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dimanche 3 janvier 2010

Kajsa

Encore un conte...

On va commencer par la Russie, ensuite on fera un crochet en Suède avant de revenir en Afrique du Nord avec un passage obligé au pays Chleuh pour finalement attérrir en Kabylie.

Vassilissa
Le folklore russe est riche, on se limitera aujourd'hui à une seule skazka (conte), le conte de Vasilisa Prekrasnaya " Vassilissa La belle". On va décortiquer le nom de cette mythique belle russe. Vasilisa, prénom féminin, est un emprunt au grec vasileus (basileus). Prekrasnaya est un adjectif pré-krasnaya oû le préfixe "pre" est un superlatif (très, la plus) et Krasnaya = belle, en ancien russe. Cet adjectif krasniy-krasnaya en russe moderne signifie "rouge" (krasnaya ploshad = red square/place rouge). Cette racine kras est dans krasota (beauté), krasivaya (belle), krashe (plus belle/plus beau) comme dans kraska (peinture). Bref, chez les russes c'est la couleur rouge qui est assimilée à la beauté, sans doute parce que le teint rouge/rose des joues est un signe de bonne santé (voir Blancheneige) surtout dans ce pays aux hivers rudes! En kabyle c'est la couleur blanche qui est assimilée à la beauté a-shevhan (blanc), shevah (beau) d'oû le prénom féminin shavha en Kabylie, c'est un peu l'équivalent de Blancheneige techniquement parlant. Le terme mellal/mellay (blanc) a aussi le sens de blanc mais il va dans le sens "d'absence de couleur" soit donc blanc- livide-pâle.

Kajsa
Ce conte russe "Vassilissa La belle" a été traduit en tamazight version Chleuh (bravo à l'auteur!) et il porte le titre Vasilisa Tafalkayt. Retenez ce titre.
Maintenant on va prendre un prénom féminin kabyle L'Kaysa. Il est transcrit L'Kaysa ou sous la forme courte Kaysa ou Kayssa, en Kabylie on le prononce uniquement avec le L soit Lekaysa. C'est une nom ancien, chanté par les troubadours kabyles!, et c'est aussi le nom d'une de mes nièces en Kabylie. D'oû vient ce nom L'Kaysa et que signifie t-il? D'abord il faut écarter deux pistes ridicules. Primo ce prénom kabyle n'a aucun lien avec les variantes arabes, asiatiques. Secundo par le pur des hasards ce nom Kaysa se retrouve en Suède (sic!) transcrit Kajsa, mais ce n'est qu'une coincidence donc il n'y a aucun lien entre ce prénom féminin suèdois et son homonyme kabyle. Donc aux amateurs de raccourcis de rester tranquilles. Il faudra chercher des liens à notre prénom kabyle L'Kaysa en Kabylie, sinon chez nos frères et cousins mazigh, à l'Est, à l'Ouest ou au Sud. C'est une solution cohérente et logique qu'il faut chercher.
On va reprendre la fomule d'Elissa (voir le récent post Elissa) avec le Ph rétabli devant le L pour avoir PhL ou FL au lieu du seul préfixe L.
Lekaysa ~ Phellkaysa ou Falkaysa
On voit très bien que cette variante kabyle Lkaysa-Falkaysa n'est rien d'autre que l'adjectif mazigh sauvegardé en Chleuh, avec FL et non pas avec le seul L, a-Falkay, taFalkayt (beau, belle). Donc le Chleuh confirme le Kabyle, cette hypothèse de l'étymologie de L'Kaysa est plus que probable, elle est très probable.
Donc le nom L'Kaysa, Kaysa porté par beaucoup de filles kabyles signifierait simplement "La Belle", "La très belle" ou "La plus belle" Falkaysa, tha-Falkay-th. Ce mot n'est pas sans rappeller a-falcu (faucon), variante proche du latin et des romanes, et pour rappel thanina (femelle du faucon) est le symbole de la féminité et de la beauté féminine par excellence dans la mythologie kabyle. D'autre part cet adjectif qui a donné ce nom Kaysa pourait avoir le sens de "la grâce" aussi et pas seulement "beauté", piste à vérifier bien sûr.

Gaya
On pourrait chercher la trace dans la langue kabyle de cet adjectif Falkay "belle/beau" attesté en Chleuh. Un peu comme dans la chanson de Tacfarinas " wa ay the LeHa" (comme elle est belle):
the LeHa = (elle est) belle, y LeHa = (il est) beau
LeHa, iLeHa signifie aussi "bon, excellent".
Avec le Ph rétabli devant le L on aura FalHa, ensuite il faut se débarasser de ce H étranger (sémite?) qui serait soit aspiré soit aurait remplacé une autre lettre.
Donc FalHa serait:
1) Falya, Falay (ici le H est aspiré) ce qui n'est pas sans rappeller le nom rifain Afellay tout comme l'antique nom numide Apulée!
2) Falkaya, Falkay (ici le H est remplacé par K) forme proche du chleuh a-falkay.
D'autre part dans cette forme Falkay le K occlusif aurait pu être un Ga occlusif, ce qui donnerait a-falgay au lieu de a-falkay, L'Gaysa ou Gaysa à la place de Kaysa. Et ce nom Gaya (au masculin) existe en Kabylie, c'est aussi un nom numide très ancien celui du roi Gaïa ou Gaya. Donc cette piste avec le Ga est à approfondir.

Toujours est-il que Kaysa serait la plus belle. Ciao Bella!

mercredi 5 août 2009

Terra Punica

C'est le coup de théâtre...

Préambule
Les dernières générations de nord-africains, plus particulièrment les arabes et arabophones d'ADN véhiculent une certaine idée sur les kabyles, à savoir que les kabyles sont des pro-romains et ils sont les descendants de ceux qui ont détruit Carthage (pas moins que ça!) alors qu'il n'y a aucun élément réel pour démonter cette accusation. Tout ça à cause de la propagande arabo-musulmane surtout en Algérie mais aussi en Tunisie. L'astuce est simple: les arabes (et leurs musulmans) parvenus en ADN entre le 7 et 14 siècles sont des sémites donc ils sont les héritiers des phéniciens "conventionnels sémites" (quelle logique!) et les kabyles surtout qu'ils parlent le français et détestent l'arabe sont des pro-occidentaux, des pro-romains. Ce sont des thèses ridicules comme leurs auteurs. Hélas beaucoup de kabyles sont tombés dans ce piège et par opposition de principe aux arabes (et leurs musulmans) envahisseurs ils disent "ouais, on est pro-romains, pro-occidentaux. Et alors?!"
Et pourtant à analyser la particularité culturelle, sociale et ethnique kabyle, à comparer sa mythologie, sa langue et ce qu'elle recelle on a le droit de se poser des questions et de remettre en cause ces ragots propagés par les arabes en ADN. Ce billet va nous apporter certains éclaircissements dans ce sens. D'abord il faut rappeller que les kabyles habitent le nord d'ADN des zones maritimes et montagnes car ils ont été chassés des plaines par les envahisseurs (arabes, français). C'est à dire que les kabyles sont sur le littoral...Et comme les puniques, les phéniciens occupaient uniquement le littoral nord-africain et ibérien il y a de quoi se poser des questions.

Thallassa
Le mot grec Thallassa signifie "la mer" et les grecs contemporains ne connaissent pas son origine. Pour un kabyle ce mot est parlant car il rappelle thalla (la source, la fontaine), thallasth (la frontière, la limite, la borne). Mais en réalité l'explication la plus probable de ce lexique nécessite qu'on ait recours à une mutation déjà utilisée sur ce blog:
th ~ ph (F)
Donc thallassa deviendra phallassa (falassa) avec la racine FLS voir même FLX avec X[ks] en S ou en K. Tout de suite on voit le mot phelukth - felouque, tout comme on devine le mot phéliciens au lieu de phéniciens avec la mutation L-N dont on parlé dans les derniers posts.
Maintenant une autre découverte, le ph (F) se cacherait derrière un L en kabyle (en préfixe) et inversement le L derrière un F (suffixes), ce F est devenu aspiré avec le temps. Voyons le lexique kabyle et celui de peuples mazigh de Libye par exemple:
levheR = la mer (idem en arabe): il devient FlevheR, ce n'est pas sans rappeller fleuve.
illel = la mer (chez les mazigh de Libye), l'océan (chez les mazigh chleuhs du Maroc): ce mot devient Filel.
Les toponymes Rif, Tarf deviendront RiFL, TarFeL: ces deux régions sont sur le bord de la mer. On comprend mieux le sens du verbe nfel = traverser qui utilisé aussi souvent que zger = traverser (le fleuve, la mer). Le mot a-sif (rivière, fleuve) devient a-siFL.
Cette racine FLS se retouve justement chez les kabyles I-Flissen une des plus grandes confédérations de la Kabylie maritime. Le terme iflissen a pris une connotation négative lors de l'époque médiévale (règne des turcs en ADN) iflissen = pirates. En réalité FLX ou FLS va dans le sens de "navigateurs, maritimes, bateaux, etc...".
Une chose curieuse: le mot kabyle thallasth, talast (borne, frotière) serait Falast...une peu comme en allemand Fläche, curieux non? D'autre part le mot littoral issu du latin littoralis, littus (rivage) aurait pu êre simplement Flittoralis, Flitus; le mot flotte serait officiellement issu d'un mot scandinave "radeau" (comme en russe Plot) mais pourquoi ce n'est pas un "p" plotte puisque c'est une langue européenne? et je suis sûr que Flotte (réunion de navires) aurait une origine plus ancienne, phénicienne, punique.

Elissa Didon
Quand on parle de thallaphsa en kabyle (et mazigh) et qu'on entend parler dans les mythes grecs d'un personnage phénicien du nom de Telephassa (épouse du roi phénicien Agenor) on a tout à fait raison de penser à notre langue et non pas aux sémitiques; ça aurait été la même chose pour un germanophone qui entendrait un nom genre weissmuller, tout le monde comprendra que ce n'est pas du latin mais de l'allemand.
Tout le monde connait le mythe de la fondatrice de Carthage mais ce n'est qu'une métaphore et ce personnage n'a jamais existé. Pour Didon je n'ai pas d'explication mais pour Elissa si.
Elissa serait avec un "ph" soit Phelissa, Flissa
Flissa serait la même que Fleece en anglais ou Vlies [flis] en allemand, soit une toison de mouton. Le mythe d'Elissa Didon est celui de la Toison d'Or (Jason, argonautes) des grecs.
La ruse d'Elissa qui aurait découpé une peau de vache (tha-funast - fulas?) pour tracer les limites, les bornes (thallast ou FaLast mot idem à Elissa/FeLissa) de Carthage n'est qu'une métaphore, le sens rationnel devrait se trouver en géométrie et on verra ça plus tard, très probablement il aura une relation avec la toponymie et la "cartographie ancienne" de nos territoires.
Elissa c'est Felissa ou la toison d'or et voici des indices qui ont survécu au temps:
elles, LLès = tondre un mouton
alemsir = toison tannée de mouton: ce mot serait Falemsir?
Ici le mythe d'Elissa interfère avec celui de notre Lunja, ça pourait être le même surtout qu'Elissa ou Lunja sont proches phonétiquement.
Donc Elissa, Felissa la toison.
levsa = vêtements (idem en arabe lebsa): ce mot serait-il lefssa, flevsa?
tha-phersadith = couverture: ce mot serait probablement Felsadith, Felsatith
Lizar = drap (en kabyle, en argot nord-africain, en maltais): ce mot serait Felisar.
Assez! Je suppose que nous avons assez d'éléments pour être convaincus que le mythe d'Elissa Didon est celui de la toison d'or. Le toponyme aphrica-africa donné à l'époque romaine à une province punique serait peut-être aussi aphlika, aflika - afliksa ou aFLissa.
Le mot "Lsas = fondations, fondements, bases" deviendrait Felsas, très conforme à le mission d'Elissa-Felissa, la mythique fondatrice de Carthage.

Post-Scriptum
Voilà ce que nous avons découvert aujourd'hui. C'est bouleversant pour nos mentalités. Le mythe d'Elissa Didon serait celui de Jason [yasson] et les argonautes partis défier la mer à la recherche de la toison d'or. C'est bouleversant pour nous tous de comprendre notre véritable identité, et pour moi en extra la possibilité de comprendre ou du moins d'avoir une hypothèse très convaincante qui concernerait les origines de mon patronyme familial. Je suppose que nous sommes à un tournant dans notre histoire, demain nous révélera encore plus de choses sur notre histoire, notre peuple et notre patrie, la terre punique. Ave Terra Punica!

samedi 13 juin 2009

Duce

Ce billet express est consacré à une nouvelle formule de change en langue kabyle.

Avant-propos
Le phi kabyle (PH) sera transcrit F pour faciliter la lecture.
Essayer de déchiffrer certaines lettres kabyles (mazigh en général) n'est pas chose facile, trouver des formules de change aussi est difficile et relève surtout d'un coup de chance. Alors que je me cassais la tête pour déchiffrer le T majeur (dT) qui indique très clairement le lien entre notre langue moderne ou punique de l'antiquité et l'ancien égyptien quant il s'agit des appellations et des toponymes (il est à peu près sûr que le mot-clé de cette relation est le "nombril" ou le "cordon ombilical" et son sens dans les deux langues pour les toponymes), par simple hasard ou par la bénédiction de Celui qui nous inspire m'est venu une nouvelle formule de change qui explique on ne peut mieux notre lexique, la voici:
th, dh ~ FL
Nous avons vu que notre "th" féminin est parfois interchangeable avec le phi (F). Ici on va voir que ce "th" remplacerait parfois un ph + L (FL). Plus largement cette formule serait valable pour l'ensemble suivant:
th, dh, ( T-D aussi?) ~ FL, PL, VL, bL, wL
Le seul problème quant on procède au remplacement avec cette formule est de placer les voyelles à la bonne place pour avoir les mots correspondants.

Duce
Cette nouvelle formule de change va surtout nous permettre de rapprocher le punique du latin surtout et en conséquence le kabyle/le shawi (mazigh en général) des langues romanes modernes. Pour mémoriser cette formule voici une bon exemple de passege du...grec au latin:
odhyseus (odyssé) = ulysse
Les exemples suivants de passage du kabyle aux romanes sont assez explicites.
- thymes = feu, flamme
thymes ~ FLymes: idem à flamme en français ou plamia en russe.
- thanshirt = planche
thanshirt~ FLanshirt: idem à planche.
Cette nouvelle formule va nous servir à plusieurs égards, par exemple à reconstituer le lexique correspondant aux adjectifs et mots contenant FL-PL-BL comme double, triple, valable, etc...
Et cette formule va par exemple nous aider à nous débarasser des prétentions des sémitiques à la racine [g.d] de agadhir (grenier, élévation, fortification) :
agadhir ~ agaFLir: ce mot contien FL de fella (haut) en kabyle inexistant en sémitiques!
Et là on peut devenir qu'en sémitique-arabe ce gadhir aurait peut-être donné gaBLir ou simplement djebel/gabel (mont, montagne): on voit clairement la faute d'interprétation si vraiment cet emrpunt a eu lieu, comparé au vrai sens de adhrar (mont, montagne) et agadhir en kabyle!
Cette formule va vraisemblablement nous permettre de résoudre plusieurs énigmes, les toponymes antiques, les mythes ou les noms de personnages mythologiques comme Didon, Poseidon, etc...
Elle permet déjà de lancer une nouvelle hypothèse pour déchiffrer les toponymes et noms comme Phénicie ou par exemple la Tunisie qui comme vous le savez est thunès en langue kabyle/shawie (mazigh en général):
thunes ~ FLunes, PLunes
Logiquement thunes signifierait "les plaines", "le plat" soit donc "pays plat" (pays-bas, Nederland!) ou "pays des plaines". Du point de vue linguistique il est proche de la variante slave à la base du nom de la Pologne (Polska en polonais) issu de Poliana (clairière), Polié (champ) en slave/russe, la racine PL étant proche de celle du latin de plaine ou planus (plat, plan). Il ne faut pas exclure d'autres versions mais cette étymologie de Tunis-Tunisie = pays bas ou pays plat est très convaincante surtout que le verbe kabyle (mazigh) nes atteste le sens de "incliné, couché/allongé, éteint, bas" .
Procédons inversement VL remplacé par th ou dh, comme pour Valencia en Ibérie (Espagne). On aura à la place de valens le mot dhenes ou thenes, proche de thunes (Tunis, Tunisie)! Toujours rapport aux espagnols le verbe mazigh HdheR = parler (en sémitique-arabe: takalem, tahadeth) avec le "dh= FL-VL ou bL" sera H'bLeR qui est justement Hablare (parler) en espagnol!

Prenons notre ath qui désigne l'ethnie, avec th=FL on comprend d'oû aurait pu venir les mots flen, flentega (tel, telle personne) en remplaçant le th par FL. Note formule de change du TH ou DH peut concerner aussi les sons composés comme TS, DZ. L'exemple le plus frappant est tsru = PLru ...tsru signifie pleurer. Idem pou tsi = plier, PLi. Voir aussi tsu = ouBLi. On verra par la suite si c'est justifié.

Les exemples sont tellement nombreux et si intéressants qu'on va y revenir avec d'autres posts, donc on finira par exemple asse amusant. Duce (doutché) en italien vient du latin dux (conducteur, guide), c'est la même racine dans aqueduc. Vous savez qu'en kabyle ddu, dukel = aller avec, accompagner, et que dh = avec. Donc dh ~ FL grâce à cette nouvelle formule, oû dh=FL nous renvoie à philos (FiLo) grec qui signifie "ami". Mais l'intérêt est pour le mot duce/dux latin. Si je prends felouque [FLuK] je remplace FL=dh j'aurai dhuk si proche de duc-dux latin. C'est la un indice très important que la racine FL-PL ou sa forme D (dh) atteste le même sens de "conduire, diriger" dans toutes les langues du bassin méditerranéen de l'antiquité, de l'Egypte jusque chez nous en ADN et sur la rive nord du bassin.

Un mot avant de conclure. Il est probable que cette formule élargie th-dh (t-d, ts, dz?) = Fl-Pl-vL-bL puisse avoir une variante inverse c'est à dire au lieu de FL on aura LF (comme alpha) pour les sons composés difficieles à déchiffrer, plus précisement les sons "dz", "dj", "ts" "ch". A première vue cette formule inversée LF, LV, Lb = DZ, DJ, CH est intéressante à étudier. Et puis elle donne un indice capital pour dechiffrer les toponymes, entre autres celui-ci:

Alger ou Dzayer doit son nom à un quartier bien précis Lviar ou El-Biar. Il faudra vérifier si ce quartier fut historiquement le premier de cette ville. A suivre.

samedi 8 novembre 2008

Albatros

Post relatif à la racine libyque FL et à l’artiste Fellag!

Ennoncé :
Bref rappel. En général le F libyque remplace le P latin/grec pour les mots empruntés Le «dh» indique le sommet, la cime (adhrar = mont).. Le L libyque quant à lui atteste la force motrice, le mouvement par excellence et géométriquement indiquerait le haut, l’altitude, la latitude. Le F (ou PH) libyque est léger, superficiel, toujours orienté vers le haut, le dessus ; Par ailleurs le F atteste les membres supérieur (FS, afus=main) et inéfrieur (FD, ifaden = jambes/pieds ainsi que fedhen = orteil). En suffixe le F indique toujours «le pique, la pointe, le bout, l’extrêmité, la fin». ikhef = tête, extrêmité, le bout l’extrêmité,
rif, dTeRf = bout, extrémité
a-sif = fleuve
iF,yF = mamelon (d’oû yefk = lait)
efk = donner
kfu = finir, terminer, achever
af = sur, de (ex.parler de qlq’1)
aff = trouver, inventer (s’nulfu)
if, yf = être meilleur, mieux que
fella = haut, dessus
u’fella = du haut
a-fellay = le maximum
flal = emmerger du lot, être le meilleur
(voir aussi avec R frar = apparaître/emerger au dessus de l’horizon, tha-frara = aurore, aube)
flu,fellu = percer, trouer, faire un trou/une faille
felleq (fell’eq) = dépuceler, déflorer, défoncer, fracasser, violer, briser
felles = peler, battre, rosser, défoncer l’adversaire, l’abîmer
helfa, l’helfa = alfa (fibre)
fellah (fell’ah) = agriculteur
sek’fell = pelleter, déterrer, creuser, faire remonter à la surface
felfel = poivre, piment, poivron (interférence avec le sémite-arabe)
a-fellus = poussin (en latin pullus = poulet), à cause du fait que le possin transperse la coquille pour naître?
q’fell, tha-qefalt = boutonner, bouton (vêtements)
n’fell = franchir, passer de l’autre côté, déborder
s’filleth = faire un présage
as’fell = sacrifice
adh’fell = la neige
i-flew = la louche
thi-flewth = la cuillère
tha-felukt = felouque (en égyptien et en arabe felouka)
a-saflaw = fauvette
a-falku = faucon (interférence avec le latin)
flissa = sabre kabyle

a-flus = gland
tha-flusth = lobe de gland

Réflexions
La très perçante racine FL serait très probablement «du haut vers le bas ou l’horizontal» au contraire de LF « du bas vers le haut».
Le symbole le plus convenable du F (ph) «libyque» si pointu serait sans doute un vecteur ou mieux encore un pique, une pointe, l’embout d’une flèche par exemple.
La racine perçante FL aurait sans doute signifié flèche, pieu ou pal ( pfhal "fal" en allemand!), lance et surtout PERCHE (du latin perca) car elle a exactement le même sens «percer, percher». En effet FL = perche expliquerait le sens de «haut, dessus» donc perché de cette racine. Comme arme FL servait à l’horizontal et à la vertical, rien de mieux que cette racine FL pour attester la PHALANGE, la phalange militaire est une invention des macédoniens de l’antiquité.


Le mot d’origine grecque phallos convient on ne peut mieux à cette racine «libyque» FL.
FL est aussi une éminence, donc pour les titres avec la racine FL (a-fellay) on doit pouvoir retrouver le sens exact du mot: cardinal? Le maximus ?

Cette racine FL peut avoir une relation avec PL de flotte, pèlerin (pilgrim, peregrinos), à vérifier donc. Toujours est-il qu'à mon avis le mot iflis, iflisen = pirate(s) n'a conservé que le sens négatif alors que yFLS pourrait signifier bien autre chose en rapport à la toponymie (hauteurs dominantes de la côte), à un métier civil ou militaire (bijouterie, armement comme la flissa-sabre kabyle, construction de barques), etc...Aussi invraisemblable que cela puisse paraître cette racine Fl pourrait avoir un rapport avec FL de flag (drapeau) en anglais, vlag prononcé flag en néérlandais emprunté en russe flag (drapeau), donc plus largement cette racine Fl pourrait être en relation avec drapeau, oriflamme, bannière, étendard, enseigne, fanion fixé à une hampe.

FL serait aurait probablement une relation avec la racine PL du grec (et du latin) pôle, polarisation issus du grec polein = tourner. Cette racine libyque FL qui indiquerait le pôle comme étant celui du haut (fell’) donc le pôle nord avec beaucoup de neige (glacée) et par simple coincidence la neige est appellée adh’fell en kabyle ! Il faudra approfondir ce sujet de pôle/polarisation un peu plus tard pour voir plus clair surtout que nous sommes un peuple qui a «perdu le nord» au point de confondre les quatre points cardinaux; il me semble que l’on a avec FL une des premières pistes pour expliquer ce phénomène surtout que selon les apparences il y aurait confusion entre le nord géométrique et le nord magnétique. FL magnétisme et polarisation, ça promet !

FELLAG
Cette racine FL pourrait être l’équivalent libyque du PL grec pelaghos (haute mer, haut) repris ensuite en latin dans pélagique avec le même sens. L’intérêt concerne surtout les patronymes comme Pélagho/Pélaghia en grec (Pélage/Pélagie en français) et Fellay, Fellag, Fellak en «libyque». Exemple de Fellag, nom d’un talentueux artiste d’origine kabyle; contrairement à la prononciation arabe-algéroise avec un LA lourd (1kg!) et un G occlusif ce patronyme Fellag en kabyle se prononce fell’ag avec un L léger et un g spirant car le L "lourd" doit être précedé d'un V comme dans a-veLaR. Donc Fellag serait fell'ag ou fell'agh. En réalité Fell’ag ou Fell’ay attestent une caractéristique commune: la hauteur (de haute société?, de haute terre?, de haute mer?, etc...). Ce nom de famille se rencontre surtout du côté d’Azzefoun petit port de Kabylie, ce qui laisse penser que très probablement Fellag serait soit notre équivalent du grec Pélaghos (Pélage), soit en relation avec une appellation avec la racine FL de l’autre oiseau prédateur percutant, qui attaque en piqué, en qlq sorte le a-falku (faucon) des hautes mers, l’albatros. Je pense que Fellag, avec tout le sens de l’humour qu’il a, ne va pas se fâcher si l’on supposait que son nom signifierait Porte-drapeau, Phalangiste, ou Pélage, ou très probablement Albatros. Une chose est sûre, le mot aZeffun (toponymie Azzefoun) ne peut en aucun cas signifier «langouste» comme c’est le cas chez nos cousins en chleuh car en kabyle ce mot a perdu son sens initial, celà je l’ai vérifié et revérifié : a-Zeffun s’il a un rapport avec le monde des mollusques, ce qui semble être le cas vu son sens en chleuh, ce mot attesterait soit pieuvre ou plus probablement CALMAR, d’oû la confusion avec la langouste qui se déplace par contraction de l’abdomen alors que le calmar et la pieuvre «marchent» à propulsion, grâce à leur siphon, a-Zeffun. Et ça n’est pas un raccourci entre le grec siphôn (tuyau ou tube, creux et courbé) et le kabyle Zeffun croyez-moi, vous n’avez qu’à vérifier vous mêmes : a-Zeffun ou a-Zseffun serait probablement az+sef+un. aZ = bouger, se déplacer, approcher/s’éloigner. Sif = filtrer, tamiser, trier ; voir aussi y sfa = net, clair et a-sif (fleuve, rivière). Suffixe courbé «un» comme dans a-mdhun (bassin). Bonne chance !

Post-scriptum
Voici un extrait d'un spectacle de l'artiste Fellag sur les "berbères", il reflète on ne peut mieux la version "des autres" sur notre soit-disant histoire à commencer par l'appellation "berbère" (voir à ce sujet le post Boomerang). Maintenant moi je fais le pari suivant: d'ici qlqls années l'artiste Fellag doué d'humour et d'intelligence deviendra l'intellectuel Fellag qui va comprendre combien il avait tort de se fier à la "version des autres" au détriment de la Vérité. Peut-être que c'est déjà le cas. Le comble dans cet extrait est que Fellag parle d'Adam et d'Eve et du pommier sans même se rendre compte à quel point il a touché! Cher Fellag le pommier n'est pas l'arbre du milieu, au centre du jardin pour rien car c'est la version non démontrée des religions monothéistes mais celà aucune autre langue sauf le "libyque" ne l'atteste et le démontre (Ts-, tes-). Je reviendrai plus tard sur ce mythe avec les explications (Botanica libyca). L'artiste Fellag ne sait pas à quel point "la version des autres" sur l'origine des phéniciens est complètement à côté de la plaque, et surtout par rapport à "qui a donné à qui"! Là-dessus aussi je reviendrai plus en détails dès que possible. Pour le moment saluons l'artiste Fellag en lui disant que son peuple attend le Grand Fellag en porte-drapeau de la Vérité au service de son peuple. Salut l'artiste!

Merci à l'auteur du clip sur dailyMo: AZSM

jeudi 16 octobre 2008

Le clou

Aujourd’hui on va planter un clou sur le mur de l’usurpation.

Ennoncé
Girofle, clou de girofle
clove en anglais (nail = clou)
gvozdika = oeillet, girofle en russe (gvozd = clou, gvozdik = petit clou)
γαρίφαλο ghariphalo en grec
girofle vient du grec caryophyllon: (κάρυον karyon= noix, noisette + φύλλον phyllon = feuille), source: http://www.projethomere.com/forum/viewtopic.php?f=5&t=1918
kephalos = tête en grec, d’oû céphale en français
girofle se dit qrunfell en kabyle comme en arabe
fel-fel « poivron, poivre, piment» en kabyle comme en arabe
ful, fwl = fève en arabe ; FW, VW i-viw, i-vawen = fève (s) en kabyle
a-meqfull = couscous végétarien à la vapeur
i-ghef ou i-ghxef = tête, bout, extrémité en kabyle
qfel = botonner, boucler en kabyle
tha-qefalt, thi-qefalin = bouton (vêtements) en kabyle
qeRu = crâne, tête en kabyle (en arabe tête = raês, ras)

Outils
NB: il est conseillé de lire au préalable au moins le post "Couronne" du mois d'août 2008 pour comprendre le sens de QRN en libyque.
N libyque atteste l’anneau, l’arc.
L libyque axe ou plan, la parallèle, il atteste le mouvement, la motrice.
V libyque indique profond, volume (récipient, contenir, absorber, etc...)
F libyque indique haut, périphérique, superficiel, léger
af = sur, en kabyle
fella = haut, en kabyle
flu = percer, trouer
ved (fed ?) = debout en kabyle
fed, i-faden = jambes, membres inférieurs.
a-vlaw (a-flaw?) = cil synonyme i-rgel (confusion car i-rgel = paupière), leshfar = cils.
sevla = avaler, absorber, ingurgiter, en kabyle.
βέλος, velos = flèche en grec.
Botanique : pétiole (de pied), tige

Conclusions
Il est évident que le clou comme le clou de girofle contient une tige + une tête ou couronne qui repose dessus. Je ne sais pas ce qu’il en est de la version grecque mais pour le kabyle, le «libyque» en général, la définition même du clou ou clou de girofle est dans le mot QRN+FL donc les prétentions de l’usurpateur sont pour le moins ridicules. Ils peuvent continuer à crier « maâza wa law taret » (c’est une brebis même si elle s’envole) mais c’est leur problème s’ils n’arrivent pas à distinguer un oiseau d’une brebis. L’intérêt pour nous est maintenant d’aller plus loin pour comprendre le sens de VL et surtout FL, si par exemple FL ne signifierait pas «flèche, lance, défense, barreau, etc...» (flèche en français vient du frq selon Larousse) ou qlq chose du genre. Géométriquement en tout cas FL signifie un vecteur orienté vers le haut. Vous connaissez peut-être l’expression «mesmar Djeha» ou le clou de Djeha. Ce personnage rusé est un peu le Rabinovich du folklore nord-africain. Djeha en agent immobilier a vendu sa maison à un simplet avec la condition d’y laisser son clou accroché au mur (défendu de l’enfoncer ou de l’arracher) sous prétexte que c’est une relique familiale. Le nouveau propriétaire une fois installé voit Djeha venir tous les jours accrocher à ce clou d’abord un pantalon sale, ensuite des chaussures puantes, etc...jusqu’au jour oû le dindon de la farce, le simplet, en a eu marre et là Djeha lui propose de lui reprendre la maison à moitié prix, ce que le simplet accepta bien sûr. L’expression populaire en kabyle ou celle en argot algérois «mesmar Djeha, ma yet’semar ma yetneha» (le clou de Djeha, il ne peut être ni enfoncé ni arraché) est toujours utilisée. Le mot mesmar (clou) signifie en argot algérois « radin, avare», son synonyme en algérois est qerniT...je me demande d'oû vient ce mot surtout qu'il signifie "mesmar = radin" et qu'il contient QRN, serait-ce l'appellation ancienne du clou qerniT, qerniDH? Le mot mesmar est à priori arabe mais on le vérifiera une autre fois si nécessaire pour s’assurer. Toujours est-il qu’un autre clou, le clou de girofle a montré aujourd’hui que désormais le mensonge et la ruse sont mis à nu, finie la comédie. Dorénavant une comparaison avec les sémitques n’est intéressante qu’une fois toutes leurs langues réunies : arabe, hébreu, etc…et surtout phénicien. C’est dans le phénicen et probablement à un degré moindre dans l’hébreu que se trouverait la clé de l’énigme qui relie si étroitement notre langue-mère aux langues sémitiques et qui expliquerait pourquoi cette confusion et ses interférences entre leurs langues et la nôtre. Il y aura, je le sens, des découvertes très étonnantes et pas seulement sur le plan linguistique mais aussi par rapport à leur histoire, leur mythologie, leurs religions. Vous savez, une fois, par le simple hasard, j’ai appris de la bouche d’un libanais, qui malheureusement ne parlait pas un mot de français mais uniquement l’arabe classique donc on s’entendait assez difficilement, une chose assez curieuse. Il m’a dit que chez lui le mois de décembre s’appellait budjamber (en arabe disember comme décembre) comme chez mois en kabyle vujember! C’est peut-être une coïncidence mais il n’y a pas de doute que le phénicien doit être la priorité dans nos «investigations» et recherche de la vérité, ça sera le clou du programme!