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jeudi 24 octobre 2013

Ptah superstar

A l'origine il y avait le démiurge de Memphis...

C'est quasiment une certitude, le nom de la divinité égyptienne ancienne Ptah "celui qui ouvre" aurait donné naissance à une pléthore de mots et notions dans d'autres langues et cultures.

Egypte : le nom grec de ce pays serait issu du nom Ptah.

Clef : le terme arabe meftah "clé" est tiré de Ptah.

Lumière, couleurs, spectre :
tha-phath (tafaf) = lumière en kabyle (mazigh en général) serait liée à Ptah. 
photos, phos = lumière en grec serait liée à Ptah.
(Ce n'est pas pour rien que Hephaistos est Ptah dans certains cas : phos en grec serait-il hephos ?)

Alpha, Talafssa :
La racine LPh ou LF de aleph/alfa aurait probablement un lien avec "lumière, couleurs" et avec Ptah donc. Notre Thallaphsa (Talafssa) "hydre" serait une hydre à 7 têtes comme la couleur ou le spectre lumineux à 7 couleurs visibles. A propos, notre talafssa pourrait prendre la forme d'une araignée (elle ressemble anatomiquement à la pieuvre). Peut-être même que talafssa serait tislit d'Anzar "l'arc en ciel" qui sait.     

Sept, hepta :
Le grec hepta (7) serait issu de Ptah,
Le latin septa (7) serait issu de Ptah,
Le kabyle sevaa, svah, sevth idem arabe sab3a (7), sabah (matin), sebt (samedi) aussi.
Le terme argotique nord-africain et masri sebaa (lion) aussi.

Idem pour une pléthore de mots dans plusieurs langues. En ligne de mire pour vérification du lien avec Ptah les noms et termes grecs suivants : Ptolémée (équivalence Ptah vs Cydonia "coing" ou ptolémée signifierait "égyptien"), ptolys/polys (cité, ville), pteros (aile), hepar (foie), etc...Pour le kabyle la vérif porte sur ceci : ipher (aile, feuille, cacher/protection) serait le masculin de ou simplement en relation avec tha-phath (lumière), et de là serait issu LPh de alpha, thallaphsa pour, entre autre une couleur précise : le blanc-beau, couleur d'argent. A vérifier donc.

Ceci n'est que pour vous donner une idée de l'impact de l'ancienne Egypte sur le monde.

samedi 19 octobre 2013

Ithaque, l'académie

De la vie et de culture...

Il n'y a pas une seul espèce animale qui passe par autant de métamorphoses que le papillon : oeuf-chenille-pupe-papillon.

La momie
Les momies égyptiennes dans les sarcophages, vous en avez certainement vu ou entendu. On dirait des poupées gigognes, ou des poupées tout simplement. Le défunt pharaon est momifié et "conservé" pour renaître ailleurs, la ressemblance est frappante :
Oeuf - chenille - pupe - (renaissance) Papillon
Ovule - être vivant - sarcophage (momie) - renaissance (ou élévation de l'âme)
C'est la terminologie correspondante qui nous donnera plus d'éléments.
a-pherdTedTu (fertetu) : papillon en kabyle pour "aile-oeil" ou "protège-oeil" ou ?
= PhR (aile, voler/fly, feuille, cacher/voiler/protéger) + dT (oeil)
La racine kabyle PhR (FR) dans le sens de "voiler, cacher" a sans doute le sens de "protéger" (aile protectrice) et "conserver". Racine FR/VR/BR utilisée pour "couvrir" (lexique hivernal) : tha-phersadith (couverture), a-berdTun (pull), a-vernus (toge). Cette racine est à l'opposé de la racine LPh (LF) qui indiquerait une simple envelloppe (tha-jellavth, djellaba).

Le bébé
Nous allons maintenant comparer notre papillon au bébé humain.
Oeuf - chenille - pupe - papillon
Ovule - bébé (rampant) - bébé emmailloté (berceau) - enfant (debout)
La momie : le bébé emmailloté; le sarcophage : le berceau (le nid).
Le bébé (luphan en kabyle, sabi en arabe) chenille rampe, marche sur le ventre et à 4 pattes : une  chenille (bourebou en kabyle/chaoui) c'est une mille pattes :  on comprend pourquoi Aleph (alif en ar.) c'est Mille ! Comme pourquoi LPh qui repousse est dans hydre "thallaphsa" en kabyle (mazigh) ! Mieux encore, Alpha ou Aleph pourrait être justement la Patte voir tentacule (pour l'hydre). D'ailleurs la forme du Alif arabe y ressemble étrangement !

Poupée
C'est beau la liberté !
Le papillon quitte sa pupe "couveuse" et s'envole. 
L'oisillon quitte son nid une fois poussées les ailes et s'envole.
Le bébé quitte son berceau et se met à marcher.
Et qu'en est-il pour les momies ? Le sarcophage serait-il fait pour conserver aussi l'âme, la vie du pharaon, donc si on l'ouvre on la libère ou est-ce l'inverse : l'âme de la momie s'envole pour renaître ailleurs et le sarcophage doit demeurer clos ? Mystère. 
Revenons à notre pupe de papillon. 
C'est clairement une poupée.
C'est aussi poupée = esclave (voir grec kyklos "cycle" d'où kukla "poupée" en russe).
Le bébé emmailloté dans le berceau, protégé et dépendant, est en effet prisonnier, donc un esclave tant qu'il ne se lèvera pas de lui-même (en russe reb- dans rebënok "bébé" est le même que rab "esclave").
En kabyle c'est donc akli qui correspondrait (akliph, akleph ?). 
Même si la racine PhR (aile, protection) y correspond aussi :en fr. le terme paupière (qui protège l'oeil) serait certainement lié au papillon. Donc en kabyle le nom de papillon qui sonne comme "protège-oeil" (apherdTetu) irait bien à la désignation de "paupière".

Vertical
Maintenant on va voir certaines observations qui nécessitent plus de fondements...
Cette pupe de papillon rappelle aussi une coquille (voir aussi arus "escargot" en kabyle), ici on retrouve l'origine de la coquille de Vénus/Aphrodite qui, notez le bien, est debout dans sa conque comme la chrysalide de papillon dans son cocon ! 

Ce cocon serait la mousse d'où serait sortie Aphrodite selon le mythe grec. En kabyle c'est soit le terme kupheth (écume) - d'ailleurs l'kuphen est linceul, suaire, momie donc en kab ? - soit a-rukthi "pâte de pain à levure" qui enfle et se lève donc (racine "k.th" ?). A suivre. 

Momie serait issue de l'arabe moumia. En arabe poupée est doumia. A regarder le cocon de la pupe on dirait le cotton et...cognassier. Donc là la piste de tha-kthunya kabyle ou kidonia en grec, et sfardjal en arabe pour le cognassier (voir pomme ou apple/apfel des mythes de la genèse, mythe d'Eve, etc...) pourrait être intéressante. A vérifier  

Le passage de la pomme au coing va continuer pour arriver à la pomme des hespérides, l'orange. Le terme portokali en grec ou burtuqal en arabe pour "orange" nous renvoie à première vue au Portugal (les marins portugais importaient de Chine ce fruit, appelé en kabyle et argot nord-africain China, en allemand apfelsin "pomme de Chine"). Linguistiquement en arabe les termes désigant "coing" et "orange" pourraient être liés.  Il est possible que le terme portokali en gr./burtuqal en ar. nous renvoie à la notion de Vertical ou Montant. 
Pour nous ça serait le Coing qui serait assimilé au Nid, à la Pupe (de papillon). Et la relation avec la Chine d'où viendrait-elle ? Ben d'une autre pupe, d'une autre chenille : le ver à soie qu'on dit originaire de Chine...rien n'est moins sûr aujourd'hui à la lumière de ce que l'on vient de voir !  

Les couleurs de Ptah
Un autre mystère demeure, celui des couleurs.
La racine PhR dans le kabyle ipher (aile, feuille) ou pher (voiler, cacher, protéger donc conserver ?) sous cette forme (FR) ou une autre (VR, BR) devrait contenir les notions de couleur. La feuille, on le sait, est verte (la vie) ou jaune/orangé (feuille morte).  On y reviendra ultérieurement mais notons déjà que la racine kabyle (mazigh) FR ou VR (transcrite BR par certains) dans a-verkan (berkan) "noir, brun" est comparable à celle (VR) ayant donné en romanes verde, vert tout comme Ouvert (Ptah "celui qui ouvre"). Le noir ou/et le vert nous renvoient aux couleurs de Ptah. Cette piste est prometteuse, on y reviendra.   

Colonia
Notre hypothèse première est relativement simple :
- Cognassier = Vertical : tha-kthunya en kab./kidonia en grec où KT, KD ou GD indiquerait la vertical comme dans agadir (gad "rempart" en phénicien) ?
 - Cerisier = Horizontal : tha-knissya en kab où NS, kNS/gNS atteste "couché"
La deuxième l'est encore plus :
L ~ T (D, dT)
Autrement dit :
Cognassier = Colonie
(tha-kthunya = tha-klinya en kab., kidonia = kidonia en grec).
La racine KT ou KD ou GD (agadir par ex.) serait équivalente à KL/CL.
Et donc notre Akli serait akthi, akdhi, agdhi, c'est plausible
Ici se confirme notre hypothèse émise auparavant concernant la désignation des Kabyles suivant leurs origines géographiques et leurs fonctions (idheflwaen, iflissen, etc...) : les colons = iklan (les esclaves/prisonniers) = (très probablement) = habitants des Plaines ou paysans travaillant plaines/vallées.D'ailleurs akal est le sol en kabyle.
Les Italiens que Salluste décrit dans "la guerre de Jugurtha" seraient des parlant des iklan pour le sens non pas d'esclaves (prisonniers) mais des paysans des plaines/vallées surtout des Grandes Plaines (Akli étant grand/géant) de la Tunisie actuelle.

Eau de Cologne
Le terme clef serait lié à esclave. 
Clef serait Clairière (poliana en russe/slaves).
Les Slaves seraient ceux des Plaines/Clairières, et non des esclaves.
Cologne (en Allemagne) = Colonie 
Cologne = Pologne (comparable)
L'eau de Cologne est l'eau de Clef, c'est à dire...
Eau de Cologne = Eau de Source (clé = source : kliuch en russe/quelle en allemand, klidhi en grec, thalla/akli en kabyle). 
Idem à Rome : Aqua Claudia serait non pas dûe à Claude (le boîteux comme Akli, Héphaistos) mais simplement Aqua Claudia = Eau de Source, c'est exactement comme Eau de Cologne.
Source est "oeil" (aL en kabyle, 'ayn en sémitiques).
Coloniser = Helleniser = Poloniser = Polleniser (pollen = cocon = coing) = Macedoiniser (coing = colonie) = esclavagisme :) = al foutouhate arabo-musulmanes (de Ptah égyptien) ! 

Utica
Maintenant on revient vers les Phéniciens de Thunès.
Carthage serait "ville nouvelle" en opposition à Utique "ville ancienne". 
Utica en phénicien signifierait "colonie".
On va comparer aux métamorphoses du papillon.
Vie ancienne (chenille) vs Vie nouvelle (papillon)
Vie/temps antique (Utique) vs Vie/temps moderne 
Probablement c'est ce terme phénicien utica l'équivalent de l'égyptien Ptah qu'on a dit comparable au kabyle moderne dTaq "lucarne, fenêtre" (voir post "bêta, la revanche de Ptah").  
Il est fort probable qu'Utique (utica) ait le sens de Berceau, bercail, Source, origine.
Justement "source" étant "oeil", le kabyle (mazigh) avec dT de thidT (certains mazigh disent thi-dTawin au pluriel pour "yeux, sources" équivalent de 'ayn sémitique) peut être en lin avec idTaq comme Ithaque/Utica.   
- Octo
Le kabyle contient le L et le dT (T emphatique) pour "yeux, oeil" (allen, thidT). 
Il est fort probable que L = dT (T) pour ceci :
KT : okto, octo en grec-latin (huit) = KL/CL en kabyle et romanes pour akli/thalla et clef/esclave.
On a vu sur ce blog récemment tous les sens de octo, recto : "huit (8), droit".
Il n'est pas exclu que Utica soit Ulica par exemple.

Académie
Revenons à notre papillon. La pupe, la poupée "prisonnière, esclave" (akli ausi clef).
Beaucoup de poupées ça fait une colonie, et ça donne une pouponnière, une vraie pépinière.
Un jardin d'enfants de nos jours.
On va prendre la traingulaire kabyle (mazigh)+arabe (sémitique)+grec comme d'hab pour découvrir des choses étonnantes.
Jardin clos est dit hadiqa en arabe moderne.
hedheq en kabyle signifie "éduqué, cultivé, bien élevé". 
HDQ est notre Utica (Ithaque), c'est Culture, jardin.
Ithaqe ville ancienne par opposition à Carthage...
QDM : aqdhim "ancien" en kabyle, qadim en arabe.
(QDM serait en lien avec aqdhim serait comme sédiment).
Bref, HDQ et QDM pour Culture/Jardin et Ancien :
L'académie de Platon est une Utica/Ithaque : le mot grec pour académie n'a pas d'explication autre que "domaine fait de jardins", jardin, jardin d'enfants puisque ce sont des élèves ! Ou une école tout simplement, mot issu du latin schola lui-même tiré du grec skhole "arrêt du travail" (?) qui sonne comme shughel "occupation, affaire, travail" en kabyle, comme shuqhl en arabe. 
Ouais !!! Utica est une académie !
Utica non pas simplement colonie mais "pépinière" (jardin), "culture" (civilisation) et académie !
Pour la première fois, le personnage de Platon, du moins son nom, me paraît être un personnage syncrétique plutôt qu'une figure historique ayant réellement existé.

Le terme kabyle hedheq "éduqué, bien élévé" nous renvoie sans doute vers un emprunt ? hedadh "forgeron" (hadad en arabe) qui sonne comme hadath [hdst] de "nouvelle" (ville, Carthage). On y reviendra.    

Académie donc de aqdhim "ancien" (qadim en arabe). QDM serait en réalité KDN (kidhonia en grec d'où Macédoine) ou KTN (tha-kthunya en kabyle) pour le cognassier : don aqdhim serait en kabyle aqdhin, akthin. et académie serait akathenia. Bref, académie (voir école) serait liée au cognassier, l'arbre du savoir donc (tha-knissya "griotte, cerisier" étant une alternative).  

mardi 15 octobre 2013

La tête d'éléphant

L'éléphant qui vous a vu naître...

Suite du billet précédent lié à Aphrodite.

Perle
Aphrodite, selon le mythe, est un perle née de l'écume.
Le nouveau-né aussi quand sa génitrice perd ses eaux.
Aphrodite - perle.
Perle aussi pour la couleur ... d'ivoire.
La couleur éléphantine par exellence.
Pourquoi en kabyle luphan pour "bébé",
Enfant, Infante en romanes : comme si éléphant était énéfant :)
(le sens d'héritier y serait aussi).
(les éléphants d'Hannibal c'est autre chose, on l'a dit !)
Ahprodite la déesse-mère, la perle...

Eléphant
Voici le lien entre Enfant-Eléphant (et Perle aussi) pour la déesse-mère Aphrodite.
Photo 1 : 
Photo 2 : 
On ne pas se tromper car les trompes sont là !
LF/LPh serait la trompe : alpha ou aleph serait la tête d'éléphant, du moins pour nous, et non de taureau comme on le supposait !  C'est un pas (d'éléphant) que l'on a fait ici pour découvrir la vérité sur les ancêtres !
L'appareil génital féminin ou fabrique de bébés est clairement assimilé à la tête d'éléphant. C'est une preuve que nos ancêtres à tous, notamment les anciens puniques et égyptiens (et grecs ?) avaient des connaissances en médecine jusque-là insoupçonnées ! 

Athena est né de la tête de Zeus d'après le mythe grec. Nous, on serait tous nés de la tête d'éléphant ! 

dimanche 23 juin 2013

Phoenicia 2.0

Vénus sous les toits de Carthage...

Ceci est une nouvelle tentative de trouver la véritable étymologie de "Phéniciens" et elle paraît être la bonne, du moins est elle plus argumentée que toutes les précédentes.

Préambule
Pour comprendre ce qui va suivre, il est souhaitable d"avoir lu les trois posts précédents sur ce blog, sinon en résumé il faut retenir cette relation :
Sphinx ~ Lion ~ Levant, Matin ~ Lumière ~ Vénus  
Pour rappel, Phénicie et Phénicien sont des appellations grecques :
Phénicien serait issu de phoinix " rouge pourpre"; ce même phoinix peut aussi désigner le palmier dattier tout autant que la teinture pourpre issue de la dégradation de la chair du murex ainsi que l'oiseau fabuleux phénix. Officiellement ce terme grec phoinix n'est pas lié étymologiquement au sphinx cependant la proximité entre phénix et sphinx est indéniable.
La Phoenicia ou Phénicie étant le Levant ou comme aujourd'hui nous appelons le Liban. Il est admis que les Phéniciens, habiles navigateurs et négociants, seraient partis de la méditerranée orientale jusqu'à l'occidentale pour fonder la ville de Carthage (près de Tunis actuelle). Si on résumait les principaux indices (et légendes) admis sur les Phéniciens on aurait ça :
1- Levant (origine, Phénicie)
2- Rouge pourpre (phoinix qui aurait donné leur nom)
3- Carthage 
4- Eléphants de Hannibal

Sakura
Pour la mise en bouche, il suffit de prendre les habitants du pays du soleil levant, les Japonais, pour comprendre que les Phéniciens ne sont pas seuls dans leur cas. On prend 2 indices des Phéniciens : Levant + Rouge pourpre. Ce dernier n'est pas forcément lié au murex mais kabylement parlant comme on l'a vu dans le billet récent "Zemmour, ADN kabyle" la Cerise ou griotte (tha-knisya en kabyle) - symbole de pouvoir par ailleurs - grâce à la présence dans la cerise des antocyanosides qui donnent cette couleur particulière. Donc nos 2 indices phéniciens deviennent : Levant + Cerisier (pour la couleur pourpre). Et ces 2 indices sont tout simplement les symboles des Japonais : le soleil levant sur leur drapeau + la sakura (cerisier japonais) symbole de beauté éphémère chez les nippons (une déesse de beauté presque, une Vénus quoi !).  
Vénus
Dans le billet précédent on a vu en détail que le Levant est associée à Vénus, le Sphinx de Gizeh qui a les yeux rivés vers l'Est en étant la preuve. En clair, un Levantin = un Sphinxien (permettez-moi cette horreur), un Aphroditien ou un Vénussien...un Phénicien tout simplement !
D'ailleurs, Sphinx et Phénix auraient la même origine à mon sens.
Même mécaniquement (cad tout bêtement) on peut lier le Levant à Vénus en ajoutant le L à cette dernière : Levenus, tout proche de Levant.
Bref, la Phénicie, à la différence du Japon lié au lever du soleil, serait le pays de Vénus levante (lever héliaque), l'interprétation de pays de lumière (levante ?) est aussi envisageable . La Phénicie est liée à la déesse de beauté féminine Vénus, a priori éphémère vu que la déchéance est inévitable une fois la jeunesse passée comme l'éclair...comme Barca "éclair, foudre" dynastie carthaginoise : ceci conforterait l'hypothèse de Phénicie = pays de Lumière surtout que l'éclair/foudre est associable au phénix qui se brûle lui-même et renaît de ses cendres. Toujours est-il qu'il est désormais établi que les Phéniciens sont étroitement liés à Vénus. 
Tanit
Effectivement, les Phéniciens ou plutôt les Punico-Phéniciens de Carthage vénéraient leurs Vénus qui s'appelait Tanit...qui n'a rien de proche-oriental ou sémite (Astarté en Phénicie/Levant) ! Le nom et le symbole de Tanit sont à mon sens mal interprétés, pour l'étymologie de Tanit l'origine "berbère" (libyque ?) est envisageable mais l'interprétation est simpliste, tout comme le symbole de Vénus-Tanit qui devrait être plutôt vu comme un symbole astronomique (triangle, astre au dessus, etc...) qui nous renverrait à un repère astronomique important pour les Punico-Phéniciens de Carthage.

Eléphant
Voyons les 2 autres indices phéniciens restants. D'abord pour Carthage - QRT.HDST (version sémité: QRT = ville, village) - on a vu que QRT de Carthage est le même que QRT de Cirta la capitale Numide et que ce QRT ne serait pas "un centre" comme ailleurs mais "un pôle" (voir les billets "Le pôle kabyle" et "Les chemins de Cirta") donc l'origien locale de QRT serait plutôt la bonne.
Il nous reste plus qu'à élucider le dernier indice phénicien : l'éléphant.  Les éléphants d'Hannibal pour moi ça ne tient pas debout, ce serait juste un symbole. Oui, sur les monnaies punico-phéniciennes on y voit des éléphants mais ce serait juste un symbole.
D'abord un petit rappel de ce qui a été déjà dit sur ce blog à ce sujet :
- Eléphants d'Hannibal = (en réalité) Infanterie d'Hannibal
Pourquoi ? Enfant, Infante des romanes ayant donné infanterie se dit Luphan (bébé, enfant) en kabyle même de nos jours, alors ce qui est Infanterie chez les latins serait Luphanterie/Elephanterie chez nous. D'ici viendrait cette confusion ! Et puis des éléphants en Afrique du Nord...on n'est pas en Inde quand même !
Cet éléphant punico-phénicien trouverait d'autres explications grâce au kabyle qui a sauvegardé le lexique correspondant ainsi qu'à une comparaison aux grecs.

Levant kabyle 
On l'a dit dans les derniers billets que le côté du versant ombragé (amalou) et aquifère (thalla "source, fontaine") a donné le toponyme Ath Lewnis (ou Ath Yewnis) qui serait simplement le Levant. Ce toponymes a donné les noms LWN tels que Liwan, Lwani, Lewnis, Lewenas. En outre, le kabyle possède YWN de yiwen = un (1), seul ? qui serait probablement LWN le L en Y étant fréquent en kabyle.  Y a pas à chercher plus loin, ce LWN kabyle indique clairement :
- Levantin (matinal);
- Lewenas = Leo latin = Leonidas grec (lien avec Lion) - à élucider;    
- LWN ou YWN (1) : Il est plus que probable qu'il y a relation avec Jeunesse en latin (ainsi Juventus devient Levantus :), avec le dieu janus ou la déesse de la jeunesse Junon (Héra chez les grecs) qui serait à mon sens une autre facette de Vénus (Aphrodite des grecs rivale de Héra en matière de beauté) qui comme on l'a vu plus haut est associée au Levant.
C'est dans ce lexique kabyle de la racine LWN-YWN, LWNS que l'on peut dénicher beaucoup de choses. On peut faire de la même façon en romanes (en français) pour qu tout le monde comprenne :
Levantin avec [V] décliné en [F] devient Lephantin...et voilà notre éléphant punique !
Le "levantin" donc "phénicien/vénussien"(et aussi ce diable "d'éléphant") est bizarrement demeuré uniquement chez les Kabyles  en Afrique du Nord : Lwenas, Lwnis sont LPhNS (tiens, Alphonse nom espagnol où les puniques étaient présents y serait-il lié aussi ?).

Plus loin encore, YF  ou LPH (si L = Y comme souvent en kabyle) de if, yif ou liph = mieux, meilleur serait peut-être par comparaison aux autres langues lié à lueur/luz/lumière (donc Vénus) tout comme YF ou LPH de a-yefki/Lephki = lait et  yfan/liphan = seins expliquerait que luphan (bébé) serait bébé avant sévrage (un innocent !) nous renvoie peut-être à la notion de déesse mère comme Tanit, la Vénus de Carthage (Vénus étant associée au matin/levant; le terme matin en latin a la même racine que mère...). 
Stop ! On arrête de cafouiller, ça fait trop d'infos. Passons aux conclusions suivantes.

Dauphin
Vous aurez remarqué que dans le paragraphe précédent, le Levant a été associée d'un côté à une déesse Vénus (Tanit à Carthage) ainsi qu'à des animaux, le Lion (pour le Sphinx), le lion avec la racine LO ou plutôt LV/LW (lev, lewe) - indice important qui le relierait au Levant- et l'éléphant pour les punico-phéniciens avec la racine LPh voir LV. 
Eh bien, voici 3 hypothèses intéressantes. 

1. C'est la racine LF ou LPH de alef/alfa et du Levant/Éléphant qu'il faut viser : alef = 1000 donc le plus grand nombre, le meilleur donc. Cette racine LPH demeure en kabyle dans ileph = sanglier sans doute à cause des défenses. Le choix de l'éléphant comme symbole par les puniques n'est pas fortuit et les mythiques éléphants d'Hannibal serait plutôt les Défenses d'Hannibal, l'Infanterie d'Hannibal que l'on peut quantifier à 1000 (aleph) de la même manière que chez les Romains l'armée était organisée en légion, cohorte, etc...   

2. Ce fameux Éléphant des carthaginois, des punico-phéniciens, d'une symbolique tout à fait exceptionnelle, aurait son équivalent chez les Grecs et chez les Romains.
Éléphant punique ~ Delphin ou Dauphin grec   
La racine LPH explique la proximité. 
Ces deux animaux sont "intelligents".
En grec même racine pour delphus dauphin et delphax porc (pour info LPH d'éléphant est dans ileph "sanglier" en kabyle).
C'est la dimension religieuse qu'il faut prendre en compte : le dauphin était l'emblème d'Apollon dieu de la clarté et lumière (et étalon de beauté aussi). Comme on s'y retrouve ! 

3. Le symbole équivalent chez les Romains serait la Louve capitoline.
Là encore la racine LPH d'éléphant carthaginois se retrouve dans Luvo/wolf en Europe.
Cette Louve romaine est d'office la protectrice et "mère" des fondateurs de Rome.  

Au final, nous aurons établi que les Phéniciens sont, bien entendu, des Levantins et donc des Vénussiens. Vénus symbole de lumière et beauté devenue Tanit à Carthage est le culte fondamental des punico-phéniciens de Carthage.  

Les autres hypothèses ne sont pas irréprochables mais recevables à mon sens : la racine LPH voir LV de Levant est dans Éléphant, voir Eléphante ?, symbolique pour les Carthaginois, Delphin ou Dauphin, symbolique pour les Grecs et la Louve, symbolique pour les Romains. Peut-être même que Dauphin/Loup ou Louve/Eléphant seraient alef/alpha et donc mille (1000). 
Il n'en demeure pas moins qu'une dernière hypothèse s'impose d'elle-même : Vénus est-elle la mieux placée pour symboliser pour les hommes tout ce qu'ils aiment : lumière, beauté et la mère protectrice (Tanit pour les Carthaginois) ? Il suffit de prendre cette même racine LPH (qui est dans "lait" et "sein" en kabyle) et de traduire le nom grec de cette mère céleste arche de lumière pour comprendre que ce serait peut-être elle et non la planète Vénus la plus Belle, la plus Lumineuse et la Mère allaiteuse protectrice : la Voie Lactée !   

Galacticos
Et cette version liée au Lait se confirme. D'abord en Egypte pour qui le Levant ou Liban est vraiment à l'Est le lait, à la différence de l'arabe des vrais arabes pour qui lait c'est halib, en arabe égyptien "masri" le lait est dit Leben donc idem à Levant. Leben est petit lait chez les nos maures arabisés. Ensuite le terme grec galaxie ou galaktikos signifie "cercle lactée" , en latin lactis est aussi lait. Donc le Levant associé à la Voie lactée, tout comme Vénus peut-être, est une version recevable.
Et si Lait (galaxie, voie lactée) est à associée au Levant, donc à la Phénicie...et que la vache (à lait) s'appelle Phénicie , enfin presque ! : tha-Phunas-th en kabyle (th, t affixes du féminin), que dire alors ? La Phénicie liée au Lait logiquement serait la Vache kabyle. En clair, c'est bien le kabyle* PhNS de tha-phunas-th "la vache", un animal vénéré et omniprésent dans notre folklore (ex. la vache des orphelins), qui détient la réponse à l'origine de Phénicie ou du moins de punico-phénicien !
* Dans d'autres langues "berbères" (Rifain notamment) FNS de tafunast (la vache) a son masculin afunas (boeuf), ce qui est strictement impossible en kabyle qui différencie le féminin (ex. tha-phunas-th "la vache") du masculin (ex. azgar (boeuf, taureau)
En mythologie, cette vache serait peut-être la déesse égyptienne Isis parfois vache ou plutôt Hathor qui justement "représentait la voûte céleste", elle est aussi associée, tenez-vous bien, à la voix lactée au troisième millénaire avant JC, vache au pis de laquelle s'abreuve le pharaon pour recevoir le lait divin (tiens, ça rappelle Rémus et Romulus et la louve capitoline !) ...".

Liban
On va terminer ce post comme on l'a commencé, par le Japon. 
Levant est devenu Liban : pays du Levant
Japon est Nippon, Nihon en japonais : pays du (soleil) Levant.
Ces deux mots de deux syllabes sont identiques même s'il y a altération. Les Japs prononcent plus soft, ils aspirent :
Li - Ban
Ni - Pon 
Ces deux mots sont identiques. Si vous l'avez compris en les prononçant c'est que vous avez l'oreille musicale et comprenez la mélodie, la magie des mots.
Kabylement parlant, le symbole du Japon, Liban et autres Levants seraint une Vache...à lait. Pour dire "une levantine, une libanaise" ou "une japonaise" le terme tha-phunas-th (la vache) est celui qui convient, sans blagues !

lundi 31 août 2009

Charvals 501

Cette fois on va parler de fringues...

Préambule
Chez les kabyles traditionnels le pantalon est exclusivement réservé aux hommes, la femme devait porter une robe. Bien sûr que le temps et la modernité ont fait évoluer les choses mais jusque dans les années 70 une fille ou femme qui portait le pantalon en Kabylie était le symbole même de la modernité, vous vous rappellez la vieille chanson machiste " 'err as awal, hathan th'ersa ad a-serwal, 'err as awal s thaRumith ad sawal" (réponds à la fille, c'est elle qui t'appelle, elle vêtue de pantalon, elle qui parle français). Mais d'oû vient le mot a-serwal en kabyle, mot que l'on retrouve en argot DZ tout comme en arabe classique...et ces camarades comme d'hab crient sur tous les toits que serwal est un vernaculaire arabe, une autre "invention arabe". Et comme d'hab c'est un mensonge.

Sharval
Donc c'est serwal chez nous en ADN. Et il faut signaler qu'il s'agit d'un pantalon traditionnel, un pantalon 5 vitesses à cause de l'étoffe-pendule, sorte d'appendice, entre les jambes. Ce pantalon traditionnel à la Aladin est appellé en algérois "seroual loubia" (pantalon haricot), retenez donc la comparaison à l'haricot.
Ce même pantalon était porté au moyen-orient, chez les turcophones, en Persie et en Inde. Il existait aussi chez les cosaques, les ukrainiens et les russes du sud. Et il est désigné par un mot très proche de notre serwal: sharovary. Les étymologistes lui donnent une origine perse. Le mot sharovary en russe et ukrainien est un emprunt à l'iranien saravara ou scaravara (pantalons) de l'ancien perse salvar, en ancien perse sharval devenu shalvar en perse moderne. Ce mot se retrouve aussi en grec et en latin aussi saraballa, voir charvals en français. Aucune trace d'invention arabe comme vous voyez.
Djellaba
J'ai déjà expliqué sur ce blog que le mot djellaba est d'origine kabyle et mazigh tiré de la racine GLV-JLV de tha-jelav-th (enveloppe), ou jilv de tha-jilvant (petis pois en cosse). La racine JLV ou GLV avec son sens "d'enveloppe bouffante" c'est la forme de la cosse bouffante des petits pois, la forme est enflée à la différence de la cosse d'haricot très collant...et là les algérois avec leurs "seroual loubia" avec l'allusion à l'haricot font une faute car on ne peut pas appeller un pantalon bouffant par le terme collant/moulant/serré, pour la comparaison c'est le petit pois qui convient et non pas l'haricot.

Et je suppose que pour le mot serwal la même logique est applicable que pour la djellaba, c'est à dire la forme bouffante (comparée à celle de la cosse de petits pois) aurait été à l'origine de ce mot. Bien entendu il y aurait eu altération de certains sons, comme d'habitude avec la permutation R-L et surtout la terminaison en L qui serait chez nous en N. Bref, le seroual SRWL aurait pu être SRVN servan, shervan ou SLVN serlvan, shelvan, jelvan en kabyle avec la relation directe à sa forme enflée et bouffante comme JLVN de tha-jilvant. Ce n'est bien sûr qu'une supposition mais avouez qu'elle est très argumentée comparée aux versions officielles qui nous renvoient d'office et tout le temps vers une origine "orientale" sans apporter un quelconque argument et d'ailleurs il n'y aurait à ma connaissance toujours pas de dictionnaires étymologiques arabes par exemple. Mais ça c'est leur problème, nous on s'occupe de nos affaires et surtout on doit faire face à la supercherie et à l'usurpation dévorarice de ces camarades qui a causé et qui cause encore tant de dégâts en ADN plus particulièrement chez les kabyles, les mazigh en général. Le plus curieux est que cette racine JLVN (cosse petits pois) ou sa forme courte JLV-GLV (de tha-jelavth = enveloppe) se retrouve dans GhLF avec le mot ghulfa utilisé en kabyle comme en arabe ghulfa (couverture)...et cette racine GLF aurait étrangement une relation phonétique avec un autre vêtement, comme disent les italiens pantalon alla zuava (pantalon zouave/azwaw de Kabylie ancienne) ou golfi en russe (chaussettes longues ou bas très remontés), mot issu de l'anglais GOLF, d'oû le terme culotte de golf...c'est bizarre quand même!
Sinon pour l'origine du pantalon moderne normalement ce sont les peuples germaniques, les allemands apparement, qui l'auraient inventé en lui donnant l'appellation bruck (en allemand) ou broek (en néerlandais). Plus tard un autre allemand, plus exactement un juif allemand, "inventera" le jeans en Amérique, c'était Levi Strauss. Ces jeans étaient d'abord destinés aux travailleurs, uniquement aux hommes. Avec le temps le jeans s'est popularisé et démocratisé. Alors Levi's 501 ça vous dit qlq chose? Et que dire des délavés, des Loïs, Carrera dans les années 80. Ah! le bon vieux temps! Aujourd'hui tout est brodé, un garçon oserait à peine mettre un jeans si féminisé. Et oui, les filles aussi portent des jeans, souvent très sexy. Pas d'objection d'ailleurs. Et se trouvera-t-il un homme qui oserait ignorer les appels d'une beauté en pantalon (pas en patanlon 5 vitesses mais en jeans)... ça m'étonnerait!

Post-Scriptum:
Cette racine GLV-JLV ou GLF-JLF de jelav, tha-jilvant au sens de "cosse", "enveloppe" et de "la forme bouffante" (enflée) se retrouverait ailleurs mais amputé de la lettre L comme dans jiiv, ljiv = poche (idem en sémitique-arabe djib), tout comme avec un U/W à la place de L dans le verbe Shwph, Shuf (enfler, gonfler). Dans ce cas les racines JV, JF ou Sh.F seraient des racines courtes avec un L qui a chuté avec le temps, à l'origine elles auraient pu être JLV, JLF, ShLF. Ce L reconsruit dans le mot zviv (raisin sec) sonnera zelviv ou jelaviv très proche des petits pois jilvan, ce qui est d'ailleurs très logique vu la forme identique du raison sec ou du pois. Exemple jifaR (pan) serait jelifaR. On reviendra là dessus plus particulièrement sur le L qui se cacherait entre une lettre S-Z (sh, j) et V-Ph (f). Par ailleurs le mot jaavuv (tube, tube de dentifrice par exemple) avec à la racine JaV ou JâV serait une variante de JLV de "la cosse". Au final cette racine JLV-JLF (autres variantes: SLV, ShLF, etc...) aurait beaucoup de sens: cosse, enveloppe, poche, protection, tube. Et géométriquement la forme qui lui convient est avant tout le cylindre. On reviendra là-dessus une autre fois.
Une autre remarque. Dans cette racine JLV de "cosse, couverture, enveloppe" on retrouve LV ou LF de 'els (s'habiller, vêtir) -parfois altéré en 'ers - ou levsa (habits, vêtements), mot qu'on retrouve en argot DZ et probablement en arabe aussi lebsa (habits), lebes (vêtir). Cette partie de la racine LV ou LF de levsa atteste le même sens de "couvrir" que JLV de jellav, jilvan. A suivre donc.