'ailleurs, Sphinx et Phénix auraient la même origine à mon sens.
Même mécaniquement (cad tout bêtement) on peut lier le Levant à Vénus en ajoutant le L à cette dernière : Levenus, tout proche de Levant.
Bref, la Phénicie, à la différence du Japon lié au lever du soleil, serait le pays de Vénus levante (lever héliaque), l'interprétation de pays de lumière (levante ?) est aussi envisageable . La Phénicie est liée à la déesse de beauté féminine Vénus, a priori éphémère vu que la déchéance est inévitable une fois la jeunesse passée comme l'éclair...comme Barca "éclair, foudre" dynastie carthaginoise : ceci conforterait l'hypothèse de Phénicie = pays de Lumière surtout que l'éclair/foudre est associable au phénix qui se brûle lui-même et renaît de ses cendres. Toujours est-il qu'il est désormais établi que les Phéniciens sont étroitement liés à Vénus. 
Tanit
Effectivement, les Phéniciens ou plutôt les Punico-Phéniciens de Carthage vénéraient leurs Vénus qui s'appelait Tanit...qui n'a rien de proche-oriental ou sémite (Astarté en Phénicie/Levant) ! Le nom et le symbole de Tanit sont à mon sens mal interprétés, pour l'étymologie de Tanit l'origine "berbère" (libyque ?) est envisageable mais l'interprétation est simpliste, tout comme le symbole de Vénus-Tanit qui devrait être plutôt vu comme un symbole astronomique (triangle, astre au dessus, etc...) qui nous renverrait à un repère astronomique important pour les Punico-Phéniciens de Carthage.

Eléphant
Voyons les 2 autres indices phéniciens restants. D'abord pour Carthage - QRT.HDST (version sémité: QRT = ville, village) - on a vu que QRT de Carthage est le même que QRT de Cirta la capitale Numide et que ce QRT ne serait pas "un centre" comme ailleurs mais "un pôle" (voir les billets "Le pôle kabyle" et "Les chemins de Cirta") donc l'origien locale de QRT serait plutôt la bonne.
Il nous reste plus qu'à élucider le dernier indice phénicien : l'éléphant.  Les éléphants d'Hannibal pour moi ça ne tient pas debout, ce serait juste un symbole. Oui, sur les monnaies punico-phéniciennes on y voit des éléphants mais ce serait juste un symbole.
D'abord un petit rappel de ce qui a été déjà dit sur ce blog à ce sujet :
- Eléphants d'Hannibal = (en réalité) Infanterie d'Hannibal
Pourquoi ? Enfant, Infante des romanes ayant donné infanterie se dit Luphan (bébé, enfant) en kabyle même de nos jours, alors ce qui est Infanterie chez les latins serait Luphanterie/Elephanterie chez nous. D'ici viendrait cette confusion ! Et puis des éléphants en Afrique du Nord...on n'est pas en Inde quand même !
Cet éléphant punico-phénicien trouverait d'autres explications grâce au kabyle qui a sauvegardé le lexique correspondant ainsi qu'à une comparaison aux grecs.

Levant kabyle 
On l'a dit dans les derniers billets que le côté du versant ombragé (amalou) et aquifère (thalla "source, fontaine") a donné le toponyme Ath Lewnis (ou Ath Yewnis) qui serait simplement le Levant. Ce toponymes a donné les noms LWN tels que Liwan, Lwani, Lewnis, Lewenas. En outre, le kabyle possède YWN de yiwen = un (1), seul ? qui serait probablement LWN le L en Y étant fréquent en kabyle.  Y a pas à chercher plus loin, ce LWN kabyle indique clairement :
- Levantin (matinal);
- Lewenas = Leo latin = Leonidas grec (lien avec Lion) - à élucider;    
- LWN ou YWN (1) : Il est plus que probable qu'il y a relation avec Jeunesse en latin (ainsi Juventus devient Levantus :), avec le dieu janus ou la déesse de la jeunesse Junon (Héra chez les grecs) qui serait à mon sens une autre facette de Vénus (Aphrodite des grecs rivale de Héra en matière de beauté) qui comme on l'a vu plus haut est associée au Levant.
C'est dans ce lexique kabyle de la racine LWN-YWN, LWNS que l'on peut dénicher beaucoup de choses. On peut faire de la même façon en romanes (en français) pour qu tout le monde comprenne :
Levantin avec [V] décliné en [F] devient Lephantin...et voilà notre éléphant punique !
Le "levantin" donc "phénicien/vénussien"(et aussi ce diable "d'éléphant") est bizarrement demeuré uniquement chez les Kabyles  en Afrique du Nord : Lwenas, Lwnis sont LPhNS (tiens, Alphonse nom espagnol où les puniques étaient présents y serait-il lié aussi ?).

Plus loin encore, YF  ou LPH (si L = Y comme souvent en kabyle) de if, yif ou liph = mieux, meilleur serait peut-être par comparaison aux autres langues lié à lueur/luz/lumière (donc Vénus) tout comme YF ou LPH de a-yefki/Lephki = lait et  yfan/liphan = seins expliquerait que luphan (bébé) serait bébé avant sévrage (un innocent !) nous renvoie peut-être à la notion de déesse mère comme Tanit, la Vénus de Carthage (Vénus étant associée au matin/levant; le terme matin en latin a la même racine que mère...). 
Stop ! On arrête de cafouiller, ça fait trop d'infos. Passons aux conclusions suivantes.

Dauphin
Vous aurez remarqué que dans le paragraphe précédent, le Levant a été associée d'un côté à une déesse Vénus (Tanit à Carthage) ainsi qu'à des animaux, le Lion (pour le Sphinx), le lion avec la racine LO ou plutôt LV/LW (lev, lewe) - indice important qui le relierait au Levant- et l'éléphant pour les punico-phéniciens avec la racine LPh voir LV. 
Eh bien, voici 3 hypothèses intéressantes. 

1. C'est la racine LF ou LPH de alef/alfa et du Levant/Éléphant qu'il faut viser : alef = 1000 donc le plus grand nombre, le meilleur donc. Cette racine LPH demeure en kabyle dans ileph = sanglier sans doute à cause des défenses. Le choix de l'éléphant comme symbole par les puniques n'est pas fortuit et les mythiques éléphants d'Hannibal serait plutôt les Défenses d'Hannibal, l'Infanterie d'Hannibal que l'on peut quantifier à 1000 (aleph) de la même manière que chez les Romains l'armée était organisée en légion, cohorte, etc...   

2. Ce fameux Éléphant des carthaginois, des punico-phéniciens, d'une symbolique tout à fait exceptionnelle, aurait son équivalent chez les Grecs et chez les Romains.
Éléphant punique ~ Delphin ou Dauphin grec   
La racine LPH explique la proximité. 
Ces deux animaux sont "intelligents".
En grec même racine pour delphus dauphin et delphax porc (pour info LPH d'éléphant est dans ileph "sanglier" en kabyle).
C'est la dimension religieuse qu'il faut prendre en compte : le dauphin était l'emblème d'Apollon dieu de la clarté et lumière (et étalon de beauté aussi). Comme on s'y retrouve ! 

3. Le symbole équivalent chez les Romains serait la Louve capitoline.
Là encore la racine LPH d'éléphant carthaginois se retrouve dans Luvo/wolf en Europe.
Cette Louve romaine est d'office la protectrice et "mère" des fondateurs de Rome.  

Au final, nous aurons établi que les Phéniciens sont, bien entendu, des Levantins et donc des Vénussiens. Vénus symbole de lumière et beauté devenue Tanit à Carthage est le culte fondamental des punico-phéniciens de Carthage.  

Les autres hypothèses ne sont pas irréprochables mais recevables à mon sens : la racine LPH voir LV de Levant est dans Éléphant, voir Eléphante ?, symbolique pour les Carthaginois, Delphin ou Dauphin, symbolique pour les Grecs et la Louve, symbolique pour les Romains. Peut-être même que Dauphin/Loup ou Louve/Eléphant seraient alef/alpha et donc mille (1000). 
Il n'en demeure pas moins qu'une dernière hypothèse s'impose d'elle-même : Vénus est-elle la mieux placée pour symboliser pour les hommes tout ce qu'ils aiment : lumière, beauté et la mère protectrice (Tanit pour les Carthaginois) ? Il suffit de prendre cette même racine LPH (qui est dans "lait" et "sein" en kabyle) et de traduire le nom grec de cette mère céleste arche de lumière pour comprendre que ce serait peut-être elle et non la planète Vénus la plus Belle, la plus Lumineuse et la Mère allaiteuse protectrice : la Voie Lactée !   

Galacticos
Et cette version liée au Lait se confirme. D'abord en Egypte pour qui le Levant ou Liban est vraiment à l'Est le lait, à la différence de l'arabe des vrais arabes pour qui lait c'est halib, en arabe égyptien "masri" le lait est dit Leben donc idem à Levant. Leben est petit lait chez les nos maures arabisés. Ensuite le terme grec galaxie ou galaktikos signifie "cercle lactée" , en latin lactis est aussi lait. Donc le Levant associé à la Voie lactée, tout comme Vénus peut-être, est une version recevable.
Et si Lait (galaxie, voie lactée) est à associée au Levant, donc à la Phénicie...et que la vache (à lait) s'appelle Phénicie , enfin presque ! : tha-Phunas-th en kabyle (th, t affixes du féminin), que dire alors ? La Phénicie liée au Lait logiquement serait la Vache kabyle. En clair, c'est bien le kabyle* PhNS de tha-phunas-th "la vache", un animal vénéré et omniprésent dans notre folklore (ex. la vache des orphelins), qui détient la réponse à l'origine de Phénicie ou du moins de punico-phénicien !
* Dans d'autres langues "berbères" (Rifain notamment) FNS de tafunast (la vache) a son masculin afunas (boeuf), ce qui est strictement impossible en kabyle qui différencie le féminin (ex. tha-phunas-th "la vache") du masculin (ex. azgar (boeuf, taureau)
En mythologie, cette vache serait peut-être la déesse égyptienne Isis parfois vache ou plutôt Hathor qui justement "représentait la voûte céleste", elle est aussi associée, tenez-vous bien, à la voix lactée au troisième millénaire avant JC, vache au pis de laquelle s'abreuve le pharaon pour recevoir le lait divin (tiens, ça rappelle Rémus et Romulus et la louve capitoline !) ...".

Liban
On va terminer ce post comme on l'a commencé, par le Japon. 
Levant est devenu Liban : pays du Levant
Japon est Nippon, Nihon en japonais : pays du (soleil) Levant.
Ces deux mots de deux syllabes sont identiques même s'il y a altération. Les Japs prononcent plus soft, ils aspirent :
Li - Ban
Ni - Pon 
Ces deux mots sont identiques. Si vous l'avez compris en les prononçant c'est que vous avez l'oreille musicale et comprenez la mélodie, la magie des mots.
Kabylement parlant, le symbole du Japon, Liban et autres Levants seraint une Vache...à lait. Pour dire "une levantine, une libanaise" ou "une japonaise" le terme tha-phunas-th (la vache) est celui qui convient, sans blagues !

jeudi 31 décembre 2009

Calama

Un toponyme antique pour boucler cette année...

Thalassa
Nous avons sur ce blog établi que la formule dite du "B grec" avec MP (voir MB) =B, V (voir F, W) s'applique au kabyle donc c'est une des formules de change les plus sûres. Nous venons de voir dans les deux posts précédents la relation FL, LF tout comme ce que serait notre vrai Alpha. Aujourd'hui on va voir comment ce MP avec la chute du P va se réduire au seul M qui lui aussi aura une équivalence avec B, V, F. En outre on vient de voir que V=alpha = LF. Donc on combinera les deux formules pour souligner une relation certaine entre les mots correspondants.
M ~ F ou Ph
M ~V~ LF ou LPh
Cette deuxième formule va nous servir à comparer notre lexique "hydrique" donc lié à l'eau. On observe des choses étonnantes à la lumière de cette formule de correspondance entre M et alpha-LF. Le mot grec thallassa (la mer), mot reconnu comme non-grec par les grecs eux-mêmes, serait certainement lié à notre lexique kabyle et mazigh, aux mots thalla (source, fontaine), thallaphsa (hydre).
thallaphsa ~ 1. thavsa avec V, 2. thamsa ou thamza avec M
Peut-être que là avce thamsa, thamza nous venons de trouver le nom de la mère de Lunja fille de Tamza, un personnage qui ne fugure nulle part ailleurs avec un conte à part (comme Tseriel) mais considéré à tort comme étant une ogresse, en réalité elle serait tout simplement un monstre...comme l'hydre (thallaphsa = thamza). Donc voici une nouvelle piste de Lunja fille de Tamza devenue Lunja fille de Thallaphsa. A vérifier.

Calama
Mais c'est surtout la fomule M ~ F que l'on va appliquer aujourd'hui pour les toponymes nord-africains. Pour comprendre le désastre intellectuel et identitaire en ADN en Algérie en particulier je tiens à vous raconter l'étymologie populaire de la ville de Guélma en Algérie. Voici la version bédouine qui prédomine en Algérie, c'est cette version folklorique et ridicule qui ferait l'unanimité en Algérie surtout chez la majorité arabophone. Voici leur version.
Galma. Le nom Galma vient du fait que lorsque les bédouins arabes sont arrivés (lors de leurs tfou!touhates) sur ce lieu inhabité auparavant (sic! hugh!hugh!hugh!) l'un de leurs deux éclaireurs en découvrant un point d'eau cria de joie et son compagnon s'empressa d'annoncer la bonne nouvelle au cortège bédouin qui les suivait à distance en criant "aw lga lma" (il l'a trouvé l'eau).
Ha-ha-ha! Guélma, Galma existe depuis au moins l'antiquité et s'appellait Calama, certains donnet aussi le nom Malaca. Donc Guélma était simplement Calama mais de ça les bédouins s'en fichent, ne perdez pas votre temps à les convaincre de renoncer à leur version ridicule, impossible de se faire entendre par ceux qui ne croient qu'aux mythes bédouins et à la geste hillalienne.
Notre objectif à nous aujourd'hui est de lier l'antique Calama à des toponymes modernes kabyles, shawis (mazigh), nord-africains par extension.
CLM ~ CLMB, CLMP ~ CLV, CLB, CLF
Calama avec le M en F dans sa terminaison s'aligne très facilement sur un toponyme kabyle moderne: xalpha, khalpha (Ath Khelfoun, Bou-Khalfa). Donc Il est très probable que Calama = Calapha, Galapha, Xalapha (Khelfoun, Khalfa). L'autre variante serait avec un "dj" au lieu de Ga ou Ca dans djelaph, dhelaphin-djelavin (au pluriel) des toponymes comme Djelfa, Tijelabine. Une autre possibilité avec la possible variante moderne de Calama-Guélma serait avec un "g" spirant et à la forme plurielle i-gulmman (en fr. Igoulmane), i-gulmimen. Tout ça sera vérifié avec le temps.

Noms
Nous savons que cette relation M ~ V issue de MP=V, B peut-être nuancée, le M étant féminin (Mu-, Mi-) et le V masculin (vu-, Bou-). Le plus étonnant est cette corrélation entre les patronymes avec M et leurs homologues avec V ou B, voyons ces noms transcrits à la française.
hammoud ~ abboud, abboutite
hamrouche ~ abbrousa
Afroun, Feraoun ~ Amroun
Freha ~ amrah, amragh, tamaright
hemdani ~ abdani (abdelli avec L au lieu de N?)
? hemza ~ abbas ?
Le but recherché dans ces comparaisons est de détrôner les intrus, le son "h" d'abord et le préfixe M omniprésent. Ce M très répandu en préfixes kabyles serait une influence des sémitiques. Quand les chercheurs nous disent que muqRan, en fr. A-Mokrane (le grand, chef) est introuvable dans les noms et titres de nos chefs de l'antiquité on peut supposer que ce M y est pour qlq chose. En clair muqRan-aMokrane aurait existé mais sous une autre forme, sans le M muqRan est QRN comme GRND de grand issu du latin, on voit que le M est un préfixe dont on peut se défaire. Et si au lieu de ce M un autre préfixe était utilisé durant les temps anciens, par exemple P, Ph, V ou B qui sont dans notre formule justement. Et ce M aurait été LF ou Alpha? C'est toute la question qui se pose...pour l'année prochaine.

Allez Bonne Année 2010 à tous, Joyeuses Fêtes et Joyeux Yennayer pour le 12 du mois de janvier. ¡a-sugas a-mmegaz!

vendredi 11 septembre 2009

Isola

Les possibilités de l'île...

Exil
On ne va pas plagier Houellebecq, en bon kabyle je trouve les bretons plutôt sympas exception faite du borgne bad, ce born bad né-méchant et qui finira méchant, et puis je vous avoue que j'aime beaucoup la cornemuse! Sinon le sujet de ce billet est ailleurs, ce sont les possibilités de l'île ou des îles, le nom même "île" qui doit nous dévoiler tant de choses intéressantes.
thi-gzirth = une île, l'île en kabyle. Ici la racine est [g.z.r] oû le g est spirant.
djazira = île en sémitique-arabe avec la racine [dj.z.r].
D'abord on constate la similitude entre les deux appellations. Ensuite on sait que les sons spirants (comme k, g en kabyle) n'existent pas en sémitiques, en arabe du moins, donc le g devient un dj pour la variante arabe.
Et après on doit faire un petit rappel sur la différence et opposition entre le R et le L en kabyle, deux consonnes qui ne se suivent jamais et qui se rencontrent très rarement dans une même syllabe ou même mot. L'altération du L par le R est assez fréquente, wL,uL (coeur) est dit wr, ur (coeur) en rifain, cette altération concerne notre lexique vs lexique sémitique-arabe et vs lexique latin et parfois grec. En kabyle pour simplifier le L c'est le moteur, R c'est la roue; ou bien le L c'est la mer (eau), le R c'est la terre. On va revoir ce mot "île" compte-tenu de cette altération L-R ou R-L.
[g.z.r] de thi-gzirth serait [g.z.l]: il rappelle trop le latin comme l'italien moderne isola [izola] qui signifie "île" et "un édifice isolé (un châpiteau par exemple). D'abord cette comparaison nous permet de supposer que notre g spirant a la fonction de voyelle comme y, i en romanes. Isola a donné île en français, isle-island en anglais, etc...Les mots asile, exil parvenus en français par le latin aussi sont issus probablement de là car le sens est assez clair, un exilé est isolé comme une île!
Et comment dit-on chez nous isoler?
En kabyle c'est aazel, prononcé à tort a3zel. Ce verbe en effet interère avec l'arabe 3azel = bannir, exclure, isoler, etc...Comme d'habitude c'est la toponymie qui vient à notre secours pour nous départager. En effet en kabyle nous avons des toponymes comme Aaziv ou Laaziv (entre Tizi et Boumerdes, Naciria en arabe) ou sous la forme de Azzaba (à l'est) qui viendraient de Laaziv qui signifie un coin isolé, en retrait du village/de la ville.

Asif
Ce nom Aaziv ou Laaziv nous renvoie vers aazel (isoler) mais on voit que pour la terminaison il y a qlq chose qui manque. Ceci nous renvoie à notre supposition émise dans un post récent (Charvals 501) qui disait qu'il y aurait un L caché derrière le F ou V de terminaison, ex. jiv (poche) serait jeliv. Donc pour avoir une concordance entre le toponyme et le verbe on doit supposer que Aaziv serait Aazilv, Laaziv serait Laazilv et que le verbe aazel serait aazelf ou aazelv.
Ce phénomène du L rétabli devant F-V nous ouvre plusieurs possibilités pour mieux comprendre le lexique correspondant avec surtout les terminaisons en F ou V, voir B -P. Nous savons par exemple que le L et LF en langue kabyle (langues mazigh en général) sont présents dans les appellations relatives à l'eau (courant, navigation?) c-à-d la mer, l'océan. Prenons donc notre asif (rivière), il serait peut-être a-siLF et d'ailleurs cette forme est attestée en toponymie d'ADN, avec une petite déformation il est vrai, dans le nom de shlef ou Chlef ("rivière") à l'ouest d'Alger. En conséquence cette hypothèse LF avec le L rétabli devant F-V a raison d'être, ce qui nous pousse à revoir notre lexique surtout les mots avec des terminaisons en iF, iV, etc...On reviendra là-dessus une autre fois.

Thebes
Je voudrais terminer ce billet sur tout autre chose. Vous savez que nous utilisons les chiffres dans les toponymes (pour fixer entre autres le lieu du marché hebdomadaire dans telle ou telle région, par exemple Sevth à Tizi. Ce mot Sevth est bien entendu proche du sémitique-arabe sebt (samedi) de seb3a (sept) comme du latin/des romanes sept (7), lui-même proche du grec epta/hepta (on en a déjà parlé dans le post "7 Egypte"). Nous avons aussi Thevesth ou Tebessa (à l'est de l'Algérie) en toponymie d'ADN qui n'est pas sans rappeller Thebes de l'ancienne Egypte ou Thèbes-Thivai de la Béotie en Grèce.
Il y a deux supposition qui viennent en tête. La première est celle de replacer le L devant le V soit Thevesth qui devient Thelvesth avec toutes les variantes qui peuvent en découler. La seconde consiste à comparer TBSt antique à SBT moderne et à dire qu'il y a permutation S-T c'est à dire que le S actuellement en préfixe était en suffixe dans l'antiquité, donc Sevth aurait été Thevs anciennement et que sept (7) se disait non pas svaa mais thvas. L'approche est intéressante mais tout celà nécessite une analyse plus approfondie avant de conclure. Pour ce il faudra se rendre sur son île, la plus belle de l'archipel, et y réfléchir.

lundi 31 août 2009

Charvals 501

Cette fois on va parler de fringues...

Préambule
Chez les kabyles traditionnels le pantalon est exclusivement réservé aux hommes, la femme devait porter une robe. Bien sûr que le temps et la modernité ont fait évoluer les choses mais jusque dans les années 70 une fille ou femme qui portait le pantalon en Kabylie était le symbole même de la modernité, vous vous rappellez la vieille chanson machiste " 'err as awal, hathan th'ersa ad a-serwal, 'err as awal s thaRumith ad sawal" (réponds à la fille, c'est elle qui t'appelle, elle vêtue de pantalon, elle qui parle français). Mais d'oû vient le mot a-serwal en kabyle, mot que l'on retrouve en argot DZ tout comme en arabe classique...et ces camarades comme d'hab crient sur tous les toits que serwal est un vernaculaire arabe, une autre "invention arabe". Et comme d'hab c'est un mensonge.

Sharval
Donc c'est serwal chez nous en ADN. Et il faut signaler qu'il s'agit d'un pantalon traditionnel, un pantalon 5 vitesses à cause de l'étoffe-pendule, sorte d'appendice, entre les jambes. Ce pantalon traditionnel à la Aladin est appellé en algérois "seroual loubia" (pantalon haricot), retenez donc la comparaison à l'haricot.
Ce même pantalon était porté au moyen-orient, chez les turcophones, en Persie et en Inde. Il existait aussi chez les cosaques, les ukrainiens et les russes du sud. Et il est désigné par un mot très proche de notre serwal: sharovary. Les étymologistes lui donnent une origine perse. Le mot sharovary en russe et ukrainien est un emprunt à l'iranien saravara ou scaravara (pantalons) de l'ancien perse salvar, en ancien perse sharval devenu shalvar en perse moderne. Ce mot se retrouve aussi en grec et en latin aussi saraballa, voir charvals en français. Aucune trace d'invention arabe comme vous voyez.
Djellaba
J'ai déjà expliqué sur ce blog que le mot djellaba est d'origine kabyle et mazigh tiré de la racine GLV-JLV de tha-jelav-th (enveloppe), ou jilv de tha-jilvant (petis pois en cosse). La racine JLV ou GLV avec son sens "d'enveloppe bouffante" c'est la forme de la cosse bouffante des petits pois, la forme est enflée à la différence de la cosse d'haricot très collant...et là les algérois avec leurs "seroual loubia" avec l'allusion à l'haricot font une faute car on ne peut pas appeller un pantalon bouffant par le terme collant/moulant/serré, pour la comparaison c'est le petit pois qui convient et non pas l'haricot.

Et je suppose que pour le mot serwal la même logique est applicable que pour la djellaba, c'est à dire la forme bouffante (comparée à celle de la cosse de petits pois) aurait été à l'origine de ce mot. Bien entendu il y aurait eu altération de certains sons, comme d'habitude avec la permutation R-L et surtout la terminaison en L qui serait chez nous en N. Bref, le seroual SRWL aurait pu être SRVN servan, shervan ou SLVN serlvan, shelvan, jelvan en kabyle avec la relation directe à sa forme enflée et bouffante comme JLVN de tha-jilvant. Ce n'est bien sûr qu'une supposition mais avouez qu'elle est très argumentée comparée aux versions officielles qui nous renvoient d'office et tout le temps vers une origine "orientale" sans apporter un quelconque argument et d'ailleurs il n'y aurait à ma connaissance toujours pas de dictionnaires étymologiques arabes par exemple. Mais ça c'est leur problème, nous on s'occupe de nos affaires et surtout on doit faire face à la supercherie et à l'usurpation dévorarice de ces camarades qui a causé et qui cause encore tant de dégâts en ADN plus particulièrement chez les kabyles, les mazigh en général. Le plus curieux est que cette racine JLVN (cosse petits pois) ou sa forme courte JLV-GLV (de tha-jelavth = enveloppe) se retrouve dans GhLF avec le mot ghulfa utilisé en kabyle comme en arabe ghulfa (couverture)...et cette racine GLF aurait étrangement une relation phonétique avec un autre vêtement, comme disent les italiens pantalon alla zuava (pantalon zouave/azwaw de Kabylie ancienne) ou golfi en russe (chaussettes longues ou bas très remontés), mot issu de l'anglais GOLF, d'oû le terme culotte de golf...c'est bizarre quand même!
Sinon pour l'origine du pantalon moderne normalement ce sont les peuples germaniques, les allemands apparement, qui l'auraient inventé en lui donnant l'appellation bruck (en allemand) ou broek (en néerlandais). Plus tard un autre allemand, plus exactement un juif allemand, "inventera" le jeans en Amérique, c'était Levi Strauss. Ces jeans étaient d'abord destinés aux travailleurs, uniquement aux hommes. Avec le temps le jeans s'est popularisé et démocratisé. Alors Levi's 501 ça vous dit qlq chose? Et que dire des délavés, des Loïs, Carrera dans les années 80. Ah! le bon vieux temps! Aujourd'hui tout est brodé, un garçon oserait à peine mettre un jeans si féminisé. Et oui, les filles aussi portent des jeans, souvent très sexy. Pas d'objection d'ailleurs. Et se trouvera-t-il un homme qui oserait ignorer les appels d'une beauté en pantalon (pas en patanlon 5 vitesses mais en jeans)... ça m'étonnerait!

Post-Scriptum:
Cette racine GLV-JLV ou GLF-JLF de jelav, tha-jilvant au sens de "cosse", "enveloppe" et de "la forme bouffante" (enflée) se retrouverait ailleurs mais amputé de la lettre L comme dans jiiv, ljiv = poche (idem en sémitique-arabe djib), tout comme avec un U/W à la place de L dans le verbe Shwph, Shuf (enfler, gonfler). Dans ce cas les racines JV, JF ou Sh.F seraient des racines courtes avec un L qui a chuté avec le temps, à l'origine elles auraient pu être JLV, JLF, ShLF. Ce L reconsruit dans le mot zviv (raisin sec) sonnera zelviv ou jelaviv très proche des petits pois jilvan, ce qui est d'ailleurs très logique vu la forme identique du raison sec ou du pois. Exemple jifaR (pan) serait jelifaR. On reviendra là dessus plus particulièrement sur le L qui se cacherait entre une lettre S-Z (sh, j) et V-Ph (f). Par ailleurs le mot jaavuv (tube, tube de dentifrice par exemple) avec à la racine JaV ou JâV serait une variante de JLV de "la cosse". Au final cette racine JLV-JLF (autres variantes: SLV, ShLF, etc...) aurait beaucoup de sens: cosse, enveloppe, poche, protection, tube. Et géométriquement la forme qui lui convient est avant tout le cylindre. On reviendra là-dessus une autre fois.
Une autre remarque. Dans cette racine JLV de "cosse, couverture, enveloppe" on retrouve LV ou LF de 'els (s'habiller, vêtir) -parfois altéré en 'ers - ou levsa (habits, vêtements), mot qu'on retrouve en argot DZ et probablement en arabe aussi lebsa (habits), lebes (vêtir). Cette partie de la racine LV ou LF de levsa atteste le même sens de "couvrir" que JLV de jellav, jilvan. A suivre donc.