Il est celui qui n'a pas droit à la parole : il doit avant tout obéir à sa hiérarchie ! Il est voué au mépris. Il est le premier à être sacrifié sur le champ de bataille. Il est celui dont la vie compte pour du beurre, celui qui ne vaut pas grand chose. Lui, c'est la chair à canon, c'est le soldat. Le soldat engagé pour une bouchée de pain, le soldat qui a plus de chances de mourir que de survivre, le soldat dont la disparition ne fera souffrir que sa mère, la seule à aimer son fils-soldat...
Combien de jeunes kabyles et chaouis ont-ils quitté le Djurdjura ou les Aurès pour s'engager, faute de mieux, dans les rangs des armées coloniales (romaine, turque ou française) pour une bouchée de pain, un solde de misère pour combattre une plus grosse misère, sacrifier sa vie pour éviter celles des siens ? Regardez le zouave du pont de l'Alma, son nom zouave vient tout droit de Kabylie, une francisation du kabyle azwaw probablement. C'est toute une histoire...
Il parait - ou est-ce une légende ? - que le solde du soldat chaoui engagé dans l'armée coloniale pour survenir aux besoins de sa famille était de six francs, n'est-ce pas ce que chante la sublime voix des Aurès Markounda ?
L'histoire du soldat kabyle et du soldat chaoui - ils étaient toujours soldats jamais officiers ! - doit nous interpeller et nous inciter à ne plus jamais nous retrouver dans des conditions similaires lorsque les enfants du Djurdjura et des Aurès sont envoyés à l'abattoir des guerres, en somme il faut en finir avec le droit du sang. Le citoyen-soldat kabyle ou chaoui ne doit sacrifice qu'à la terre de ses ancêtres, et pas autrement.
Vous savez, soldat et solde (sou, salaire du soldat) ont, selon l'étymologie officielle, une relation avérée. Sauf que je ne suis pas tout à fait d'accord... Soldat (Armée en général), Solde (l'argent en général) et la Monnaie (les métaux) : voilà les 3 notions à comparer en sachant qu'elles sont ordonnées, hiérarchisés de la même façon. Un petit rappel en ce qui concerne la monnaie dans le pays kabyle et dans le pays chaoui, et en Algérie voisine aussi, où l'on utilise le terme a-sordi pour la monnaie (comparable à solde, soldat) : 1 sordi équivaut à 1 centime , 1 doro équivaut à 5 sordis (centimes) : la pièce de zoudj doro (2 doros) vaut 10 centimes. 1 franc/dinar vaut 20 doros ou 100 sordis (centimes).
Je vais vous faciliter la tâche avec une autre explication : Le Soldat est...Sourd : c'est un sourd-muet ! Tout comme a-serdhun (le mulet). NB : le sou français serait à comparer avec sourd, plomb et cire ? Sordi (le centime, le sou) est sourd aussi. Pourquoi ? Car la pièce de 1 sordi (centime) n'est pas sonnante, elle n'est pas en argent ou en cuivre, mais en plomb ! Vous pouvez le vérifier, à défaut de plomb prenez du plastique, le plomb des temps modernes, ou de la cire, ou bien de la pâté à modeler : le résultat sera la même, le sens aussi. Et nous voilà arrivés vers le petit soldat de plomb. Une petite figurine, un soldat factice, un petit pion sans valeur (sur l'échiquier). De la petite monnaie de change en somme. Ou de la fausse monnaie carrément. On comprend que le petit soldat de plomb, le faux soldat, n'ait pas de valeur pour celui qui joue, mais la vie du soldat dans le avie réelle n'a pas plus de valeur hélas !
Revenons maintenant en Kabylie. Je crois que l'on peut supposer que la désignation de soldat en kabyle pourrait être asfel (sacrifice, sacrifié), serf (monnaie de change), a-sordi (de sordi, solde, sans doute en lien avec les romanes), a-serdhun (mulet), XXX pour le plomb en kabyle ou bien a-3azoug (le sourd, ou celui atteint de parotide ou, celui qui a - pouah ! beurk ! - les oreilles bouchées de cerumen) : le terme français zouave parti de Kabylie serait-il plutôt issu non pas de azwaw mais de azoug (le sourd) en kabyle ? Et que voudrait alors signifier le toponyme i-3azougen (les sourds), transcrit Azazga, en Kabylie ? Il est question de soldats, de zouaves ? ou de sordi, solde (de monnaie) ? Ou bien y aurait du plomb dans ce nom de sourds Azazga ?
Ce billet est maintenant terminé. Hommage à tous les soldats kabyles, chaouis et autres fils de bonne famille tombés au champ d'honneur pour leur patrie et leurs familles.
L'homme de fer... Ce billet est en qlq sorte un récapitulatif de données qui vont jeter les bases de nouvelles découvertes. Deux personnages mythologiques vont s'ajouter à ceux qu'on a cités ces derniers temps (Ptah, Seth, le terrible Akli).
Si vous revenez jusqu'à l'avant-dernier billet "Nubia", vous verrez l'illustration d'haricots rouges. Eh bien, de cette idée naïve, on passe à une autre plus moins naïve, plus sérieuse qui témoignerait des connaissances des anciens du corps humain et du système sanguin en particulier. Voici l'illustration de notre billet du jour :
Oui, il s'agit de globules rouges qui entrent dans la composition du sang. Pour revenir à l'avant-dernier billet, le terme kab louvian ou loubia en argot DZ pour haricot pourrait être non pas une altération de nubia mais simplement le globule, voir même la cellule. Notre terrible Akli (Akli uzal, uzal en kabyle étant le fer), le boucher, le sanguinaire, tout comme les divinités égyptiennes Seth "le dieu rouge" et/ou Ptah témoignent su savoir des anciens en matière de système sanguin. L'hémoglobine, riche en FER, transporte l'oxygène et le fixe sur les tissus : autant dire que c'est une protéine vitale et sans le fer, tout cesse de marcher.
Fer aurait donné les notions suivantes : - premier (zwir en kab) ; - fermé, férié ; - frontière ; - porter (transporter), porteur ; -inspirer,(ex. a-sefru "poème" en kab), voire respirer ; - force,force vitale, vie ; Et le Fer serait en relation avec : - zéro, chiffres. C'est à dire qu'on a des données qui bouleversent toutes les thèses officielles ! Le zéro issu du fer : le dzéro en italien serait une contraction non pas se sifr arabe (le fer est hadid en arabe), mais plutôt de sdr de sideros (fer) grec, ZL de fer ou ZR de racine/veine en kabyle (voir l'explication plus bas). On reviendra vers le zéro pour expliquer le fond, l'origine de ce qu'il désignait à l'origine.
Tenez, le sens de "porteur" (d'oxygène, de sève, etc.) que l'on sait maintenant lié au Fer donc à uzal en kabyle, est on ne peut mieux attesté dans la racine kabyle ZR de a-ZAR (1.racine , 2.veine, vaisseau sanguin) et a-ZRem (boyau, donc tuyau conducteur). Très probablement, le nom du dieu égyptien Osiris - le frère du "dieu rouge" Seth justement - se retrouverait dans ces deux racines kabyles ZL de fer (uzal) et/ou ZR de racine/veine (a-zar), la divinité primordiale kabyle (mazigh) Anzar s'y trouve déjà. Le forgeron boiteux qui bat le fer, c'est la mémoire des hommes qui porte un message rationnel. Tenez, prenons le cas du sémitique-arabe qui désigne le fer par hadid, la limite hed (un, unique seul, dimanche aussi) ou la frontière (hudud), àa rapprocher de 3adad (nombre, donc chiffres aussi) : le zéro et les chiffres ne peuvent pas être d'origine arabe ou même sémitique, la logique de Fer le démontre ! La limite ou la frontière en kabyle est tha-llas-th (talast), thillas ou thillissa au pluriel : c'est la frontière mais aussi la loi au sens figuré. Le terme kabyle a-salas "élément porteur" ou une ferme de charpente, généralement une poutre (le pilier étant a-jegu, thi-gejdha eu pluriel d'où Tikdjda) serait lié au nom d'un personnage sorti tout droit de la mythologie grecque, un dieu atlante dont la signification est justement "le porteur" (comme le fer plus haut) : Atlas Et ce dieu Atlas est généralement associé à nos contrées ! Ce serait sans doute ce que les Romains ont désigné par Montus Ferratus (mont/muraille de fer). Il s'agit probablement de mont, montagne, d'un adhrar (adrar) en kabyle (et mazigh) : le Djurdjura et plus particulièrement Tikdjda (thi-gejda "les piliers") - un sanctuaire kabyle qui doit être interdit d'accès aux étrangers (vous savez de qui je parle) - auront sans doute inspiré les appellations de Montus Ferratus et Monts d'Atlas.
L'homme de fer est un mont :) Le terme latin ferrum, fer (FR) est comparable au kabyle (mazigh) adhrar (DR). Le sang et l'appelation du sang serait issu de là, du fer : adhrum (clan) en kabyle serait peut-être le terme le plus approprié pour désigner le sang. Une chose est sûre : l'atlante Atlas serait le vrai Adam de ce côté de la Méditerranée. A suivre.
P.S. Je pense qu'on vient de trouver la bonne piste, la piste du Fer : l'Arc d'Anzar serait un arc de Fer Le fer devrait se transcrire autrement, la relation Arc-Fer oblige. L'arc d'Anzar pourrait être le Fer d'Anzar tout simplement, du moins pour le premier arc, celui de couleur rouge de l'arc-en-ciel (la mariée) d'Anzar.
Jadis en Kabylie, un gosse ne mangeait jamais entièrement un gland doux : il en laissait "une partie au diable", environ un dixième du gland. Pourquoi ? Ben, d'abord parce que cette part du diable n'est pas douce et puis...le diable y est pour qlq chose ! Il faut avoir suivi le billet précédent pour comprendre ce qui va suivre. En réalité, le nom du "dieu rouge" (le diable quoi !) égyptien ancien Seth a donné naissance à plusieurs termes que nous utilisons encore de nos jours, comme Satan, shytan en kabyle, chaïtane en arabe ; mais aussi shydT, shwidT (un peu) en kabyle, chouya, chwaya en masri et en arabe. Vous savez à quoi correspondrait exactement ce diable Seth ? A ceci : 1/10 (0,1) ou 10% (10/100 = 1/10) : c'est la dîme Le dieu Seth est une preuve irréfutable de l'existence de l'impôt de dix pour cent, d'un dixème (la dîme) en ancienne Egypte bien avant que cette notion n'apparaisse ailleurs dans les textes des religions monopolistes (monothéistes), et bien entendu de la notion de pourcentage à cette époque lointaine.
NB : Outre la dîme, les 10% laissés au diable, on devrait envisager la notion de douzaine et de douzaine de diable en russe (pour 13) ou "treize à la douzaine" en français ou la baker's dozen (douzaine de boulanger) en anglois.
On a évoqué les haricots et la virgule-vassale dans le billet précédent : fassolia (haricot) en grec et en arabe. La notion de fisc, fiscalité devrait à mon sens être rapproché de...fassolia ! Toute personne qui paye contre son gré des impôts au fisc ou un tribut à des bandits est un vassal par définition !Comme jadis un soumis à la dîme et, dans certains cas, dans le monde arabo-musulman, les dhimmis, càd juifs et tous les non-musulmans, devaient payer la djizia (la dîme). Les 10% du diable !
NB : Si le nom de Kabylie a vraiment une quelconque relation avec l'arabe qabila (tribu), ça serait à mon sens unqiuement dans le sens de tribut : les Kabyles étaient donc racketés par les bandits égorgeurs hilaliens (ensuite par les turcs ottomans) en tant que peuple vaincu ? Seth "le diable rouge" aurait donné peut-être aussi une notion noble, l'impôt de plein gré du citoyen libre : aumône, sacrifice, offrance, don, charité. La sadaqa(aumône) en arabe ne serait-il pas un terme issu de Seth ?
Les haricots barbares ... An 2015 donc. L'homme adore diviser le temps, l'espace, l'argent...et d'autres hommes. Cependant, celui qui manipule et divise le mieux les hommes n'est autre que le diable. Chers lecteurs, le dieu Ptah, à qui l'on a si souvent fait appel ces derniers temps pour le comparer au terrible Akli (akli uzal) et qui serait "dans le gros" (partie entière d'un nombre), va céder sa place à une autre divinité, le diable qui serait dans les détails (partie décimale d'un nombre) : Seth. Seth "le dieu rouge" serait peut-être le fer (uzal en kab) tout simplement ; on peut même supposer que ce nom égyptien Seth aurait donnée, outre Satan et l'Enfer chez les religieux, sideros (fer) en grec d'où sidérurgie, sedidh (rouille) en kabyle et même hadid (fer) en arabe. Cette dernière désigne le Dimanche par Ahed (de wahed Unique) : dimanche serait-il le jour de Fer, le jour rouge, le jour de Seth ?
Si Ptah a été rapproché de l'unité, du Un (1), Seth, lui, devrait être rapproché de la notion de diviseur...et l'on peut se poser la question de savoir si son nom Seth a qlq chose à voir avec les chiffres Six (6) ou Sept (7).
Prenons un nombre décimal, par exemple vingt virgule quinze (20,15). 20,15 Vous ne pouvez pas imaginer tout l'intérêt que représente cette simple virgule ! Avant la virgule, on est "dans le gros", càd dans la partie entière ; tandis qu'après la virgule, on entre dans le détail, le domaine du diable (Seth) par excellence ! Par exemple, les dates, les doigts, c'est aussi lee détail. Dédale et son labyrinthe seraient issus de ce détail. L'animal qui symboliserait le mieux ce détail serait un oiseau, un pivert, un pivert huppé de préférence (d'Afrique du Nord justement).
La partie décimale, après la virgule (0,15 dans notre cas) est celle des serfs, des esclaves, des Hébreux d'Egypte aussi peut-être, des travailleurs : c'est aussi ça le détail. Le métier le plus concerné serait celui de tailleur (celui qui fait du sur mesure par excellence), de tailleur de pierre à fortiori dans notre contexte de l'Egypte ancienne.
Chose très rare, le sémitique-arabe, si ce n'est pas du masri (arabe égyptien), nous explique la relation virgule-détail en les désignant par le même terme : tafassil = les détails ; fassila = la virgule. Ajoutons un autre terme de la même racine : fassoulia = haricot (idem en grec fassolia repris en russe fassol'). Puis le terme latin Vassal phonétiquement proche de haricot en grec et en arabe, et tout s'imbrique ! Virgule ~ Vassal On comprend pourquoi est-ce que le détail, la partie décimale après la virgule (0,15) est travail (labour), serf, esclave, etc. Le terme sarf (petite monnaie) en kab et en arabe argotique ne serait-il pas le serf, l'esclave, le vassal (les haricots :) ) ? Par ailleurs, la relation esclave/serf - travail/labeur est attestée clairement en slaves (ex.russe) : rab (esclave) vs rabota (travail) ; tout comme en sémitiques si l'on combinait l'hebreu aved (travail) et l'arabe 3abid (esclave). On voit que la virgule est vassale...et un haricot. Comment appelle-t-on les haricots (rouges notamment) en Afrique du Nord ? En arabe argotique c'est Loubia, tandis qu'en kabyle c'est Luvian avec la terminaison N typiquement kabyle. Cette Loubia ou Luvia (luvian) serait très probablement une altération (N en L) du nom d'un pays voisin et/ou vassal de l'Egypte ancienne : Nubia ou la Nubie. 20,15 serait transcrit autrement Egypte, Nubie. La virgule marque la différence entre les Entiers et les Décimaux, entre Libres et Esclaves, entre Seigneurs et Serfs. Pour l'anecdote, cette piste de Nubie nous mène à supposer, du moins à ne pas exclure cette hypothèse, que l'anglois neighbour (voisin) serait une altération du latin labor (labour, labeur, travail), et serait en même temps en relation avec border (la frontière en anglois). Notre virgule devient alors tout simplement une limite, un bord, une frontière. La Nubie pour l'Egypte ancienne serait alors plutôt le pays frontalier, limitrophe (ce qui est vrai) et pas forcément un pays vassal ou d'esclaves.
Appliquée aux anciens Grecs, cette supposition expliquerait pourquoi les Grecs d'Athènes traitaient de barbares leurs voisins Macédoniens (faisant partie du monde hellénistique pourtant). Au bon vieux temps, celui qui était au-delà de la frontière était un voisin certes, mais un détail (décimal), un barbare forcément :) Et, chose étonnante, ce barbare serait un laboureur, un producteur d'haricots rouges, d'haricots barbares...
Le pas du diable... Comme on l'a vu dans les billets précédents, des notions rationnelles, scientifiques peuvent se câcher un terme banal, comme le nombre cent (100) qui serait apparenté à l'eau. Aujourd'hui nous allons découvrir tout un système de mesures, de notions de grandeur et de valeurs là où l'on l'attendrait pas.
Pharaon Commencer par poser formuler une supposition assez surprenante : le son P, quasi inexistant en kabyle moderne, aurait sans doute disparu pour cause de pollution de l'arabe ; en effet, le kabyle possède toujours des sons aspirés tels que le g et le k - qu'un arabophone n'est pas en mesure de prononcer comme pour le P d'ailleurs -, et un kabyle prononce facilement ce son P (en parlant français par exemple). Ce son P se serait probablement mu en une gutturale Q (autre influence de l'arabe) et en K,G aspirés. P égyptien ancien ~ K/Gaspiré, Qen kabyle moderne Pour illustrer cette comparaison, on doit prendre 2 racines kabyles de grandeur : GR, QR de a-muqran (grand, adulte, chef, le plus, le supérieur etc...) : comparable à macro(grand, long), makar en grec, voire même à méga (grand), mégalo ; kL (k aspiré) de akal (sol, terre), thikli (marche), Akli et xilla/khilla (beaucoup) : comparable au grec poly (beaucoup) ; d'ailleurs le K aspiré kabyle est visiblement comparable au P grec dans ce cas. PR ou Per en ancien égyptien signifie maison (murs et porte ouverte), le nom de Pharaon vient de là (celui de la grande grande maison). La tête serait le carré ou le cadre idéal qui expliquerait tout. Cette racine PR serait comparable à la variante QR de tête kabyle (a-qerru, a-qerruy) et KL de marche (thikli) et du terrible Akli.
Métro Nous allons prendre un terme partagé par le kabyle (mazigh) avec le phénicien : agadhir (forteresse-grenier) ou Agadir (voire Cadix) Cette racine GDR, avec g aspiré, a donné iguidher (l'aigle) en kabyle (mazigh), ça tout le monde le sait ; et ce que personne n'a encore dit, cette racine aurait sans doute donné : kthill (mesurer) en kabyle, le k est aspiré aussi (la racine GDR est ici KTL) ; k'ther (plus que...) en kabyle vs kathir (beaucoup, nombreux) en arabe. On prend la cité latine : elle issue de citadelle, ou de forteresse (comme Agadir) ; Mieux encore, la version grecque de ville : polis (cité), ou ptolis, voire pillis (forteresse). P grec vs g/k aspiré kabyle (mazigh)... et phénicien Ptolis (polis) "cité" en grec = k'thill (mesurer) et agadhir (forteresse) en kabyle (mazigh), Agadir (Cadix) en phénicien. Ptolis grec est le plus souvent Polis (cité) sans le T - polis serait apparenté à poly (beaucoup) probablement -, de même kthill (mesurer) serait amputé du T aspiré en kabyle pour donner KL du terrible Akli, de la marche, du mouvement (thikli) et agadhir (GDR) aurait perdu son D pour donner l racine GR ou QR de grandeur et du plus (a-muqran).
La notion de Cité (Ville) est apparenté à celle de Grandeur (QR) ou de Multitude (KL). Dans le nom phénicien de Carthage (QRT.HDST) et le nom punique de la capitale numide Cirta (QRT), c'est la racine QR de grandeur kabyle (mazigh) qui y est mais pas la sémitique (ras, rash "tête" en sémitiques ne ressemble en rien à QRT !) En plus, on peut supposer que cette racine de grandeur QR dans Cirta (QRT) serait ce qui suit : Per (maison) en ancien égyptien QR de tête "grand" en kab : Porte et Force .
Le terme agadhir aurait donné aussi en kabyle a-gephur : G étant aspire, le "dh" se serait transformé en "F". Le sens ? Eh bien, en français Pluie serait liée à Pluralité, plusieurs, plus, etc... Il en va de même pour le kabyle a-gephur, et chose étonnante, l'arabe, qui n'a pas l'homogénéité du kabyle, utilise un terme proche de la pluie kabyle (a-gephur) pour désigner la multitude, ghafir (nombreux), je crois. En réalité, il s'agirait de multitude mais aussi de diversité pour pluie ou averse : a-gephur (pluie) kabyle serait le divers, différents en latin (romanes) ! Et la notion de mesure de base que nous connaissons et reconnaissons tous (à part les Anglois, bien sûr !), le Mètre comme unité de base de mesure, terme issu comme Métro du grec metron (mesure, mesure des vers), serait...la pluie aussi : matar en arabe (pluie,...aéroport). Pour le kabyle (mazigh), et probablement pour le libyco-punique, cette unité de mesure se retrouverait dans : kthill (mesurer), ou a-gadhir (Agadir), i-gidher (aigle), ou a-gephur (pluie) voire Anzar.
Grand-Pi Cet Anglois sur son penny fathing ou grand-bi, sur son Akli, est la meilleure illustration du nombre Pi. Ce serait ça le sens rationnel du nom du terrible Akli kabyle et, bien entendu, de Ptah de l'ancienne Egypte. Le plus rigolo, le terme still en anglois ou stare en latin serait comparable à notre KL d'Akli (et avec LL de illi (être) en kab) avec le sens de constante, le nombre Pi par exemple. Le Pi serait peut-être tout simplement l'hiéroglyphe égyptien de Per (maison), qui sait ! On doit donc envisager la possibilité que la Polis ou Ptolis (la cité) en grec soit en relation avec le nombre Pi, la constante Pi.
Pour le kabyle, il est évident que la racine KL de mouvement explique clairement que la marche, le mouvement, la circulation (thikli) marque le plus, la pluralité et nous donne la notion de Multiple, de multiplication. La racine QR de grandeur, quant à elle, pourrait nous donner une notion de puissance (d'un nombre). Cette dualité entre la racines KL vs QR donnerait peut-être aussi l'opposition Dérivé-Intégrale en mathématiques. Si cela se confirmait, on aurait honoré la mémoire de bon nombre de savants anonymes égyptiens, puniques et autres de l'époque antique !
Le mouvement, la marche (thikli) est par définition un mouvement alterné : une-deux, une deux ; de même lorsqu'on monte (descend) une échelle ou un escalier, ou lorsqu'on est à vélo (bicyclette) : on ne va d'un pied puis d'un autre. C'est ce qu'est la racine KL kabyle. Le simple vélocipède, vélo (un akli en qlq sorte) peut nous donner les notions de valeur, vitesse, etc. Et la racine kabyle KL de marche/mouvement (thikli) et du terrible Akli indiquerait très probablement la notion de Pas (déplacement d'une jambe dans la marche) ... et Chaque, chacun (yal, kul) aussi.Et en anglois, evil(le diable) et evry (chaque) seraient de la même racine. Comme quoi le diable est véritablement dans les détails ! Le pas d'Akli serait le détail. Le pas de géant ou le pas du terrible Akli serait simplement le pas avec les deux pieds (jambes), soit le saut donc. Très probablement, notre terrible Akli kabyle est ce qu'est le Bigfoot dans l'imaginaire anglosaxon nord-américain. Le pas d'Akli serait peut-être aussi un pied noir (Akli étant un esclave noir), un long pied, etc.
Et notre terrible Akli pourrait être tout bonnement...le diable, evil, sir ! Le diable qu'il faut tirer par la queue pour répondre à toutes nos questions sur le calcul, les chiffres et nombres, les maths, etc, chez les anciens. Il faudra donc suivre au pas le terrible Akli...
De monnaie céleste, Et de ce qu'est la Toussaint... Ce billet fait suit au précédent Dream Work, consacré à l'argent (monnaie). Les titres des deux derniers billets sont en anglois, mercantilisme oblige :) La fureur d'un seul dieu, aussi puissant soit-il, tel que le forgeron boiteux Ptah-Héphaistos-Thor ou notre terrible Akli kabyle, au moins deux autres personnages sortis des mythes doivent lui donner un coup de main pour que l'orage aboutisse sur une pluie de monnaie : la monnaie céleste :). Donc, on reprend notre orage et ses dieux, en plus du forgeron boiteux : Egypte ancienne : Ptah + Seth maître de le foudre et du tonnerre justement (Seth, assassin de son frère Osiris, aurait peut-être donné Caïn, assassin de son frère Abel, chez les Hébreux ) + probablement le dieu Thot ; Mythologie grecque : Hephaistos + Arès dieu de la guerre + le plus sympa des dieux grecs Hermès ; Mythologie romaine : Vuclain + Mars dieu de la guerre + surtout Mercure le dieu du commerce ; Mythes kabyles : le terrible Akli (Akli uzal) + un ogre : Waghzen, l'ogre dandy ou l'ogresse Tseriel ; et ... un personnage emprunté aux Phéniciens : Barca (Hannibal Barca), ou tout simplement le terme levreq (l'éclair, la foudre). Baraka - Mardi (jour de mars) = jour du marteau (martel) = jour de fer et du forgeron = jour du tonnerre. - Mercredi(jour de Mercure) = jour de marché = jour de l'éclair (de la foudre, de Barca). ~ (et probablement) le jour béni, as nel varaka (le jour de bénédiction ou de baraka). Voilà il fallait d'autres dieux que le forgeron boiteux seul !Si vous ne l'avez pas compris, Barca (l'éclair, la foudre) serait le Mercure romain, l'Hermès grec - une divinité en somme, avec le sens d'opulence à la clé. La manne céleste L'orage, c'est d'abord le tonnerre (mardi), puis la bénédiction de l'éclair ou de la foudre (mercredi), et enfin la pluie ou l'averse, logiquement donc le jour suivant - le jeudi, jour de Jupiter : le terme kabyle agephur (pluie) serait comparable au nom latin jupiter, et anzar (la pluie) des Mazighs occidentaux, issu de la divinité Anzar, mythe fondateur kabyle (et mazigh), serait aussi comparable à Jupiter. D'autre part, cette pluie tant attendue expliquerait peut-être que l'eau kabyle a-man (les eaux) serait justement cette manne céleste... et serait comparable à la monnaie aussi : a-man (eau) en kab ~ manne ~ monnaie En tout cas, jeudi (jour de Jupiter) serait le jour de pluie ou le jour de l'eau, le jour d'Anzar. 100 Intéressant de comprendre pourquoi les vieux comptent toujours en anciens francs (en France) et que cette pratique est généralisée en Kabylie et en Algérie voisine : alefrank c'est alef frank, soit mille francs...mais anciens, et ça se dit pour 10 dinars :) Les gens comptent en francs anciens les dinars actuels ? Non, ils comptent en centimes pour la simple raison que presque toujours : Monnaie = 100 centimes (1 franc = 100 centimes, 1 dollar = 100 cents, 1 rouble = 100 kopecks, 1 dinar = 100 centimes, etc.). D'où la conclusion relativement simple : Monnaie = Cent (100) = Eau En kabyle c'est le terme miya pour cent et aman (les eaux) pour l'eau, donc pour monnaie aussi. En masri (arabe égyptien) et en arabe, mi1a (100) et ma1 (eau) et mal (monnaie). Comme quoi quand on parle d'argent liquide, on ne ment vraiment pas :) NB : MN ou ME de cent (100) seraient peut-être comparables au mille (1000) en romanes et au blanc kabyle ML (amellal) et surtout le miya (100) kabyle serait comparable au grec méga(grand).
Toussaint Intéressant comment dix (10), dix puissance deux ou cent (100) et dix puissance trois ou mille (1000) sont désignés dans différentes langues. Une brève analyse montre clairement la relation entre 10 et 1000, alors que 100 se tient à part. La notion de dizaine est aussi souvent confondu à celle de douzaine.
Le dix (10) prendrait alors le sens de tout/tous : mera (tous, l'intégrité de) en kabyle vs mraw (10) en tamacheq à la base de la numération mazigh nouvelle. Ce mraw (dix) berbère serait peut-être lié au terme amravedh (religieux, marabout). On y reviendra une autre fois.
Le mille, multiple de dix, serait avant tout un multiple, un multi du latin multus (nombreux), ou bien tout simplement 1000 = 10 x 100, soit "tous les cents" d'où probablement la notion de tous les saints ou la Toussaint en religion chrétienne (fêtée le 1er novembre, de nos jours supplanté par la version anglo-celte Halloween). On l'a dit récemment, la Toussaint en français aurait sans doute une relation avec thousand (1000) en anglois. Quelle est la fête religieuse kabyle équivalente de la Toussaint et Halloween ? Il suffit de rappeler comment dit-on "dix" en kab : 3achra emprunté au masri ou à l'arabe 3ashra (10). C'est simplement Thaashurt ou Taâchourt, fêtée exclusivement ou presque en Kabylie alors que notre entourage arabe ne le fait pas, et en orient par les Perses, encore des non-arabes, soit-disant parce que l'achoura pour les chiites serait lié à leur prophète Ali. C'est tout simplement une fête des dix cents, des mille, de tous les cents, des tous les saints qui serait antérieure aux religions monopolistes (monothéistes). NB : L'intuition me dit que cette notion des tous saints serait liée au terme thassa (le foie) en kab. On y reviendra lorsqu'on aura plus d'indices.
Géants Mais comment expliquer tous ces ogres, ces colosses, ces géants et ces divinités dans la mythologie de tous nos peuples ? On a vu plus haut tous les bienfaits de l'orage, que le jeudi serait le jour de pluie, de la manne céleste, de l'opulence ; mais l'humanité, qui a toujours rêvé de farniente et d'opulence, a surtout eu à faire face au jour qui précède l'orage, à la disette, à la faim, à la soif. La Kabylie n'a pas été épargnée par la faim il y à peine un peu plus d'un demi-siècle en arrière, c'était la misère de Kabylie du regretté Albert Camus. Le constat terrible ulama laz yetswassen, l'hif izuzen ith shna (la berceuse kabyle comme sédatif et seul remède pour calmer la faim de l'enfant kabyle qui vit dans la misère) comme le chante Dda Yidhir dans sa berceuse Ssendou qui arrachent des larmes de tristesse à ceux dont les aînés ont connu et vécu la misère de Kabylie.
De nos jours, ça parle de mégaoctets, gigaoctets et de machins de bits : les gens n'ont plus faim, ils ont soif de savoir, numérique svp !, et c'est tant mieux.
Vous pouvez ne pas me croire, mais le grec giga qui a donné en français géant serait comparable...à l'arabe gu3, gi3an ou dju3, dji3an (affamé, faim). Il s'agit probablement de jeûne dans les deux cas. Le géant est donc celui qui a faim ou celui qui jeûne. La racine kabyle FT est dans tha-fath (la lumière), fedta (argent métal), afedhis (le marteau), afedtiwej (étincelle) - le lexique du forgeron boiteux qui martèle le fer quoi ! - , mais aussi dans fadh (la soif). Et le terme kabyle Laz (la faim) serait-il lié à la lumière (luz, lux en latin) ou au terrible Akli (klaz au lieu de laz ?), qui est d'office un géant, un colosse ? et puis Akli uzal "le terrible Akli" c'est le midi solaire, l'heure de imekli (déjeuner). NB : Juste pour la petite histoire, le terme déjeuner en russe obed' sonne comme l'arabe 3abid (esclave)...Akli aussi est esclave en kab :) Le thème d'avant orage (période de disette, de faim et de soif) serait placé dans notre calendrier hebdomadaire le Lundi peut-être, et dans le calendrier annuel - le mois du jeûne chrétien, et le ramadhan musulman. Eléphant Le grec giga (géant) serait lui aussi un Mille, un Alef (1000), un éléphant : ilath en kabyle pour qlq chose d'une grandeur hors-normes, géant serait sans doute l'éléphant. Le géant grec (giga) est rapproché de la faim arabe (gu3, dji3an), parce qu'un enfant qui meurt de faim enfle avant de mourir (la maladie d'éléphant en qlq sorte), on a tous en mémoire les images terrifiantes de la faim qui a fauché beaucoup d'humains ici et là, en Somalie, au Soudan ou en Ethiopie. All saints La rupture du jeûne (ramadhan) par les jeûneurs (les géants quoi !) est désignée par iftar en arabe et autrement chez les juifs et les chrétiens. Le géant-jeûneurs sont pardonnés, donc sains, voir saints. Dans le cas du kabyle, c'est le terme imensi (le dîner, repas du soir ou le dernier repas de la journée) qui devrait contenir ce sens spirituel de pardon et de communion. Le dernier repas des géants ou le dîner de saints, tous les saints. La Toussaint est illustrée sur la toile du génial italien Léonardo que vous voyez plus haut sur cette page : la Toussaint est la Cène de Léonardo de Vinci. C'est le dernier repas de Jésus + les douze (et pas dix) apotres, 13 au total, le soir du Jeudi saint. Est-ce les 12 mois calendaires ? L'épacte : On ajoutait 10 jours (Tachourt ou Achoura vs la Toussaint ?) à l'année lunaire pour égaler l'année solaire ?