dimanche 4 mai 2008

Les fofrères Katmaziroff

Ce post est dédié à un oeuvre grandiose de notre grand philosophe et poète Lounis Ath Menguellet (Aït-Menguellet). Ce qui va suivre n’est bien sûr que mon interprétation personnelle. En réalité la poèsie dans cette chanson rappelle d’une certaine manière la philosophie de Dostoevsky dans son oeuvre monumentale «Les frères Karamazov» et notamment «la légende du grand inquisiteur» qu’elle contient. Il ne s’agit pas bien sûr de comparaison, loin s’en faut, mais pour moi personnellement la poèsie, plutôt la philosophie de Dda Lounis dans cette chanson en question («Ali dh Ouali») est d’une certaine manière sur la même lignée de celle de Dostoevsky. C’est mon avis personnel, un point c’est tout. Pour l'anecdote Dostoevsky avait introduit la notion ou l'appelation "russkiye mallchiki" soit "les (jeunes) garçons russes", ou "arrash n'Russ" en kabyle, pour décrire ses jeunes compatriotes tout le temps en quête de meilleur sort pour leur pays, en quête de spiritualité, de Vérité, de Dieu, bref des jeunes penseurs. Aït-Menguellet à ma connaissance est chez nous le seul à utiliser l'expression "arrash l'Kvayel" soit "les (jeunes) garçons kabyles" avec le même sens que le grand maître russe. Dans cette chanson il s'agit de quatre compagnons et non de quatre frères, ils ne sont pas confrontés à une épreuve ( la "minute de vérité" de Dostoevsky) mais à chacun sa destinée. Chez nous on n'est désignés "frères" que par la propagande étatiste ou religieuse. D’oû ce titre:
Les faux-frères Quatre-Mazir'off

Les personnages
Les 4 personnages: Ali et Ouali + Muhand (Mohand) et M’hend. Les prénoms choisis: noms « religieux» , musulmans donc d’origine arabe mais berbérisés. Pour la petite histoire Karamazov est un nom composé de kara = noir mot emprunté au turc utilisé à la place du russe chiorny (vous voyez que nous ne sommes pas les seuls à emprunter aux asiatiques) et du mot russe maz' (onguent, coloration), en kabyle ça aurait donné averkan et ighma, Karamazov aurait été ath-ighmavarik ou ath-ighmaverkan. Ce sont donc deux noms de prophètes musulmans, sans doute les plus répandus. Ali est Ali, Ouali vient de U’Ali soit "fils de Ali" ; de Mohamed vient Muhand c’est un prénom très répandu chez les kabyles et finalement M’hend est une déformation de Muhand mais avec signification de M’hend = intelligent, malin, rusé (M’hend ushen = M’hend le renard).
Il n'y a pas de dialogue entre les quatre, il n'y a pas de recherche de consensus. Il y a le tyran Ali qui veut imposer sa vision des choses par les armes quitte à saigner le pays et à sacrifier des enfants, il le fait en ayant recours au support des deux hypocrites et opportunistes Muhand "le négociant" et Ouali "le scientifique". Remarquez que Ali "le guerrier" et Muhand "le négociant" ont une chose en commun: ils sont contents de leurs destinées et sont reconnaissants envers Dieu, alors que rien n'est dit de tel sur le poète M'hend et le scientifique Ouali, peut-être Ouali serait-il un athée et M'hend, le plus sain des quatre, un agnostique ou un vrai croyant sans zèle. Voici à mon avis quelques traits de caractères des personnages:
Muhand: marchand, négociant, commerçant, usurier, influent, pragmatique, mercantile, opportuniste, spéculateur, matérialiste, hypocrite, complice, vassal, servil, bourgeois, optimiste, mécène, superficiel, sans personnalité, sans morale, l'opulence et le corps, adepte du dieu Mercure, "n'a pas résisté à la tentation du Grand Inquisiteur" (aurait conclu Dostoevsky!).
Ouali: scientifique, manipulateur, politique, influent, irresponsable, hypocrite, servil, vassal, complice, matérialiste, réaliste, athée, sans personnalité, sans morale, girouette.
ALI: le démon par excellence, le "colonel", autoritaire, abruti, truand, bandit, guerrier, scélérat, féroce, cruel, égoiste, violent, imposteur, anarchiste, pseudonationaliste, intégriste, nihiliste, extrémiste, terroriste, vassal, ne reconnaît que la force des armes, il s'impose et les hypocrites sont ses serviteurs dont il utilise les ressources (commerçant, politique), mort et désolation il sème, disette et famine pour son pays, il est le diable en personne, le "Mal absolu"
M'hend: l'âme et la conscience des humains, symbole de morale, le poète, le philosophe, le croyant en le Créateur, il incarne l'intelligence et la spiritualité, sincère, patriote, le témoin, l'observateur, le conseiller, le sage, le consolateur, l'ami du peuple, l'éducateur des générations futures, le salvateur.

Texte translittéré, comme d’habitude sur ce blog, en kabyle traditionnel et non pas en kabyle conventionnel
Introduction
Ali dh ouali dhi rfiqen
Aken idukulen
mugrend Muhend dh Mhend.
akeni dhi rvaa kemlen
la-ts’mrafaqen
ami senga vghen wbudhend
zzin dh’agraw qimen
la-ts’mestheqsayen
Igeni yelli’yasend

Prélude
y’ellid igenni ghef sin
edhwent th’ghaltin
theghlid thekthavth ger’asen
thakthavth ger’asen

uzlen ghers anwa ats y’awin
jemaan thiwriqin
ferqent’ent dhi rvaa yidhsen
dhi rvaa yidhsen

mi hefdhen thimusniwin
idha’isen di’ghlin
ddunith yisen ith ???
huwb ay’adho!

Muhand ihfedh tjara
Ali dh’lgerra
ferhen es’thukshi Rebbi

Ouali y’dem leqraya
Mhend dhi sefra
farqen wa y’suwb, wa y’ulli

1. Muhand
1.1
Mohand y’estagh y’eznuzu
ys’hfedhasen tjara iwiyadh
simal dhi rveh irenu
iaash am gellid ur yts’ghadh

ashhal tha, awid tha, edjiyi tha
yewbid ayellas ula seg’uvladh

1.2.
y’ervah netsa revhen wiyadh
kra wbi iden dhi’ldjaras iaash
ur yella ukham asemadh
dhi dewlas iy’erwan wu’arrash

aghed wa, ezenzed wa, anfas iwa
yidhes ddunith ur th’sewhash


2. Ouali
2.1 prélude
Ouali y’edem leqraya
thakthavthis thelHa
eth’sahithid ar dha ats y’esgher
ar dha ats y’esgher.

aghran wu’arrash ki id y’enna
win yezwern yghra
y’ewbedh ka y’evgha ath iZer
huwb ay’adho!

2.2. refrain
anidha-then widhni ileqmen thamusni
anidha-then widh yesfedhn alen i’lghashi

2.3.
a’ghrigh, y’eghra, th’eghra
n’eghra mkul amkan
a’Zrigh, y’eZra, th’eZra
n’eZra mkul zman

a’ddigh, y’edda
th’eddam aken yuwk eddan
u’figh, y’ufa
th’ufam ayen akni iy’ufan

3. Ali
3.1. prélude
Ali dh lgerra ig hfedh
dhi thmura y’ferredh
y’etsadja lmuth dhi lathris
lmuth dhi lathris

dh revrav senga y’ewbedh
dh laruah ig qebedh
s lumqahel dh laskaris
huwb ay’adho!

3.2. refrain
lloZen wu’arrash almi muthen
muthen wu’arrash imi lloZen

Ali mi ig hfedh lgerra
adhrar y’erath dh lowdha
y’erad rsas am leHwa
y’engha wa ay’vnun
wa ay’Huden yella

3.3.
y’eqares wa dhayella negh
ilaq anemeth,
ilaq anemeth

nek levghiw ar’dha ath’awdhegh
ma dh kunwi nnagheth
ma dh kunwi nnagheth

wa ay’Huden yella,
wa ay’vnun ulash
muthen merra,
gujlen wu’arrash

3.4.
thekker thymes usan - udhan
arsas dhavruri
arsas dhavruri

saarqen iy’itij amekan,
anidha iy’ghelli
anidha iy’ghelli

wa ay’Huden yella,
wa ay’vnun ulash
muthen merra,
gujlen wu’arrash

3.5.
snulfud leslah ajedhidh
a Ouali ghiwel!,
a Ouali ghiwel!

a Muhand lgerra thezzidh
zenzed lumqahel,
zenzed lumqahel

wa ay’Huden yella,
wa ay’vnun ulash
muthen merra,
gujlen wu’arrash

4. M’hend
4.0. prélude
y’ekerd Mhend dha fenan
thakthavth is’fkan
thes’hefdhas adh y’esefru
ardhadh y’esefru!

y’esefray ghaf ayen y’edhran
ghas chant wurfan
mi zegdhen ardhi shenu,
ardhadh y’shenu!

sw’allen iZer yir usan
y’estarathen elHan
ldjarh af y’ers athihlu
Huwb ay’adho!

4. 1. refrain
sver a-mmi ma the’lozedh
yewbas levghik at’awdhedh
oh ! shfu-kan dhashu ik yughen

aterwuDH ma ath imghoreDH
thelHa lmehna ma th’ghreDh
yelHa lsas awbi itmehnen

4.2.
sver win ithid y’snulfan
ur y’eghlidh dhi leshavis
thasusmi win tsinudhan
adh iZer theswa lheqis

limer adinigh ayen illan
thasardhunt adth’arew mmis

4.3.
is’dreghlagh wayen y’edhran
almi nugadh a muqel
n’tskukru win idh n’myusen
khas am nuwkni ig ederghel

limer adinigh ayen illan
ghas igeni adh y’emwpiwell

4.4.
susmen widhen iwallan
amzun la ts’radjun thalwith
yughal l’hsedh igh y’enghan
ishuva lwahsh n’targith

ur deqaragh ara ayen illan

amar ats’sugh ddunith

_______________________________________

Vrac traduction au français, en attendant une vraie traduction et adaptation littéraire.

Ali et Ouali sont copains
Allant toujours ensemble
Ils rencontrèrent Muhand et M’hend
A quatre ils continuèrent leur chemin
Se tenant compagnie
Jusqu’au jour oû ils atteignirent leur destination
Ils se mirent en cercle
et tenirent assemblée
Le ciel s’ouvra pour eux (révélations)

Le ciel s’ouvra en deux
La lumière innonda les crêtes
Le «livre» leur tomba du ciel
Le livre de leurs destinées

Ils coururent qui le premier à s’en saisir
Ils ramassèrent ses feuilles éparpilleés
Ils les divisèrent entre eux
A quatre ils les répartirent

Lorsqu’ils assimilèrent les connaissances
Qui leur tombèrent du ciel
Le monde était désormais à leur portée.
Souffle, oh grand vent !

Muhand apprit le commerce
Ali l’art de guerre
Tous deux heureux et reconnaissants envers Dieu

Ouali a choisi la science, le savoir
M’hend – la poèsie, la philosophie
Sur ce ils se quittèrent chacun prenant son chemin

1. Muhand
1.1
Muhand est dans le négoce
Il a appris aux siens les vertus du commerce
Chaque jour augmentent ses émoluments
Il mène une vie de prince, il n’est pas à plaindre

Combien coûte ça, achète ceci, réserve celà
Il a tiré profit des affaires les plus désespérées

1.2.
Il vit l’opulence et la partage avec les siens
Tous ses partisans connaissent la bonne fortune
Chez lui pas de traces de foyer froid ou de pauvreté
Son pays est celui oû les enfants sont rassasiés

Vends-ça, achète–ceci, garde–celà
Sous sa conduite ce monde ne fait pas peur


2. Ouali
2.1 prélude
Ouali a pris la science et le savoir
Sa part du «livre» est donc bonne
Le devoir lui incomba de répandre ce savoir
Sa science il doit l’enseigner

Les enfants ont appris le savoir de sa bouche
Les pérséverants et les bons élèves
Etanchèrent leur soif de Lumières et en tirèrent profit.
Souffle, oh grand vent !

2.2. refrain
Oû sont passés les maîtres du savoir ?
Oû sont passés les maîtres de la pensée ?

2.3.
Je suis instruit, comme lui, comme elle
Nous le sommes tous et partout
Je détiens le savoir, comme lui, comme elle
Nous le détenons pour toujours à travers le temps

J’y ai adhéré, comme l’autre l’a fait
Vous y avez adhérés comme les autres l’ont fait
J’en ai tiré profit comme il en tire
Vous en tirez profit comme ils en tirent

3. Ali
3.1. prélude
Ali a appris l’art de guerre
Son art est de dévaster les pays
Il sema la mort sur son chemin
La mort et la désolation sont ses traces

Il sema la terreur partout oû il alla
Monstre et scélérat il tua nombre d’âmes
Féroce et fort qu’il était en soldats et en armes.
Souffle, oh grand vent !

3.2. refrain
La famine a emporté des enfants
Les enfants sont morts de faim

Ali dès qu’il apprit l’art de guerre
Il rasa les montagnes pour faire plat
Il ne faisait que parler la poudre et la subtitua à la pluie
Il extermina tous les bâtisseurs
Et ménagea les démolisseurs

3.3.
Ce pays nous appartient, fût sa conviction
Il faut se sacrifier pour,
Il faut se tuer pour

Moi mon but par le combat je l’atteindrai
Je vous laisse vous entredéchirer
Chamaillez-vous en paix mais sans moi

De destructeurs le pays en regorge
De bâtisseurs il en reste point
Ils n’ont pas survécu au massacre
Les enfants sont orphelins

3.4.
Le feu (la guerre) brûle sans répit
Les balles sifflent comme de la grêle
Les balles comme de la grêle

Ils (guerriers) firent que le soleil se désorienta
Le soleil est désorienté
Le soleil ne sait plus oû se coucher

De destructeurs on en regorge
De bâtisseurs il en reste point
Ils n’ont pas survécu au massacre
Les enfants sont orphelins

3.5.
Invente pour moi une nouvelle doctrine
Eh, Ouali presse!,
Eh, Ouali que ça saute!

Eh Muhand la guerre bat son plein
Fournis-moi des armes
Des armes et vite !

De destructeurs le pays en regorge
De bâtisseurs il en reste point
Ils n’ont pas survécu au massacre
Les enfants sont orphelins

4. M’hend
4.0. prélude
M’hend a grandi en artiste
Telle fût sa part du «livre» (destinée)
Le «livre» qui lui apprit la poèsie
Qui lui apprit à raconter la vie en poèmes

Il composait ses vers sur le quotidien de ce monde
Malgré tous ses tourments qui le rendaient coléreux
A sa colère il remédia par le chant
Le chant fut son remède contre le malheur

Sous ses yeux les tragédies défilent
Il en fait des fables
Capable qu’il est de guérrir les plaies
Souffle, oh grand vent !

4. 1. refrain
Endure la faim mon fils
Un jour tes voeux seront exaucés
Oh ! seulement souviens-toi de ton passé

Tu mangeras à ta faim une fois grandi
La soufrance est une bonne épreuve
Elle offre de bonnes bases pour l’avenir

4.2.
Celui qui inventa la patience
Ne s’est pas trompé dans ses calculs
Le silence, qui le recherche comprendra,
Vaut son pesant d’or

Si je racontais la réalité telle quelle
La mule risque d’accoucher

4.3.
La tragédie nous a aveuglés
On se cache les yeux pour ne plus la voir
Nous nous méfions de notre proche
Même si lui aussi est une autruche

Si je racontais la réalité telle quelle
Le ciel risque de s’ébranler
4.4
C’est la loi du silence, le mutisme des témoins
Qui attentdent dans leurs coins que la tragédie débouche sur la paix!
L’hypocrisie qui nous a atteint
Ressemble au monstre qui hante notre sommeil

Je ne dirai rien sur la réalité telle quelle
Peut-être la terre (monde) révoltée le criera un jour

Ecouter cette chanson sur DailyMo, merci à son auteur "nomade_c"
première partie


deuxième partie

samedi 3 mai 2008

Le vaisseau d'Aurore

Ce post est une tentative de déchiffrer le son/la lettre F du libyque qui appartient au premier groupe (W + wB-wP & V - F). L'objectif est de comprendre ce que recelle chaque lettre à l'état statique (apparence, géométrie) et à l'état dynamique (fonctionnalité, matière). Nous avons eu beaucoup de surprises en décryptant la lettre libyque W avec sa triplette de sons (w, wb, wp); aujourd'hui la lettre F offre son lot de surprises, elle a aussi élucidé pas mal de questions sur l'étymologie de certains mots mais surtout elle nous permet dès à présent de comprendre la composition des mots libyques aujourd'hui hérités par le berbère, en particulier le kabyle.

Avant-propos
Le son F, comme V d'ailleurs, est une fricative spirante labio-dentale, c'est à dire qu'il se prononce à l'aide lèvres + dents. Le son F symbolise un passage étroit. Essayez de prononcer ce son... Ffffffff...ça souffle, hein? 1.C’est souffler tout simplement, en soulagement ou après un effort physique. 2. C’est aussi souffler pour allumer le feu ou pour attiser la braise. Mais F symbolise surtout un passage étroit, une conduite étroite. Voici donc le décryptage du F libyque.

Matière "F"
Le F libyque symbolise le fluide, la matière visqueuse coulante (moelle, lave par exemple) et conduite/vaisseau pour matière liquide. Le "F" signifie circuler, couler, voler (fly), conduite, conducteur, naviguer, voyager, laisser échapper un liquide, effusion, fondre, fond, fin, bord, extrémité, frontière. Il est surtout le symbole de la lumière (thafath proche du grec phos = lumière d'oû les mots photon de lumière/photographie, thafrara = aurore, etc...) et des lumières (aff = trouver/inventer, iff = être éfficace/meilleur, etc...).

Aurore
Vous savez qu'en latin la lettre U s'écrivait V et souvent tous les mots grecs passés au latin voyaient leur son V chuter en U, par exemple odyssevs devient odysseus. Vous savez que la déesse Aurore, appelons la à-la-grecque (comme les russes d'ailleurs) Avrora, est une déesse romaine donc latine par analogie à la déesse grecque Eos. Mais le plus intéressant est que dans notre cas le mot thafrara = aurore, aube, symbole de lumière (fath) et des lumières (frar), ne laisse aucun doute sur la similarité de ce mythe romain chez nos ancêtres, et franchement ça n'est pas un cas isolé bien au contraire. Maintenant si l'on se rapelle l'importance des mythes Thiziri (lune) et même Anzar chez nous on est en droit de se poser la question de savoir si ce mythe d'Aurore ne se placerait pas dans la même ligne et donc le mot Thafrara est plus qu'une appelation mais un mythe. Alors qui était à l'origine de ce mot et du mythe d'Aurore?

Vaisseau
Il est symbolisé par le suffixe "iF". Il peut s'agir de vaisseau sanguin (d'oû les suffixes iF dans ukrif, akanif, etc...) mais aussi de vaisseau de navigation qui nous intéresse le plus. le mot aSif = rivière, fleuve signifie en réalité surface/passage navigable! D'ailleurs pour conforter cette hypothèse on va "utiliser" les sémites (inversons les rôles pour une fois!) avec le mot sémitique qui signifie embarcation: en arabe safina (d'oû safer = voyager), en hébreu sapinah qui seraient l'équivalent du berbère kabyle, chawi, etc...thasaft (asaf) = chêne, conifère, pin? , du sapin latin (sapinus), de l'hispanique çapar, çapirro "chêne" (d'après le respectable M.Haddadou). Est-ce le bois de thasafth/asaf/ qui fût utilisé pour naviguer sur asif? Mais à ma connaissance les phéniciens (vu la liaison Canaan-Afrique-Ibérie) utilisaient plutôt le cèdre, non? Il y a un autre mot "navigateur" qui pose problème: felouque serait selon Larousse un mot emprunté via l'espagnol faluca à l'arabe felüwa; mais en réalité la racine FL en sémite/arabe ne se retrouve pour les arbres (nécessaires à la construction d'embarcations-bâteaux-navires) que dans fellin qui signifie liège proche ou emprunté au grec fellos = liège mais des barques en liège il faut en trouver...En berbère, du moins en kabyle nous avons le verbe flaw qui signifie flotter sur de l'eau et émerger et qui équivaut au mot frar mais qui concerne la sphère (terre) vu la présence du R et idem le verbe fllal avec le L vertical, de l'espace mais aussi des mers/océans. Et surtout l'argument suivant: la racine FL en berbère est celle qui signifie haut, au-dessus, supérieur, suprême, maximum , en principe c'est l'équivalent du grec Hyper/yper/ que l'on retrouve dans la composition de mots français, anglais, etc...comme hypermarché et autres (u'fella = du haut, d'en-dessus ou upper en anglais). En plus la préposition af (sur, on/about) pour les choses ou fel pour les personnes (ex. fel ak = sur toi, eng. on/about you). Encore des exemples? En voici: le verbe sekfel = déterrer, ramener à la surface, faire apparaître: s (affixe actif) + k spirant (ex. akal = terre) + fel = littéralement faire (remonter) + (du) niveau négatif et caché -ici sous-sol car c'est "la terre"- + (vers) le haut (FL), le vertical (LL), le visible (aL), en clair remonter au champ de vision, à la surface! C'est d'une logique ahurissante! Mais de quoi parle-t-on bon sang ?!... Maintenant regardez la signification des mots émerger/flotter en arabe ils n'ont aucune relation avec felouque alors que leurs mots bahr-bakhira (mer-bâteau) attestent cette logique et sont indéniablement des mots arabes. Par ailleurs en sémite/arabe le mot sefsaf ou safsaf signifie peuplier, il est admis que ce mot est sémite/arabe et il est emprunté par le berbère quoique à voir la toponymie ou les patronymes (sefsaf/safsaf) on a le droit d'émettre des doutes. D'autre part la racine de navigation FL existe dans les langues germaniques eng. Fly, allem.Flug (voler) ou déformé en slave/russe PL (plavat' = nager, naviguer (eau/air), flotter) et scandinaves d'oû est venu le mot flotte (scand. floti = radeau, en russe plot = radeau). Bref, ce n'est pas aussi simple que ça. L'essentiel est que nous savons maintenant que le F libyque pris en suffixe iF = naute du grec nautes naviguer/navigation/navigateur. Alors vous êtres prêts à dire comment doit-on traduire le mot cosmonaute (russe mais du grec cosmos = monde/univers et nautes) ou astronaute? Why not? astre/étoile = ithri ou athri, Astronaute au masculin serait [a-thr-if] ou le suffixe if va se muter en af (tion en teur de navigation-navigateur) et l'on aura joliment atheraf! Tiens, tiens...le mot atheras signifierait quoi alors? Pour vérifier prenons le mot kabyle existant avec le même suffixe af: aQefaf à qui l'on donne la signification homme d'escorte/du cortège mais en réalité le suffixe signifie af avant-tout voyage, déplacement. Donc aqefaf = (homme d') escorte ou cortège, d'une ambassade, d'une suite et membre d'équipage aussi. Idem pour le mot aleqaf car il est tout le temps balancé en l'air donc en mouvement (au jeu des osselets très populaire chez les fillettes kabyles).
Rif, Ifrane et Afric
Cette toponymie berbère est attestée chez nos frères occidentaux, les rifains, au nord-ouest du Maroc. Le mot Rif est 100% équivalent au mot russe kraï (voir lexique plus bàs), je ne luis connais pas d'équivalent en français ou en anglais ou autre. Ce mot existe chez nous à l'est de l'Algérie mais il est arabisé: Tarf ville maritime à la frontière tunisienne. En fait Rif signifie ceci: R = sphère (la terre, terre ferme) et le suffixe iF atteste l'extrémité/le bout (que l'on retrouve dans le suffixe eF) et en même temps la navigation/ littoral/rivage/bord. Bref, administrativement ou toponymiquement Rif = extrême province maritime.
Ifrane ou Ifran en plus de la toponymie attestée chez les rifains est un mot attesté notamment en kabyle et qui signifie usuellement i-fran = les grottes. Certains par oisiveté intellectuelle se limitent à dire que ifran = grottes oû se cachaient nos ancêtres vu que la racine commune FR est attestée aussi dans le verbe effer = cacher!!! Ah les naïfs! D'abord les grottes sont en sous-sol et presque toujours contiennent des filets d'eau, des ruisseaux et même des rivières. Donc on voit que ça coule vu la présence du F libyque dans ce mot. En réalité ifran en plus de grottes signifie sources encastrées (cachées), sous-sol, fente, fond et puits. Comme par hasard en grec le mot phrear (fréar) signifie puits et ce mot a donné phréatique comme dans nappe phréatique oû l'eau coule (le F libyque s'y prête!) même si on ne la voit pas = les eaux souterraines. Remarquez que la racine de rif RF est inversée ici dans ifran FR. Celà ne fait aucun doute que le mot i-Fran signifie d'abord et surtout (F) conduite/écoulement + (R) sous-terre, et le mot phréatique est le plus vraisemblalble: ifran en plus de grottes/puits "phréar"/fond serait à mettre en relation avec les sources souterraines: l'eau ou autre (pétrole par exemple qui devrait contenir un f + un gh/ou kh) et...magma! Très étonnant le mot volcan du latin vulcanus vu de notre côté mais pas raccourci svp. Le foyer (de feu) est en berbère kanun ou canun, le feu thymes, la lumière thafath soit sans les annexes féminins la racine F ou PH. Le libyque différencie lumière et feu au contraire de l'arabe par exemple (nar-nur = feu-lumière). Le soleil a plusieurs noms dont thafukht qui indique que c'est une source de lumière (idem chez les russes oû le soleil solntse possède l'appelation svetilo de svet = lumière). Ce qui a de drôle c'est que le mot thafukht -fukh/fuk sans les affixes féminins- est facilement devinable dans le mot latin focus (foc sans le suffixe usuel), signifie foyer en latin, qui a donné focus/focal, etc...en français notamment.
On peut déjà tenter de deviner l'origine du mot afric qui a donné son nom à un continent. A chacun d'essayer.
Aride et irritant
Le suffixe, à connotation très négative, "uF" atteste l'irritation (des insectes wedTuf, des plantes zegDHuf, des hommes unguf), et l'aridité (anezruf = désert) et donc l'infertilité. Bref, l'érosion dûe à l'abrasion et la corrosion. Cette érosion a touché les nôtres comme nulle part ailleurs, érosion des terres et des têtes depuis des millénaires. En regardant la toponymie nord-africaine avec ce suffixe érosif on ne voit que peu de noms anezruf/thanezrufth (désert), Tinduf ou tindouf. C'est peu et ça ne reflète pas la réalité de notre désastre. Ce suffixe uF est cruel, il me rend triste...Quoique non, le suffixe "uF" dans certains cas, notamment pour les verbes, adjectifs, participes, signifierait gonflé ou enflé (ishuf), rempli (akufi) dilaté (kufeth), gros (unguf).
Néologismes
Le décryptage du contenu du F libyque nous permet comme vous l'avez compris de générer des mots savants selon les règles de "composition" des mots en libyque, donc un vocabulaire propre. Ceci nous aidera à nous débarasser des emprunts et "faux amis" trop abrasifs pour nos consciences et nos âmes, à moderniser notre langue mère. C'est un devoir devant nos ancêtres et une nécessité pour le futur de notre peuple. C'est une nécessité pour accéder à la Vérité et un devoir devant le Créateur. L'exemple que j'avais pris pour générer le mot astronaute = atheraf est là juste pour me/vous convaincre à quel point la reconstitution, la renaissance, la resurréction de notre langue-mère, une fois ses contenu+forme déchiffrés, est d'une facilité déconcertante. Au boulot tout le monde!

Suffixes "F"
"iF"
adhif
aghilif
akanif
akhsif
asif
ifif
rif
thiserift
thsurifth, asurif
ukrif
urrif
"eF"
agharef
asukref
ikhef
ilef
"aF"
aleqaf
aqefaf
thasafth
"uF"
amenshuf
ashruf
awedTuf
azegDHuf
thalufth
thanezrufth (anezruf)
thaselufth
unguf
vuzeluf
"Fu"
refu
asafu
asefru
"Fa" (féminin uniquement)
thagerfa
thanafa


VOCABULAIRE
"F"-lexique utilisé, 127 mots au total
aaf, fel = sur. en anglais on, about
adhfel = neige
adhif = moelle
afalku = faucon
afareZ = jaune d'oeuf
afDHis (thafDhist) = marteau (pulvérisateur)
afdTiwej = étincelle
afedikh = plaie saignante
afeg = voler (fly)
afegag ou afeggag = barre, montant de métier à tisser
afequs = melon
aferdTetu = papillon (litter.: aile-oeil)
afermash = édenté
afernas = hécatombe

aferDHas = chauve
afessas = léger
aff =trouver, inventer
aflus = gland
afrag = cloison, borne, frontière
afthath = morceau (de viande bouillie)
afug (dhafug)= rapidité, célérité, vélocité
afus (afetus) = main (petite main)
agharef = meule supérieur (partie du haut)
aghilif (aghulif) = regret
aghunfu = répugnance, dégoût, répulsion
akanif = viande grillée, rôtie, frite
akhsif = écharde

akufi (pl.ikufan) = coffre aux aliments, mini-grenier, ou (jarre) réserve de denrées alimentaires, sorte de placard de stockage à l'intérieur de la maison.
aleqaf = osselet (jeu)
amenshuf = sauvageon, jeune violent, hooligan
anef = laisser, délaisser, ignorer
aqefaf (iqefafen) = escorte
arfu (refu) = énervement, exaspération
arzef (arzew) = visiter, pélerinage
asaflaw = fauvette. Quelle relation avec flaw = flotter, émerger?
asafu = tison
asefru (fru) = poème
asefudh = tison, torche, flambeau
asfel = sacrifice pour un sort
ashruf = falaise, escarpement, précipice
asif = rivière, fleuvre
asukref = natte/tresse (cheveux)
awedTuf = fourmi
azegDHuf = ortie
defir = derrière
DHfer = suivre, poursuive, filer
EdTef = tenir, retenir
Fadh = soif
Fegh = sortir (fugue), s'affranchir
fella = haut. (su fella = d'en haut).
Felleq = fracasser, déflorer, défoncer, briser, frapper avec extrême violence
Felles = rouer de coups (à un degré moindre que Felleq)
Ferfer = voler , fly
FeZ = mâcher
Ffer = cacher
Ffi (effi) = puiser (de l’eau)
Flaw = émerger, flotter à la surface de l'eau (voir frar = apparaître au dessus de l'horizon, flall = émerger du lot, apparaître).

Flu = percer, fissurer, frayer (faille), trouer
Fqaa = effrayé par surprise, énervé
frar (flal) = emerger, apparaître, au dessus du lot/horizon
fres = défricher, nettoyer
fRez = focaliser la vue, distinguer de vue (?! Phrase= du grec phrasein = distinguer)
friwes = frayeur [du latin fragor = fracas], effroi, frousse (familier), s'effrayer, trembler de tous ses membres
fru = déficeler,séparer, résoudre,
fsakh (fsi) = s'évanouir, fondu, écrasé
fsi = fondre
fsu (thafsuth) = éclôre, s'épanouir, fleurir (printemps)
fthel = affiner (fthel seksu)
fthi = bouilli
funzer = saigner du nez
ghuzif (aghuzfan) = grand, long, de grande taille
if (pl. ifan) = mamelon, par extension sein
ifadden = genous, jarrets
ifer, afraw (iferawen) = feuille, aile, aileron
iff = être meilleur, plus efficace, transcender, dépacer,
iffis = trèfle
ifif (sif) = affiner, filtrer, tamiser (matières non-consomables).
ifiraqes = crâbe
ifires = poire
ifirless (thifirlesth) = hirondelle
ifis = hyène
Ifker = tortue
ifran = grottes (?! y-a-t-il relation avec phréatiques du grec Phréar/fréar/ = puits)
ikhef = tête, extrémité, bout, fin
ilef = sanglier
ilefDHan = encrassement, salissure
Kfu (fuk) = finir, terminer, achever. Attention emprunt probable! en arabe kafiy = assez, suffisant
Kufeth = écumer, bouillir
Negef = s'essoufler
Nfel = franchir (une frontière/borne/haie/rive)
nulfu, snulfu (aff) = inventer, réapparaitre, revenir, renaitre, ressuciter (Re, Neo)
rif = bord, bout, extrémité, pays/région (Rif) équivalent au mot russe Kray (kraï)
sefqedh = visiter par surprise, vérifier
seglef = aboyer
sekfel = déterrer, ramener à la surface, faire apparaitre au grand jour

selqaf = agoniser, dernier souffle
sendef = raviver/faire saigner une blessure
sfedh = éffacer, laver
sfendj = beignet
sfileth = prédire (asfel), jeter un présage/un sort
shuf = gonfler, enfler
shushef = se baigner

Ssifa ou Ssyfa = beauté, apparence, image . vérifié et aucune relation avec le sémite/arabe insaf = aura, justesse; saf = rang, safi = propre, seif= épée, sayf = été. Par contre ce mot Ssifa ou Ssyfa avec un "S" emphatique (ou "s" suivi d'une voyelle dure "y" comme en grec ou en russe) est soit un mot déformé (Z en S) ou peut-être un emprunt au grec ancien "σοφία" [sofia] ou Sophie qui signifie sagesse, et bien plus que ça en philosophie. Une chose est sûre: ce mot a donné le verbe contemporain wessef (wussef) = photographier, se faire photographier; un rappel pour les "esprits servils": en sémité/arabe photographie/image= sawira d'oû sawar=photographier. En kabyle il y a le mot sewar qui n'a rien à avoir avec le mot sawar du sémite/arabe, en effet sewar = gagner sa vie en travaillant (le terme russe "zarabotat" = gagner par le travail "rabota" est le plus proche, l'anglais "earn" pas loin), "sewar" dériverait de "zwar"/ezwar/ = exceller, être compétent/performant dans son rôle/travail, "zwir" = devancer, précéder, être le premier, l'aîné, le chef.

sthufu = être disponible, favorable à une action
suref = voyager à proximité (petite distance)
susef = cracher
thafath = lumière

thafawets = pièce de raccommodage/ravaudage, bouche-trou
thafdhent (pl. thifedhnin) = orteil (s)
thafrara = aurore, aube
thafukht = soleil (?! quelle relation avec focal, focus -du latin signif. foyer-)
thafunasth = vache
thagerfa = corbeau
thalafsa (diminutif: lafaa) = hydre, monstre des eaux
thalufth = souci
thamnifrtith = femme enceinte capricieuse, aux désirs cachés
thanafa = sommeil/somme/songe
thanezrufth (anezruf) = desert, terre aride
thasafth = sapin, chêne
thaselufth = puce
thifeghwa = artichauts
thiserift = noeud coulant
thsurifth, asurif = petite distance. Voir Suref
ukrif = paralysé
unguf = sot
urrif = colère
source de stress/tourment/anxiéte/angoisse

vuzeluf = tête de mouton/boeuf grillée

Emersion Russe

Ceci est un post éclair.
Nous voilà enfin sortis de l'hiver! Voilà qu'il fait beau dans ce pays du froid, on a l'impression que la Russie est en train d'émerger et de renaître. Néanmoins c'est aussi la saison du vrai boulot qui commence et bientôt elle battra son plein, pour moi donc moins de temps libre à consacrer à ce blog, surtout pour écrire (ça prend du temps!) car je ne peux arrêter les réflexions sur le libyque, eh oui! Toujours est-il que je ferai de mon mieux pour poster le plus possible de billets pour les mois à venir. A bientôt!


L'été en Russie est en soi-même une chose surprenante mais la plage russe réserve des surprises encore plus grandes!


dimanche 20 avril 2008

Diamant

En ce jour de commémoration du "printemps de tous les jours" je partage avec vous une révélation abracadabrante: nos ancêtres connaissaient le DIAMANT.

Le post consacré à la matière m'a permis de voir de plus près surtout avec les consonnes du groupe "gamma" GH. En réalite le GH libyque est synonyme d'énergie que l'on brûle pour fonctionner, la resource/la matière "combustible" dans toutes ses phases: liquide comme le lait ighi, fossile comme ighes os, asghar bois, en pâte comme aghrum, etc... mais surtout carbone, par exemple CHARBON, le charbon de bois = ighedh? ou ighghidhen (ighighdhen ne peuvent désigner la cendre comme c'est le cas aujourd'hui qui, cendre en réalité doit s'appeller avsi de asevsi = joint avec la racine VS/FS). Le GH carbonique peut être soit un diamant de durêté maximale 10 (Q libyque = dur, tranchant, pointu), soit du graphite (GH) avec une durêté très basse entre 1 et 2 sur 10. Graphite du verbe ghrapho en grec signifie écrire. Lisez au moins celà pour comprendre la minéralogie: http://fr.wikipedia.org/wiki/Diamant ou ici pour en savoir plus sur le diamant: http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761557986_2/diamant.html

NB: la différence entre le son vélaire GH et sa post-vélaire Q obtenue transformation du Gh par un phénomène de tension (pression) est claire dans le libyque, il n' y a qu'à voir les verbes: je mettrai ces infos petit à petit sur le post "ubi materia ibi lybica".

Comment se fait-il que nos ancêtres connaissaient la structure du carbone (diamant ou graphite selon les températures et pressions) la chimie, la minéralogie, la cristallographie? Etant ingénieur en la matière je sais de quoi je parle! Je vous rappelle que d'après les spécialistes les anciens egyptiens ne connaissaient pas le diamant! Personne d'autre ne le connaitrait? L'époque du "libyque", du berbère est donc bien antérieure à la période égyptienne, au moins 5 000 ans avant JC, ça alors....

Une chose est sûre: cette révélation n'est qu'une première, d'autres viendront j'en suis convaincu. La Vérité n'est pas loin, fasse le Créateur que l'on puisse très prochainement protéger nos enfants des hordes du "Mal absolu".
En hommage et à la mémoire de Massi Guermah et des 126 enfants assassinés par les hordes "guétoulo-aziatiques"! Courage à leurs parents et amis, "la Vérité est de notre coté, nous vaincrons le Mal absolu".

samedi 19 avril 2008

pêle-mêle

Ce post est à prendre avec beaucoup de précaution et un peu d'humour bien sûr. Il est évident que les rapprochements effectués peuvent susciter "l'indignation" mais en réalité l'objectif n'est pas de faire des raccourcis à la "crazy joe" (shakespeare = cheikhzubir) mais de montrer à quel point notre langue peut surprendre. A chacun de juger et aux spécialistes de trancher.

Divers
Taverne: du latin Taberna. En kabyle: tsverna (tha-verna) le tha féminin (=La en fr.) joue en faveur d'une origine libyque; radical VRN = tourner, tordre que l'on retrouve dans tha-vernint = robinet, a-vernus = toge (dit burnous en sémitfrancolonial). En réalité la racine VR signifierait tour, le R libyque étant toujours cyclique, sphérique (voir post "le cercle R"), exemples: 1) a-vridh qui signifie route (par extension: rue, chemin), fois (succession, répétition: 1 fois, 2 fois, etc...). En italien volta signifie fois (altra volta = une autre fois), tour/virage/voûte, idem au mot de l'anglais vault, avec donc un radical VLT bizarrement proche du VRD de a-vridh libyque. 2) a-Veray = bloc de pierre que l'on peut rouler (rond) ou utiliser comme autel, dit valun en russe et mieux en allemand rollstein [rolshteïn] =lit.pierre ronde. Comme vous voyez la racine VR joue en faveur d'une version libyque du mot taverne (taberna vs tsverna) qui rappelle le sort du mot thallassa = mer en grec, mot isolé en grec (c'est sûr), proche du vernaculaire libyque thalla = fontaine, source.

Roue: du latin rota = roue. en kabyle rodha, erodha (dh emphatique). En latin: rota = roue, rotare = tourner d'oû rotation, cycle = du grec kyklos. En grec: route = dhromos, trokhos = roue (+syn. emprunté rodha), rotation = strophi, cycle = kyklos. Pour les langues indoeuropéennes germaniques/ex.anglais: route = road, roue = wheel. En sémite/arabe: rotule = radhfa, rotation = dawaran, cercle/cycle = daïra, roue = adjla, tour = djawla/dawra/nuwba, vite (d'urgence) = âdjel (âdjla), une tour = bordj, tournoi = buTula, route = tariq. Paraît-il en sémite/hébreu roue/cycle = galgal ou ophan? (à vérifier). La racine R de rotation dans le sémite est assez isolé pour dire que c'est très probablement un emprunt du sémite/arabe à une autre langue, latin ou autre (à vérifier bien sûr). En réalite les mêmes doutes pèsent sur le latin (rota) car différent des autres langues indoeuropéennes (grec, anglais, russe). Pour le libyque, sa version moderne kabyle et berbère en général, la racine s'explique par la géométrie: R est "périphérique" (circonférence) pour sûr désigne le cercle, le cycle (voir post "le cercle R") et le dh est en fait le noyau (un deuxième post sur le DH libyque y sera consacré), ou le centre du cercle. Alors si vous imaginez comment est faite une roue, vous comprendrez que le mot kabyle rodha épouse tout à fait ses origines. Le radical RD se retouve ailleurs comme dans a-vridh (route) et surtout a-dhrum (premier cercle et noyau de la communauté: clan). Par contre le verbe tourner en kabyle dhewar est identique au verbe sémite/arabe dawer. Il faudra donc éclairer les origines de ce verbe sachant que la racine de route RT s'inverse pour obtenir tourner/tour TR d'oû le verbe sémite dawer DR ou berbère DhR (mouvement du centre dh vers la périphérie R) ou remplacer ce verbe par un synonyme vernaculaire et sans copie!: VRN déjà cité plus haut dans Taverne peut faire l'affaire. Pour finir, le mot kabyle tawel signifie tabler/mettre sur la table dans le sens de parier, ou qumar en arabe; ne pas confondre avec l'arabe tawil = long, de grande taille.


Table: du latin tabula = planche, tablette. Racine TVL. le mot berbère avlaDH = pierre plate/au fém.thavladT (attesté en toponymie: tablat = plateau) avec la racine VLdT. En berbère thavladT = dalle, pierre tombale (en français dalle selon Larousse viendrait du scandinave daella = gouttière!). Le suffixe aDH (fém. adT) signifie horizon, horizontal, plat. En sémite/arabe tawila = table, donc proche de tabula. Est-ve vérifié pour les autres mots de planeité? On va voir. En sémite/arabe plat = seteh (mot emprunté par le kabyle pour sDHah), dalle = ?, plateau = mestah, hadhb/hidhab, pierre = hadjara, place = saha, planche = luh, lewha, horizon = afqi. A mon avis il est clair que le sémite/arabe a emprunté ce mot au latin ou autre langue. En latin le mot plattus vient du grec plattus = large, étendu (donc rien n'indique la planeité, peut-ête l'horizon?). En grec: plaine = pedhiadha, plancher = dhapedho, table = trapezi, pinakas. Donc il n'ya que le latin qui puisse être comparé. La racine TVL dans tabula et la racine VLdT dans thavladT sont assez proches pour déduire qu'il y a un emprunt d'une langue à l'autre.

Mutation des labiales wP, wB, V et F
Rappel : la lettre libyque W (wB, wP) analysée 2 posts en arrière a montré que les consonnes du premier groupe W et V se retrouvent dans le "P" latin et aussi dans le "P" grec.Cette mutation du W (Wp, Wb) et à un degré moindre du V/F libyques en P/B latin ou grec incite à des rapprochements «inévitables» tant ils sont nombreux, donc systématiques. Les plus intéressants sont les affixes, notamment les préfixes dans le latin et le grec. Bien sûr il faut éviter les raccourcis mais regardez comment ce mots se ressemblent. Dans le radical/la racine il peut y avoir aussi la mutation habituelle du L en R, du D en T oû les inverses et il faut en tenir compte lors des comparaisons ci-dessous.

Peri : en grec = autour. Racine PR
Vera ou verra [ver'a] en berbère = dehors. Racine VR oû le R «périphérique» est bien entendu le cercle/cycle, donc verra signifie hors du cercle/cycle.
(ce mot se retrouve sous la forme berra dans les dialectes «arabes» nord-africains. En arabe il n’ya rien de pareil, dehors = kharidj, autour = hawla). En espagnol par contre Fuera (FR) signifie dehors comme verra.

Ipo (hyppo) : en grec = cheval. Racine P.
a-awdhiw en berbère = cheval. La relation peut se faire dans le suffixe iW avec le grec iPo en suffixe (ipe de Filip/Phillipe = ami du cheval). Quoique je doute fort de cette relation car iW est synonyme d'unique (iwen = 1).
(ce mot se retrouve sous la forme lawada = chevaux dans les dialectes «arabes» nord-africains. En arabe à ma connaissance (et les dictionnaires vérifiés) il n’ya rien de pareil : cheval = hisan, fares).

Hyper: du grec huper, uper = au-dessus. Racine PR. On le retrouve dans l’anglais uP.
En berbère af = sur, fella = desssus. Racine FL

Epi: ex.épilogue, du grec epi = sur. Racine P
En berbère aF = sur. Racine F

Para: en grec = à coté. Racine PR.
En kabyle vardhi, avardhi = coté, flanc. Racine VR (+ dh : relatif au noyeau/centre. Vardhi = coté par rapport au centre).

Pré: du latin prae = avant, devant (notion d’espace). Racine PR.
En kabyle wradh/uwradh = pas encore, avant (notion de temps). Racine WR.

Préambule: en latin marcher devant pré = devant et ambulare = marcher. Racine de ce verbe MBL.
En kabyle mpiwel = bouger, se mettre en mouvement, rarement : marcher (mouvement des aiguilles d’une montre par exemple). Racine MpWL ou simplement MWL (au lieu de W = wP on a l’inverse Pw?). Cette racine WL se retrouve ailleurs : ghiwel = bouge-toi, presse-toi oû la racine du mouvement WL est précédée du GH «énergique», ghiwel = mouvement énergique.

Papa: du grec pappas = patriarche, pape. Racine PP
En kabyle vava = père; vav = maître de, patron de. Racine V V.

Pisser: du latin pissiare. Racine PS.
En kabyle vesh = pisser. Racine VSh.

Penta: signifie 5 en grec. Racine PNT.
Il y a u n mot en kabyle (que je me suis rappelé en écoutant Mohya sur DailyMo) : vandu /a-vandu = gros morceau, «part du lion». Racine VND mais y-a-t il vraiment une relation? Peut-ête que là je dis n'importe quoi! Ce mot (isolé?) avandu aurait un autre sens en Kabylie même et il y aurait une autre explication à son origine, peut-être serait-il venu du latin ou français bandeau ou vendu/invendu comme le disent certains qui le rapprochent du mot chleuh adandu = drapeau, étendard (d'après le forum de souss.com).

Lèse-majesté: verbe Leser du latin laesus = blesser. Racine LS
En kabyle le verbe Felles = tabasser, rouer de coups. Racine LS avec préfixe F
Autre mot kabyle aWlles = inflammation, ganglion, etc... Racine LS + préfixe de «maturité» W. Probablement la racine LS sygnifie battre/blesser et que les préfixes F/W indiquent en cours (inaccompli) et «mûr, fini, achevé» (accompli). Le W en préfixe indique l’arrivée à terme comme a en français dans arriver/atteindre, en russe pri dans priekhal = arrivé.

Battre: du latin battuere ensuite battere. Racine BT. En kabyle Weth = battre, frapper. Racine WTh. En réalité la racine W toujours avec la même significaton "agressive" (battre) se retrouve dans d'autres verbes kabyles: Wes'a = foncer, fondre sur qlq1 et sa forme plus "dynamique" (avec le préfixe GH énergique) Ghewes = piquer sur (pour les oiseaux), s'abattre sur qlq'un.

Synonyme.
Syn prép. grec sun, syn = avec. SN
En berbère syn = deux ; s = avec (préposition d’union qui signifie "avec quoi"). SN/S

Semoule = du latin simila = fleur de farine. Racine SM/SML. Le mot kabyle smidh (SM, SMdh) = farine de blé, blé s'apparente à première vue. Farine = du latin farina. Racine FRN. Le mot kabyle wren/awren = poudre (de blé), semoule, avec la racine WRN, s'y apparente sans difficulté. Par contre on ne voit pas d'équivalent au mot poudre du latin pulvis/pulveris = poussière.

Vous imaginez un peu l’intérêt que ça représente pour synthétiser un vocabulaire «savant» moderne quitte à dire que c’est nous qui empruntons et que ces similitudes ne sont que coincidences ?!

vendredi 18 avril 2008

ubi Materia - ibi Liβyca *

* Ce post sera completé prochainement.

En fait j’ai paraphrasé le génie allemand Johannes Kepler avec son fameux «ubi materia - ibi geometria» (là oû il y a matière, il y a géométrie). On a déjà parlé de la relation indéniable entre le libyque et la géométrie «ubi Liβyca - ibi geometria». Cependant aujourd’hui on va s’intéresser à la relation matière – libyque («ubi materia - ibi Liβyca») avant de passer à la classification physique de la langue libyque, j’en devine déjà les grandes lignes. L’intérêt ? Pour la synthèse d’un vocabulaire moderne et la renaissance, ou résurrection, des mots perdus. Pour déterminer l’origine de notre langue. Et ainsi de suite. Tout laisse penser que la mécanique d’apprentissage de cette langue sera aussi simple et autant intéressante que l’assemblage des puzzles (Lego par exemple), de ce fait même un enfant pourrait l’apprendre en un laps de temps, les spécialistes n’interviendront que pour la phonétique qui n’est pas à mon avis si importante dans le libyque. Par ailleurs cet apprentissage (physique) aidera les enfants à dévelloper leurs facultés intellectuelles et à devenir compétitifs une fois grandis.

ubi Materia
La matière nous la connaissons grosso modo dans 3 états, 3 phases : gaz (fluide), liquide, solide. Plus bien sûr les états intermédiares (poudre, mousse, résine, gelée, pâte, etc...). Pour le gamma libyque le «sablier vélaire» (voir post «le sablier berbère») a dévoilé certains secrets et m’a rappellé l’échelle de Mohs.
Un exemple pour commencer:
Le verbe kabyle Kres (k emphatique) signifierait pas seulement se nouer, se crisper mais surtout (en physique) se cristalliser. Voir aussi Kmesh = desséché, crispé, ratatiné. ou Knef, aKanif (grillé, à sec ) ou Kref = paralyser. Le K emphatique libyque (Kx) dans le radical KR atteste la cristallisation, le cristal (du grec khrustalos, avec un Kh! et radical Khrs) , classé 7 sur 10 sur l’échelle de Mohs. On peut continuer: la post-vélaire cônique q est synonyme de dureté = solide et normalement le mot diamant en libyque (berbère) devrait commencer par q le plus dur des métaux 10 sur 10 ingrattable que par un autre diamant. Ensuite regardez: "sh" de i-sher (ongle), i-shew (corne) ou i-ghes (os) quelle est leur place, selon leur dureté, sur l'échelle de Mohrs?


ibi Liβyca

Classement des consonnes.
Il est inspiré d’un classement du grec que j’ai vu sur le net. Un bon exemple est toujours le bienvenu. Les sons latins ou sémites empruntés tels dzh (dj français), h de half en anglais sont exclus car absents dans notre langue initiale. Voici ce que ça donne pour ma première tentative de classer le libyque, on apportera les corrections inévitables et nécessaires avec le temps:

1. Groupe W (fluide – liquide)
W et ses «isotopes» wP et wB
V (ou β) et son «isotope» F
Le W gazeux serait de l'hydrogène et le β (vé) de... l’hélium !

2. Groupe GH, id. «γamma» grec. (solide. Et liquide? - fluide?) Combustible/carbone/carburant

Le GH libyque est synonyme d'énergie que l'on brûle pour faire fonctionner un organisme/un mécanisme.
GH et son «isotope» Q
G et son «isotope» Gx (g spirant)
K et son «isotope» Kx (g spirant)
X (kh) et son isotope H (H de here anglais)

3. Groupe Dh, id. «δelta» grec. (solide)
Dh et ses «isotopes» D, DH (empatique), dT (t emphatique)
Th et son "isotope" T

3-4. Groupe intermédiaire ZS
Z et ses "isotopes" ZZ (emphatique), dZ (ou tS), Zh (J français).
S et ses "isotopes" Ss (emphatique), SH (ch français) et CH (tch français).

4. Groupe «géométrique» RL-MN
R rond et cyclique

L (ou LL) verticale du temps et de l'espace
M verticale? du temps
N horizontale? de l’espace

mardi 15 avril 2008

W: la remontée vers Siwa

La lettre libyque W m'a franchement surpris par ces révélations troublantes...

Avertissement:
Je n'ai pas les compétences requises en linguistique (c'est un rappel!) mais si j'ai bien compris le W libyque est considéré comme une semi-voyelle, ou semi-consonne alors ça pose problème pafois de savoir quand le W est un W et quand est-il un U. D'autre part la mutation ou transformation du W en son b (b latin/français comme dans bierre) chez les hommes et en son p (P latin/français, comme dans poupée) chez les femmes. Comme le verbe sebw = préparer, cuisiner. Le grec non plus n'a pas de son bé (le béta grec est un Vé) alors pour marquer ce son les grecs utilisent le diagraphe"mp" = son bé. Pour le reste ce post révelera beaucoup de choses intéressantes et je sens que le W libyque nous apportera des révélations abracadabrantes. D'abord regardez comment s'écrit la lettre W en libyque (aujourd'hui transcrite par l'académie berbère en U)...



Lexique utilisé:
Vocabulaire kabyle attesté et dont je suis sûr + les mots suivants que j'ai pris du glossaire Tawalt 1999 de K.Sakhi (merci!): asiwan, awarus, tawedtzit. Les mots précédés du signe d'interrogation (?) là oû je ne suis pas sûr que le W est présent en W ou en U ou pas du tout!
ibwa, ipwa(verbe Sepw/Sebw) = cuit, prêt, préparé, apprêté, mûr, achevé, complet, fini, ultime, arrivé à bout, disposé à, au seuil de, etc... Pour info, il y a un autre verbe qui en découle: shweDH (dh emphatique) qui signifie brulé, échaudé; le sh est moindre que le s, donc c'est l'avant-terme, avant-fin. ex.theshweDH thassa (le foie brule) signifie une émotion très vive (failli creuver), généralement à propos d'un être très proche.

?aqerwi = unité de mesure en forme cônique (entonnoir) = demi-décalitre?
? adhghwer = tétard, sang-sue
? Ithvwir, athvir = pigeon, colombe
! swa-swa = exact, identique, égal, le compte y est. Littér. signifie celui-ci = celui-là. Ce n'est pas un emprunt au sémite-arabe yusawi = égal/équivalent; la forme de répétition de syllabe est propre à la phonétique berbère, phénomère à ma connaissance inexistant en arabe et d'ailleurs les arabes orientaux ne connaitraient pas le sens de "swa-swa".
? akwuval = maïs
? wisen = litt. "qui sait", peut-être
abwubwul (abelbul, apupul) = gros, gros bedon, boulot
abwuH! (apwuH!) = interjection exprimant le désespoir: à moi! au secours! Oh mon Dieu!
abwush (thabwushth, thibwushin) = verge (sein et buste)
aferaw/ifer (plur. afrewaen, iferawen) = feuille, aile
ageswah = drôle de type, original, excentrique
agraw = peuple, assemblée, rassemblement, forum
agwulim = peau. membrane?
ahelwiDH = bouillie
Ahvwul (thahvult, thahvwlt) ? = boulette, morceau rond, galette ronde,ex. morceau de savon
akniw (akniwen) = jumeau(x)
amHethwi (syn.: waHruhu) = remue-ménage, culbutes
anbwul (thanbwult) = vessie, bulle
aqelwash (syn. ahuli, aghadh) = bouc
aqeshwal ? (aqeshual) = hotte
arew (tharwa) = mettre au monde, progéniture
arwel = fuir
arwi = remuer
arwo (rewpu) = se rassasier
asawen = crête, pente
ashebwuv* (emprunt au français cheveux?)= cheveu
ashwari * (arabe?) = double panier porté par l'âne/mulet
asiwan = milan, buse
awal = parole, mot
awarus ? = trou, gouffre
awaziw (thawiza) = volontaire
awdhay (a udhay?) = lâche
awDHesh (thawDHeshth) = caillou, galet, casse-noisettes
aweDH (agwaDH, tsawDHen) = arriver à, atteindre, toucher à, provoquer
awedT (plur. thiwedTin) = poux
awedTuf (sing.fém. thawedTufth) = fourmis (fourmi)
awelaq (syn. aqelay) = testicule
aweqas (aokas) = requin, fauve?: prédateur!
awi = apporte; awid lit.apporte-ici = rapporte

awles = glande, ganglion, adenite, furoncle, inflammation
awnes (thawiza) = volontaire (volontariat)

awragh = jaune, or
awren = farine, semoule (voir aussi smidh = semoule de blé, blé)
awrir (thawrirth) = butte, coline
awthul = lapin, lièvre
azwaw (agawaw) = ancien nom des kabyles

bbi (wbi) = trancher (un morceau), pincer (pinçades)
bwerez ou wberez (voir thawenza) = taper du front, affronter
daw (s'daw) = sous, dessous
eweth (thiytha, kathen, ambwathi) = battre, atteindre, frapper
Ghewes: s'élancer sur qlq'1, s'abbatre sur, piquer sur sa proie (pour l'oiseau-prédateur)

ghiwel = se presser/dépêcher/grouiller
haweth (hiweth) = supplier qlq'1

idew= geugnon, adj."agile", singe
iHwayi= vouloir (volonté?)
ishew = corne
iviw (ivawen) = fève(s)
kaw (ikaw, kawen) = sécher, sec
mpiwel (rel.: ghiwel?) = bouger, se débrouiller, démarrer
ndTew (nedTwen, andTaw) = sauter, bondir, rebondir
qewqaw = bégue
senshew = deplumer
serweth = battre (le blé), troubler
sew (seu)? swan, swigh = boire

sh'wi = heureusement
shwidT (shidT) =un peu
si-wa = sauf, hormis, excepté
siweDH = faire parvenir, ramener (au bout)
siwel (awal) = appeler
s'tsawil = lentement, doucement
suwb = descendre
swadh (su-adh) ? = montrer du doigt
thabwurth = la porte
thafawets (pl. thifawthin) = pièce de raccommodage/ravaudage
thaghawsa = chose, cause
thagrawla = la révolution
thasbwalt (ashwval)? = jarre, amphore
thavlawt * (apparement de s'vlaa = avaler, belaâ arabe) =gourde
thawaghith = malheur
thawarashth (thawresht - awren) = boulette (de semoule), motte (de beurre)
thawashult = la famille
thawedTzith = rotule
thaweka = ver (de fruit), chenille
thawenza (voir bwerez) = le front, destin
thawla = la fièvre (w indique élévation de température)
thawserth = la vieillesse
thaylewth (thiluwth) = outre d'eau, parfois vessie, vésicule.
thazwara (zwir) = en premier, priorité
thifeghwa = les artichauts
thilawin = les femmes
thiwarmin ou thiwermin = les angines
thiwedTin (awedT) = les poux
wa, wagi, win, widhek = tel, celui-ci, celui, ceux
waghzen = ogre, cyclope
wal'i (tswaligh) = vois! regarde! (je vois)
wanes = accompagner
waqil ? = probablement, peut-être
weltma (gma) = (ma) soeur
wezil (uzil) ? = petit, court, de petite taille
wul (ul?) = coeur
ziwesh ? = moineau
zwaR (voir ibwid imanes) = exceller, être compétent, performant, meilleur, parmi les premiers
zwi = secouer, retourner sens dessus-dessous


Réflexions:
Très "préoccupant" le W libyque mais ô combien intéressant: c'est le déclic! Bientôt on verra plus clair, le Créateur nous aidera! Quelle utilisation et comment exploiter ces infos pour synthétiser des verbes, noms communs modernes? Tenez, pneu doit absolument comporter un W...Sinon c'est aux spécialistes de s'en occuper, oui franchement! Le terme iviw/ivawen = fève (s) est un vernaculaire et n'est pas un emprunt au latin faba: je suis sûr de l'inverse! Autre conclusion, la racine wedT (t emphatique) désignerait insecte...alors quand on parle à un berbère de waTan (t emphatique) qui signifie pays en arabe, sans oublier qu'en berbère adTan = maladie, mal, il n'y a pas de quoi s'étonner de sa réaction! La lettre libyque W serait apparement l'équivalent du P (pé) grec compte tenu de certaines comparaisons; le W libyque devrait être prononcé P et non B (bé) lors de ses mutations (ex.ipwa). Il est probable que ce soit parfois la même chose pour le passage au latin:wedT (pou) ressemble étrangement au latin pedus (pou). Il y a "pire" encore: ul ou wl/wul, coeur en berbère, est tellement devinable dans le puls latin = pouls (du coeur! cor en latin), pas de raccourci mais quelle pulsation!!!. A propos on devrait écrire wul et je crois que la forme ur (en rifain notamment, voir post "le cercle R") est valable par sa forme tandis que la forme wul (en kabyle notamment) est valable sur le fond. Pendant qu'on y est voici un autre rapprochement (il faut savoir que les labio-dentales spirantes F et V se confondent souvent): vpr de vapeur du latin vapor et fwr du mot kavyle fwur (ex. ifwur seksu) désignent la même chose, vapeur/évaporer. Ensuite Il doit y avoir 7 voyelles mes amis, remercions les Tamasheq de nous l'avoir rappelé. Le chiffre de la lettre libyque W est soit le premier (iwen, yiwen = 1) du début d'un cycle ou celui de la fin d'un cycle: le 7 devrait contenir S + wdh/ou wDH/ou wth, donc le Sa actuel serait un diminutif?, je tablerai sur sewth pour désigner sept ou/et samedi. Ainsi de suite et etcetera, etc...
Le W libyque signifie (la liste n’est pas exhaustive): volume, gabarit?, volonté, volumineux, enflement, augmenté, distend, grossi, bossu, arrondi-saillant ou creux, distendu, gonflé, rempli, rassasié, plein, complet, mûr, cuit, prêt, apprêté, achevé, terminé, fini, bout, but, atteint, seuil, frontière, borne, à portée, portée, protubérance, inflation, regénéré, fin et recommencement, naissance et renaissance, résurrection!

Egalité
Par le pur des hasards (?!) la lettre libyque W est = le signe d’égalité en maths... L’expression swa-swa montre plutôt l’exactitude, précision. Le S ici joue le rôle de iso (grec) = égal.

Front - Boule
Le terme Lobe vient du grec lobos = partie arrondie et saillante d’un organe. En slave/russe ce mot lob’ [lop], probablement emprunté au grec, signifie front. En kabyle le front est 1. anyir ou 2. thawenza qui désigne aussi destinée. Pour «le coup de boule» le verbe kabyle bwerez doit être élargi/utilisé au sens du verbe affronter.

Buste et Bosse: bosse vient du latin botta = frapper...tiens, tiens! eweth/ebweth qlq’un et il va prendre une bosse, se gonfler! Une bosse est une élévation d’une surface ou d’une partie du corps. Exemple: awrir ou thawrirt = butte, petite colline. Le terme pour désigner la bosse masculine, la verge abwush au féminin thabwushth qui désigne la bosse féminine le sein mais en réalité thabwushth signifierait buste!

Bout-boulette
Ces termes sont là vous n’avez qu’à voir le lexique (ex.thawaresht). Pour info le terme boule vient du latin bulla = sphère creuse, le mot awarus = trou/gouffre s’y prête. Il nous sera facile de synthétiser les noms équivalents à botte, bouteille, boutique, etc...

Bourse et Pretoria
Bourse provient via le bàs latin bursa du grec vursa = cuir apprêté, outre, jetez un coup d’oeil sur le lexique plus haut : cuir/apprêté/outre s’y trouvent...Maintenant je me pose une autre question à propos du verbe kabyle Swuther = emprunter ; peut-on déduire que le mot perdu/inexistant wuth = prêt, crédit, solde ? Comment apeller un préteur, un prétorien (magistrat)? Et un soldat (it. soldare payer un solde, it.soldo = sou) comme quoi le terme kabyle que l'on retrouve aussi dans les dialectes nord-africains (swared, lâaT, yemahum), Swurdi/asurdi (pl. iSwurdiyen/isordiyen) = argent n'a rien, comme certains le pensent, d'un emprunt au sémité/arabe (en arabe l'argent = mal, amwal)...Vous en voulez encore? Swar signifie gagner (en travaillant) comme dans sewred aghrom'ik = gagne ton pain. Pour les "ignorants": en sémite/arabe: sawer = image/imaginer/photographier, excellent = mumtaz, gagner = rabeh, intadj, soldat = djundi. Ce verbe Swar est proche phonétiquement de Zwar = exceller, être compétitif, perséverer pour être le meilleur (voir lexique plus haut). Alors?

Cygne
Ce mot en français est arrivé via le latin cycnus du grec kiknos ; en russe («le lac des cygnes!» de Tchaïkovsky) on dit lébéd’; en sémite/arabe c’est sadr(?); en anglais – swan, allemand – schvan et chez les scandinaves – svan. Moi ce qui m’amuse c’est le terme berbère chleuh siwan/asiwan qui désigne le milan/oiseau de proie tellement il est proche de swan/ «cygne». On reviendra un jour sur «l’étymologie-géométrique»(!) de ce mot que certains lient à Siwa, l’oasis berbère en Egypte occidentale.

Seuil et Porte: oui, on n'oublie pas de nous interpeller pour nous dire que le terme kabyle pour désigner la porte thapwurth/ou thapburth/ou thawurth est un emprunt (donc mot isolé) au français, même pas latin! (tiens le sémite/arabe, avec bab = porte, est "hors d'état de nuire"!, pour une fois! on dit merci!). Alors voyons de plus près. Porte vient du latin porta, comparons avec thapwurth (sans les affixes féminins: pwur). uR est convexe, il indique la rondeur (voir post "le cercle R") et le W je vous en parle dans ce post. Oui, pwur est proche de port qui marque le seuil. Je rapelle: awi/apwi = porter, awid = rapporter et bib = porter sur le dos devrait s'écrire bwibw ou proche et devrait signifier supporter. On peut facilement faire renaître ou synthétiser si vous voulez les équivalents kabyles (berbères) des mots qui découlent: port, portique, portée (distance), portatif, portable, passeport, portuaire, apport, rapport, etc...Exemples: 1.Portion du latin portio = amwur, on le connaît déjà! 2. Le mot qui désigne portillon en kabyle est thiseghlith (sans annexes féminins: seghli) aurait une autre signification, on verra plus tard laquelle. Alors la variante de a-mwur au féminin thamurth ici transcrite thamwurt est un mot générique: pays, patrie, campagne, parcelle de terrain, le mot proche urthi/uwrthi signifie verger, jardin. Si vous voulez on peut essayer de voir le sens thamwurth = patrie: le M libyque étant idem au para grec (à côté) notre thamwurth /tha-mpurt/indiquerait terre/sol à côté du port (maritime?), borne, frontière...alors nos ancêtres étaient-ils des insulaires? Bon, maintenant voyons le mot seuil: il vient du latin solum = sol avec influence de solea = plante du pied (toujours selon Larousse), pas de relation avec porta. Le seuil est en fait, à l'entrée d'une maison, une pièce -dalle- de bois ou de pierre, une pièce qui dépasse le sol horizontal (donc élément saillant, bossu): le mot pwur indiquerait un seuil convexe et par extension la porte d'entrée. Alors qui a emprunté à qui, hein?

7 hepta
Le chiffre sept (iepta ou hepta en grec) est très symbolique, chacun l’utilise à sa façon, jettez un coup d’oeil là et vous verrez: http://pagesperso-orange.fr/yoda.guillaume/Culture/Sept.htm. Nous ce qui nous intéresse c’est le verbe Sepw (ou Sebw, je prendrai la version féminine de nos mères gardiennes de notre langue Sepw avec p). Regardez sa signification (vocabulaire). Il signifie utlime, fini, bout, etc...ou simplement il pourrait symboliser le dernier jour de la semaine, mot français qui vient du latin éccles.septimana de septimanus relatif à sept, idem dans le sémite/arabe usbuû/semaine relatif à sept seb'â . Donc sept, le 7ème jour, samedi (fr.), sabatto (it.), sebt (arabe/hébreu) et shabat (repos en hébreu?), ces deux derniers seraient proches du sens shiva = repos/s'assoir?en hindou (à vérifier). La racine SB ou SV/SW est commmune à plusieurs langues. Maintenant je vous propose de prendre le verbe Sepw, de voir ses équivalents en langues romanes (monde latin, catholique) et sémites (arabe et musulmans, hébreu et juifs). Exemple en arabe son équivalent est tayeb?, tabakh, etc...Je vous le dis que ce verbe est d’une puissance ! Mais surtout c’est le chiffre 7 la clé de l’énigme, le chiffre qui nous permettra d’en finir avec les fausses «vérités» et l’usurpation. Bientôt le Créateur ordonnera «bàs les masques» à ceux qui n’ont cessé des millénaires durant de tuer le Peuple et le noyer dans le mensonge et l’usurpation.

Prêtre
Ce mot qui signifie ce que vous savez, entre autre ministre d’un culte, vient via le latin presbyter du grec prestbuteros [presvuteros] = vieillard. Vieillard (très vieux!) est en berbère awsir. Petit rappel : vieux en grec est ghéros, en kabyle amghar. Donc le vieillard est awsir. Il est temps de jeter un coup d’oeil du côté de Siwa, de l’Egypte. On nous dit que le mot ministre parvenu via l’arabe wazir proviendrait du persan vizir/wasir, et les perses ils l’ont pris oû avant d’envahir l’Egypte? C’est comment un vieillard en perse, hein? Mais l’intérêt n’est pas là. Moi ce qui m’interesse c’est : 1. Que diable savait Apulée pour se vouer au culte d’Isis et adorer Oziris plus ardemment que les autres simplement emportés par la mode "people" de l’époque? ; 2. Le terme kabyle Zemni de amghar azemni = «le vieux sage» qui désignerait sans doute «prêtre» de la communauté au sens d’antan d’avant JC et les religions monothéistes; aZemni ne serait-il pas etymologiquement en relation avec zmen (antan) du supposé mot sémite zaman (antan, il y a longtemps) sauf qu’en arabe a) le temps se dit waqt, b) zmn ou smn dans les mots arabes que je connaîs sont tout sauf en relation avec le temps alors zaman ZMN serait-il une déformation de semaine septimana SptMN (à vérifier bien sûr), c) qu’en kabyle/berbère l’un des sens de Z est en relation avec le temps. Très prochainement j’espère pouvoir comprendre, avec l’aide du Créateur, cette énigme et la partager avec vous. Patience, la Vérité n’est pas loin. Il y a des choses assez troublantes que je n'ose pas dévoiler avant d'en saisir le sens et les vérifier...mais ça viendra. Patience!

La lettre libyque W à l'avant (lèvres) est une "double semi-consonne" (bilabiale-occlusive mixte) c'est à dire à la fois P pé (féminin) et B bé (masculin) que l'on pourrait transcrire pW et pW ou simplement W = p ou b. Je trouve géniale cette lettre!!! D'autre part à l'arrière W exerce comme voyelle, il est clair que c'est un U.

En analysant le W libyque je tiens à dire que je n'ai d'autre but que la Vérité, d'autre moyens que ma sincérité, d'aide que du Créateur qui nous aidera à vaincre l'oisiveté et la paresse intellectuelle, le mensonge et l'usurpation. 15-17 avril 2008. H.Y. fils de Mohand Arezki.