jeudi 6 décembre 2012

Barca, le dragon

La célérité ou le chemin le plus court...

La mythologie kabyle témoigne des chevaux d'éclair et de vent pour attester une très, très grande vitesse de mouvement; la grecque de Pégase cheval ailé; d'autres cultures (nordiques, asiatiques) parlent elles de dragons ailés crachant du feu.

On ne va pas aller par 4 chemins et voici une formule de change qui va illuminer notre chemin:
V kabyle ~ D latin (ou B kabyle/mazigh ~ D latin/grec)

Dragon
La racine VRQ ou BRC pour veReq en kabyle, el-barq en sémite arabe désignent l'éclair. Cette racine est isolée en arabe par contre elle est omniprénte en kabyle/mazigh: on suppose qu'elle aurait probablement existé en libyco-punique, en phénicien (Barca dynastie phénicienne carthqginoise d'Afrique du Nord). Avec la formule de change susmentionnée on obtient:
VRQ, BRC ~ DRQ/DRC ou DRG comme dans dragon.
Idem pour la racine kabyle/mazigh VRK, BRK (averkan = noir, brun) qui atteste une "bifurcation" (fraction) comme on l'a dit dans le billet précédent: cette racine deviendrait DRK ou DRG tout aussi proche de "dragon" (dark existe aussi en anglais pour le même sens "noir, obscur").

E=MC2
Deux conclusions VRK, VRQ ou BRC pour "vreq" l'éclair = DRQ, DRG, DRC:
1. Le chemin le plus court est une droite...Le sens de cette racine VRC en kabyle serait équivalent à DRC pour la racine et Direct/Droite pour le sens;
2. Le sens profond de ce mot et de ce mythe qui parle de célérité extrême (éclair) indique simplement que les anciens prêtres ayant inventé cette métaphore (cheval ailé, dragon) pour vulgariser le savoir pour le pérenniser dans la mémoire des hommes - la preuve il a résité au temps, reste qu'il faut l'interpréter comme il se doit et non pas le transformer en dogme religieux comme font vous savez qui! - et qui porte sur la notion suivante: la vitesse de la lumière qui se déplace normalement "directement" (dans le vide/l'espace par exemple) car elle prend le plus court chemin du point A à B (faisceau laser par exemple). C'est à dire que la formule utilisée dans/depuis l'antiquité "rapide comme l'éclair" équivaut à dire "rapide comme la lumière" scientifiquement parlant.
En clair, et là c'est une profonde conviction, le cheval ailé rapide comme l'éclair ou bien le dragon d'antan attestent indéniablement que les anciens, les premiers prêtres en premier lieu, savaient ou devinaient, bien longtemps avant Einstein, que dans ce monde la vitesse de la lumière est la vitesse limite, indépassable.
P.S
- La racine de VRK, BRC de averkane (berkane) devenant DRK sera étudiée séparément dès que possible;
- Combien de têtes a le dragon? - tout dépend mais généralement c'est 7 têtes comme c'est le cas de Thallaphsa en kabyle/mazigh. On peut supposer que 7 c'est pour les 7 couleurs du spectre de la lumière et qu LF ou LPh de Aleph/Alpha dans Thallaphsa kabyle/mazigh ait une relation avec Aleph qui est un trait, une ligne droite (verticale) comme le parcours de la lumière...mais là c'est une autre histoire que l'on abordera une autre fois. 

mardi 4 décembre 2012

Zitouna

L'olivier du coing...

Là on va voir combien les toponymes attestent du fossé entre l'Afrique du Nord d'avant et d'après les invasions arabo-musulmanes du 7 siècle. 

Akli
En analysant le k aspiré et le lexique kabyle correspondant, on peut avancer la formule suivante:
k aspiré ~ z occlusif
(plus globalement k,g aspirés ~ s,z occlusifs) 
Exemples:
1) k dans [kl] de thikli (marche, mouvement) ~ z dans [zl] de thazla (vitesse, mouvement accéléré);
2) k dans [kl] de akli (esclave, boucher) ~ z dans [zl] de zlu (égorger).
Le mot d'kir (aimant) en kabyle dans ce cas serait dzir (et gzir aussi);
azal (midi solaire) serait aussi akal ?

Zitouna
Maintenant passons aux choses ô combien intéressantes. On va sur ce blog tout ce qui est en rapport au "coing, cognassier" (voir post "macedonia") et que, notamment, le rapprochement :
KTN (ou CTN?) en kabyle  pour tha-kthunya (coing, cognassier) =
KDN en grec pour Kidhonia (coing, cognassier) - aussi toponyme en Crète (Kidhonia) voir même dans le mot Makedhonia (Macédoine)- =
CDN en latin pour Cydonia (coing, cognassier).

(Pour info "coing" est dit sferdjel en arabe; les sémitiques sont donc loin.)
Avec la formule k ~ z on voit ceci:
KTN, KDN ou CTN de kthunya/kidhoni/cydonia devient ZTN...comme dans zeytoune, zitoune (olivier, olive) en sémitique arabe. En clair la racine qui désigne le Coing en kabyle, en grec et en latin désigne...l'Olivier en arabe; 'sont particuliers quand même ces camarades !
C'est peut-être là une preuve que les sémitiques, l'arabe surtout, ont aidé à altérer le k en z (le k en s pour le latin) dans le kabyle; donc en kabyle il serait préférable de revenir au k comme en grec (le mot k'thunya = coing attesterait la vraie prononciation à l'origine) pour se défaire de l'influence latine et surtout sémite arabe sur la langue kabyle et mazigh. Exemple: a-zemmur (Zemmour) "olive, olivier" serait-il à l'origine a-kemmur ?
Zitouna (1, 2) symbolise surtout Thunes (la Tunisie). Par contre si l'on prend les patronymes sémites arbes y afférants, à savoir Zeytoune pour les levantins ou Zitouni pour les "arabes" nord-africains on se demande comment les traduire en kabyle:
1) sur la forme Zeytoune, Zitouni en rabe = K'thunya en kabyle, Cydonien en romanes et Kidhoni..(macédonien?) en grec.
2) sur le fond Zitouni en arabe = Zemmour (Olivier) en kabyle.
L'Espagne pour les raisons que l'on connaît a rassemble toutes ces variantes dans sa langue, ses toponymes et patronymes: Zamora (de Zemmour "oliver" mazigh), Aceituno (de Zeytoune "olive" arabe). 
Il reste que je ne comprends toujours pas pourquoi les camarades sémites arabes ont pris le cognassier pour un olivier...    

mercredi 28 novembre 2012

Africa, la principauté

Le toponyme "africa" élucidé, enfin presque...

La toponymie kabyle/mazigh pour faire le trait d'union dans l'espace et dans le temps.

Illizi
On commence par la formule de change évoquée qlqs posts en arrière (R devant le G, ighil = règle).
illizi (masc.sing.) est au sud est de l'Algérie;
relizane = ghilizan (masc.plur.) est à l'ouest de l'Algérie
ghilizan (relizane) serait probablement le pluriel de ghilizi (illizi).
C'est à dire que ces deux lieux très éloignés ont la même désignation toponymique, donc nous sommes en présence d'un seul système, d'une seule langue mazigh si on remonte dans le temps. 

District romain
Là nous allons utiliser une nouvelle formule pour d'autres toponymes:
FR,VR en kabyle ~ R en latin (et romanes)
Rappel de lexique kabyle avec la racine mentionnée plus haut:
fr, frw = 1. aile, voler; 2. feuille  
tha-ferka = propriété foncière
a-frag = clôture frontalière, séparation
fReq (1) = diviser, répartir, distribuer
fReq (2) ou fru/frw = séparer, départager (deux belligérants), dénouer (une situation, un conflit, un différend) par extension "faire la paix"; 
vrk (verkan = brun, noir) atteste la divergence (mellal = blanc atteste au contraire la convergence) et vrk de averkan (Berkane) en kabyle/mazigh atteste une bifurcation. 
fru/frw est proche aussi de vrw/vru = lâcher, divorcer/répudier   
Voici qlqs conclusions probables après analyse de cette racine kabyle (mazigh) FR/VR:
1. Africa Romana: africa est un vernaculaire mazigh, sa variante latine (en romanes) serait Regio (Région). Comme cette racine latine RG (en kabyle elle serait fRG) = régir, diriger, gouverner on peut interpréter "Africana Romana" comme "Région/District sous tutelle romaine" ou simplement "Province Romaine" ou "Gouvernorat Romain". 
2. Les patronymes kabyles FRG/FRW comme ferag, fergan (fergani), ferawn (feraoun) auraient le sens de "juge de paix, juge, magistrat" (la cadi en arabe quoi !) voir peut-être aussi "arpenteur (arpenteur frontalier)".

Principauté
FRG kabyle ou sa variante arabisée FRDj dans Sidi Fredj: sans le F devant le R pour le latin (contraction répandue) on aura Regiu ou Regius comme pour Hippo Regius; Fredj d'aujourd'hui serait Regius d'antan; donc la racine FRG ou sa variante FRW peut aussi nous renvoyer au sens de "royal".  
Roi, Rey ou bien Royaume en romanes sont issus de Rex, Regnum en latin;
RG latin serait FRG ou VRG dans la variante kabyle/mazigh;
FRG ou FRW avec la notion de "roi" nous renvoie à ...Pharaon, qui est aussi le juge suprême! 
Pharaon, Pharao est issu de PR (peraa en ancien égyptien).
FRW-FRG en kabyle aurait peut-être le sens de "roi" voir "prince".
Si cette hypothèse "royale" s'avérait vraie, le toponyme "africa romana" pourrait prende le sens de "principauté romaine" et les patronymes fergan/feraoun le sens de "prince". Une piste à suivre...

jeudi 22 novembre 2012

Guadalquivir

A chacun son chemin de croix...

Formule
Nous supposons une équivalence entre le W et le g (voir k)
W - g, k  
Exemple: weth = kath (battre, frapper) en kabyle

Guadalquivir
On va passer outre la démonstration usuelle pour aller plus vite. Il apparaît à la lumière de cette formule que plusieurs langues se rejoignent pour désigner plus ou moins la même chose à savoir le cours d'eau ou l'eau:
WD de wada (la bas) ou WT/KT de weth/kath (battre) en kabyle = ~ KT de cata (de haut en bas) en grec (ex. cataclysme, catastophe).
WD de wadi ou oued (cours d'eau, torrent) en arabe
WT, WD, WS en langues germaniques et slaves pour water (eau)
Aqua ou Agua (eau) en romanes = WT en germaniques: aqua/agua seraient plutôt aquat/aguad.
Prenons un exemple évocateur: Guadalquivir en Espagne qui sera Oued al-Kabir (grand oued) en arabe. Ce toponyme donné par des maures musulmans n'a bien entendu d'équivalent qu'en Afrique du Nord car même arabisés les maures ont continué à utiliser le système mazigh pour la toponymie. Guadalquivir a son équivalent en Kabylie : ighZeR amuqRan transcrit Ighzer Amokrane en Basse Kabylie qui serait "Longue vallée" plutôt que "Grand ravin". 
D'où la possibilité de bien expliquer ce toponyme:
ighZeR en kabyle = 1. Torrent, cours d'eau; 2. Ravin ou vallée étroite car c'est une dépression.

La Grande Creuse 
Le mot ighZeR avec la racine GZR serait peut-être en relation avec le mot avec la racine GZ de ghez = creuser; ce mot en romanes (latin) ayant donné aussi "croitre, créer et la Croix". GZ est dans ghezif "long, croissant, qui dure" en kabyle. A noter aussi que GZR est présent en sémite-arabe pour amtar ghazira (pluies torrentielles): c'est un indice que cette racine GZR aurait existé en Egypte. 
Voici qlqs probables conclusions:
1. Guadlquivir en espagnol = Oued al-kabir en arabe = Ighzer Amokrane en kabyle = La Grande Creuse en français;
2. ighZeR en kabyle aurait aussi la signification de "Détroit" (de Gibraltar par exemple) car c'est un fossé creusé entre deux montagnes, deux rives;
3. ighZeR en kabyle aurait aussi la signification de "Crue" (crue du Nil par exemple, liée à Oziris et la résurrection) ou "Inondation".
4. ighZeR serait peut-être tout simplement "le chemin de croix" ou les péripéties de l'eau qui dévale les montagnes, se rue vers les vallées et rejoint la mer ou l'océan...de là elle va s'évaporer (saint esprit !) vers le ciel (l'ascencion quoi !) pour ensuite revenir sur terre (la résurrection quoi !; la vraie, la renaissance, elle, est associée à la crue du fleuve). Bref, autant faire un raccourci : calendrier religieux (dogmatique) = calendrier agraire (utilitaire).

Croix
On tient avec la racine GZR dans ighZeR en kabyle la clé vers une démontration de la relation entre Oziris égyptien (anZaR kabyle et mazigh) et les notions ou mythes religieux de Jésus, Croix et Résurrection des religions monothéistes qui ne sont en fait qu'une version relookée des anciens mythes bien antérieurs aux balivernes des camarades religieux sémites de tous bords.    

samedi 3 novembre 2012

NoMade in Algeria

Angélique chez le sultan...

A chacun son slogan et sa marque de fabrique !
Made in France, pour la puissance coloniale d'hier.
NoMade in Algeria, soit on ne produit rien sauf les nomaderies, pour l'occupant d'aujourd'hui.

jeudi 1 novembre 2012

La France et les manchots

Une certaine France a la mémoire courte et le bras longuet...

D'honneur il est des champs, des paroles et même des gestes, des bras plus particulièrement. Des gens il est des donneurs de parole et de geste, d'honneur et de bassesse respectivement. La veille de la Toussaint, un élu de la république française, apriori civilisée et civilisatrice, qui à la seule mention de la Césarée (désignée à tort par les occupants français, turcs et arabes par le nom Algérie ou Djazair qui n'est qu'une altération du nom antique Césarée) gratifie ses interviewers sur le plataeu (dont une dame) et tout le public français d'un geste de voyou. C'est un ancien ministre de la guerre, paraît-il. Geste lamentable qui renvoie une image honteuse de la république que représente son auteur.
On regrette - pour son bien et celui de la république - que ce monsieur n'ait pas perdu un bras sur un quelconque champ d'honneur, guerrier qu'il est de métier ça aurait été "normal" ! Imaginez un peu ce qu'il aurait été: privé de bras  mais couvert d'honneurs, chevalier de la légion d'honneur et tutti quanti. Hélas, ce vulgaire personnage d'honneur n'a que le bras, synonyme d'une "infirmité" inclassable et incurable. Quelle image dégradante d'une nation aprioi civilisée et, paraît-il, civilisatrice !!!

jeudi 25 octobre 2012

Un kabyle est mort

Message de solidarité avec la famille d'Aghillès lâchement mis à mort par ses ravisseurs. Dans cette épreuve douloureuse c'est toute la Kabylie, tous les kabyles fils de kabyles qui sont à vos côtés. Puisse l'âme d'Aghillès reposer en paix. 
Ad y efk Rebbi svar.