La cité des oliviers...
Suite du billet précédent consacré au livre d'Isis. Nous allons voir que "les officiels des sciences" sont passés à côté de chose importantes, y compris en ce qui concerne l'interprétation des mythes égyptiens.
URBAN
Mais d'abord, on annonce l'essentiel :
Olivier = Niveau = Urbain
C'est à dire que le terme latin urbs (ville), donc urbain, urbanisme, proviendrait de la notion de niveau (chose attesté en russe par un terme proche de urban : uroven' "niveau", voir raven "égal"), lui même serait issu de l'Olivier ou de l'huile d'olivier (lire le post scriptum du billet précédent sur Isis pour les notions de niveau, horizon, etc.) :
Ville vient de Niveau, Niveller donc la version officielle serait fausse.
Cité serait en lien avec Isis, avec ST de siège (et dans le cas du kabyle, avec tha-seda "la lionne").
C'est à dire que la Ville, la Cité, l'Urbanisme ne serait pas uniquement lié à la roue/bouclier des anciens Egyptiens symbolisant l'urbanisme en Egypte antique, - on retrouve ce symbole dans la roue punique ou la lettre thet phénicienne -, mais aussi avec le Siège (le trône) d'Isis, avec la lionne (la lionne pouvant être simplement une déesse, voire une sainte) et avec l'Olivier, bien entendu.
L'Olivier serait donc le symbole urbain, de ville, de cité et donc de civilisation, de civil, citoyen, etc. Pas étonant que ce soit un symbole très fort en démocratie : chez les anciens Grecs et même de nos jours, l'olivier est un symbole très fort, quasi religieux, et un socle identitaire pour les Kabyles ! Un patrimoine identitaire sauvegardé à travers les siècles comme une relique familiale...
Medina
Chose étrange, ou peut-être pas !, l'arabe madina (ville, cité) est en décalage complet avec ce qui vient d'être dit plus haut. Le palmier-dattier comme symbole urbain, de cité/ville chez les camarades sémites-arabes, à la limite on s'y attendrait, mais là...D'où l'idée de dire que chez eux, à partir d'un certain moment, la notion de cité, civilisation s'est confondue avec celle de religion, et qu'en conséquence, le terme arabe madina ou médina (ville, cité) serait en lien avec l'arabe din (religion)...
Sauf qu'une autre version existe pour expliquer l'origine du terme medina. On connaît le lien avec la lionne et d'Isis la mère protectrice, et l'on peut donc supposer que medina serait d'origine non-arabe, plus exactement de madone (déesse-mère, Isis par exemple, ou Sainte carrément) ou simplement de...matinée, car le matin en arabe sabah viendrait du masri (arabe égyptien) et de l'arabe argotique nord-africin sba3 (lion), comme le terme seb3a (sept) en arabe. Les deux pouvant reliés à la notion de niveau symbolisant la ville, la cité : le milieu = le niveau, donc la médiane aurait donné la médina !
Pour terminer, il serait peut-être raisonnable d'envisager de comparer Isis à Vénus, d'un côté, et Isis à la déesse sémitique non-arabe et pré-islamique Astarté, de l'autre surtout qu'Astarté est considérée comme l'équivalent de la Vénus des Romains : ceci expliquerait la présence de la racine ST d'Isis, et donc d'Astarté aussi, dans les termes sémitiques (arabes dans ce cas) abordés, tels que mustawa (niveau), mistara (règle), assad (lion), etc.
P.S.
Occasion aux Anglois de se racheter :) La notion de ville/cité étant liée à la notion d'olivier et de niveau, et ce dernier l'étant de même avec le milieu, on serait bien inspirés de supposer que l'anglais Half (moitié) - comme la demi-lune dans l'hiéroglyphe d'Isis ? - ne serait qu'une translittération du terme Olivier ou olive...
Reine des cieux, qui que tu sois, bienfaisante
Cérès, mère des moissons, inventrice du
labourage, qui, joyeuse d'avoir retrouvé ta fille,
instruisis l'homme à remplacer les sauvages banquets du
vieux gland par une plus douce nourriture; toi qui
protèges les guérets d'Éleusis;
Vénus céleste, qui, dès les premiers jours
du monde, donna l'être à l'Amour pour faire
cesser l'antagonisme des deux sexes, et perpétuer par la
génération l'existence de la race humaine; ..., chaste soeur de Phébus, dont la secourable
assistance au travail de l'enfantement a peuplé le vaste
univers; ....,
ô toi dont les pudiques rayons arpentent les murs de nos
villes, et pénètrent d'une rosée
féconde nos joyeux sillons; qui nous consoles de
l'absence du soleil en nous dispensant ta pâle
lumière; sous quelque nom, dans quelque rite, sous
quelques traits qu'il faille t'invoquer, daigne m'assister
dans ma détresse, affermis ma fortune chancelante.
Qu'après tant d'assauts j'obtienne enfin paix ou
trêve; qu'il suffise de tant d'épreuves, de tant
de traverses. Ote-moi cette hideuse enveloppe de
quadrupède; rends-moi aux regards des miens, à ma
forme de Lucius...(Apulée de Madaure, Le livre d'Isis).
Ce préambule illustre on ne peut mieux la pratique du culte (égyptien ancien) d'Isis dans l'Afrique du Nord antique. Et il est en relation directe avec le socle identitaire kabyle, l'olivier.
HUILE
Sans plus tarder, voici où le nom d'Isis (Aset, Eset) des anciens Egyptiens a trouvé refuge :
tha-seda (la lionne) en kabyle : le lion est i-zem en kab ;
assad (le lion) en arabe : ce qui est une interprétation pourrie car le féminin est passé au masculin ;
zyth (u'zemmour) en kabyle : l'huile d'olive
ISIS = HUILE (d'Olive)
Zeït (huile), zeytoune (olivier) en arabe, aceito (de oliva) en espagnol, azeite (de oliva) en portugais, zyth (u'zemmour) en kabyle : tous ces termes remonteraient au nom de la déesse Isis.
GENERATION
Et il n'y a pas de plus grosse connerie que de prendre au pied de la lettre le mythe d'Osiris "marié" à sa soeur Isis, mais franchement ! Surtout que l'olivier d'Isis indiquerait justement la filiation, la généalogie et par conséquent, exclurait tout mariage consanguin!
Aït, Ayth ou Ath (préfixe qui désigne un clan en kabyle et mazigh) serait cette huile d'olive, huile d'Isis, le terme qui désignerait Génération :
l'jil (génération) n'est pas un emprunt à l'arabe djil (génération) mais une déformation de GN, comme dans genou (une articulation) - l'angle aussi ferait l'affaire - qui donne partout en langues IE la relation genou-génération. Le kabyle GN existe aussi sous la forme CN ou KN "arqué" (de voûte céleste par exemple, i-geni) et dans les jumeaux (a-kiniwen), mais l'articulation choisie serait celle du membre supérieur, l'épaule (tha-yets, thuyath) pour le Ayth, Ath, Aït de clan de 7 générations.
SET
Le 7 est dans le lion, on le sait : par ex., seba3 (lion) en masri et en argot nord-africain vs seb3a (sept). Le sept remonterait au nom de la déesse Isis: SET (siège) en ancien égyptien, hiéroglyphe montrant un escabeau, à prendre au sesn figure "d'échelle" (ceic confirme que notre GN de ciel serait bel et bien une échelle; que dire alors de l'anglois sky (ciel) qui n'est qu'une déformation du latin scala (échelle)). Bref, SET dans le nom d'Isis (Aset) serait à l'origine de Sept en latin (français), Svaa en kab, sab3a en arabe, etc. Bref, le siège = escabeau (escale) = sept (7).
ANCÊTRES
Pour vous faciliter la lecture, allons droit au but avec cet exemple :
Aïeul en français Huile (oil en anglois, les deux provenant du grec elaia "olivier, olive")
Le plus intéressant est que cet olivier grce elai (qui a donné huile) est dans WL de parents en kabyle : i-mawlan (les parents). Mais c'est dans la comparaison kabyle vs arabe que l'on doit retrouver la trace de la déesse-mère Isis qui nous renvoie au sens de Génération, Aïeux, Ancêtres :
setsi (grand-mère) en kab : SET d'isis ;
jida (grand-mère) ou jedi (grand-père) ainsi que lejdhudh (les ancêtres) en kab ne sont pas des emprunts à l'arabe, mais à l'ancien égyptien SET du nom d'Isis ! Il en serait de même pour l'sas (fondation) qui serait une autre forme du nom d'Isis. Les Aïeux, les Ancêtres-Fondateurs, voilà le sens du nom d'Isis, de l'huile d'olivier que le Kabyle vénère religieusement (chose exclue chez les hillaliens, donc...). La déesse-mère Isis est la gardienne de la culture de l'olivier ; qu'elle soit associée au rite funéraire s'explique par le respect des aïeux, des ancêtres fondateurs, de ses racines !
Quand on dit en kabyle ath zik (les anciens, les ancêtres), ne devrait-on pas dire plutôt ath zyth avec allusion à l'huile d'olive ? Et le terme péjoratif kabyle qui désigne l'arabophone i-ziker ne serait-il pas i-zyther, nun indice confirmant l'origine égyptienne des arabisés en Algérie et en Afrique du Nord ?
Le terme kabyle tha-sedta (branche d'arbre) va aussi dans le sens d'Isis (Aset), de son arabre généalogique ; et curieusement, ce même terme tha-sedta désigne de façon pudique l'arrière-train en kabyle (ça, je le certifie, pour les jeunes qui l'auraient pas entendu) : ce qui corrobore le sens d'Isis- siège. Par ailleurs, le terme kabyle qui devrait être rapproché du nom de la déesse-mère Isis (Aset) serait thassa (le foie), symbole de la mère protectrice. On y reviendra plus tard.
L'ÉGYPTIEN
L'éternelle Egypte - Kemet (terre noire) pour les Égyptiens anciens - doit son nom grec Egypte à la divinité Ptah. C'est l'hypothèse communément acceptée...et qu'on va bousculer en avançant une hypothèse complètement ridicule à première vue !
Revenons à notre huile, et au beurre par la même occasion :)
La zebda (beurre) en arabe serait la gepta, l'égyptienne, l'Egypte.
Autrement dit, c'est le nom d'Isis qui serait à l'origine du nom de l'Egypte.
NB : Un truc complètement incroyable : l'autre nom de l'Egypte, supposé d'origine sémitique, Misr ou Masr est très proche phonétiquement de "beurre, huile"...en slaves (russe), maslo. Mais aucun raccourci, SVP, c'est juste pour souligner combien les coïncidences peuvent être frappantes.
Vous venez de me rigoler au nez, je présume :) Maintenant, à mon tour de me payer votre tête avec cette formule pour vous faciliter la perception (en allemand svp !) :
Mutter ~ Butter
Ou simplement, Mère ~ Beurre
Pourquoi ce rapprochement ? Tout simplement car l'Egypte est toujours appelée Oum Dounia en masri (arabe égyptien), soit La mère du monde ! Et le nom Misr ne serait pas sémitique comme s'entêtent à nous le démontrer "les officiels de la science" !, Misr ne serait rien d'autre que Mère : mitéra en grec, mother en anglois, mutter en allemand, etc. Et c'est conforme à la réalité, car l'Egypte est bel et bien le berceau de l'humanité, du moins en Méditerranée.
AMOUR
Mais Isis, mère et huile, contient un sens tout particulier pour les Kabyles qui vénèrent l'olivier, notre socle identitaire. Je ne sais pas s'il faut chercher les racines du mot (latin) Amour dans le kabyle a-zemmour (l'olivier), ce dont je suis quasiment sûr en revanche, c'est de ceci :
1) Olivier ou Huile d'olive (mythe d'Isis la déesse mère) ~ Mère Patrie
- c'est la mère et le père (les parents donc) dans tha-mur-th (patrie, pays, campagne), symbolisé par l'olivier a-zemmour ou l'arbre olivier (tha-zemmour-th) pour le Kabyle : l'Olivier est donc l'amour de la patrie, la culture de l'olivier est la culture de notre arbre généalogique, de nos racines, de la mémoire kabyle, de nos aïeux ;
NB: Pour les camarades orientaux, l'arbre correspondant serait le palmier-dattier ; d'ailleurs le terme kabyle de palmier-dattier tha-zdhay-th serait probablement une autre forme de SD-ST de Aset, Isis.
2) Olivier, huile d'olive (Mère Patrie) ~ MÉDITERRANÉE
La mer d'huile (quand c'est le cas !), la Méditerranée, notre berceau, voilà ce que serait l'olivier kabyle (a-zemmour) ! L'olivier vénéré par les Grecs (anciens), et surtout religieusement vénéré et jalousement gardé par les Kabyles, serait le symbole de notre mer Méditerranée, la berceau de la civilisation !
3) Le culte de l'Olivier = culte de Poseidon
L'hypothèse, incongrue à première vue, qui consiste à dire que le zeytoune (olivier) en arabe serait une déformation de Poseidon s'explique et n'a rien de ridicule. Mais l'intérêt est ailleurs dans ce rapprochement Olivier-Méditerranée-Poseidon : nous venons d'ouvrir un chemin qui nous mènera de Kabylie vers l'île de Crète des Grecs et des Minoens, une piste ô combien intéressante (1, 2).avec le rapprochement de la lampe à huile kabyle vs lampe minoenne vs symbole de Tanit (Carthage)...
P.S.
Le nom d'Isis ou Aset contiendrait d'autres notions, encore plus rationnelles.
Vous le saviez, la Méditerranée est la mer du milieu. Eh bien, je suppose que le nom d'Isis Aset) aurait abouti aux termes suivants :
Est, Ouest (West) en langues européennes ;
WST de wast (milieu) en arabe : par comparaison, on peut supposer qu'en kabyle LM/YM de a-lemas/a-yemas (le milieu) serait lié à YM de yem, yema (mère) très proche du sémitique-arabe oum, donc suspect.
ST dans mistara (règle) et mustawa (niveau) en arabe : ça expliquerait l'axe Est-Ouest ou simplement un Niveau ou un Horizon.
De nom et de beauté...
L'homme est une créature complexe qui éprouve le besoin de mettre un mot, un nom sur tout ce qu'il voit, tout ce qu'il sent et même sur ce qu'il ignore :) En plus de son patrimoine génétique, l'homme traîne un patrimoine numérique, et ce depuis des siècles, bien avant le 21ème siècle des hautes technologiques et du monde de plus en plus numérique.
L'énigme de Thagaste
Notre point de départ se situe à Thagaste, la ville natale de Saint-Augustin, elle a depuis longtemps changé de nom (lorsque le pays changea d'identité) pour devenir Souk Ahras. Pour faire court, je pense que la notion de "cirque" et voire même de "baptême" se trouve dans ce toponyme Thagaste alias Souk Ahras. Par ailleurs, et cela va s'avérer nécessaire pour saisir ce qui va suivre, nous avons bel et bien établi sur ce blog le lien entre le Lion et le Temps, la Constante, la Semaine (7 jours) et le chiffre Sept.
NOM
En plus d'avoir un nom, l'homme moderne est souvent affuble d'un sobriquet, souvent une stigmate du passé (enfance ou jeunesse), ou d'un pseudonyme, d'un nom d'emprunt (voilà au moins un emprunt qui échappe à la règle et ne fait point profiter les usuriers :)). Mais qu'est ce que le nom véritablement ?
Chacun de nous porte un nom, une histoire. Un chacun, un membre d'un groupe. D'une famille, d'un clan, d'un peuple, d'une nation, d'un genre, de l'humanité. A y réfléchir, un membre d'une famille de 4 personnes n'est rien d'autre qu'un quart (1/4) à l'échelle familiale, plus infime à l'échelle clanique, et tout simplement invisible à l'échelle de l'humanité sauf si le nom du membre en question a de la résonance (positive ou négative) : on est personne quand on n'est pas quelqu'un. C'est d'autant plus vrai sur l'échelle du temps, l'échelle de la mémoire des hommes quand, bien sûr, il ne s'agit pas de leur imaginaire...Ainsi, permettez-moi d'avancer l'hypothèse suivante qui consiste à dire que l'échelle familiale est la même que celle de la semaine :
échelle familiale = échelle de Sept (7)
Chaque membre de la famille est 1/7, son nom familial, le dénominateur commun, serait le chiffre sept (7).
SIGMA
Et voilà que notre piste toute prête ! On ne va pas s'intéresser, pour le moment, aux origines de la racine NM de nom dans les langues dites indo-européennes, on va se concentrer sur ce qui présent des indices prometteurs.
i-sem (nom) en kabyle ~ i-zem (lion) en kabyle
Or, 1) il se trouve que ism (nom) est présent en arabe et 2) i-zem (lion) n'existe qu'en kabyle tout le contraire de HR (ahar) pour le même lion qui est une racine HR panberbère (pan-mazigh). Il faut donc trouver une explication à cette particularité kabyle.
L'erreur commise, dans pareil cas, par les esprits naïfs et surtout par les esprits serviles kabyles accablés par la propagande hillalienne, est de dire que le terme kabyle i-sem (nom) serait un banal emprunt à l'arabe ism (nom). D'abord, s'il y a interférence c'est avec le masri (arabe égyptien) car il n'y aurait, à mon sens, jamais eu de contact direct entre la Kabylie et les vrais arabes d'Orient ; ensuite, il ne faut surtout pas de racadrer le débat et de situer la Kabylie là où elle devrait l'être : en Méditerranée. Démonstration.
On sait que Lion est le Sept (7), donc i-zem (lion) en kab serait aussi 7, et sa variante non voisé devant le M (à propos, S est voisé (en Z) devant M ou N ...en grec !) i-sem (nom) serait aussi Sept (7). Et là ça fait tilt, les amis !
Sigma ~ Stigma
Le nom équivalent à lion, sept serait simplement une stigmate ! Le NOM, en kab i-sem, serait aussi la Somme (7), donc seulement valable pour le patronyme, le nom de famille. Et cette stigmate, cette marque (de nom) serait tout simplement un tatouage !
D'ailleurs, en kabyle shama (cicatrice, stigmate), weshem (tatouer, marquer), aussi existants en arabe washm (tatouage), s'alignent sur i-sem (nom) et i-zem (lion).
CHAM
Nous voici maintenant au pays du Cham sauf qeu celui-ci ne serait pas forcément le Moyen-Orient mais de l'Orient, ou plutôt du Levant (là où soleil se lève), l'Est en général. Suivez le raisonnement.
Le lion nous donne un indice très costaud, celui du lion :
Levant (Est, Orient) aurait donné Leo, Lev (en russe), Lowe (en allemand) pour le lion.
Maintenant reprenons la lettre grecque Sigma apparenté à stigmate. Je voudrais d'abord donner une explication au sens du Lion-7 (Sigma) en rappellant que sa racine HR dans ahar (lion) en berbère est celle de "conduire, diriger" :
Sigma (7) Lion ~ Hégémonie (conduire, diriger, puissance : le lion, en somme !)
Hégémonie aurait une relation avec l'arabe al-hakem (dirigeant, celui qui commande), houkouma (autorités ?).
Ensuite, il faut savoir que sigma en grec serait issue du phénicien Shin (soleil), quoique en sémitiques le soleil est sams/shams : s'agit-il de soleil levant ou de lion solaire (tradition persane) ? Perso, je crois que ce terme phénicien serait peut-être à l'origine du mot tchina (orange) en kabyle et en arabe argotique nord-africain (el burtuqal en arabe), et surtout que ce pays du Cham ne serait pas l'Orient du Moyen-Orient:
Pays du Cham = Pays de Shin = Chine
(L'orange est étroitement liée à la Chine, pour info)
NIPPON
Mais même la Chine n'est pas l'Orient de l'Orient, c'est le pays du soleil levant, le Japon (Nippon) qui serait le candidat idéal pour être le pays du Cham (ou du Shin phénicien) !
C'est le moment de rappeller qu'en kabyle la Beauté (shvaha) - apparentée à la couleur blanche (a-shev'han) - est tiré du terme sbaa (lion) en arabe argotique nord-africain et en masri (arabe égyptien) mais jamais en arabe des vrais arabes (assad). Qui dit lien avec le lion, dit avec le soleil ? Donc le Shin(soleil) phénicien aurait-il donné Zin (beauté) en arabe argotique (en vrai arabe zin est ornement, la beauté étant associée à GML de Gimel (chameau), djamila, par ex) ?
Le pays du Cham (du chameau :)) serait-il le pays du Zin, de beauté éphémère ?
Et ce qui m'a toujours intrigué chez les Japonais, pourtant très (trop même) éloignés des civilisations antiques, c'est leur culte de la sakura, le cerisier japonais, symbole de beauté (éphémère) justement. Pour rappel, le cerisier grec kerasos a donné cerise (tha-knisya en kab), cherry puis église (et church), kanissa, knesset, etc., et en russe, chose étonnante, KRS de krasota (beauté), krasniy (rouge), etc. Comment le culte du cerisier s'est-il développé au Japon dans l'isolation (supposé) du reste du monde ? Le cerisier associé à la beauté, ça se comprend, mais à la couleur blanche de ses fleurs ou à la couleur rouge de ses fruits ? Et quelle relation y aurait-il entre beauté et soleil qui n'existe nulle part ailleurs ?...
VENUS
La reine de Saba est un mythe, c'est tout simplement la reine de Beauté, la reine du Matin : svah en kab, ou sabah (matin) en masri ou en arabe est lié à sbaa (lion), donc au Levant, et à la beauté dans la variante kabyle shevah (beau). Il s'agirait de l'Etoile du Matin (ou étoile du berger), de Vénus romaine (Aphrodite grecque), Vénus dont le surnom est l'étoile du matin.
Alors comment faire pour allier Soleil, Venus et Beauté ? Il suffit d'imaginer le transit de la planète Vénus devant le soleil pour conclure qu'ici il ne s'agit pas de stigmate mais de grain !
Vénus est le Grain de Beauté du Soleil !
C'est pourtant simple à constater, hein ? C'est Vénus le tattoo du soleil, son grain de beauté.
Ce billet est maintenant terminé, façon de terminer en beauté :)
Pour mieux illuster la formule de l'arc kabyle (Gh = RC), il suffit de prendre un personnage sorti de la mythologie grecque : Heraclès (voir Irakli) ou Hercule.
RCL grec serait GhL en kabyle
Hercule grec = Ighil en kabyle
Hercule, c'est avant tout la force "herculéenne".
ighil en kab est synonyme de force avant tout, même s'il signifie "bras, avant-bras, coudée, et (en toponymie) coteau".
Donc Ighil kabyle corrobore le sens de force d'Hercalès grec.
Questions : est-il question aussi de Muscle ?
aghilas en kabyle serait-il arciles - Heraclès ?
Le patronyme feghoul (fercoul ?) ou afehli, f'hel ("héros") sont-il dérivés d'ighil, Hercule ?
Cette formule serait valable pour l'arabe aussi, à une différence près : le sens s'y perd !
Hercule ou Heraclès grec, synonyme de force.
ghoul en arabe pour "ogre" qui possède un féminin ghoula "ogresse" : la force herculéenne est exclusivement masculine, jamais féminine, d'abord, et puis l'ogre et l'ogresse doivent être désignés différement comme c'est le cas en kab, waghzen et tteriel (tsériel), respectivement.
Cependant, c'est le sens rationnel d'Hercule, et d'Héra qui aurait donné Heraclès, qui nous intéresse.Il s'agit s'un mouvement circulaire (les 12 travaux d'Hercule serait une division du temps). Avec les supposition suivantes :
isghi (isarci ?) pour le perncoptère, le vautour qui tourne dans les airs sans arrêt vs Sa3a (heure), qui ne serait donc pas un emprunt à l'arabe ;
Héra aurait peut-être donné Ere et Heure (notions de temps).
La belle et la bête...
Le mythe d'Anzar ou ses noces avec sa mariée l'arc-en-ciel.
Amour et Psyché du fils de Madaure, Apulée.
Thagaste la ville natale de Saint-Augustin.
L'arc kabyle (mazigh) vient d'être identifié !
Le chant des femmes kabyles ou chaouis (mazigh plus généralement), c'est qlq chose de fabuleux. Que ce soit la lyrique (achewiq) kabyle, thivougharine kabyles, et (chant nuptial chaoui), ou urar tilawin (jeu/chant/divertissement de femmes en Kabylie) durant les noces, c'est un patrimoine fantastique que nous devons sauvegarder.
Maintenant une synthèse des conclusions qui s'imposent.
GAME
Le terme kabyle urar (jeu, chant féminin (nuptial généralement), divertissement) s'aligne sur le grec lyra (la lyre). a-chewiq (chant lyrique) kabyle ou a-jewaq (flûte) sont des termes qu'on peut apparenter à...jeu ou gioco (jeu) en italien, et plus étonnant encore, à...souq (marché), sewaq (négocier). Noces = Jeu. L'anglois game (jeu) n'est rien d'autre que le grec gamos (mariage, union), ex. dans polygamie.
ARC
L'arc kabyle (mazigh plus généralement) c'est ça :
son GH en kab = RC ou l'Arc (voir Ars).
agh en kabyle signifie, entre autres (pour l'homme): 1.acheter, 2. épouser (une femme, en Kabylie en tout cas :) ). C'est surtout un Acte qui signifie l'Accord et l'Union.
NZ est celui de la femme : zenz, nza : vendre, vendu.
SWQ (souq "marché") n'est pas un terme arabe, c'est le même que dans a-chewiq ou a-jewaq : il s'agit de Jeu.
Pour mieux retenir : ARC = Noces = Négoce
Thaghaste
Thaghasth devenue Souk Ahras : Ahras serait le marché (ou comptoir de négoce), c'est lui l'ARC, il serait a-hras ou a-ghas (aRCas) dont le féminin (avec les affixes T correspondants) est tha-ghas-th, d'où le nom antique Thagaste : peut-être de là vient a-rgaz (l'homme, le mari), qui serait probablement l'Eros grec aussi dans ce cas.
Amour
L'Eros (Cupidon) d'Apulée est où à votre avis ? Dans MGhR en kab : thameghra (marriage, fête) au féminin, le masculin synthétisé donnerait MGhR ou (gh = arc) MERCURE (latin) ! Amour serait un Marieur, un Négociant. En grec, Eros s'aligne sur Hermès (le Mercure grec), sur Agora (marché). Cupidon aurait sans doute donne en russe le verbe koupit' (cupid' quoi !) pou "acheter" et koupets (négociant).
Casanova
On ne sait plus sir cet homme à femmes vénitien a vraiment existé...
Isly (la marié, fiancé) + th-isly-th (la mariée) s'unissent pour former un foyer : axxam, a-kham en kab qui ne serait rien d'autre que le grec gham- dans gamos (mariage, union). Or on interprète en kab et en chaoui axam (akham) comme maison, foyer : ça serait un nouveau foyer, une nouvelle maison. En somme, une cellule mâle (isly) + une cellule femelle (thislyth) forment une nouvelle case de la société ! (isly donc à comparer à cellule ). Un case neuve, casa-nova en italien :) et puis en espagnol la mariée est une Novia (neuve). Tout s'explique pour Casanova.
Cloche
Maintenant la démonstration que le mythe d'Anzar aurait pu sortir de la plume de Décaméron :) On sait que la mariée (thislyth) s'offre nue au dieu Anzar. Mais en pareils circonstances (pluie, arc-en-ciel), on chante bien que c'est "tameghra bbuchen", soit "le mariage du chacal (ou renard au figuré)". On croit comprendre qu'il s'agit de b'uchen (du chacal) sans vraiment deviner qui est vraiment le chacal :) Tameghra étant l'amour, c'est simplement un récit érotique, et dans ce cas, l'histoire de la Belle et la Bête, la même que celle d'Apulée (Amour et Psyché), récit bien antérieur aux King Kong et autres films hollywoodiens ! Et l'on comprend d'où vient le récit biblique (?) de la femme qui a couché avec un chacal (Omen, 666, Antéchrist) : mince, ils sont passés à côté de la plaque les pauvres bigots deux millénaires durant !
Le terme arabe zeb (la verge) serait sans doute issu de dhib (chacal en arabe nord-africain, loup en arabe des vrais arabes d'Orient) plutôt que de leur nuit de noce (laïlat az-zafaf). Il en serait de même en kabyle : le chacal serait le machin, vous comprenez. Ici b'uchen (du chacal) renvoie à bush désignant et la verge (a-bush) pour ce qui est de l'homme et les seins (thi-bushin) pour la femme. Je suis prêt à parier que l'équivalent de la chatte en argot français serait plutôt la rusée (femelle de chacal) chez nous :) Et puis devinez ce que serait le Phénicien, et la Phénicienne :)
Le nom de l'amour charnel (noce) serait lui dans le terme Négoce mais autrement : la Cloche. J'ai entendu dire cette expression de "sonner la cloche" (naqus) ou "craquer l'allumette" pour signifier "faire l'amour" d'un gars lascif de chez nous qui le disait à chaque fois qu'il allait voir sa régulière pour une partie de jambes en l'air ; et franchement j'ai toujours pensé que ce "sonner la cloche" au sens de "fair l'amour" (à une femme, en Kabylie du moins :) ) était une formule inventé par notre Casanova local. Donc si qlq'un aurait entendu cette expression ailleurs en Kabylie, prière de me le signaler.
Quid du Nif kabyle...
C'est le glaive d'Alexandre le Grand qui nous permettra de donner une explication convaincante à la notion de "Nif kabyle". Dans le billet précédent, on a remonté le nom d'Alexandre grâce au nez kabyle (NZR), plus précisément au nez aquilin en kab (GNZR). Là aussi, il est question de nez et d'Alexandre. Nif kabyle, ça veut dire quoi ? Nif est le Nez mais en arabe pas en kabyle (NZR). Alors pourquoi le kabyle utilise-t-il cet emprunt ?
Souvent, dans les chroniques occidentales sur des peuples isolés (aborigènes, indigènes), on retrouve la formule de "peuple fier", façon de dire "peuple sauvage" mais de façon politiquement correcte :) Du reste, le terme fier n'est étymologiquement rien d'autre que...farouche, sauvage. Donc..
Nif kabyle est avant tout une question d'Orgueil et de Fierté. Le nif kabyle est une empreinte d'une société isolée avec ses règles et ses tabous (virginité, vendetta), un code d'honneur en somme. Et c'est un frein qui empêche la Kabylie d'accéder à la modernité, soyons clairs.
Nif kabyle = Code d'honneur
Nif kabyle = noeud gordien
NB: l'adjectif gordien aurait sans doute donné dans une langue très influencée par les Grecs de Byzance, le russe en l'occurence, le terme gordost' (fierté).
Oui, la parabole d'Alexandre le Grand qui tranche le noeud gordien signifie justement l'abrogation de ce code d'honneur rétrograde, un impératif pour passer à la modernité et à la civilisation. Les religions, et là je les rejoins, n'ont pas tort de classer l'orgueil et la fierté comme un péché capital.
Voilà, d'une pierre deux coups : on a compris le sens du "nif kabyle" et de la parabole du "noeud gordien". Par contre la relation avec le Nez reste à élucider, peut-être est-ce lui le noeud...
Pour terminer, je pense que la Kabylie et les Kabyles doivent cesser de traîner cette charrette de "nif kabyle" et trancher ce noeud gordien kabyle pour nous débarasser enfin du très lourd poids des tabous de sociétés traditionnelles et passer enfin à la modernité. A bon entendeur !
Ave César...
Difficile de croire qu'un ustensile de cuistot au nez aquilin puisse avoir une quelconque relation avec les écritures, et pourtant c'est bien le cas ! Êtes-vous prêts à aligner la carafe (en français) sur grapho (écrire en grec) ? Ou bien la louche arabe ghoraf sur ce mêle grapho grec ?
Oui, la carafe s'y prête. Mais plus encore, c'est le Nez, un nez aquilin qui s'y prête le mieux, en kabyle du moins, car que ce soit la cuillère ou la louche, avec le sens suivant :
GNZ de tha-ghundjay-th (la cuillère),
GNZ de a-ghundja (la louche) ~ a-ghendjur (aquilin, nez aquilin).
khodja (secrétaire) ~ a-ghundja ou a-ghundjar
NB:
NZR exprimant en kab le nez toujours au pluriel a-nzaren et les narines (thanzarth) ;
GDR atteste le sens d'Aigle iguidher (interfère avec le phénicien dans Agadir).
En clair, tout patronyme aquilin pourrait renvoyer à la fonction de secrétaire ou de greffier en Kabylie et pas seulement. Et pourtant ça serait non pas l'aigle mais plutôt un autre oiseau, le pivert ou pic-vert - un Woody quoi ! - qui aurait convenu à ce rôle de secrétaire et de tailleur de calame :)
Dans le nez kabyle (anzaren) et l'aquilin kabyle (a-ghendjur) on a la racine NZR, NGR de la planche de bois (tha-nshir-th), de scier (n'shar), scie (a-menshar) ce dernier existant en arabe sous cette forme et en plus il est proche de l'arabe nadjar (menuisier, charpentier). Bref, on est en présence de métier de Bûcheron très comparable à celui de boucher (dépeceur). Une remarque à ce propos : KL de akli (boucher, esclave, noir) en kabyle aurait une relation avec le latin aquila (aigle), sans doute l'aigle noir, royal. On y reviendra. Le plus important est cette notion de bûcheron-menuisier NZR, car des personnages religieux y sont impliqués: Jésus était charpentier, plus mythe d'Anzar chez nous. Voilà ce qui nous intéresse :
Cette racine NZR est équivalente à celle NDR dans le grec andros (homme, mâle, guerrier).
Autrement dit, cet Andros dans le nom d'Alexandre est aussi aquilin et bûcheron (boucher, guerrier). Et nos personnages sortis du mythe se rapprochent :
Andros (Alexandre) = César (des Romains) = Charpentier (Jésus) = Anzar (kabyle)
Ceci explique pourquoi Jésus se disait être le César (de Judée ?), pourquoi le long nez (aquilin) de Jules César et sa naissance par césarienne (le bûcheron ou le boucher).
Couper ou fendre le bois, métier de bûcheron, est en kabyle avec la racine QDR (qedar), la même que celle de l'Aigle (iguidher) et d'Agadir (nom phénicien attesté). On a donc en kabyle deux racines QRD et NZR pour à peu près le même sens. Reprenons maintenant le nom d'Alexandre le Grand, façon de voir ce qu'il donne en kabyle :
- Alexo ou alexein en grec signifie "celui qui écarte le danger, celui qui protège ?" (un bouclier ?). Ce terme serait celui que l'on a en kabyle (et mazigh) : argaz (homme, mari), comparable peut-être au sanskrit raks, raksati (garder, protéger) et au latin rex (roi) ;
- Andros en grec serait comparable sans doute à l'aigle, à la puissance de guerrier, de bûcheron (de boucher), peut-être à la Hache (de guerrier) ou le GLAIVE (gladius en latin) ou simplement une Arme ? La racine kabyle QDR de qedar (fendre le bois) s'y prête surtout que c'est celle de l'Aigle (iguidher). Andros grec serait alors gidher ou qader en kab.
Le nom équivalent d'Alexandre en Afrique du Nord serait probablement...Abdelkader, malgré sa consonance arabe (Abd-El-Kader), il n'existe pas chez les vrais arabes (orientaux), et qader est synonyme de puissance (qudra).
Voilà comment un simple ustensile de cuisine nous a permis d'ouvrir les portes du passé et comprendre le nom du César macédonien, Alexandre le Grand. Alexandre serait très probablement Bouclier&Glaive. Pour le noeud gordien qu'Alexandre a tranché lire le billet suivant...