Les oasis des gens pieux...
Une autre hypothèse concernant l'origine étymologique de amravedh, imravdhen.
Ribat
Nous savons que le marabout est exclusivement sud-saharien. Au nord, c'est l'Almoravide, en Kabylie c'est amravedh (pl. imravdhen) qui forment la classe sacerdotale. On dit souvent que ces religieux imravdhen de Kabylie seraient venus du couchant (Maroc), ce qui, en partie du moins, ne serait pas faux. Désignation et noms/patronymes inhérents :
Kabylie : a-mravedh (m.sing), i-mravdhen (m.pl.),
tha-mravedt (f.s.), thi-mravdhin (fem.pl.),
Merabet (nom de famille, mas.sing)
Maroc : Amrabat (mas.sing), Lemrabet/Lemrabti; Tamrabat (fém.sing)
Espagne : Almoravide
Afrique sub-saharienne : Marabout
Le terme lui-même serait issu de l'arabe "ribat" (monastère) sans doute du verbe rabt "lier, nouer" (même si nœud se dit 3aqd en arabe, ce dernier serait simplement "acte" en français !). C'est donc la racine de ce mot RBT que nous allons scruter pour y voir plus clair.
Cette racine RBT est-elle en relation avec DBT altéré en ZBT par les égyptiens, libanais ?
dhabt = zabt; marboute = mazboute pour "exact", "le compte y est" donc l'équivalent de swa-swa en kabyle et argot arabe DZ.
Reste à dire que c'est Rebbi en kabyle (Rab en arabe) "Seigneur" qui est souvent utilisé pour dire Dieu chez nous.
Esclave
On va essayer de débloquer la situation en bousculant un autre mot arabe pour nous retrouver. Vous savez que les prénom commençant par "Abd-" (Abdallah, Abderahmane, etc...) sont légions même en Kabylie, c'est le résultat de l'égyptianisation - araboislamisation. Bousculons donc cet "esclave de Dieu" Abdallah, où abd en arabe signifie esclave, en ajoutant un préfixe R tout bêtement (normalement c'est défendu mais la fin justifie les moyens !) :
Abd Allah, Abdallah
Rabd Allah, Rabdallah ou Rabtallah : et revoici la racine RBT !
Donc l'esclave, serviteur et adorateur Abd (Rabt ?) contiendrait le même sens que RBT des très pieux mourabitoune (almoravides) ou imravdhen en kabyle. Cette conclusion sera utile lorsque l'on voudra retrouver l'équivalent de ce Abd arabe (ou égyptien) en kabyle pour ces pieux littéralement attachés à Dieu.
Girafe
Pour commencer il faut départager le kabyle et l'arabe, et pour ce faire on a besoin d'une girafe et de la formule de change correspondante :
R en arabe ~ Z en kabyle
GRF: en arabe ghurfa (t) = chambre
GRF : en kabyle tha-ghurfe-ts = chambre à l'étage obligatoirement.
(la chambre du rdc est simplement tha-kham-th de akham = maison)
Appliquons la formule R-Z pour le mot suivant :
GZF : en kabyle ghuzif, a-ghuzfan = long, haut (taille) = a-ghurfan
Inutile d'en rajouter : tha-ghurfe-ts est la chambre à l'étage et les camarades sémites arabes avec leur ghourfa doivent revoir leur copie, en plus le mot girafe ne peut pas être, on le voit, d'origine arabe, probablement c'est son long cou que l'on doit retrouver dans notre ghuzif=ghurif. On va baptiser cette formule de correspondance R arabe = Z (voir S) kabyle "la formule de la girafe", c'est un choix justifié à mon sens :) Bien entendu, on ne vas pas généraliser son utilisation.
Mzab
Cette formule de change R-Z explique beaucoup de choses. Par exemple, la relation entre rabt (lier) et zabt/dhabt (exact, juste) en arabe. Tout comme en kabyle, aziv, laaziv devient ariv (rif ) ou aghriv devient aghziv ou simplement aaziv (taazivt) pour les lieux isolés (en dehors de l'agglomération) et lointains. Mais l'intérêt de cette formule est ailleurs, il suffit de l'appliquer au terme qui nous intéresse imravdhen, amravedh :
morabite = mozabite
Amravedh = Amzavi
Marabout = Mzab
On vient d'entrouvrir une réalité historique ! Si les imravdhen sont apparus en Kabylie très probablement vers la fin de l'islamisation de l'Afrique du Nord et semblent, du moins en partie, très vraisemblablement venus du couchant (Maroc), leurs homologues tout aussi attachés à Dieu, imzaviyen (Mzabs) seraient venus longtemps avant, probablement au début du déferlement de la religion musulmanes en Afrique du Nord occidentale. Et ces imzaviyen seraient venus du côté du levant et très probablement d'Egypte ou/et de Libye, la preuve nos cousins Libyens de Nefoussa sont aussi Ibadites ! Lisez ça sur les Mzabs Nefasaouas, il y a même une relation avec les Almoravides !
Ribat de Mourabitoune = (R+) Ibadite = Ribadite ou Ribatite des Mzabs.
Et à mon avis, ils auraient qlq chose en commun : les Oasis.
Oasis ne serait peut-être rien d'autre que ce nous en kabyle désignons par :
aaziv (azib) ou laaziv, taazivt (tazibt) ou Azzaba pour la forme arabisée (c'est aussi cité chez les Mzabs) sont pour les lieux habités (enclaves voir îles) isolés et éloignés des agglomérations principales : une oasis au milieu d'une mer de sable n'est-elle pas une île? Ce terme avec Z en R devient aariv, aghriv, etc...qui indique plutôt le côté du couchant.Il n'y a qu'en Egypte que les oasis sont toutes à l'ouest du pays...
Oui, ce serait un mouvement religieux de "berbères" musulmans des oasis, c'est peut-être ça leur "ribat" (monastères, forteresses). Très probablement, pour le cas des Mzabs, il faudra chercher des traces dans un monde qui depuis la nuit du temps influençait le nôtre : l'Egypte. Et vous savez, on aurait eu les moyens qu'on commanderait une étude génétique pour comparer l'ADN de notre amzavi (Mzab) à celui du lointain cousin siwi (Siwa) en Egypte tout près de la frontière Libyenne. Les résultats d'une telle enquête la fermerait pour toujours aux adeptes de la théorie officielle (arabe) actuelle qui dit que l'oasis de Siwa a été peuplée de "berbères" , Chaouis en plus !, lors des pèlerinages en Orient. Comme toujours les arabes sont ridicules dans leur propagande, sans doute est-ce la peur d'une rebéllion à Siwa qui les force à traverstir l'histoire et ainsi de jurer par le mal, comme ils ont l'habitude de le faire.
La découverte de cette piste d'autres i-mravdhen (Morabites) en la personne des Mozabites qui seraient en plus liés à Siwa et/ou autres oasis d'Egypte et de Libye, soulève beaucoup de question qu'on essayera de résoudre. Toujours est-il que Imzaviyen (les Mzabs), pieux et travailleurs, qui font l'objet ces derniers temps d'agressions de la part de leurs turbulents voisins hillaliens, demeurent nos cousins sinon nos frères qui, souhaitons-le, vont nous ouvrir tout un pan de notre histoire jusqu'ici insoupçonné.
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lundi 1 juillet 2013
dimanche 11 octobre 2009
Ibis
Ce post va porter sur le s/z cachée devant le b ou v des préfixes.
Rappel
Si vous allez les billets précédents vous aurez donc compris que le z ou s se cacherait devant le b ou v comme dans l'exemple de avridh qui donnerait zavridh-savridh ou safer (voyager). D'ailleurs on a vu que le s se caherait devant v/f depuis la redécouverte de la vraie origine du Zéro (voir archives sur ce blog), pour rappel feRdhas (chauve) = sfeRDHas avec sfR qui explique ce qu'est sphère, sifr ou zéro . Donc on peut supposer qu'effectivement la reconstitution de ce z/s nous aiderait à mieux comprendre notre lexique.
Sybus
Vous avez sans doute entendu de ce fameux personnage, un autre oiseau mythique dans la tradition kabyle et mazigh ene général. Sybus [Seybousse] est un personnage hors du commun, c'est le roitelet, conte que l'on retrouve chez plusieurs peuples, d'Europe entre autres. Pour info, Seybousse est un nom de rivière à Annaba à l'est de l'Algérie.
Ibis vous connaissez? C'est un oiseau aussi.
Si nous appliquons notre formule du z ou s reconstitué devant le préfixe du radical du mot contenat un B on verra ibis devenir sibis ou sybis. Ce n'est pas sans rappeller Sybus. Donc il faut approfondir les recherchers à ce sujet. Toujours est-il que notre oiseau sorti du mythe Sybus sonne phonétiquement comme Ibis (Sybis), Ibis sacré des anciens égyptiens
Y aurait-il une relation? Surtout que nous savons que Ibis chez les anciens égyptiens est lié au calcul et aux maths, et qu'en kabyle hsev (compter, calcul), comme en arabe heseb/hisab (calcul) pourrait être en réalité seyb. Et peut-on vraiment rapprocher hibou dont l'origine est floue de Ibis-Sybus, tout comme la variante russe sova (chouette, hibou) avec le sens commun "sagesse" pour ce que symbolise cet oiseau (voir post Syphax à ce sujet)?
vururu (hibou, chouette), a-vuhedadh (mésange), tha-vuzegrayezth, a-vuzegrayez (bergeronnette) avec le z ou s reconstitué deviendraient savururu (seybururu), savuhedadh (seybuhedad), savuzegrayez (seybuzehrayez)?
Patronymes
Quelles sont les conclusions et quel est l'intérêt de cette nouvelle découverte? Eh bien c'est assez clair, tous les toponymes et les patronymes d'ADN (afrique du nord) d'origine kabyle et mazigh ayant le B ou V dans leur radical doivent être greffés de s/z pou reconstituer leur origine et comprendre leur sens. Les toponymes commençant par Bou- ne manquent pas: Boufarik, Bousmaïl, Boumerdas, Boukhalfa, BoumeHni, Boussada, etc...Ils auraient été peut-être Seyboufarik, Seybousmaïl (il rappelle seybousse d'Annaba),Seybumerdas, etc...Jetez un coup d'oeil sur les toponymes de l'antiquité comme Sufetulla devenue Sbeitla (en Tunisie actuelle) là oû se joua le sort de notre patrie nord-africaine lors des invasions arabes du 7-8 siècles.
Les patronymes commençant par Bel-, Ben-, Bou- ou Vou-, aB-, iB-, etc...ne manquent pas. Il faut juste tenir compte de la règle qui veut qu'un patronyme kabyle est lié à une origine géographique donc au toponyme de la région dont est issue la personne concernée. Par exemple abas (Abbas) serait Seybas phonétiquement proche de seybouse et il pourrait être lié à sebt-sevth utilisé pour les toponymes chez nous, tout ça est à vérifier.
Le prénom Vusaad (Boussad) si répandu chez les kabyles pourraît être seyvusad - Seyboussad.
Bref, cette formule permettra à beaucoup de kabyles et de mazigh de comprendre leurs patronymes tout comme la toponymie de leurs pays, donc on en saura plus sur nos origines et donc sur notre histoire.
vendredi 31 octobre 2008
Los Alamos
Post court qui s’inscrit dans la démarche de restitution de notre lexique volé par l’usurpateur.
Lexique "SF"
a-sghersif = peuplier-aune
tha-saf-th (tasaft) = chêne vert
a-sefSaf = peuplier
a-sif = rivière, fleuve
Sevian = bébé (enfant qui crie et qui pousse/grandit très vite). En sémitique-arabe Sabi.
Zef = crier (appel strident de bébé généralement). Cette racine ZF/ZV se retrouve en russe zov (appel), zvat (appeller), zvuk (son), zvonkiy ou zvuchniy (son retentissant).
SefeR = siffler. Cette racine SF/SV/SB se retouve dans les langues européennes, en latin sibile,-are (siffler), en grec aussi (sifflement) comme en russe svist (sifflement).
Sifa = beauté. Belle taille? Stature? Elégance ?
sif = tamiser, filtrer
Peuplier
Le peuplier est un arbre vert (S «libyque») qui pousse uniquement dans les lieux humides ou innondés (asif) et c’est un arbre qui pousse très vite vers le haut (F «libyque») donc un arbre de belle taille et à haute stature (voir gheziF = long, de haute taille). Le peuplier de par sa taille est un arbre léger qui se courbe et qui tremble au moindre vent et qui émet des sifflements. Chez les kabyles le peuplier est utilisé comme qualificatif pour désigner une personne d’une taille hors du commun (dha sefSaf = c’est un peuplier !) et par conséquence comme patronyme a-sefsaf, terme arabisé pour devenir sefsafi; idem pour les russes avec Topol’ (peuplier) qui est un nom de famille très répandu, c’est aussi le nom des redoutables missiles balistiques intercontinentales Topol M ; idem pour les espagnols avec alamo, alamos ; idem pour les anglosaxons avec Poplar. Pour nous les kabyles, et pour nos cousins, les noms d’arbres en toponymie et comme patronyme sont chose commune, Zemmour (olivier) étant le plus emblématique. Chez les orientaux, particulièrement chez les vrais arabes ce genre de système ou de liaison (botanique-toponymie-patronyme) n’existe pas surtout pas des patronymes genre Zemmour que vous ne retrouverez que chez les libanais (Zeytoune = olivier) ou les sépharades (Zemmour ou Zeytoune), vous comprendrez la raison de cette exception.
Il faut leur signifier clairement que les mots en sémitique-arabe comme sefsaf (peuplier), safi (net, clair), seyf (été, à cause de la clareté sans doute), sefeR (siffler) qu’ils prétendent être les leurs sont en réalité des mots usurpés à notre langue il y a bien longtemps. Le mensonge de l’usurpateur est immense, tant pis pour eux car plus dure sera la chute. C’est le premier et certainement pas le dernier Topol M sur le mur de l’usurpateur.
Aujourd’hui on a rendu le peuplier au peuple, grâce soit rendue au Créateur !
Post-scriptum
Je rappelle qu'en libyque chaque arbre attesterait entre autres le rang social. Peuplier vient du latin populus (voir aussi tremulus = peuplier qui tremble) qui a donné aussi peuple, ça veut dire que pour les romains le peuple tremble ou siffle/crie au moindre vent, une girouette en qlq sorte?
Los alamos signifie "les peupliers" en espagnol. Bizarre que ce mot espagnol alamo diffère des autres langues européennes, latines surtout pour la désignation du peuplier (pioppo en italien, peuplier en français, pappel en allemand, poplar en anglais). Ne serait-il pas un emprunt à l'arabe alam (drapeau) pour sa resemblance (se porte haut et "tremble", flotte dans les airs)? Ou bien y a-t-il confusion alamos-ulmus avec l'orme champêtre (ulmus en latin, ullmu en kabyle)?
Lexique "SF"
a-sghersif = peuplier-aune
tha-saf-th (tasaft) = chêne vert
a-sefSaf = peuplier
a-sif = rivière, fleuve
Sevian = bébé (enfant qui crie et qui pousse/grandit très vite). En sémitique-arabe Sabi.
Zef = crier (appel strident de bébé généralement). Cette racine ZF/ZV se retrouve en russe zov (appel), zvat (appeller), zvuk (son), zvonkiy ou zvuchniy (son retentissant).
SefeR = siffler. Cette racine SF/SV/SB se retouve dans les langues européennes, en latin sibile,-are (siffler), en grec aussi (sifflement) comme en russe svist (sifflement).
Sifa = beauté. Belle taille? Stature? Elégance ?
sif = tamiser, filtrer
PeuplierLe peuplier est un arbre vert (S «libyque») qui pousse uniquement dans les lieux humides ou innondés (asif) et c’est un arbre qui pousse très vite vers le haut (F «libyque») donc un arbre de belle taille et à haute stature (voir gheziF = long, de haute taille). Le peuplier de par sa taille est un arbre léger qui se courbe et qui tremble au moindre vent et qui émet des sifflements. Chez les kabyles le peuplier est utilisé comme qualificatif pour désigner une personne d’une taille hors du commun (dha sefSaf = c’est un peuplier !) et par conséquence comme patronyme a-sefsaf, terme arabisé pour devenir sefsafi; idem pour les russes avec Topol’ (peuplier) qui est un nom de famille très répandu, c’est aussi le nom des redoutables missiles balistiques intercontinentales Topol M ; idem pour les espagnols avec alamo, alamos ; idem pour les anglosaxons avec Poplar. Pour nous les kabyles, et pour nos cousins, les noms d’arbres en toponymie et comme patronyme sont chose commune, Zemmour (olivier) étant le plus emblématique. Chez les orientaux, particulièrement chez les vrais arabes ce genre de système ou de liaison (botanique-toponymie-patronyme) n’existe pas surtout pas des patronymes genre Zemmour que vous ne retrouverez que chez les libanais (Zeytoune = olivier) ou les sépharades (Zemmour ou Zeytoune), vous comprendrez la raison de cette exception.
Il faut leur signifier clairement que les mots en sémitique-arabe comme sefsaf (peuplier), safi (net, clair), seyf (été, à cause de la clareté sans doute), sefeR (siffler) qu’ils prétendent être les leurs sont en réalité des mots usurpés à notre langue il y a bien longtemps. Le mensonge de l’usurpateur est immense, tant pis pour eux car plus dure sera la chute. C’est le premier et certainement pas le dernier Topol M sur le mur de l’usurpateur.Aujourd’hui on a rendu le peuplier au peuple, grâce soit rendue au Créateur !
Post-scriptum
Je rappelle qu'en libyque chaque arbre attesterait entre autres le rang social. Peuplier vient du latin populus (voir aussi tremulus = peuplier qui tremble) qui a donné aussi peuple, ça veut dire que pour les romains le peuple tremble ou siffle/crie au moindre vent, une girouette en qlq sorte?
Los alamos signifie "les peupliers" en espagnol. Bizarre que ce mot espagnol alamo diffère des autres langues européennes, latines surtout pour la désignation du peuplier (pioppo en italien, peuplier en français, pappel en allemand, poplar en anglais). Ne serait-il pas un emprunt à l'arabe alam (drapeau) pour sa resemblance (se porte haut et "tremble", flotte dans les airs)? Ou bien y a-t-il confusion alamos-ulmus avec l'orme champêtre (ulmus en latin, ullmu en kabyle)?
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