dimanche 23 novembre 2014

O Livya

L'Arrivée...

L'est répandu dans toute la Méditerranée, et pourtant il ne représente de valeur spirituelle que pour les Grecs à l'est, et pour les Kabyles à l'ouest dela méditerranée. Ce socle identitaire kabyle témoigne d'une tradition séculaire, et le fait que l'huile d'olive soit appelée "huile kabyle" par le voisinage arabe (ou faux-arabe) en dit long sur cette tradition très ancrée dans la culture kabyle. Notre cher olivier va peut-être nous permettre d'expliquer des noms et toponymes historiques qui concernent justement nos contrées, l'Afrique du Nord.

Lexique
ZMR a-zemmour signifie olivier en kabyle (et en mazigh plus généralement) ;
D'où les toponymes et patronymes comme, respectivement, Zemmouri près d'Alger ou Zamora (prononcer Samora) en Espagne, et Zemmour.  
L'huile (d'olive ou autre) est désignée en kabyle par le terme zyth, le même donc que le masri ou l'arabe zeyt (huile), zeytun (olivier), termes du reste présents aussi en espagnol aceite de olive (huile d'olive) et en portugais azeite de oliva (huile d'olive). Perso, je soupçonne que ce terme ZYT (huile, olive) ne serait certainement pas arabe ou masri, il est frot probable que le zeytun (olivier) arabe soit même une déformation du nom dela divinité grecque (et pas seulement) Poseidon.  
Olive et huile en français viennent du latin Olivia, un emprunt au grec elais (olivier).
Concernant les toponymes, le nom Maghreb s'est imposé ces derniers siècles, nom assorti d'un adjectif ignoble, terrorisme identitaire oblige, "le maghreb arabe". Au sens strict, Maghreb serait issu de GRB (gharb, maghreb) en arabe pour le Couchant, l'Occident opposition au Levant machreq. Plus loin dans le temps, une partie d'Afrique du Nord porta le nom des Phéniciens ou Puniques, du latin punica qui remonte au grec phoinike en même temps que celui d'Africa. Un peu plus tard, une partie d'Afrique du Nord sera divisée en 3 Maurétanies, terme issu du grec mavro (maure) qui signifie "noir". Mais le nom le plus ancien de ces contrées à l'ouest de l'Egypte et qui constituait la frontière du monde connu à l'époque (voir carte d'Hérodote) est le nom grec : Livyé transcrit en latin Libyê, un terme qui serait, nous dit-on, d'origine égyptienne et qui désigner les Lebou.  
source
Arrivée
L'on a déjà avancé sur ce blog une hypothèse selon laquelle l'antique Libyen serait devenu le Rifain de nos jours, en nous basant sur la notion de rif (le bord, l'extrémité, le bout, la rive) en kabyle (et en mazigh, je suppose) d'ailleurs très proche du kabyle ikhef (1.extrémité, bout, 2.tête, 3.sortie = solution) , avec à la clé l'altération classique du L en R dans notre version. Eh bien, je pense que cette supposition n'est pas loin dela vérité.

Abordons les choses autrement. L'Occident, le Couchant, le Maghreb dans la version arabe, indique le soleil qui se couche. Le soleil se lève à l'est, au levant, traverse le ciel et se couche à l'ouest. Cette distance Est-Ouest parcourue par le soleil en un temps défini (suivant les saisons) ne diffère point de la course d'un cycliste français sur le Tour de France, ou d'un marathonien éthiopien ou kenyan sur les pistes des JO, qui part du point A, le point de Départ (Start en anglois) et finit au bout d'un temps chronométré sa course au point B, le point d'Arrivée (Finnish en anglois).

Autrement dit, le Couchant c'est l'Arrivée (Finnish, sir !). Le Maghreb c'est l'Arrivée : le Rif (bord, extrémité, bout) est cette arrivée, la rive extrême, le bord extrême (border est aussi frontière en anglois), la frontière du monde connu à l'époque des anciens (carte d'Hérodote). Ce chemin du soleil de A à B, outre Départ-Arrivée, serait aussi bien comparable à Entrée-Sortie. Comme notre Terre ne fait pas que tourner autour d'elle-même (jour) mais elle tourne aussi autour du soleil (année, saisons), il faut raisonner en termes de saisons aussi en ce qui concerne cette course du soleil du point A au point B : la Sortie ou l'Arrivé (l'hibernation au lieu de couchant, lorsque le soleil est au plus bas, il "s'éteint" ou "se cache") à l'échelle de saisons serait probablement l'Hiver. C'est sous angle d'Arrivée et de Sortie qu'il faut aborder les noms relatifs à nos contrées : Libye, Phéniciens (Puniques), Maurétanies, Maghreb.

Et une chaîne de notions étonnante se dessine :
OLIVIER - LION - HIVER
En kabyle, ZM est dans a-zemmour (l'olivier), i-zem (le lion) mais pas dans l'hiver dit shethwa un emprunt au masri et/ou à l'arabe shita1 (hiver). (Juste pour la petite blague, cette racine d'olivier et de lion en kabyle ZM se retrouve bien dans l'hiver...russe (zima) :) )L'arabe assad (lion) colle aussi à zeytun (olivier) mais pas à l'hiver. La récolte du fruit de l'olivier a lieu de décembre à février, du moins en Kabylie, ce qui expliquerait peut-être la relation avec l'hiver.

Revenons à nos toponymes. L'hypothèse la plus importante :
Olivier = Livyê ou Libye, Lebou
C'est donc le socle identitaire kabyle, l'olivier, qui se cacherait derrière le nom des anciens Lebou-Libyens, ça signifie qu'il n'y a pas eu de rupture durant tous ces derniers millénaires !
Ensuite une autres, moins importante, plutôt anecdotique :
Phéniciens, Puniques : Fin (Arrivée) ou Finesse ? 
Maurétanies. Mauvre est noir, donc on peut dire aussi "obscur, brun". Peut-être est-ce un lien avec le couchant, ou l'hibernation du soleil (hiver, solstice d'hiver).
Arabe est dit aarav en kabyle, peut-être est-ce "l'arrivant" ou "les nouveaux arrivants", qui sait.

Pour conclure, voici une autre supposition. Il me semble que l'Olivier, notre cher a-zemmour, devrait symboliser l'hiver, ou un mois dela saison hivernale, Décembre ? Janvier ? Février ?, ou carrément le Soltice d'hiver. Mais alors pourquoi le lion avec le lion ?...

Le Retour...

La relation avec le lion peut nous amener à nous poser la question : solstice d'hiver dans la constellation du lion, donc une époque précise, à défaut de date ? Probablement, sauf qu'il ne s'agit pas du lion et de la constellation éponyme mais du Sagittaire, ce qui est conforme à la réalité, le solstice d'hiver étant (à peu près :)) dans la constellation du Sagittaire depuis 2000 ans, et le sera le 22 décembre prochain lorsque le soleil sera à 23 degrés 26,457 minutes, le lendemain, le 23 décembre, le soleil entamera le chemin inverse, celui de l'ascension.

Donc notre Lion serait apparenté au Sagittaire, à l'Archer, au chasseur plus généralement. Le Sagittaire est issu du latin sagita (flèche), chasseur en kabyle est a-segadh, plus tha-sedda (la lionne) qui s'y prête aussi ; pour l'arabe c'est sayad (chasseur), tout proche de sayed (seigneur) et de asad (lion), alors que le lion en sémitiques est désigné autrement (arieh en hébreu), et même en masri (arabe égyptien) c'est seba3 comme en argot "arabe" d'Afrique du Nord.  

Le Lion serait Seigneur, Archer ? Il ne peut en tout cas être le symbole de la chute, de la descente, de l'arrivée, de la fin. Levant n'est-il d'ailleurs pas proche phonétiquement du Lion (leon, lowe, lev, etc.) et de l'Olivier ? Le soleil, à la différence du marathonien ou stayer kenyan ou éthiopien, ne s'arrête pas une fois passée la ligne d'arrivée B, il entame le chemin inverse - il fait demi-tour. C'est le chemin du retour. Après la descente, c'est l'ascension du soleil dans le ciel (après le 23 décembre, à la Noëlle quoi). Ce qui nous amène à dire qu'en ce qui concerne le sens de Levant (et Couchant), il ne faut pas raisonner à l'échelle de jour (petite révolution de la Terre autour d'elle-même en 24 heures), mais à l'échelle de l'année (révolution de la terre autour du soleil en 365 jours environ) au moins. 

Ce qui nous amène à supposer que le Lion ainsi que l'Olivier symboliserair ce retour du soleil, de la lumière (de l'enfant prodigue :) ) et tout le reste :
Olivier, Lion : Retour, Ascension, Résurrection, Renaissance
Et ça voudrait dire que la (vraie) bûche de Noël serait un tronc d'olivier, et que l'Olivier serait l'arbre de la Renaissance, et du savoir, des lumières. On comprend maintenant sa très forte symbolique identitaire, quasi religieuse, chez certains peuples de Méditerranée, les Kabyles en premier.

samedi 22 novembre 2014

Duc

L'arc romain...

D'une certaine façon, ce billet est la suite du précédent, toujours l'Arc comme élément central de nos investigations. Douk-douk le canif, Lucky luke la BD, ça remonte à loin tout ça :) A votre avis, le Duce (le leader) Mussolini, ennemi juré dela Cosa Nostra sicilienne, a-t-il qlq chose en commun avec Lucky (chanceux en anglais) Luciano, le grand capo de Cosa Nostra aux US ? A mon avis, oui, ils ont le même sobriquet !
C'est donc l'arc  de nouveau au menu. C'est donc l'arc de lumière, l'arc-en-ciel d'Anzar du mythe fondateur kabyle, " le dieu des eaux " comme le désignent certains :) On va donc dessiner cet arc, ou plutôt sept arcs superposés, comme pour l'arc-en-ciel. Que vous inspirent par leur même forme tous ces sept arcs ? La forme de l'arc rappelle celle d'une voûte, par exemple, la voûte céleste (racine GN de igeni en kabyle), tout comme elle rappelle un pont (racine QN de qen "arracher, lier" et dans tha-qentarth "pont, canalisation", mot partagé avec le masri, et donc avec l'arabe, et avec l'espagnol). C'est une piste que l'on développera une autre fois, pour le moment on s'en remet aux Italiens, aux Romains pour être plus précis. Alors, le Duce et Lucky Luciano auraient le même surnom, à une altération près :
D ~ L en latin
Dux dans ducere (conduire) ~ Lux (lumière) 
Autrement dit, le Duce est Luce, et Lucky Luciano Ducky Ducianon. Et en français, conduire deviendrait conluire. Bref, Conduire et Lumière, les deux notions étant liées à l'Arc, sont apparentées.
Pour le cas du kabyle, conduire est NHR (n'her), peut-êre même NZR (n'zer) vu la relation Arc-divinité Anzar. Et à propos de dictateurs, César serait une autre forme de Duce, mais c'est une autre histoire dont on reparlera une autre fois. Il en est de même pour Dix (10) vs Lix,Lux ?

Maintenant passons aux résultats. L'arc ici nous offre de nouvelles notions intéressantes. La première est la notion de Gravité, dont le symbole (romain) le plus connu est l'aqueduc (conduite d'eau) qui utilise la force de gravité pour acheminer l'eau. L'aqueduc, l'arc et l'eau : quoi de plus pertinent pour illustrer le rite d'Anzar ! La deuxième concerne les lumières, les écritures, le savoir, dont l'arc, on le sait déjà, serait un symbole. En effet, ducere (tirer, entraîner), une fois métamorphosé en lucere tout en gardant le même sens de tirer, entraîner, prendrait le sens d'entraîner, éduquer. Il s'agit donc d'éducation (élucation), le chemin des lumières. Et si l'on voit un symbole d'Archer, le Sagittaire par exemple, il ne faut surtout pas l'interpréter à lettre comme étant un archer - chasseur de gibier, car il pourrait être le symbole du maître d'école aussi. Pour cette raison, il me semble que désormais le rapprochement entre académie (akademia en grec, jardin de Platon) et calame (en grec, puis emprunté par l'arabe), toujours via l'altération du D en L, serait tout à fait raisonnable.
source
Il y aurait une altération qui concerne directement le kabyle, et toujours dans le même contexte de l'arc, de l'arc de lumière, de l'arc-en-ciel d'Anzar. Le mythe indique clairement les noces d'Anzar avec sa mariée thislith (l'arc-en-ciel). Les noces, le mariage justement, qu'en kabyle on désigne par ZWG zwadj comme en masri, et donc en arabe. Le kabyle utilise ce terme zwg (zoudj) pour désigner "une paire, deux" (par exemple, zudj alef pour 2 000, alors qu'en arabe c'est alfein). C'est le même terme quasiment qui désigne le verre : ZG de zadjadj en masri, donc en arabe, repris en kabyle pour les couleurs (a-zugagh "rouge", a-zegzaw "vert", etc.) et la fleur (a-zedjig), alors que le nom du verre est altéré (Z en L) en kabyle pour donner ledjadj. D'où la supposition suivante d'une altération triple (ici on combine D-L et Z-L et on compare au latin) :
D - Z - L
Et ça signifierait que le verre en kabyle LG (ledjadj) serait la lumière latin (Lux) - et ça se comprend par la transparence, la lucidité !,, c'est simplement une preuve de plus dela connaissance des anciens dela goutte d'eau = prisme (pour la lumière) bien avant Newton. Idem pour la variante avec un Z (en masri, en arabe) pour zawadj (noces, mariage), zoudj (paire, deux), zadjadj (verre). Noces ou mariage ça peut être aussi de l'attraction (deux opposés qui s'attirent), encore un indice rationnel. Donc Noces et Lumière sont apparentées, ce qui nous conforte encore plus dans notre hypothèse de l'arc de lumière d'Anzar. On n'est maintenant capables d'assainir notre lexique kabyle correspondant à la lumière de ces informations.Par exemple, a-zedjig (fleur) peut devenir a-letchig (lux - lumière) ou autre. Ce billet "intermédiaire" est maintenant terminé. Thanemirth.
  

vendredi 21 novembre 2014

L'âge grec


Si les Anciens nous étaient contés…


Vous croyez que c’est correct de dire en français « je m’appelle… » pour les présentations ? On se fait appeler par autrui, moi personnellement je ne me suis jamais appelé, même après une cuite terrible. Alors, « on m’appelle… » (comme en russe) serait plus juste, non ? Les Anglois, une fois n’est pas coutume, ont raison de dire « my name is (mon nom est)… », comme en kabyle d’ailleurs. 
 Entre s’appeler (se désigner soi-même) et se faire appeler (par les autres), il y a une nuance, parfois très importante. Les Grecs modernes s’appellent les Héllènes, alors que le reste du monde les appellent les Grecs. Pourquoi ?
Avant d’aller plus loin, j’aimerais que l’on garde en vue le mythe fondateur kabyle du dieu Anzar et de ses noces avec sa fiancée « l’arc-en-ciel ». L’arc donc, et la flèche aussi, et tout ce qui lui ressemble, une lance, par exemple, ou un javelot. Et, en dernier, le terme kabyle (et mazigh) a-wragh (le jaune, l’or), comparable au latin aurum (or).

Le Grec. Il est forcément ancien, le Grec. Pour nos contemporains un Grec renvoie à un pays précis,  la Grèce, avec une langue précise, le grec. Mais était-ce vraiment le cas pour les anciens Grecs ? Perso, je pense que non, il s’agirait plutôt d’autre chose, de ça précisément :

Ancienne Grèce = Âge d’or

Il s’agit de l’âge d’or dela civilisation des Hellènes. Et elle a ses attributs, notamment les deux suivants : l’or et le papier.

Du concret ? Le Grec se dirait en kabyle…a-wragh (jaune, or), voire a-wrakh.

Et plus loin encore :

Grec ~ Arc ~ a-Wragh (jaune, or) en kab ~ WRQ de tha-wriqt (papier) en kab idem à warqa (feuille végétale, papier) en masri (arabe égyptien) et en arabe donc aussi.

Alors pourquoi le kabyle, qui possède terme ipher (ifer) pour désigner la feuille (végétale) et l’aile (d’oiseau), a-t-il recours au terme tha-wriqth (WRQ) pour désigner la feuille de papier ? La réponse est simple : ipher/ifer, bien que pouvant être comparés au terme papyrus, désigne la feuille verte, humide, tandis que WRQ (tha-wriqth) désigne la feuille d’automne, sèche et de couleur chaude.

Le papier a été inventé par les Chinois ? Il se trouve que l’on a déjà avancé sur ce blog que Sin à l’origine serait non pas « chinois » mais Jaune (et donc Or pour la variante kabyle), ce qui ne contredit pas que Sin = Chinois (ou autre représentant dela race jaune). Papier et Or (Jaune) sont, comme on vient de le dire plus haut, les attributs de Civilisation ! Et puis, ce n’est sans doute pas pour rien que la Chine a été désignée comme un pays de lumières par les Arabes dans leur livre sacré qui préconise « d’aller chercher le savoir jusqu’en Chine ».

La couleur jaune ou de lumière est portée par une autre civilisation, celle d’Andalousie. Le terme sépharade en hébreu pour les juifs d’Espagne porte la trace du jaune (sephar, asfar en sémitiques). Il s’agit donc de Jaune apparenté à une Civilisation brillante. C’est le moment de rappeler que sur ce blog, il n’y a pas si longtemps, on a avancé l’hypothèse du zéro et chiffre issu du Jaune. Là, comme il me semble, c’est la liaison Chiffre et Zéro – Jaune (Or) – Civilisation qui se dessine.

Maintenant, un peu de géométrie. Un arc de cercle, vous connaissez probablement. Imaginez une horloge qui pointe midi pile. Puis Midi cinq ou dix. Cet écart entre les deux aiguilles exprime, outre le temps, les degrés et l’arc. Autrement, l’écart exprimé par l’arc de cercle est comme la flexion de l’arc élastique de l’archer qui s’apprête à tirer sa flèche. Et un écart sur le cadran exprime un tour d’un engrenage plus petit (qui déplace plus grand que lui d’un cran). Tout ça pourquoi ? Primo, l’élasticité ou la flexibilité de l’arc, c’est tout simplement l’effort de réflexion (pour l’homo sapiens). Secundo, quand on dit un Tour, il ne s’agit pas forcément d’un cycle ou d’un cercle complet, mais d’un degré d’arc, d’un angle. Bref, un tour ou une tournée, tourner (dewra, dhewer), comme en arabe d’où daïra (division administrative), il s’agit non pas de DWR mais de DGR, de degrés. C’est comme ça qu’il faut voir les choses, on y reviendra une autre fois…pour les fois (volta en italien, KL de th-ikelt en kab) justement 


La racine du jaune/or kabyle WRG se rencontre partout, autant en kabyle RG, RQ (regh, req) de « briller, brûler », que dans le grec arghos/argos « blanc, brillant » qui a donné le mot Argent (métal). C’est l’ancien Grec est synonyme de Civilisation, de l’Âge d’Or, du Siècle des Lumières – les Européens ont appelé ça « Le miracle grec ». Je ne crois pas aux miracles, mais que les termes miracle, merveille soient apparentés aux lumières (la lampe merveilleuse !), au jaune/or ; à la feuille de papier, donc aux écritures et aux Ecritures (à l’Evangile en particulier), je suis prêt à le croire !
Mais il n’y a pas eu de miracle grec proprement dit, ce n’était qu’une passation de témoin, une évolution dela brillante civilisation égyptienne ancienne vers la civilisation grecque. Et, le plus curieux, si la civilisation grecque, celle du Grec ancien, serait l’Âge d’Or, la civilisation égyptienne ancienne, elle, serait l’Âge d’Argent, tout aussi brillant que l’or mais à une nuance près. Autant alors vous intriguer : il ne peut y avoir de « palme d’or », la palme (d’Egypte des lumières) ne peut être que d’argent (métal). Kabyles, pour qui l’argent (métal) est un symbole identitaire, et sans doute religieux, notre culture s’aligne sur celle dela civilisation d’argent (métal), ancienne égyptienne donc, et non sur celle d’or, des anciens Grecs. 
source
Maintenant regardons les choses autrement. Le scribe (l’écrivain) qui porte sa plume (son calame) sur son papyrus ou sa feuille de papier est-il un chasseur de lumière ? Oui, et un chasseur tout court. Le calame (du grec calamus « roseau » qui servait de parchemin, papyrus) de l’écrivain est la flèche, plus précisément la lance du chasseur. L’écrivain fait couler l’encre lorsque sa plume touche le papier pour mettre noir sur blanc sa réflexion ; dela même façon, le chasseur fait couler le sang de sa cible lorsque celle-ci est atteinte par sa flèche, porteuse de son énergie transmise à travers l’arc.
Alors c’est quoi à votre avis la civilisation, les lumières ? L’arc et la flèche (ou la lance) en seraient le symbole par excellence, ce n’est pas pour rien que la lumière latine (lux) peut être rapprochée autant dela flèche que de l’arc (lutch en russe indique « rayon de lumière » et « arc »). Le terme arc est lui-même issu de flèche en anglois (arrow), qui, je suppose, ne serait rien d’autre qu’une déformation du latin radius (rayon), et le Crayon serait l’outil idéal du chasseur de lumière ! La confusion arc-flèche est donc un phénomène répandu. L’on va pourtant supposer ce qui suit :

Lumière (Lux en latin, Luz en portugais) ~ Lance (au lieu de Flèche)

C’est le moment de revenir aux « jaunes » sépharades. Et surtout à l’Andalousie, ou Andaluz. Je parie que Andaluz est un nom de lumière, donc de civilisation, et non pas un toponyme ou une désignation d’un Etat ou qlq chose dans ce genre. C’est peut-être aussi un nom de Lance, de chasseurs de lumières. Il parait assez probable que le terme ancien, comme pour anciens Grecs, puisse être aussi un nom de lance, un ancien-lancien (lucide, lumineux) ; ce qui pourrait sans doute étayer l’hypothèse de « Grec ancien » = « civilisation, siècle des lumières ».

Maintenant imaginons un scénario rationnel du mythe kabyle d’Anzar et sa mariée/fiancée l’arc-en-ciel. C’est qui l’arc, et qui la flèche ? La mariée est l’arc-en-ciel, donc l’arc désigné, donc logiquement Anzar serait la flèche. Ou la lance. Anzar serait-il vraiment un Lanzar ? Pas sûr, on y reviendra une autre fois. Cette divinité Anzar est telle une flèche, une lance qui au contact avec l’arc (sec) le transforme en arc-en-ciel faisant couler la lumièren c’est Anzar qui féconde sa mariée thislith «l’arc-en-ciel » : ceci expliquerait le rite d’Anzar chez les Kabyles (et les Mazighs) durant les sécheresses. Ce mythe est d’autant plus important qu’il porte en lui, à coup sûr, la notion de Civilisation, de lumières et d’écritures.

Terminons ce billet par les Grecs autrement appelés, c'est-à-dire les Hellènes. Eh bien, je suppose, et ça sera la première hypothèse kabyle de l’origine du terme grec Hellen (Grec) ou Hellas (Grèce), que le papyrus-papier-feuille y est aussi pour qlq chose, comme c’est le cas pour Grec (apparenté à WRG, voir plus haut). Pour vous faciliter la perception, je transcrirais Hellène comme Ailesnes, ça passe ? La feuille (végétale) et l’aile (ftero en grec) ne font qu’un…en kabyle : ipher ou ifer. Hellène en relation avec feuille, le support des écritures, l’attribut des civilisations, et avec le terme « aile », ala ou axila en latin (…peut-être la flèche d’Achille ?) : peut-être est-ce la feuille notre Arc et que le nom grec Achille serait un Archille, un arc qui casse, fragile, comme on le sait, à cause d’une flèche (de Paris) ?...

jeudi 20 novembre 2014

Mélissa Igawawen

Les ruches de Kabylie...

C'est probablement la dernière version de l'origine du nom agawa (azwaw), igawawen de Kabylie. Et très probablement la plus recevable...

Des fois, souvent même, je me surprends à écouter autrement la parole kabyle, la chanson kabyle. Sans doute à cause de mon éloignement géographique du monde kabyle depuis des décennies. Tenez, qu'est ce que vous inspire cette chanson des légendaires Abranis ? Rien de spécial, exceptée la bonne musique, bien entendu. Dommage, car le premier couplet de cette chanson répond à la question de savoir qui sont vraiment les légendaires igawawen kabyles.

Sur la lancée du billet précédent, une nouvelle hypothèse est apparue : Cydon serait sans doute celui de notre ciel kabyle (igeni) ; du monde et univers en kab dunith -idem en arabe dounia - qui serait une forme abrégée de cyDonia ;  et, finalement, de dwa (médicament) qui s'y prête aussi  par comparaison non pas au ciel (igeni) mais au nuage (aguw). Puis une deuxième piste menant au même résultat est apparue. 
Médecin (guérisseur) = Abeille
Médicament = Miel
Pour ce qui est du kabyle :
agawa (voire azwaw), i-gawawen = guérisseurs, médecins.
tha-zizwets, thi-zizwa = abeille (s) ;
tha-met ou tha-ment = le miel
Voilà que l'on peut répondre à la question de savoir pouquoi implore-t-on les igawawen en Kabylie. On ne peut pas exclure que les igawawen soient aussi des apiculteurs.
source
Qlqs explications.
Médecin en français est issu du latin medeor (soigner, guérir), lui même issu du grec medeo (prendre soin). Néanmoins, il me semble raisonnsable de supposer ceci :
L altéré en D en latin (romanes) et en grec
Mel (miel), Melissa (abeille) en grec ~ Médecine ultérieurement. 
Cette racine MD ou MT est dans le kabyle tha-met ou tha-ment (le miel), en russe mëd (miel), etc. Je crois même avoir lû que même en ancien égyptien miel contenanit un M (à vérifier). C'est donc une racine assez répandue qui étaye notre hypothèse d'une relation Miel - Médicament, Abeille - Médecin.

Même le kabyle h'lu, hellu (guérir, guérison) est comparable à l'abeille...en version arabe : nahla. Mais ce n'est qu'à première vue, car en kabyle il y aurait une dualité assez flagrante :
HL hlu, hellu, lehlu (guérir, guérison, doux) vs hLK hlek (être malade) ;
ML de a-mellal ou amellay (blanc) vs VRK a-verkan (noir, sombre).
Autrement dit, hlek = verek et helu = mellu (à revérifier).

Nous avons donc clairement identifié l'origine probable de médecine, médecin, médicament (miel, abeille). C'est le moment de revenir à la première piste citée plus haut - celle de aguw (nuage). La supposition suivante conforterait aussi que les i-gawawen habitent très haut (comme sur un nuage aguw). Et elle consiste tout simplement à dire que le kabyle aguw (nuage) est météo, du grec meteoros (élevé, dans les airs). Aucune contradiction de principe !

Voilà ce que seraient les légendaires i-gawawen de Kabylie d'après cette dernière hypothèse. Il faut souligner aussi toute l'importance que représente l'abeille kabyle dans notre culture. Thanemith 

P.S.
La relation abeille - nuage est tout à fait plausible: une nuée d'abeilles (essaim), quoi de plus normal ! Bref, Abeille (apis en latin) pourrait s'apparenter à Nebula (nuage en latin). On comprendrait alors que le nuage latin Nebula aurait donné Nabeille (abeille), Nahla (B altéré en H) en arabe pour "abeille", bra "guérir" en argot DZ (L altéré en R, préfixe N abrégé), etc. 

mercredi 19 novembre 2014

Univers, la pomme de Newton


Une tuile sur la tête des Anglois…

…et une avalanche de découvertes intéressantes avec un parfum de revanche pour (une partie de) l’humanité abusée !

Rome l'universelle
Vous le savez,  outre Rome capitale de l'Empire, outre le Vatican et le Saint-Siège des Catholiques, Rome c’est aussi : 1) Tous les chemins mènent à Rome ; 2) Rome l'éternelle. On aimerait y voir, peut-être, 3) Rome la Cosmopolite ; 4) Rome l'Universelle.
Un petit rappel : catholique est issu du grec katholiki (universel).

Quand nous disons en kabyle a-Romi, a-Rumi pour le Romain, puis l'Européen (du Sud) et le Français, nous traduisons quoi au juste ? Et bien ceci :
a-ROMI, aRumi = CATHOLIQUE

C'est-à-dire que l’Empire romain et la Rome catholique sont deux versions d’une même histoire ! Il devrait y avoir une corrélation entre les deux, visiblement Rome – capitale de l’Empire a naturellement évolué en Rome – capitale des croyants catholiques (Vatican), la cité de Dieu, selon Saint-Augustin.

La loi universelle
Mais où pourrait-on trouver cette universalité ou cet univers romain ? La pax romana (paix romaine) ? Possible. Il s’agirait probablement de Loi universelle : la loi romaine était la seule et la même dans tout l’empire romain. Plus tard, cette loi universelle (droit romain) devint la loi divine (du Vatican) imposable dans tous les territoires soumis (empire des croyants). La loi de Dieu est par définition une loi universelle, car elle s’applique à tout et partout dans l’univers ; et il ne peut y avoir donc de loi universelle que la loi divine, la loi de Dieu.

Mais d’où vient ce terme grec « katholik » (universel) de catholique ? Terme difficile à décortiquer…Peut-être, y a-t-il altération ? Je n’ai pas d’arguments, hélas, mais l’intuition me dit qu’il s’agit tout simplement de ça :
(loi) Catholique = droit Canonique
Il s’agirait donc d’une banale altération du N en Th ! Et cette loi canonique est reprise en kabyle avec le terme l’qanun, comme en masri ou en arabe al-qanun (la loi). On le voit bien, il s’agit de droit canonique et, à l’initial, catholique. Et l’on se pose maintenant la question suivante : la loi canonique (catholique) signifierait alors la loi universelle ?

La pomme de Newton
Et si l’on se remettait à notre bon coing ? Kidonia en grec, tha-kthnuya en kabyle (coing, cognassier) – l’arbre du savoir qui discute le leadership au Cerisier et à l’Olivier. Il serait opportun de reprendre les récents billets sur ce blog relatifs au Coing, notamment « Cirta, la constante numide », pour pouvoir saisir ce qui va suivre, car ça sera le maximum d’intuition vs un minimum de rigueur.

Le coing, kidonia en grec ou tha-kthunya en kabyle, avec le Th altéré en N, donnerait aussi Kinonia, tha-knunya, autrement dit le Canon, la loi canonique, comme c’est le cas pour catholique. (A propos, la coing serait donc un symbole de loi canonique et du catho !). Le coing est synonyme de Constante, on l’a démontré pour les villes de Cirta et Constantinople, entre autres. Une loi universelle, canonique (catholique) est par définition qlq chose d’immuable, un dogme (pour les religieux) ! C’est donc aussi une constante.

Ce qui m’amène à engager ma parole devant Dieu et devant les hommes, et affirmer ce qui suit :
Pomme de Cydon = Pomme de Newton
La pomme de Cydon, le Coing quoi !, aurait donné la légende de Newton et sa pomme, l’auteur d'une loi notoirement connue, la loi universelle (gravitation). Un dogme scientifique. La légende de Newton et sa pomme n’est pas une belle parabole, mais simplement la preuve d’une reprise du Coing – symbole de dogme, loi divine-universelle, canonique (catholique), etc. 

C’est l’occasion de réaffirmer que perso je ne crois pas que ça soit Sir Isaac Newton le premier à avoir découvert les sept couleurs du spectre visible ou bien la loi de gravitation ; j’ai même émis des doutes sur l’existence d’un tel personnage du nom de Newton ! On va rectifier le tir avec cette supposition qui expliquerait beaucoup de choses et ne remettrait pas au même temps en question l’existence du génie anglais Sir Isaac : Newton ne serait pas le vrai nom de cet anglais ingénieux, mais son sobriquet, son surnom ou pseudo de scientifique qui ne serait rien d’autre que Newton = Kidon, Cydon, Sydon, Sidon, etc ; et il aurait hérité de ce surnom après sa redécouverte présumée de the gravitation. Newton, de par son nom, serait un catholique (canonique, universel), voir même ancien.

source
Sidon vs Carthage
Il y a des dividendes à en tirer du nom de Newton, on va juste annoncer l’idée sans la développer pour autant. Eh bien, en anglais, Town, ou le nom Newton, Newtown pourraient s’expliquer par le Coing – Tente – Constante (voir « Cirta, la constante numide », par exemple). Le sens ? Newton est Cydon (la pomme de Cydon, le coing). Et la quasi-certitude que voici :
Kidonia (Crète) ou Cydon = Sidon (Liban) = Nouvelle Ville ou l’inverse, Ancienne Ville.
Et si les Phéniciens étaient partis de Phénicie orientale (actuel Liban), de Sidon, si Sidon était Cydon et « ville nouvelle », pourquoi auraient-ils donné à leur « nouvelle ville » en Afrique du Nord le nom de Carthage, que les spécialistes interprètent, pour nous !, comme QRT (ville).HDST (nouvelle) soi-disant du sémitique. Et si Sidon, Cydon est « ancienne vielle », pourquoi alors auraient-ils donné le nom Utique à leur vieille ville ?
Où est donc notre Coing dans Carthage ? Delenda Carthago, de Caton l’ancien. Peut-être est-ce lui le Coing ? Et la ville du coing (Cydon) serait aussi une ancienne ville ? A suivre.

Univers
Qu’est-ce que l’Univers, chers amis ? Eh bien, l’Univers en miniature, vous l’avez sans doute connu en Kabylie durant les hivers rudes :
Univers = Âtre, Foyer
Autrement dit, en kabyle, c’est l’kanun (âtre, foyer) qui le même terme canonique : l’qanun (la loi), la gutturale dans ce dernier est sans doute une pollution par la langue arabe. En clair, Catholique est Canonique, et Universel, et s’apparente à l’âtre en kabyle. Et là j’ai compris d’où vient et pourquoi le terme grec Katholik (universel) qui a donné « catholique » : ce même terme grec a probablement donné en langue russe (très influencée par Byzance) le terme Kotel (prononcer catiole), le chaudron (tha-silt en kab). 

Au final, notre Univers a été apparenté par les anciens à un âtre (brasier) ou/et à un chaudron. (A y réfléchir, c’est une comparaison ô combien juste !) Longtemps avant l’émergence de théorie du Big Bang. Et, bien entendu, longtemps avant le plus intelligent des Anglois, un « catholique » pour l’anecdote !

samedi 15 novembre 2014

Les 7 collines

Les chemins qui mènent à l'éternelle...

Avant d'entamer la lecture de ce billet, il faut se rappeler le mythe kabyle (mazigh) de l'arc-en-ciel d'Anzar, ou simplement l'arc-en-ciel, et le terme awragh (jaune, or) en kabyle (mazigh). Il serait bon de signaler aussi que l'on a récemment montré dans le billet "l'âge kabyle" que Lion (ayradh, awar) serait apparenté à la notion d'héréditaire ; et que l'Or, donc notre awragh (jaune, or) aussi, est associé à la notion d'ordre. On va maintenant essayer de retrouver la trace des bâtisseurs, architectes, maçons et autres ingénieurs dans les mythes de l'humanité.

Architecte
Le terme archi est grec et signifie "gouverner, mener, commencer".
Peut-être que ça vaudrait le coup de comparer le grec arkhi (archi) à notre awragh (jaune, or) et à notre lion aussi sous la forme mazigh awar, ahar. En plus d'ordre, là on devrait retrouver la hiérarchie. On le fera ultérieurement, mais il fallait l'anoncer vu le thème du jour.

Amiral
Le terme amiral possède une étymologie (arabe) discutable. Le terme awragh (jaune, or) kabyle de l'ordre des choses pourrait nous éclairer à mieux comprendre l'origine d'amiral. En effet, le jaune est dans certaines langues romanes, l'espagnol en particulier, tout simplement Amarillo. C'est à dire que l'amiral espagnol serait sans doute en lien avec le jaune espagnol (amarillo). La relation avec l'arabe ? Oui, elle est probable, mais avec le terme 3amar, Amar (bâtisseur), d'où 1imara (immeuble, bâtiment). Et en kabyle, je rappelle, ce nom ou terme arabe emprunté serait dans Amara, Lamara "héritier" (normalement, à vérifier) chez les uns, ou même "sage" chez d'autres.. 

En réalité, dans cette racine MR ou AMR, il y aurait une altération du W, U en M (dans la version arabe) ; et si l'on s'amusait à refaire l'inverse, on aurait ça :
3amar, amara, lamara = 3awar, awara, lawara
Et bingo !  D'abord on remonte jusqu'à la racine WR de lion et héritier (ordre, hiérachie) en kab et, en plus, l'arabe (des fois qu'il sert à qlq chose) nous offre un indice capital :
3amar, Ammar (bâtisseur) en arabe = 3awar, Laouar (le borgne) en arabe
Avec les déductions que voici :
1. Amiral serait aussi un borgne comme ammar, et tout simplement un Pirate, un borgne d'office ;
2. Le bâtisseur en arabe (3amar, ammar) serait un borgne (3awar, laouar) ou tout simplement un Cyclope car les cyclopes (ouraniens) en mythologie grecque étaient des bâtisseurs surtout, des artisans en général (forgerons, etc.). Les nomades arabes n'ayant jamais rien construit - ils n'ont même pas de Troglodytes,  bref, des gens habitués aux tentes, ces termes arabes ammar, awar ont sans doute été empruntés ou volés, en Egypte peut-être.

(Pour la petite blague, le "borgne bad", le chef historique du FLN français pépé Le Pen devrait en bon borgne se prénommer Ammar :), avec la fonction ou le grade d'Amiral-Pirate ou de Bâtisseur. )
source
Maçon
Le sceliphron est une créature appelée en kabyle Ali avenenai ou avenai (Ali le maçon), c'est la guêpe maçonne. Le verbe venu (bâtir) en kabyle serait soi-disant une version de l'arabe bina1. Non, il s'agit tout simplement d'une altération d'une lettre, d'un son ; on devrait rectifier :
VN venu (bâtir) ~ gN, genu
C'est à dire que c'est la racine gN (g aspiré) du ciel, de igeni la voûte (arc) céleste en kabyle qui contiendrait le sens d'ART plus généralement, de maçon, artisan en particulier. On verra l'explication un peu plus loin.

Ingénieur
Celui-là on pourrait le retrouver en comparant le kabyle...à l'arabe, deux termes tout à fait différents. Le kabyle a-genduz (veau pas encore adulte, à différencier de a-ajemi "veau") comparé à handas de handassa (ingénierie), muhandis (ingénieur) en arabe. En d'autres mots, je ne chercher pas seulement l'ordre, la hiérarchie de awragh (jaune, or), mais le veau d'or ! A suivre.

Rome
On poursuit ce qui a été dit plus haut (paragraphe du Maçon).
Architecture est Arc.
Regardez l'arc (architecture) d'une autre façon, en le comparant aux 7 arcs en couleurs de l'arc-en-ciel superposés l'un sur l'autre. Regardez ces 7 arcs en couleurs comme 7 collines en couleurs :
gN de igeni (ciel, voûte céleste), aguni (colline) en kabyle ;
kN de akniw, akniwen : jumeaux en kab.
(g est légèrement aspiré, k l'est profondément)
La racine arquée, cintrée gN ou kN de voûte céleste et de colline - c'est la même racine que dans genou (articulation) en français ou gnut' (arquer, plier) en russe - est celle de l'Arc, de l'Architecture. Pour faire simple :
Bâtiment (Immeuble) = Colline
D'abord, en langues anglo-saxonnes, bâtir et bâtisseur, build-builder en anglois et bauer en allemand seraient en relation directe avec l'arc, Bow en anglois, Bogen en allemand.

Ensuite, il y a l'éternelle Rome ! Et ses 7 collines. Ses 7 arcs en couleurs, ses 7 cieux donc, kabylement parlant (racine gN). D'après la légende Rome aurait été fondée par Remus et Romulus, deux...jumeaux (tiens, tiens, en kab la racine des jumeaux kN est presque la même que celle de voûte céleste gN en relation avec Arc, architecture, construction, etc.).  On revient donc aux 7 couleurs du spectre visible de lumière, de l'arc-en-ciel. 

L'étymologie officielle de Rome, soi-disant du romani "Rom" pour "homme, gens", me paraît peu convaincante. Rome et ses 7 collines, ses 7 arcs donc, aurait très certainement une relation avec l'Arc, comme l'arc-en-ciel d'Anzar pour nous, voir avec la Couleur, et donc il serait utilie de rapprocher Roma du grec Khroma (Chroma) "la couleur". Plus simple encore, Roma pourrait être apparenté au latin aurum (or), l'équivalent de awragh (jaune, or) en kabyle (mazigh) qui désigne l'ordre, la hiérarchie (archi), comme on l'a vu plus haut. Peut-être même que le nom de Rome cacherait un tout autre sens, va le savoir !, elle n'en demeure pas moins une ville éternelle...