vendredi 23 avril 2010

Pionnier

Un vent de liberté et de renouveau souffle sur la Kabylie...

Sitôt achevées les commémorations du Printemps kabyle (dit "printemps berbère") 1980 et du Printemps Noir 2001, Ferhat Mhenni le leader exilé du Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie (MAK) a annoncé la création d'un gouvernement provisoire kabyle (GPK).

Les réactions affluent de tous les côtés surtout du côté des bouffons et des ennemis de la Kabylie. Les pantins du régime d'occupation arabo-islamiste, leurs agents de toujours, la cinquième colonne parmi les kabyles, la presse arabe proche des terros, enfin toute la clique habituelle aboit sur Ferhat et sur le MAK en l'accusant de tous les maux du monde: de vouloir diviser l'Argélie, de vouloir achever la Kabylie déjà meurtrie, de toucher de l'argent des renseignements marocains (comme si les arabes marocains étaient différents des arabes "argéliens", des maures-arabes-islamistes en fait, au pouvoir à Argel qui ont orchestré les assassinats et la mise à mort de la Kabylie), on l'accuse de vouloir attiser la haine entre "frères" (désolé mais nous ne le sommes pas), on le traite de taré et et de traître, on l'accuserait même d'être à l'origine de l'éruption du volcan islandais! Tout est fait pour le dénigrer. Cependant...

Cependant toute cette meute perd de vue l'essentiel de de acte inédit dans l'histoire de la Kabylie, ces bouffons n'ont rien compris à cette démarche car tout simplement ils ne voient pas plus loin que leur nez! La mise à mort de la Kabylie devient désormais impossible, si vous ne l'avez pas compris, car tout simplement la Kabylie vient de se donner le premier outil pour riposter aux attaques de ses agresseurs. A force d'acculer la Kabylie avec leurs pratiques de terrorisme identitaire et de terrorisme tout court contre les kabyles les arabo-islamistes argéliens ont déclenché la bonne réaction, au moins du côté d'un parti kabyle, d'une partie du peuple kabyle. Vous êtes allés trop fort et trop loin, ennemis du peuple kabyle et ennemis du Créateur. Cette fois on vous a bien dit "basta! y en a marre". A force de frotter trop fort sur votre lampe orientale (qui ne s'allume jamais car elle n'apporte jamais la lumière mais toujours l'obscurantisme) vous avez sorti votre djinn conforme à votre identité arabe-islamiste, un djinn égorgeur, un djinn haineux et belliqueux. Vous croyiez que vous pouvez l'asservir et l'utiliser à votre guise pour vous débarasser des kabyles et piller leur pays, au final c'est l'inverse qui se passe, votre djinn a lui-même ouvert non pas une bouteille ou une autre lampe mais une boîte, la boîte de Pandore. De cette boîte est sorti un autre djinn comme vous dites, mais celui-là c'est un djinn kabyle qui à la différence du vôtre est un djinn (génie) du Bien, c'est le génie du peuple que vous voulez exterminer. N'essayez pas de nous faire peur, maintenant c'est vous qui en ferez connaissance! et n'essayez pas de nous dissuader ou de nous retenir, c'est trop tard, ennemis de la Kabylie

L'ancien, comme on appelle Ferhat, a frappé un bon coup là. Il a osé! C'est un coup de maître, rien à dire. Il l'aurait fait pour satisfaire ses ambitions démesurées? -ça m'étonnerait, à son âge et avec son expérience il penserait plutôt à l'avenir des générations aujourd'hui naissantes ou jeunes, il penserait plutôt au leg, à l'héritage et à la trace qu'il voudrait et devrait laisser dans l'histoire du pays Kabyle. Personne n'est pas parfait et le mieux est de se débarasser des rancunes, Ferhat s'il ne fait pas l'unanimité et s'il n'est pas ceci ou celà, il a le mérité d'avoir déclenché un mécanisme libérateur pour la Kabylie. Pour moi Ferhat n'est plus un "ancien" (on peut tirer un trait dessus si vous voulez!) mais un pionnier. Oui un pionnier car il a ouvert le juste chemin, c'était et ça demeure ma conviction. Ferhat Mhenni a anticipé, lui seul ou avec ses conseillers ou ses compagnons de combat ont vu la perspective. Donc franchement bravo à Ferhat "le pionnier"! C'est le pionnier d'une nouvelle Kabylie, une Kabylie débarassée des démons et des djinns & chaïtanes étrangers qui n'apportent que des malheurs!

Maintenant il est évident que les kabyles, les patriotes s'entend, doivent comprendre que les masses sont manipulées donc soumises et risquent de désapprouver cet acte du président du MAK. Du côté adverse il n'y aura, comme toujours, que de la haine et de la propagande (on a l'habitude des bonobos kabylophobes), donc rien de spécial. C'est en Kabylie que ça se jouera, donc il est nécessaire de contre-carrer la propagande des occupants arabes-islamistes et de leurs pantins parmi les traitres et la cinquième colonne.
La question qui se pose pour chaque kabyle digne aujourd'hui est relativement simple, c'est la question que se posait un certain personnage d'un roman du maître russe Dda Dostoevsky:

Tvar' ya drazhashaya ili pravo imeyu?
Suis-je une créature tremblante ou ai-je le droit?
La traduction au français n'est pas assez fidèle, pas assez pertinente car en russe tvar' (créature) signifie en russe familier "lâche, vilain, crapule". La question peut se poser autrement: Suis-je un lâche ou un être digne avec des droits?
Chacun d'entre nous pourrait se poser cette question à un certain moment de sa vie. Le peuple aussi peut se poser cette question à une étape cruciale de son histoire: Sommes-nous des moins que rien qui n'ont même pas le droit à la parole et des lâches effrayés par la possibilité de nous affranchir du joug qui nous etouffe à petits coups? Sommes-nous un peuple digne qui doit relever la tête et se battre pour sa dignité, sa liberté et sa patrie? En kabyle ça existe aussi: a neRez wala a neknu! Plutôt rompre que plier, le choix est déjà fait pour un vrai kabyle! Moi je choisis la liberté et la dignité et j'assume les risques et je suis conscient de mes responsabilités envers mon peuple, ma patrie et le Créateur.

C'est un moment non pas euphorique mais historique, c'est un vent de liberté qui souffle sur la Kabylie et il emportera les démons du mal absolu qui la terrorisent. C'est un moment de bonheur et de joie car voilà au moins une bonne nouvelle, un grain d'optimisme pour l'avenir de la Kabylie et de ses enfants. Aujourd'hui les vrais kabyles doivent se sentir proches de leur patrie et de leurs vrais compatriotes, chaque patriote kabyle qui veut et se bat pour une voie libératrice pour notre patrie est mon frère (ma soeur) de sang et de foie, plus proche en kabyle ça n'existe pas! De gemma n'tassa (frère de foie) il en est question dans cette belle chanson folk du regretté Dda Lwennas qui fait ici une démonstration magistrale de son art de maîtriser le verbe, le rythme et le timbre, un génie kabyle qui nous a été enlevé en 1998 par les forces du mal absolu que désormais on pourra affronter avec les outils modernes nécessaires.

Cette chanson de Dda Lwennas reflète on ne peut mieux mon humeur et mon état d'esprit après avoir appris et analysé par la suite cette bonne nouvelle. Je commence même à ne plus me sentir apatride comme avant. Donc nous sommes sur la bonne voie! Vive la Kabylie Libre!

mardi 20 avril 2010

Légendes de printemps

20 avril. Commémorations du Printemps Kabyle 1980.

Légendes de printemps, printemps des légendes.

Le soulèvement du printemps 1980 en Kabylie a marqué plus d'un, il a aussi donné naissance à des histoires et même à des légendes. Cette révolte en plus de ses héros connus par le grand public (lire à ce propos le livre de recueil de témoignages de Arezki Ait-Larbi) avait ses héros populaires, des héros sans noms qui se sont distingués lorsque le peuple kabyle s'est levé comme un seul homme en ce jour du 20 avril 1980.

Les légendes
Tout commença ce jour-là quand les forces d'occupation, en l'occurence les CNS argéliens "équipés" de leurs chiens bergers allemands (équivalents des CRS français, CNS entraînés par la Stasi [shtazi] de l'ex-Allemangne de l'Est) avaient attaqué la cité universitaire de Hasnaoua à Tizi-Ouzou. Ces tordus avaient attaqué à l'aube (l'histoire ne dit pas s'ils ont fait leur première prière pour se galvaniser et aller casser du kabyle) façon de cueillir à froid le mouvement de protestation kabyle en cueillant à chaud les étudiants kabyles dans leurs lits, des étudiants qui malheureusement n'ont pas vu venir cette menace. Donc ce jour-là nos étudiants eurent droit au tabassage, aux dégradations, aux humiliations, etc...Je connais un gars de notre région (M.M. de Thalla Xellil), à l'époque il était lycéen mais ce jour-là il avait dormi au campus de Hasnaoua, un gars d'un courage inégalable, qui pour fuir les matraques arabes a sauté de je ne sais quel étage et s'est fracturé une jambe mais il a pu fuire quand même. Il y a une légende qui raconte l'histoire d'un autre héros, un vieux qui faisait le gardien de nuit dans un chantier à proximité du campus kabyle assiégé à l'aube par les forces arabes argéliennes. Ce vieil homme en voyant ce qui se passait dans le campus n'a pas pu et n'as pas voulu assister au massacre de jeunes kabyles sans intervenir. Ce vieil homme passa à l'acte, il prit une pelle et alla droit vers les CRS arabes argéliens. C'est une histoire vraie. On racontait que ce pépé courageux aurait mordu et arraché un bout d'oreille à un CRS arabe argélien avant qu'il ne soit maitrisé. La légende commence peut-être là avec cette histoire d'oreille arachée (Tyson en 1997 a fait le remake avec Holyfield) mais ce vieil homme kabyle est entrée dans la légende même si l'histoire n'a pas retenu son nom.

Les héros vs les zéros
Même pendant les révoltes l'humour a toujours sa place dans notre monde, en Kabylie du moins. Ce 20 avril 1980 et les jours qui l'ont suivi toute la Kabylie avait la fièvre, aux Ath-Dwala les manifs de collégiens solidaires de leurs aînés à Tizi étaient quotidiennes. Il y avait un commerçant cupide qui tenait boutique au chef-lieu de cette commune, c'était un gars issu des qelHU wellaHU (la cinquième colonne) antipathique et detesté surtout qu'il pratiquait des prix exhorbitants, il était vu comme un collabo des arabes argéliens. En voyant la manif passer devant sa boutique il s'est mis à scander "zighen, zighen" (au lieu de imazighen) façon de sauver sa boutique, mais rien n'y fait car une minute après un projectile vient arracher son enseigne en langue coloniale (arabe) et donc ce zéro ou ce collabo rentra bredouille dans sa boutique de peur d'être lui-même la cible de la colère des collégiens patriotes.
Un jour de grande manif la semaine du 20 avril, manif composée essentiellement de collégiens, aux Ath-Dwala s'est terminée par un meeting et des discours de patriotes intellos ou simplement de gens adultes venus encourager les jeunes et manifester leur solidarité avec le mouvement patriotique. Le dernier à intervenir lors de ce meeting fut un receveur de la société des transports communs SNTV, un homme originaire de Thaderth Ouphella, un homme d'une gentillese inégalable (hélas j'ai oublie son nom). Il s'exprima bien entendu en kabyle avec beaucoup d'émotion et de sincérité, cependant pour clore son intrevention il passa au français sans doute parce que les intellos kabyles qui l'avaient précédé se sont exprimés en français (les collégiens c'était un public averti). Notre receveur dit à peu près ceci (phon): "vouzète tousse dézéro". Les collégiens kabyles et l'assistance étaient fatigués mais n'avaient pas perdu leur sens de l'humour! On cria au receveur de préciser ce qu'il voulait dire par là: inagh ed kan (dis nous) dh (c'est) " vous êtes des héros" negh (oubien) "vous êtes des zéros"? Notre héros a apprécié et partit sur un long rire, chose qui sans doute apporta un peu détente à l'assistance après une journée de manif dans un climat de tension jamais vu jusque-là.

Les bouffons
En kabyle quand on traite qlq'un (un garçon) de "vururu" (hibou) ce n'est pas un compliment, mais franchement!, c'est un nom d'oiseau quand même! C'est un peu comme bécasse (pour les filles) chez les français. A cette époque là le président arabe argélien c'était Chadli que nous en Kabylie on appellait Vururu (le hibou) justement façon de noter les capacités intellectuelles de cet homme issu de la soldatesque. Vururu en plus de l'appareil répressif avait ses bouffons en Kabylie, tous issus de la cinquième colonne (qelHu wellaHU) ou de la caste des traîtres (Ath-Lxubatha), des gens faciles à reconnaître car arabisés et islamisés, ces opportunistes sont des girouettes qui collaborent avec tous les occupants depuis la nuit des temps. Donc les bouffons de Vururu étaient chargés d'organiser des contre-manifs à Tizi pour casser le mouvement patriotique kabyle. Ils ont eu recours à leurs seules ressources, c'est à dire qu'ils ont pris le lumpenproletariat kabyle qui était dépendant d'eux. Pour casser les intellectuels ils ont fait appel aux manuels! Ils ont donc réuni tous les ouvriers des entreprises publiques comme "les ponts et chaussées" et les ont fait venir de force à Tizi (les pauvres risquaient de ne plus recevoir leur paie) avec comme consigne de scander en arabe (tfou!) le slogan suivant: L'algérie est notre pays, L'arabe est notre langue , Chadli est notre président. Remarquez qu'il ne manquait que l'Islamisme -notre religion. Ah les bouffons! Mal leur en prit car ces pauvres ouvriers ne comprenaient pas un mot d'arabe alors ce fut difficile pour eux de retenir cette araberie et la scander sans arrêt. Au final le lumpenproletariat a tout confondu, certains volontairement, et scandait: L'algérie est notre langue, Chadli notre pays, L'arabe notre président. Un cirque gratos en plein Tizi qui a régalé les enfants qui ne se sont jamais marré comme ce jour là. Ils étaient et ils seront toujours ridicules ces bouffons!

Deuil
Malheureusement les printemps kabyles ne sont pas toujours radieux, et comment peuvent-ils l'être d'ailleurs quand la Kabylie est sous la menace permanente des hordes hillaliennes? Au printemps 1980 j'étais moi-même parmi les collégiens qui manifestaient devant le siège de la gendarmerie des Ath-Dwala (Béni-Doula à l'état civil francoarabe), ce bâtiment représentait pour nous un symbole du pouvoir d'occupation, c'est un peu comme le siège de la Gestapo dans une quelconque ville européenne occupée par les nazis durant la seconde guerre. Nous étions sans armes alors que nous avions en face de nous des gendarmes arabes armés. Avions-nous peur qu'ils tirent sur nous? Non, mais on se disait que c'était possible connaissant les moeurs des hilalliens et l'impunité dont ils bénéficiaient mais nous savions aussi que eux aussi avaient peur car au cas oû la foule même amoindrie les aurait lynchés. Cependant je maintiens mon opinion que tant que la Kabylie demeurera désarmée face aux arabes argéliens l'impunité demeurera, sans forces d'auto-défense la Kabylie risque de voir ses enfants massacrés par les hillaliens. Tolérance zéro contre les voyous, non à l'impunité! Dobro dolzhno byt s kulakami (le Bien doit avoir des poings) dit le dicton russe, le Bien doit être costaud et armé pour affronter le Mal lui déjà armé. La Kabylie doit avoir ses forces d'auto-défense pour se défendre contre le mal absolu. Le cas contraire va pérenniser l'impunité et les hillaliens viendront librement égorger et tuer nos enfants sans aucun risque pour eux. L'impunité nous a coûté cher au Printemps Noir de 2001. A la même Gestapo arabe (gendarmerie DZ) de Béni-Douala devant laquelle j'avais manifesté collégien en 1980 sera martyrisé et tué le lycéen Massi Guermah le 18 avril 2001. Ensuite cette tâche de sang se répandra à toute la Kabylie, le bilan est cruel: au total 126 tués et plus de 5000 blessés dont certains handicapés à vie (un de ces jeunes succomba l'année dernière). Un vrai carnage! Ces gendarmes, CRS, paramilitaires arabes argéliens ont tiré à balles réelles sur des gens désarmés, ils ont utilisé des balles explosives. Voilà oû mène l'impunité, voilà oû mène une Kabylie pacifiste et désarmée face aux hordes sauvages de chameliers armées jusqu'aux crocs. Pire encore, maintenant ce sont leurs islamistes qui terrorisent la Kabylie. Et pendant combien de temps encore les kabyles doivent-ils rester les bras croisés sans rien faire? Vous croyez que je peux accepter, que nous pouvons accepter, que Massi Guermah soit martyrisé dans son propre pays et puis être traité ensuite de "voyou" par le sinistre ministre de l'intérieur des chameliers (un certain Zarzourhouni)? On ne peut plus tolérer que les hordes arabes tuent nos enfants en toute impunité et qu'ensuite leurs énergumènes en costumes insultent la mémoire de ces enfants kabyles tombés au champ d'honneur. Des victimes qui demandent que le peuple kabyle les venge, leur rende justice. Ces criminels, les assassins comme les commanditaires, doivent payer pour leurs forfaits, s'ils sont invulnérables en Argélie il faudra initier des actions ailleurs, la chasse aux al-nazis arabes-islamistes argéliens, assassins de 127 jeunes kabyles en 2001 doit être une affaire d'état pour la Kabylie Libre naissante. Il faut arrêter l'agression arabe-islamiste, il faut en finir avec l'occupation arabe de nos territoires, il faut éradiquer le terrorisme arabo-islamiste. La fin justifie les moyens. Et dent pour dent. C'est le seul moyen d'éviter d'autres carnages, d'autres massacres et simplement le génocide du peuple kabyle.
Vive la Kabylie Libre!

lundi 19 avril 2010

La Kabylie libre

20 avril, commémorations.

Le printemps de 1980, le printemps de tous les jours. Le 20 avril 1980 ou "le printemps kabyle" qui comme un nuage porteur d'humidité tant attendue grossira pour devenir "le printemps "berbère" ou le "printemps amazigh" et s'étalera sur toute notre Grande Patrie Nord-Africaine pour l'irriguer, pour mettre fin à la sécheresse, pour ramener à la surface la conscience nationale de nos peuples enfouie sous la terre depuis l'arrivée de l'usurpateur au 7 siècle.

Printemps 1980, printemps de tous les jours! Que sont devenus nos rêves? Nos souhaits, nos attentes, nos espoirs tardent-ils à s'exaucer? 2010, trente ans après nous n'avons plus que nos illusions perdues. Et nos chagrins, notre douleur, notre deuil qui ne finit jamais. Dda Lwennas assassiné par les forces du mal absolu. Massi Guermah lâchement assassiné par les forces de DZ'ordre des chameliers, 125 autres jeunes kabyles ont partagé son sort lors du Printemps Noir 2001, des milliers d'autres jeunes et de moins jeunes kabyles ont été gravement blessés lors de ce Massacre des Innocents par les forces du mal asbolu qui occupent notre patrie.

De 1980 à 2010, pour les kabyles et la Kabylie tout est allé et va de mal en pire: de répression à agression, d'agression à terrorisme et massacres. Tout ça dans l'indifférence quasi générale de la communauté internationale mis à part quelques dignes gens de certains pays personne n'est intervenu, même parmi les pays de la Méditerranée ou les pays de l'UE, pour arrêter ces massacres perpétrés contre un peuple méditeranéen alors que les arabes eux ont le soutien total de leur qartel (ligue) arabe, de leur ouma islamique, de la rue arabe et de la ruse arabe. On attend quoi alors, la phase suivante, c'est à dire le génocide du peuple kabyle par les arabes, les "arabes" et leurs islamistes?

Trente ans après 1980 la Kabylie est confrontée à un bloccus total de la part de ses ennemis. La Kabylie est acculée de toutes parts par les forces du mal absolu. La Kabylie est plus que jamais menacée, seul un sursaut patriotique serait salutaire face au plan machiavélique des usurpataeurs. Face à ces menaces constantes de la part des occupants arabes et "arabes", islamistes dans les deux cas, nous kabyles devons faire face à nos responsabilités pour venir au secours de notre patrie. La terreur semée par les occupants ainsi que par leurs acolytes en Kabylie doit disparaitre, la peur doit changer de camp. La Kabylie a besoin d'être forte pour se défendre contre le mal absolu, la Kabylie a besoin de tous ses enfants. La Kabylie a besoin du soutien de la part des justes en Méditerranée, en Europe et à travers le monde, nous sommes et serons toujours reconaissants envers ceux qui ne laissent pas et ne laisseront pas les kabyles seuls dans ce combat déséquilibré face à un ennemi aux moeurs d'un autre âge et soutenu de toutes parts par la partie la plus réactionnaire du monde moderne, le qartel d'Asie.

La Kabylie et les kabyles doivent réagir face au danger permanent qui les menacent. C'est un défi non des moindres que de faire face à aux ennemis de la Kabylie soutenus par leur qartel arabe et leur ouma islamiste sous la conduite de la Sawdia Arabia. Notre combat pour notre patrie et notre patrimoine est une cause noble, la Vérité du peuple et la Vérité du Créateur sont de notre côté, notre combat est juste et nous nous battons contre les forces du mal absolu.

L'avenir de la Kabylie est compromis tant que le peuple kabyle demeure tributaire et dominé, tant que la Kabylie demeure écrasée et à la merci des occupants. L'avenir de la Kabylie n'est envisageable que si notre peuple est souverain sur ses terres. L'avenir de la Kabylie c'est avant tout le peuple kabyle maître de son destin. Et pas autrement! La Kabylie a besoin de son espace vital, géographique et identitaire, usurpé il y a un peu plus d'un siècle et demi, pour pouvoir aspirer à un avenir meilleur et pour ne pas compromettre l'épanouissment du peuple kabyle et de son identité. La Kabylie doit renouer avec son identité, ses lois et ses traditions de Liberté, de Justice, de Travail, d'Ouverture et de Tolérance.
Vive la patrie, notre patrie!
Vive la Kabylie Libre!

dimanche 18 avril 2010

Flash

Offtop

Flash d'info!
C'est avec plaisir que je vous présente un frère mazigh et un noble citoyen Chleuh. Ce digne fils de notre Grande Patrie Nord-Africaine est un militant engagé dans notre cause commune et déterminé à sauver notre patrimoine et à oeuvrer à l'épanouissement de notre langue commune Tamazight et de nos langues respectives (kabyle, chleuh, etc...). Ce noble citoyen Chleuh s'appelle Lahsen Oulhadj qui vient de sortir un excellent livre dédié à la thématique des médias (TV, radio, etc...), un livre qui servirait sans aucun doute de très bonne source en vocabulaire amazigh (chleuh, kabyle et autres) aux professionnels de cette filière.
Voici l'adresse permanente oû vous pouvez consulter ce document:
Livre de L.Oulhadj
Pour faire connaissance avec son auteur allez sur son site:
Blog perso de Lahsen Oulhadj
Et pour finir voici une excellente mélodie venue du pays Chleuh:
Belle chanson en Tachelhit

Anarkhia

Offtop

Humour Russe
Salut tout le monde! Celà fait un bon moment qu'on a pas fait de place à l'humour sur ce blog, on remet ça histoire de se détendre un peu. Je vous propose une vidéo qui montre un carrefour en Russie (en province), c'est Anarkhia (l'anarchie) totale.
carrefour russe
La musique de ce clip est un soundtrack d'une ancienne comédie russe-soviètique "béréguisse avtomobilia" (Attention, sortie d'engins!) Je suis sûr que vous allez vous régaler, ici en Russie en tout cas les gens ont adoré!

jeudi 8 avril 2010

Sphera

Expliquer l'étymologie d'un mot à l'aide de la physique...

En plus de la géométrie la physique expérimentale pourrait nous aider à mieux comprendre notre lexique, aujourd'hui nous allons prendre une expérince réalisée par un allemand oû il est question d'hémisphères, d'air et de pression, expérience appellée "Les hémisphères de Magdebourg" ou "La sphère de Magdebourg" (googlez pour en savoir plus).

Lexique
dT emphatique en kabyle (prononcé comme le Ta de attaque, To de tornade en français)
DH emphatique en kabyle (seules les sémitiques, dont l'arabe, ont un son équivalent)
Ces deux sons dT et DH sont quasiment les mêmes car interchangeables, exemple DH'pheR (suis!) et dTaphar (suivre, le fait de suivre), autre exemple dTess (dors!, dormir) - iDHess (le fait de dormir, le sommeil).
dTeDH = téter le sein
endTeDH = 1. adhérer à, coller à, 2. attraper (par contagion)
sendTeDH = contaminer
n'tu, netu = implanter, planter, ficher
dTeph = attraper, capter, tenir (retenir)
thidT = oeil
idTij = le soleil
dTaq = fenêtre, lucarne
adTush = trou, orifice
dTawes = paon
DH'wa, yeDHwa = étalé (on a dit que c'est la forme d'un hémisphère ou demi-cercle)
DH'leq = s'étaler (en long)
DHaq = préssé, se presser
DHiaq = serré, étroit, exigu (espace) - interfère avec l'arabe dhayeq.
iDH = la nuit
aDHu, aDHo = le vent, l'air

Ventouse
Nous allons voir l'étymologie du verbe dTeDH (téter) et n'dTeDH (adhérer, coller à) en ayant recours à cette expérience physique. Nous avons il y a longtemps affirmé sur ce blog que le DH kabyle est gluant (ex. udhi =beurre) et donc un liant, on a dit aussi que le dT aurait la forme d'un demi-cercle ou d'un hémisphère. Une analyse logique de notre lexique ci-dessus nous permet de conclure que le dT kabyle serait plutôt lié à la notion de vide (d'ailleurs dT indique un trou, un creux), le DH kabyle a un rapport avec la pression (d'ailleurs DHaq =pressé, se presser), comme avec l'air (d'ailleurs aDHu = vent/air) et peut-être aussi une relation avec la notion de densité. Donc vide, aire, pression, densité pour dT et DH. Facile à comprendre l'expérience des hémisphères (! comme dT) de Magdebourg qui explique on ne peut mieux le vrai sens des verbes kabyles dTeDH (téter) et surtout n'dTeDH (adhérer à), les deux parties ne sont pas collées par une colle mais elles sont étroitement attachées l'une à l'autre ou liées "à vide" pour former un tout, un ensemble et elles deviennent donc inséparables comme dans cette expérience des deux hémisphères qui ont formé une sphère. En fait le verbe dTeDH (téter) c'est aussi "sucer" mais comme une ventouse, il y a une partie pénétrante (le mamelon) et une partie qui aspire (la bouche du bébé). Ventouse-vent, dTeDH-aDHu: c'est bien ce DH qui cache le vrai sens de ce verbe. Vous pouvez répeter l'expérience de Magdebourg à domicile, si vous avez des enfants en bas âge, il suffit de voir la forme de la sucette que vous leur donnez et essayer de l'arracher (doucement quand même!) de la bouche du bébé qui la retient dans sa bouche, un gosse sans ou avec à peine qlqs dents je rappelle.
Voilà comment on peut allier l'étymologie et la physique pour donner une explication rationnelle à notre lexique kabyle, une explication accessible à tous. Il ne reste plus maintenant qu'à faire entrer en jeu la mythologie, grecque en l'occurence! Le nom d'Antée adhère à notre lexique avec le T ou NT, Antée fils de Gaïa (la terre) roi de Libye était tellement attaché à sa mère la terre que ce n'est qu'au prix d'énormes efforts qu'Hercules (Héraklès) a pu l'arracher et le soulever, ce mythe aurait-il un sens plutôt rationnel comparable à l'expérience de Magdebourg?

Atome
On voit que notre DH atteste le sens d'un ensemble indivisible, d'ailleurs "dh" en kabyle signifie "avec", "d" aussi (du, dukel = aller ensemble, amdukel = compagnon). Nous savons que le mot atome vient du grec atomos (indivisible, insécable) car les anciens grecs croyaient à tort que l'atome est la partie élémentaire de la matière. Eh bien on va voir le rapport entre notre DH et la division.
En kabyle nous avons le verbe ph'Req qui signifie 1) diviser au sens de "partager, répartir, distribuer" (dans ce sens il interfère avec l'arabe fereq), 2) départager, séparer (deux belligérants, les chemins), 3) différent ou différencier. Nous avons le verbe v'DHu qui signifie exactement "diviser, couper en plusieurs parties". La différence est facile à retenir pour ne pas confondre ces deux verbes. Par exemple vous allez à votre supermarché et vous achetez un paquet de bonbons et une baguette, vous allez ph'Req les bonbons entre les enfants et v'DHu la baguette car tout simplement le paquet est un ensemble de parties (unité élementaire) alors que la baguette est elle-même l'unité élémentaire, le nombre entier qu'il faut fractionner, donc diviser ou couper en plusieurs morceaux ou fragments (fractions de cet entier, 1/4 par exemple) pour pouvoir ensuite les partager, les répartir, les distribuer. Comme quoi c'est bien le DH emphatique qui aurait un rapport avec la division, voir même la scission. Quant à l'atome et au noyau en kabyle on est il me semble très proches de découvrir leurs appellations et les lettres qui les désignent.

mercredi 7 avril 2010

Kern

Retour sur la racine kabyle ZR...

On a déjà parlé de racines et de carotte sur ce blog. Et si vous avez fait l'école, l'ancienne école, "poil de carotte est blessé*..." devrait vous dire qlq chose.
*Poil de carotte de Jules Renard.

Racine
En réalité aujourd'hui nous allons voir une formule de correspondance entre la langue kabyle et les langues indo-européennes en général, le grec, les slaves et les germaniques en particulier.
Notre Z emphatique, prononcé comme en français comme le Z de Zoo, Zorro, serait dans certains cas l'équivalent du K grec, donc du Ca latin. La racine kabyle ZR de ZaR avec le Z emphatique et le R roulé serait en conséquence l'équivalent de la racine KR de ker en langues indo-européennes.
ZR, ZaR kabyle ~ KR, ker indo-européen (grec, germain, slave)
Cette formule se vérifie assez facilement:
ZeRudia, tha-ZeRuzgets (carote) en kabyle ~ Karote en grec, Carota en latin
a-ZaR (racine) en kabyle ~ Ker en indo-européen, Koren' en russe
Il est évident que la carotte est appellée ainsi (en relation avec "racine") car c'est sa racine souterraine qui est consommable. En outre notre racine kabyle ZR se retrouve dans i-ZeRi (la vue), ZeR (voir, savoir), par concidence proche du russe zrenie (vue), en grec la racine équivalente KR (de karote) se retrouve dans l'organe de la vue, plus exactement Korê (pupille). On serait tenté de dire par calque que notre i-ZeRi désignerait plus exactement la pupille comme en grec Korê. Cependant un autre calque, une autre comparaison au russe (raduga = arc-en-ciel; radugénaya obolochka = iris de l'oeil) et compte tenu que notre Z et notre racine ZR attestent la couleur, plus notre mythe fondateur anZaR représenté par sa fiancée "l'arc-en-ciel" on serait tenté de dire que le kabyle i-ZeRi attesterait plutôt l'iris de l'oeil.

Carpette
On a dit récemment que notre racine ZR atteste aussi "la série, la suite, les rayures" (voir le post Fibonacci de février 10), on avait dit entre autres que notre tha-ZaRvith serait une petit tapis à rayures multicolores". Une simple comparaison suffit là-aussi de justifier notre formule de correspondance entre notre ZR et la racine KR (ker, Car) indoeuropéenne.
ZaRv ~ Karp, Carp: carpette en français, carpet (moquette, tapis) en anglais.
Cette comparaison sera approfondie une autre fois sur ce blog car elle rapproche aussi l'écharpe (scarp en anglais, sharf en russe) de ces deux mots et pas seulement.

Noyau
Notre racine ZR pour aZaR (racine) aurait d'autres sens qui aujourd'hui hélas ont disparu de notre lexique usuel. La compraison de notre racine ZR à son équivalent indo-européen, en grec par exemple, ou en langues germaines pourrait nous permettre de synthétiser ou de faire renaitre notre lexique (ZR contenant) disparu.
Kern = noyau (en allemand, en néerlandais).
On voit que ce Kern est venu de ker (racine) en indo-européen. Techniquement son équivalent en kabyle serait ZeRn, qui signifierait donc "le noyau" ? Cette piste est très intéressante surtout que nous savons qu'en kabyle le Z emphatique indique justement Zay=la lourdeur (la masse, le poids, la densité), comme le plus gros de la masse de la matière c'est le noyau qui la contient...Et puis le noyau c'est aussi le "coeur" de la matière et surtout son "centre". D'autre part par intuition je sais que désormais l'origine du zéro et sifr est à chercher de ce côté là, du côté de la racine ZR, du noyau.
Idem pour d'autre exemples. Le mot céramique est venu du grec keramidhis, son équivalent kabyle techniquement serait ZeRamidh?, peut-être car ZR est dans aZeRu (pierre, roche). Cette formule ZR kabyle ~ KR grec pourrait nous aider à déchiffrer les noms de personnes et de lieux donnés par les sources antiques grecques (ou autres) pour essayer de leur donner une consonance plus proche de notre langue actuelle. Par exemple le nom de l'antique écrivain et philosophe Macrobe (Macrobius en latin), un natif de Numidie, son nom avec le Z à la place du K (C) serait simplement Mazerobius ou Mazerof qui sonne nettement plus proche des langues mazigh nord-africaines (kabyle, shawi et autres). La question que je me pose est la suivante: est-ce que cette formule serait valable pour comparer le kabyle (shawi et autres langues mazigh) moderne au punico-libyque de l'antiquité surtout pour les toponymes et les noms de personnage historiques? Si oui il serait probable que notre Z emphatique et la racine ZR seraient, en plus des équivalents de K, KR indoeuropéens, respectivement les équivalents de Q et de la racine QR punique et phéniciens des temps antiques. Si oui on aurait vraiment avancé surtout que cette gutturale Q considérée comme un intrus (du moins sa prononciation) a pris une place dans la langue kabyle même. A suivre donc...