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vendredi 19 juillet 2013

Kapital

Le capitalisme revisité...

Ce billet fait suite au post "Zéro 2.0 : l'Eldorado" dont il faut prendre connaissance avant d'entamer la lecture de ce billet.

Lexique kabyle  
ifer = aile, feuille (+ voile, voiler, voler "fly", etc...)
(en sémitiques SFR asfar, sefar pour "jaune")
awragh = jaune, or
regh, req, vreq = brûler, briller, radier 
freq = séparer, répandren diviser
a-frag = séparation, barrière (clôture)  
shreq = écarter
shereg = déchirer, disséquer, fendre, sectionner
tha-awriq-th = papyrus, feuille de papier  
ifelfel (ifer-fer)= pepper (ang.), poivre
thalla = source, fontaine  
thallast = frontière, (loi).
thallaphsa = hydre à 7 têtes (équivalent du Dragon)
thassa = foie
(organe numéro 1 chez les Kabyles, voir post "Neuf Dieu")
'as = jour
(jour ou day serait Dieu en européenn: voir "Neuf Dieu") 

Berge 
La racine RG de "jaune, or, brillant" indique ce qui est Radial (rayon, diamètre), Travers (transversale) voir donc Bissectrice et Perpendiculaire. La Division d'un cercle serait sans doute attestée par la racine FR ou RG voir FRG (freq = diviser). 

C'est dans "le fourneau" ou le Foie (+ vésicule biliaire) que l'on devra retrouver la trace des Chiffres, de la Numération ancienne, sans parler des mythes religieux tels que celui de Ptah, Osisris-Isis.

Certaines langues PIE, ex,le russe, montrent bien que la côte, la berge est synonyme de "protéger, épargner" (de l'eau qui peut déborder s'entend). 

La côte, la berge serait chez nous en kabyle cette barrière "afrag" avec la racine radiale FR, RG ou FRG : BRG de berge en fr. ou bereg en russe sont idem à notre afrag !

Revenons à Berge au sens "d'épargner". C'est la mercy en anglais ou indulgence, pitié en français, donc kabylement parlant c'est une fonction du foie (thassa). Mercure issu de l'italien merci "marchandises" serait à mon sens issu en réalité de cette même "indulgence" ou "mercy" (pitié) directement liée au foie. On y reviendra ultérieurement.

Qlq que soit l'origine étymologique avancée officiellement pour le mot français "épargne" ou le verbe "épargner", à mon sens l'explication suivante est plus convaincante, et ce n'est pas un raccourci bête car ce n'est pas par lui que l'on a commencé mais vers lui qu'on est arrivés dans notre conclusion :
Epargne en fr. = Hépargne du grec Hepar...le foie.      
Foie organe de protection associé à Jupiter, parfois à Neptune. 
Le mot caisse n'est pas à l'abri d'être notre thassa (foie).  
Caisse d'épargne ou Foie

Mein Gold ! 
Caisse d'épargne en allemand SparBank avec ce Spar ayant SPR comme racine identique à celle du jaune "SFR", couleur liée au foie, ou plutôt à la vésicule biliaire; à fortiori en langues européennes PIE "la bile" - "le jaune" - "l'or" sont liés comme on l'a expliqué sur ce blog (post "Corbeau") pou Zlatan : zhelch-zholty-zoloto en russe par exemple.
On va porter un coup de massue aux Européens :
Gold a donné God ou Got (Dieu en anglais, allemand). 
Et pas l'inverse !
Idem en russe : Bogaty "riche" aurait "Bog" Dieu.
Et pas l'inverse !
Le veau d'or n'est parti nulle part, il s'est transformé en dieu :) 
 
Thallaphsa, notre mer ! 
C'est quoi une caisse si ce n'est une boîte fermée, un coffre-fort ou safe en anglais... Salvatore, Sauveur et tout le baratin religieux n'est rien d'autre que cette "caisse d'épargne" ou "foie".  

Le terme Banque viendrait-il vraiment de "banc" comme on le prétend ? En grec c'est Trapeza ("4 pieds" voir table, banque). Pas sûr. Que "banca" soit liée à "blanca" Blanche ou même à la Mer n'est pas à exclure. La mer Méditerranée dite "blanche" par les Arabes s'y prête on ne peut mieux.    

Hélas en kabyle le mot exact pour "berge, côte" au sens "d'épargner" reste à établir, il doit être lié au foie, ça c'est sûr. On va essayer d'y remédier.
Le grec nous donne de bons indices : hepar (foie) et hepta (sept) confirment nos suppositions qu'en kabyle thassa (foie) et seva (idem à septa) tout comme thasseda (lionne, mère protectrice), shevha (blanche, belle) sont dans le même panier. Le foie est clairement associé à 7 et à Jupiter, on l'a maintes fois démontré sur ce blog.

- La bête à sept têtes, ou le dragon, ou chez nous Thallaphsa (hydre à 7 têtes) serait cette Banque "blanche" et "belle" : le mythe de la belle et de la bête, du dragon (hydre) auquel on sacrifie "une belle" n'est rien d'autre que cette relation entre Banque et

- Thallasth "la frontière" serait aussi "la berge" que l'on cherchait: curieusement en kabyle tsallas est un terme de sous pour "avoir le droit = (quand) on vous doit de l'argent" !

- Thallasa "la mer" en grec est un emprunt à notre langue libyco-punique et qui confirme que Thallaphsa (hydre) en kabyle - thallasa en grec - serait 
1.la mer Méditerranée uniquement, c'est la mer blanche et "Mare nostrum" notre mer bien avant qu'elle ne le devienne pour les Romains ! Attendez, déjà les 7 collines de Rome ça se réfère à quoi, hein ?  
2. Banque serait associée à la Mer, à la mer Méditerranée plus exactement tout comme à l'Hydre (dragon) Thallaphsa...et au foie bien entendu.  
Du coup le grec trapeza (banque) serait aussi un emprunt avec L altéré en R : Talafsa - Tarafsa ou Trapeza "quatre pieds" (comptoir/table et banque) alors que Thallaphsa doit en avoir 7, autant de tentacules que de têtes ?

Das Kapital
C'est quand même drôle que Das Kapital (le capital en allemand) soit l'oeuvre d'un ashkénaze et non d'un sépharade avec SFR racine de "jaune, or, brillant" comme on vient de le voir dans les trois derniers posts en date ! Mais est-ce que vraiment Karl Marx était le premier à s'intéresser au capital ? Eh bien NON, Nein !
La preuve ?
Bon sang mais des preuves il y en a partout, dans les livres (mythes et religions) et dans les ruines pour les amateurs de vieilles pierres !
Ouais, on  sait que capital est issu de caput en latin pour tête (têtes du cheptel s'entend, idem ras lmal chez nous emprunté à l'arabe ra1s "tête" lmal '"bétail").  
Mais "notre" capital est clairement identifié : il a 7 têtes ! 
On disait que Jupiter était associé à 7 et au foie. 
Ptah qui a donné le nom grec Egypte a sans soute donné Kebd, Kebda (foie) en arabe    
Kapital...
Ptah...
Kepta, Kebda (foie)...
...
Mais bien sûr ! Jupiter est le Capital ! 

Vous l'aurez compris, on est désormais sûrs que Ptah jusque-là confondu avec Hephaistos grec (Vulcanus latin, Akli en kabyle) serait clairement assimilable à Zeus des anciens Grecs, ou Jupiter des Romains. En outre, sa variante Osiris (de Misr, Masr "Egypte") nous est plus proche car presque identique à Anzar kabyle/berbère que l'on a confondu avec Neptune/Poseidon mais là Anzar pourrait être Zeus-Jupiter, chose que l'on vérifiera plus tard.

Vous l'aurez compris, le Capital, la Banque, etc... étaient déjà connus dans l'ancienne Egypte tout comme dans le monde Punique, Libyco-Punique. C'est la mer Méditerranée (comme symbole) la banque communautaire de tous nos peuples.

Vous ne l'avez peut-être pas compris mais il est fort probable que nous ayons une autre Banque, un autre Capital, un Jupiter propre aux libyco-puniques car le terme qui le désigne est dans le kabyle/berbère et en même temps dans le phénicien : Agadir. Le plus curieux est que agadhir étant issu de igidher (aigle) et Jupiter ayant l'aigle comme symbole, Agadir et Jupiter ont effectivement au moins une similitude majeure. Fonctionnellement Agadir est un grenier collectif comme une banque, une mutuelle, etc...Par ailleurs, on ne peut exclure que notre actuel Agadir ne soit pas en lien avec Gadiros (Eumelos en grec) le jumeau d'Atlas de l'Atlantide de Platon.
On verra ultérieurement si cette hypothèse de Agadir = Jupiter/Capital se confirme, le cas échéant Das Kapital devient Das Agadir, mein Gott !

P.S: 
Sans en connaître les auteurs, il à mon sens utile de visiter un excellent site, avec un autre point de vue, traitant entre autres de notre mythologie comme du sujet de l'Hydre et d'Anzar par exemple. 

Argeluz L.A.

Alger c'est Los Angeles. Sans blague !

Ce billet fait suite qu précédent "Zéro 2.0 : l'Eldorado" dont il faut prendre connaissance avant d'entamer la lecture de ce post.

Alger
L'Eldorado ou le Andalous des Maures arabisés et des Arabes doit avoir normalement son équivalent chez nous les Kabyles, mais lequel ? Eh bien, le terme qui se prête le plus est le Trésor en kabyle.
a-geruj, agerruj (d'où El Guerroudj chez les Maures) = trésor ~ Andalous, Andaluz
Sauf que la transcription actuelle de a-geruj serait érronée.
ageruj + R= argeruj : RG de "jaune, or" awragh et "brûlant, brillant "ragh, req, vreq".
argeruj serait peut-être argeluj ou argelush - argeluz
Argel espagnol est bele et bien le mieux placé pour désigner Alger
a-gerruj = Argeluz kabyle ~ Andalous ou Andaluz arabe  
Alger, Algérie est ell-même "un Andalous". Et ce n'est pas terminé !

Los Angeles 
Cet Argeluz serait simplement ce qui devint Césarée durant l'époque romaine, donc lien avec "César ou Anzar (et son Arc)" et "île". Il y aurait peut-être un lien avec un "autre Andaluz" mythique, l'Atlantide de Platon :
a-gerruj, Argeluz kabyle = Orichalque
Sans doute ça serait un Arc de Lumière cet Argeluz, donc idem pour Andaluz.
On va faire appel à Apulée qui a introduit le mot aneghlus ou angelus, ange.
R - N (altération)
Argeluz = Angeluz 
Prononçons Argeluz, Angeluz en espagnol : arkhélus, ankhelus. Comme argel, angeles [ankhélès]. Bref, Los Angeles "les anges" (ville des anges) ou Argel (Alger en espagnol) c'est du pareil au même.Si vous voulez, le mot ici composé Argeluz ne serait rien d'autre que Angeluz ou Aneghlus "ange" en Tamacheq.

Triangle
Argeluz, Angeluz serait un Arc, de lumière probablement. 
RG (ragh) atteste "travers, transversal, radial, diamètre, rayon, bissectrice".
Ange lui-même aurait vraisemblablement un lien avec angle.
Bref, la meilleure des suppositions est de dire que :
Argeluz (agerruj le trésor) = Triangle 
RG : awragh + ragh = jaune, Or + brillant en kabyle/berbère
RG: arghos; argos = brillant en grec d'où Argent
C'est un triangle d'or ou un triangle d'argent
Andalous, Andaluz serait le Trésor simplement.
Andalous serait en kabyle/berbère Argeluz = Aneghlus (ange) : Alger actuellement.
Alger serait idem à Andalous et à Los Angeles
Alger "la radieuse" (al bah'dja en arabe) le confirme car elle nous renvoie directement à RG de awragh "jaune, or" et à  ragh  req de "brûler, briller, radier" racine sans doute NG à l'époque d'Apulée (antiquité) qui aurait donné aneghlus, angelus, ange
Alger  "la radieuse" = Alger "l'angélique". 

Le plus intéressant est qu'on est désormais sur la trace sur triangle d'or ou triangle d'argent (celui-ci conviendrait mieux aux Kabyles !), donc sur du concret. Cette piste devra nous mener à découvrir du rationnel, la numération, les notions géométriques, etc...telles qu'elles étaient connues par les anciens. Par exemple, l'Archer et la Flèche tels que nous les connaissons dans les mythes anciens (astrologie, religion, etc...) sont des notions rationnelles que l'on peut retrouver en Architecture (arc, charge, flèche), par exemple. Les anciens ont pris l'information (rationnelle) et l'on stockée dans des paraboles et mythes qui malheureusement ont été érigés au rang de dogmes par certaines religions autoritaires alors qu'il faut faire le contraire : décrypter les mythes pour arriver à l'information originelle qui y est stockée àfin de comprendre de quelles connaissance disposaient vraiment les anciens... 

samedi 6 juillet 2013

Argent & Quadrige

Sorry, on va parler de sous...

On se pose la question : pourquoi les Kabyles, les femmes kabyles ne portent pas de bijoux en or et lui préfèrent l'argent (+corail) ? Bien entendu, chacun avance sa propre version mais comme nous allons le voir l'Argent métal est un symbole aussi fort que l'olivier pour le Kabyle.

De nos jours en kabyle l'argent est appelé l'fedta, l'fedha qui serait un emprunt à l'arabe al-fadha. Nous allons découvrir le vernaculaire kabyle pour ce métal blanc-gris.

Argent
Dans presque toutes les langues "berbères" on a ça :
awragh = 1. Jaune; 2. Or
(racine RG de ragh, req "brûler, briller, scintiller")
Et si l'or chez nous est associé à une couleur, le jaune, alors pourquoi ne pas supposer que le métal précieux qu'est l'argent ne le soit pas aussi ? Eurêka! mais bien sûr :
a-shevhan = 1.Blanc, Beau; 2. ARGENT métal
Ben oui, c'est a-shevhan qui paraît le plus approprié pour ce métal d'autant plus que a-shivan (grison, blanc) atteste la couleur blanc-gris comme le métal en question !
Remarquez que le terme argent en latin et grec serait issu du grec argos "briller" donc le même que notre RG de regh, req "brûler, briller" qui a donné chez nous awragh "jaune, or" mot repris en latin aurum, aurelio, etc... 
La couleur blanche est par définition la couleur préférée des Kabyles car c'est la couleur de la pureté, de l'innocence et de l'irréprochabilité de la personne qui l'arbore. Donc l'Argent (métal) = Blanc explique déjà cet attachement des femmes kabyles à ce métal. A contrario, l'or est un métal, en plus d'être cher, est un métal de corrompus et cupides, un métal qui est surtout adoré par les nomades, notamment les arabes mais les asiatiques en général, les nouveaux riches et parvenus, les forbans et pilleurs, etc...

Banca
- Et si cette piste "blanche" était un indice de qlq chose d'important qui remonté aux temps anciens. Dans ce cas l'autre blanc kabyle a-mellal "blanc, clair, blond" qui indique aussi l'oeuf (tha-mellal-t) n'aurait-il pas d'autre signification, monétaire plus précisément avec oeuf = (équiv.) monnaie, pièce de monnaie en argent, bien entendu ? De quoi se remémorer la poule de Dda Lwenas Talla = Mr. Jean de la Fontaine :)  L'astuce est de dire que la couleur qui désigne aussi la beauté dans telle ou telle langue nous renvoie au métal précieux du peuple correspondant : pour le Kabyle c'est le blanc (shevhan) donc on penserait à l'Argent , pour le Latin probablement aussi c'est le blanc; pour le Russe par contre c'est le rouge (krasny, krasivy) donc on penserait au cuivre ou au bronze.
- On sait officiellement que le terme banque, banca serait issu de banc (pour le grec c'est trapeza). Et si c'était non pas banca (banc) mais Blanca (blanche) comme pour le kabyle concernant l'argent métal ?

Étalon
Là, les amis, nous allons remonter vers Carthage et la Numidie. Pour ce faire, il faut se prêter à un jeu de mixage de mots issus de langues différentes :
1. Kon (cone) en russe = cheval 
(kN, gN est la racine "noble" de chevalier  partout)
2. Coin (coyne) en anglais = pièce de monnaie
3. Coin en français 
4. GMR en kabyle et "berbère":
tha-gmart = jument; agmar = cheval, étalon
tha-ghmart = coin, coude
Maintenant regardez ces pièces de monnaies carthaginoises et numides :
Pas besoin d'être numismate pour remarquer que le cheval est partout sur les pièces puniques et numides ! Enfin, pas le cheval, mais l'étalon ! La palme au milieu ce n'est certainement pas pour indiquer l'origine punique mais pour attester une valeur (de nos jours on met un chiffre, un nombre) car la palme était toujours utilisée dans les systèmes de mesures ! Si on comparait, on aurait "5 dollars" vs "palme chevaux"; après tout même de notre temps on a utilisé le cheval pour exprimer la valeur de puissance, alors pourquoi pas la même approche chez les anciens pour la valeur d'une monnaie ?!
Rien d'étonnant que le cheval soit associé à la monnaie :
- Étalon cheval pour la reproduction de l'espèce;
- Étalon monétaire comme outil économique nécessaire aux échanges.

Et là nous revenons à notre Argent kabyle "blanc" a-shevhan et l'on comprend mieux l'importance de l'Argent métal pour le Kabyle, une influence culturelle, presque religieuse. Si l'or est associé au veau que l'on adore, l'argent ne serait-il pas associé lui au cheval, à l'étalon ? A fortiori chez nous quand on connaît l'importance de la cavalerie numide, tantôt pro-carthaginoise, tantôt pro-romaine, dans les batailles décisives durant les guerres puniques ?
Sans doute que durant l'antiquité l'étalon monétaire de nos ancêtres était l'étalon-Argent, ce qui était une pratique générale, l'étalon-or est assez récent même si sporadiquement il avait supplanté son rival en argent à qlqs reprises. 

Plus encore, on ne peut exclure que le terme "argent" (métal) dans d'autres langues d'Europe du Nord comme silver en anglais, serebro en russe soit tout simplement une altération du terme latin calibre qui certainement signifiait justement étalon, standard, calibre depuis l'antiquité, bien avant l'apparition des arabes si chers à "l'office français des brevets arabes" qui donne à calibre une origine étymologique pour le moins douteuse sinon scandaleuse.   

Market Platz
A la lumière de ce que l'on vient de voir, à mon sens il serait nécessaire de revoir le sens étymologique de l'Agora des Grecs, de Banque, Bourse, Place du Marché (Market Platz) un peu partout et tenez-vous bien de la Place Rouge à Moscou. Il serait juste de supposer que Place de Rassemblement ou Assemblée  soit liée à Place du Marché (place de la bourse, place de la banque). Et les deux sont liés au Cheval. On va essayer de voir plus clair :

Place = Pièce 
Ben oui, la place (piazza) est la pièce, de monnaie en l'occurrence. Et elle doit être étroitement liée au Cheval. On le voit, à mon avis, en russe par exemple, ploshad (place) - loshad (fém.cheval). On l'entrevoit en kabyle car GMR de agmar/thagmart (cheval/étalon, jument) est une racine équivalente à GMY ou JMY tha-jemayth (assemblée, lieu de rassemblement) tout comme DMY de tha-dhemayth ou Tadmait qui par définition est un plateau, donc plat, donc place. C'est dans ce sens aussi qu'il faut essayer de déchiffrer les mots de Salluste : La table de Jugurtha. On a déjà émis sur ce blog que ce serait le trésor, la banque de Jugurtha. Là on peut ajouter que ça pourrait être la Monnaie (institution) de Jugurtha tout comme sa Cavalerie le cheval étant lié à monnaie. 

Pièce = Roue
Le terme kabyle a-awdhiw pour cheval n'est pas un emprunt à l'arabe, c'est juste qu'il est corrompu avec le "ayn" à la place probablement de Gh ou R :
a3awdhiw = aruwdhiw : comme rwdha "roue" (rueda en esp., rota en cat.lat.)
La pièce de monnaie est ronde, donc une roue, elle-même associé au cheval ! Le terme dourou de nos jours serait peut-être une vernalisation de rudu, rwdha "la roue".  

Quadrige
Cheval et roue. On en arrive aux chars, carrosses. La racine de noble, de couple, de l'arc KN, GN, QN, SN est dans "chevaliers, rois" comme dans "voûte" (céleste), et dans le cerisier KNS (tha-knisya). La racine KRS ou CRS chez les uns (kerasion, cerise), KLS/CLS/GLS (église) ou KNS chez les autres (pour nous tha-knissya) (knesset = assemblée pour les hébreux), en plus d'être celle du Rassemblement (Assemblée), serait probablement celle du Char, du carrosse. Donc en kabyle, à cause de tha-knisya (cerisier) on dirait a-kanus pour Char/Carrosse...et tha-knsiya serait aussi la Cavalerie !
Apparement, ce Char est pour les langues européennes lié à notre astre (Soleil) tandis que pour nous le lien est avec la Vôute céleste qui se mouvoie dans une interminable course. On y reviendra ultérieurement.
Cheval ou carrose serait, à mon avis, étroitement liés au système monétaire d'autrefois (voir plus haut). Donc il faudra peut-être interpréter autrement les paroles d'Hérodote, s'il dit vrai, bien sûr :
"...c'est des Libyens que les Grecs ont appris à atteler quatre chevaux."
Ne serait-ce pas la fabrication de monnaies qu'il s'agit ?
Le quadrige est lui-même un argument qui vient étayer les dires d'Hérodote.  
L'arc de triomphe de Neptune (notre Anzar personnifié par un arc-en-ciel), l'arc lui-même, le cheval, le pont ou couple (liaison de deux-roues), la relation cheval-monnaie, etc... sont autant d'indices qui vont dans le sens d'une origine libyque ou libyco-punique du Quadrige, de la Monnaie en Méditerranée. Donc la Banqu e, la Bourse et tout le reste trouveraient leur origine de ce côté de la Méditerranée. Merde alors ! 

Soldat
On dit en kabyle adhrim/idhrimen pour l'argent, les deniers. On dit aussi a-sordi, i-sordiyen que l'on pense issu du latin solde qui a donné aussi soldat. Mais on a vu plus haut que chez nous tout ce qui touche aux sous est lié au cheval voir Cavalerie, et même Chevalerie. Maintenant il faut savoir qu'en kabyle la même racine SRD est dans :
a-serdhun = le mulet, mule
Intéressant, non ?  Bref, de nos jours si amnay est chevalier, cavalier (unité d'élite), le simple tourlourou peut-être appelé aserdhun donc le soldat-mulet. On n'ose même pas penser à ce que serait celui qui serait associé non pas au cheval et même pas au mulet mais au pauvre aghyul-bourricot :)

King
Vous savez qui est vraiment le Roi, le Kniaz (duc russe), le Konig (scandinave) le Knight (chevalier) ou King (roi, anglais) ? C'est simple : le caissier ou celui qui tient la caisse de la communauté ou assis sur le trésor de la nation !
Eh oui, Cerisier (en kabyle tha-knissya avec racine KN noble) qui a donné Eglise, Assemblée, etc... aurait, à mon sens, sans doute donné Caisse. D'ailleurs ça corrobore parfaitement le thème "bancaire des nobles chevaliers". Une banque est une caisse, vous en conviendrez. Une église comme une entreprise a sa caisse, un Etat normal a son trésor et banques, etc...Le Cerisier déjà rapproché de Tanit (Vénus) serait donc le symbole du fric par excellence. Décidément ces Puniques (libyco-puniques), ils n'arrêteront pas de nous étonner !      

mercredi 22 mai 2013

Tibhirine 2.0 : Kabyle'Net

Le Net kabyle est au pluriel...

On a il y a un bon moment établi sur ce blog (lien) que thi-vhirin (Tibhirine), le plus souvent traduit comme "les vergers, les jardins, les potagers" serait exactement les plates-bandes de potagers, jardins, vergers. C'est aussi géométriquement des rangées. Cependant on a omis de prendre en compte un détail crucial : en Kabylie tha-vhir-th (fem. sing) - au pluriel thivhirin (Tibhirine) - est impérativement situé sur la rive, la berge d'un cours d'eau (ex.: ighzer). Ce petit détail va nous permettre de voir plus clair et plus loin....

Les jardins suspendus
On extrait d'abord du mot thivhirin la racine VHR qui en kabyle est dans :
thivhirin = potagers, vergers
avehri = brise, air frais
s'vuhru = s'éventer (avec un éventail) 
vhar, levhar = la mer (idem en arabe al-bahr "la mer").
On a déjà formulé l'hypothèse qu'en kabyle, à la différence de l'arabe, le mot vhar, levhar ne signifie pas la mer elle-même (le mot correspondant devant contenir un L en kabyle comme dans Thalla) mais probablement le littoral, le bord de mer (la berge donc) ou l'horizon.
Eurêka ! Cette racine VHR serait à mon sens rapprochable de la racine indo-européenne [bhrg] "hauteur" qui a donné berge en français, bereg en russe, etc...Et ceci conforte notre hypothèse qu'en kabyle vhar, levhar signifie justement le rivage, le bord de mer, la berge en général. Plus encore, VHR de thivhirin nous renvoie aussi vers la berge : thivhirin (Tibhirine) = potagers ou jardins de berge. Donc il y a impérativement un cours d'eau au lieu Tibhirine. Ces thivhirin qui seraient des suites de plate-bandes en cascade sur le flanc de la berge ressembleraient plus à ça (rizières en rangées accrochées à un flanc de montagne) :
Plus loin encore, VHR dans avehri, s'vuhru nous renvoie à l'éventail qui par sa forme est encore plus évocateur du sens que cacherait cette racine :   
Géométriquement thivhirin les plate-bandes des jardins sont des rangées, y a pas meilleure illustration qu'un amphi grec antique pour illuster ce sens :
Talassa
Par ailleurs, on est en mesure d'en tirer des conclusions ô combien intéressantes :
VHR proche de la racine indo-européenne VHRG : cette racine existerait en kabyle mais ailleurs, dans VRG ou plutôt FRG (le -h- étant aspiré en vrai kabyle) de afrag, freq, etc...
aphrag, afrag = clôture, séparation
(tha-ferka = parcelle de terre privée)
freq = diviser, partager, départager, séparer, rupture
Donc la racine FRG (au lieu de VHR) de afrag atteste justement cettre Berge (bord de mer, côte), tout comme afrag peut-être Barrage (barrière). Sur notre exemple de l'amphi antique grec cettre racine FRG marque les demi-cercles séparant les rangées, les gradins. Hors en kabyle afrag qui comme on le voit nous renvoie vers Berge (barrière, barrage) marque clairement une frontière entre deux propriéts privées par exemples. Qui dit frontière dit thallast, thillas (frontières, lois) en kabyle...Si "la frontière intermédiaire" afrag est la Berge (la Côte), la frontière vraie Thallast serait simplement le cours d'eau ou la mer : Talassa aurait été en kabyle jadis non pas Thalla, Thallaphsa mais Thallasth !  
Outre FRG de afrag, l'équivalent kabyle de la racine indoeuropéenne BHRG ou notre VHR actuel serait plutôt VRD avec en terminaison un D au lieu de G (altération assez répandue en kabyle : ex. anga/anda "où?" ) :
a-verdhi = côte (anatomie)
avridh = 1. chemin, 2. période (fois)
D'abord c'est Côte (berge donc), ensuite il y a la périodicité et à la fin la forme des côtes rappelle on ne peut plus les suites de rangées, thivhirin (Tibhirine) accrochées au flanc de la berge.

A la suite de Fibonacci
Ensuite nous allons voir une autre racine, c'est SRG :
shereg = 1.déchirer, fendre, scinder, 2. traverser (les bâteaux la mer sur la photo)
sh'req = 1. avaler de travers, 2. écarter (les paupières, les jambes), 3. y shreq y itdij "lever du soleil" - voir relation? avec machrek "le levant" chez les arabes.
sh'rek = partager, associer (idem en arabe sharika : société) - shear en anglais   
SRG de shereg (traverser) contient l'équiavlent kabyle du grec Dia (diamètre, diagonale) et du latin Trans.  
Un petit crochet pour dire que SR en kabyle en double syllabe pour a-shershur "cascade" qui ici marque le passage radial de l'eau :
Nous avons deux racines FRG (afrag) et SRG (shereg) à placer sur l'amphi antique grec (hémicycle), de préférence celui d'Epidaure ou tout simplement sur une grille pour faire simple :
FRG indique les demi-cercles de l'amphi (les lignes horizontales d'une simple grille)
SRG indique les passages radiaux de l'amphi (lignes verticales d'une simple grille)

En architecture ce système de plan hippodamien est omniprésent depuis l'antiquité : dans notre cas c'est la Berge, la Côte qui est le repère par rapport auquel on dessine des demis-cercles (des Rues) suivant le relief et la pente que l'on fera traverser par des diagonales, radiales (des Perspectives, des Avenues). Notre FRG serait la Rue quand SRG est l'Avenue qui permet de joindre plus vite deux bouts de la ville. 
Imaginez que vous avancez en voiture dans une avenue, chaque rue suivante que vous croisez est un "horizon", un "avenir" : en SRG diagonale/radiale/perpendiculaire vous avancez dans l'espace (une avenue), passez d'un niveau à un autre en les additionnant dans votre parcours (ça explique les suites mathématiques !) tandis que si vous prenez FRG rue vous restez dans "le présent spatial", au même niveau, c'est à dire que vous faites du surplace !

Autre fait curieux qui découle de la comparaison de ces deux racines : FRG ou FRK (tha-ferka) indique ce qui est une propriété privée, individuelle pendant que SRG ou SRK (shrek) indique ce qui est collectif, communautaire.    
RG contenu dans awragh (jaune, or) serait équivalent à raggio en italien (rayon en romanes)
RG est aussi dans tharga (thiregwa au plur.)= canal d'irrigation, fossé, rigole
Grâce à RG en kabyle ("berbère" en général) nous déduisons que le mot thiregwa (les canaux) signifie aussi les réseaux, le réseau, net en anglais. 
Oui, le Net Kabyle c'est simple : thiregwa ! 
Et les Suites mathématiques, comme les Suites de l'italien Fibonacci qui a passé sa jeunesse à Vegayeth en Kabylie d'où il importa en Italie les chiffres "arabes" (mon oeil !), ces suites seraient appelées en kabyle tout simplement thivhirin (Tibhirine)
Alors croyez-vous vraiment que Fibonacci durant son séjour en Kabylie se serait limité aux "chiffres arabes" sans s'intéresser aux nombres, aux suites, aux Tibhirine ?..
Une chose est claire : désormais on est à la suite de Fibonacci pour y voir clair et retrouver le nombre d'or : RG en kabyle ("berbère"), comme souligné ci-dessus, évoque justement "jaune, or" et "rayon, radial" dans notre grille, notre hemicycle de gradins, de suites, de thivhirin/Tibhirine. 
On n'est pas loin, ça viendra un jour ou l'autre, peut-être même très prochainement...     

vendredi 23 octobre 2009

Energie

Suite du billet précédent: R - Rg/Rk/Rc

Depuis un bon moment déjà nous avons identifié sur ce blog la lettre kabyle gamma «gh» comme étant synonyme d’énergie. Là nous allons élargir notre champ d’action au R pour avoir une vision plus complète de la notion d’énergie dans notre lexique.

Rappel
Il faut d’abord noter que nous avons montré sur ce blog qu’une permutation gh – R est une réalité de la langue kabyle, en fait le R se prononçant parfois comme un R[ʁ] grasseyé à la française. Ensuite il faut aller jeter un coup d'oeil sur les archives ("Kel Orion", "Mavrica" et "Iranium") pour comprendre le sens de Regh en kabyle, mazigh en général, et les différences entre notre langue et les sémitiques, le phénicien et l'arabe notamment, dans les mots interférents comme nuR et vReq (d'oû Barca). Voici un simple rappel de notre lexique dont plusieurs mots se retrouvent en sémitiques, en phénicien et en arabe moderne:
Regh, Req = brûler (y compris combustion)
s'eRgh = faire brûler, incendier, mettre le feu
hReq = être brûlé, brûlant
tha-rgets = braise, "charbon" (combustible)
a-veRiq = termite ailée/fourmie volante aux ailes scintillantes/brillantes
Req-Req = briller
Rqem = colorer, dessiner
awRagh = jaune, l'Or (chez les mazigh occidentaux)
levRaq = éclair
Raudh, Raghudh = tonnerre, orage
a-avaR = détonation
dTaRDHaq = exploser
a-haRvi = pétard

Energie
L'étymologie officielle de ce mot nous renvoie vers le grec energeia/energheia, mot qui selon les spécialistes serait composé de ghê (gaya) = la terre et thermos = chaleur. Franchement je ne suis pas persuadé que le mot thermos y est pour qlq chose, on le voit pas dans ce mot d'ailleurs. Bref, l'essenentiel est que le mot énergie serait issu de la langue grecque. Bien, ça c'était pour la petite histoire, maintenant on revient à nos interférences avec les sémitiques espérant que vous avez lu le post précédent et les archives relatives au le thème du jour comme il vous a été conseillé plus haut.
En arabe naR = le feu; nuR = ; anwaR = lumineux
Avec notre formule qui dévoile une "gamma" juste apès le R de la terminaison ces mots seraient en réalité naRgh, nuRgh, anwaRgh. D'ailleurs les mots arabes haR (chaud, piquant) et haRaRa (température, chaleur) seraient haRegh et haReghRegh qui contiennent le radical Regh visible uniquement en kabyle, il est présent en sémitique arabe dans un seul mot hariq (incendie).
naR (feu) = naRegh ou naRgh. On voit clairement le radical R.gh ou Regh (brûler).
nuR, nwR (luminescence) = nwRgh ou nwRagh. On y voit clairement le Rq, Regh kabyle-mazigh avec le sens de "briller" comme dans a-wRagh qui a deux sens: le jaune (qui en arabe est dit asfar) et l'Or comme aurum en latin (en arabe c'est dhaHab). Ce mot nwR existe aussi en kabyle mais avec un sens légèrement différent neweR = radieux, comme un visage radieux de qlq'un d'heureux (y neweR w udhem ik) ou d'un stare comme le soleil qui est radieux ou émet une aura (nwR g'idTij yeDHwa). Ce radical nR, donc NRG, de luminescence et de radiation se retrouve dans lephnar (phare), etc...comme il a été écrit dans les billets "Kel Orion" ou "Tenerife". D'une certaine façon cette racine NRG contenant le radical ReGh (brûler, briller) serait plus convaincante pour expliquer le mot énergie, seulement il faudra l'avis des spécialistes là-dessus avant de dire si on peut vraiment le faire. Notre radical Regh signifie aussi l'émisson de "vapeur" sèche et chaude (des thermes par exemple, voir hamam Righa en Algérie) comme dans uRghu "fournaise" ou quand il fait une chaleur torride telle que le sol ou le bitume "fume", Regh est ici avec le sens de "vapeur" chaude (et sèche bien sûr) ou plutôt la fumée dégagée par les supports (sol, asphalte, métal) fondants sous l'effet de grandes chaleurs.

Narguilé
Ce qui est certain c'est que ce R ou ce radical Regh se retrouverait dans l'ancien égyptien, en ancienne Egypte qui sépare notre monde du monde oriental. Pour l'Egypte moderne il y a un autre mot qui me vient en tête justement un symbole des égyptiens modernes: le narguilé. Et comme par hasard ce mot n'est pas sans ce fameux radical Regh dont on vient de parler. Le narguileh ou bien la shisha (en ADN et en Egypte), arguiléh (Liban), ghelyan (Iran) d'oû le russe kalyan. Larousse dit que le mot narguilé serait issu du persan narguileh "noix de coco". Bizarre! D'abors les perses ou simplement les iraniens de nos jours utilisent un autre mot ghelyan et puis des "noix de coco" en Iran c'est bouleversant comme découverte, mais franchement! Des pistaches en Iran ouais je savais mais des noix de coco...
Enfin bon, on va terminer ce post sur fond de narguilé. Fumer la shisha est très très nocif, retenez bien. Ensuite un peu d'humour, regardez ce gosse avec un narguilé sur la photo de ce clip rifain, ce n'est pas grave s'il ne fume pas bien sûr! Voici donc cette chanson très funny en langue rifaine: rifboy. En kabyle que je suis il m'est difficile de comprendre le rifain populaire mais le thème de la chanson est facile à saisir: c'est une dispute conjugale, le mari qui accuse sa femme d'être trop dépensière et celle-ci lui rétorque qu'il ferait mieux de compter combien il fume de Marlboro. Une seule consigne: arrêtez de fumer!, au moins le narguilé.